Sept (7) personnes mortes dans un incendie à Gaya

(Échos du Niger 2 dec)Dans la nuit du 1 au 2 décembre 2022, aux alentours de 23 heures 30 minutes, un incendie s’est déclaré dans une résidence privée dans la ville de Gaya. Selon le chef de la protection civile et responsable du corps des sapeurs pompiers de la ville, les causes de cet incendie restent pour le moment inconnues. Néanmoins, le bilan humain est lourd. Au moins sept (7) personnes ont péri dans les flammes. Les victimes sont une mère de famille et ses 4 enfants. La domestique de la maison et un jeune homme venu assister la famille après avoir été alerté par les cris de détresse. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de cet incendie. Le bilan matériel est également lourd, une grande partie du matériel que comprenait la maison au niveau du salon est partie dans les flammes. Selon le responsable du corps des sapeurs-pompiers, le feu aurait débuté au salon. Par conséquent, une fois sur place, les sapeurs pompiers n’ont pas pu avoir accès aux chambres pour porter secours à la famille.

Le gouverneur de la région de Dosso, Albachir Aboubacar, a exprimé ses vifs regrets et manifesté sa sympathie à la famille et aux proches des personnes qui ont trouvé la mort dans ce drame. C’est le lieu d’inviter toute la population nigérienne à plus de prudence lors de la manipulation des substances inflammables comme le gaz butane notamment.

Youssouf Sériba

Divorce au Niger : diagnostic d’un malaise social

(Les Échos du Niger 30 nov)Au Niger le divorce, est devenu phénomène de plus en plus inquiétant qui provoque un malaise sociale préoccupant à plusieurs égards. Le constat partagé par tous, c’est que de nos jours il y’a autant de divorces que de mariage. Selon l’association islamique 3088 Cas de divorce ont été enregistrés en 2021 contre 493 Cas en 2021. Reportage

Plusieurs causes expliquent ce taux de divorce au Niger. Selon le prédicateur Cheick OUMAROU Daouda BIZO « ce qui a augmenté le taux de divorce le taux de divorce au Niger c’est le manque de compréhension du contenue du mariage, de ce qui est la vie de ce bas-monde et de ce qui est la réussite en un mot. Les jeunes ne sont pas formés, les coutumes ne sont plus respectés pour le choix des conjoins » a-t-il souligné. Pour lui il faudrait que les jeunes aspirants au mariage prennent le temps de connaitre leurs partenaires connaitre son vrai caractère pour avoir une union durable et finir en paradis.

La non observance de ces étapes constitue entre autre les causes de ce phénomène de divorce. D’après les explications du Sociologue Alou Ayé « les conséquences du divorce sont énormes évidemment sur la vie social. Nous sommes en train de constater un phénomène de banalisation de mariage, les jeunes se marient à peine deux mois ils divorcent. Les jeunes sont en train de contractualiser le mariage pour juste bénéficier de l’écho médiatique et sans gêne une semaine, deux mois ils divorcent ». L’un dans l’autre les jeunes sont les principales victimes dans ce conflit de séparation des couples uni par un lien du mariage. Ce pendant plusieurs solutions sont envisageables pour y remédier ce problème de divorce au Niger. Selon Me Amadou Kadidjatou Avocate présidente de l’Association de Défense et de Promotion des Enfants et des Femmes(ADEPE-Espoir), « Pour trouver des solutions à ce problème on est obligé de s’assoir et de faire un code de la famille, qui peut tenir compte de nos réalité socioculturelle et de notre religions ». Malgré les appréhension des associations islamiques autour de ce projet de texte de ce genre, l’Avocate défenseurs des droits des femmes et des enfants estime que « c’est possible de faire car nous avons des érudits en islam, des hommes de loi rompus à la tache, des sociologue qui maitrisent notre coutumes, et des assesseurs devant la juridiction qui peuvent expliqués d’où vient ce problème»

De son côté le Cheick Oumarou propose «la création d’ écoles qui peuvent former les jeunes avant le mariage pour qu’ils prennent conscience de ce qui les attendent à l’avenir et de pouvoir appuyer les mariages avec la délivrance de certificats attestant que les jeunes mariés sont aptes à la vie à deux » . A noter que les jeunes se doivent d’impliquer les parents dans leurs choix du conjoint et de prendre le temps pour opérer leur choix.

HAMIDOU Aïlatou, stagiaire

Assainissement et santé publique au Niger : plus de  16 millions n’ont pas accès aux toilettes. (Rapport)

Avec un indice de développement humain parmi les plus faibles au monde 0,4, le Niger fait face à un important défi en matière d’hygiène et assainissement plus particulièrement l’accès aux toilettes. Selon le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, plus de 78,1 % de la population n’a pas accès à des latrines. Conséquence, 16 629 692 de Nigériens font leurs besoins en plein air, une situation qui génère de conséquences sanitaires énormes. Malgré cet enjeu sanitaire considérable, la défécation en plein air est en progression depuis 2017.

De 68,7 % en 2017, le taux défécation en plein air est passé à 70.8 % en 2018 pour atteindre 78,1 % en 2019 selon l’enquête pour le suivi de la situation de l’accès des populations à l’eau et a l’assainissement publié en 2020 par l’INS. Les conséquences de cette situation sur l’environnement et la santé publique sont insoupçonnables. Selon l’OMS, «un(1) gramme de fèces peut contenir 10 millions de virus, un (1) million de bactéries et mille (1 000) kystes parasites et la défécation à l’air libre contribue à plus de 800.000 décès chaque année, plus que les décès liés au paludisme ».

Au Niger, « elle provoque des maladies comme la fièvre typhoïde, le choléra, la diarrhée, les maladies liées aux vers, l’hépatite A, la poliomyélite, le trachome » indique le ministère de la Santé publique de la population et des affaires sociales. En milieu rural où le manque de latrines est très rependu, ces maladies font partie des premières causes de mortalité. Pour cause, «dans ces zones faute d’infrastructures d’assainissement, les populations font leurs besoins dans les champs, les forêts, les buissons, les lacs et les rivières. Une des conséquences de cette situation, en est que le Niger est confronté à une épidémie de choléra chaque deux (2) ans» nous explique M .Yaou Zoumbay chef service hygiène et assainissement à la Direction de l’hydraulique à Maradi. La dernière épidémie de choléra en date a fait 151 morts entre mars et septembre 2021 avec plus 4 800 cas enregistrés. Cette épidémie a touché principalement 6 régions (sur les 8 que compte le Niger) à savoir Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua, Tillabery et Zinder. Les régions Tahoua et de Maradi en sont les régions les plus touchées avec respectivement 63 et 47 morts.

Yaou Zoumbay CS hygiène/assainissement (Maradi)

Le manque d’infrastructures d’assainissement en milieu rural constitue également la principale cause de prolifération des Maladie Tropicales Négligées (MTN) telles que le ver de guinée et le trachome. « Lorsque le sol est contaminé par la défécation, il infecte l’environnement, les eaux de surface et de boisson qui deviennent ainsi vecteurs de maladies comme le ver de guinée de la filarziose du trachome, la leishmaniose, le filarsiose qui sont toutes provoquées par la mauvaise hygiène environnementale » nous explique Ousmane Yacouba chef de brigade de la police sanitaire de la région de Mardi.

C’est pourquoi le lavage des mains doit être, dit-il de mise dans ces milieux où les populations n’ont pas accès aux latrines afin d’atténuer les conséquences de ce manque d’infrastructures d’hygiène et assainissement.

Un enjeu de dignité pour les femmes et les jeunes filles…

Au-delà de la problématique de santé publique, l’accès aux toilettes revêt bien d’autres enjeux. Selon l’OMS, « La défécation en plein air est un affront à la dignité, et au bien-être, en particulier des filles et des femmes. Par exemple, des centaines de millions de filles et de femmes dans le monde manquent d’intimité lorsqu’elles ont leurs règles. La défécation en plein air les expose également à un risque accru d’exploitation sexuelle et d’insécurité personnelle » indique l’OMS dans son rapport sur l’Impact transformationnel de l’élimination de la défécation à l’air libre.

Au Niger le selon les données les plus récentes, issues du rapport de l’enquête pour le suivi de la situation de l’accès des populations à l’eau et a l’assainissement, 2 310 057 femmes et de jeunes fille défèquent en plein air. Une situation qui interpelle tous à une synergie d’action pour mettre fin à cette atteinte à la dignité.

Image d’illustration

Le manque de toilette, touche également les écoles, selon le Programme Solidarité Eau (Ps-Eau) Niger « seulement 2 écoles primaires sur 10 sont équipées en bloc latrines. En outre, ces équipements ne sont pas toujours fonctionnels, faute d’entretien et ne correspondent pas toujours au nombre d’élèves fréquentant l’école », ce qui n’est pas sans conséquence sur la scolarité de la jeune fille.

Mettre fin à la défécation en plein air…

Mettre fin à la défécation en plein air constitue une urgence de la plus haute importance. Le vice-secrétaire général des Nations-Unies Jan Eliasson a déclaré en mai 2014 « un(1) enfant meurt toutes les deux(2) minutes et demie d’une maladie liée à la défécation en plein air, des morts silencieuses, qui ne sont pas évoquées dans les médias, et ne font pas l’objet d’un débat public » a-t-il indiqué.
Au Niger le défi est immense, selon la feuille de route pour mettre Fin de à la Défécation à l’Air libre (FDAL) d’ici 2030, « il faudra réaliser un taux de performance annuel de 7,8%, soit plus de 6300 villages à certifier (zéro défécation en plein air) correspondant à plus d’un million et demi de personnes ».
En juin dernier, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, le Ministre de l’Hydraulique de l’Assainissement Adamou Mahaman a été interpelé par le député Kala Moutari sur la question de l’hygiène publique et l’accès à l’eau.
Si le Ministre Adamou Mahaman a pu présenter quelques réalisations concrètes sur l’accès à l’eau notamment en milieu rural, en ce qui concerne les infrastructures d’assainissement, rien de concret n’est ressorti de ses interventions.
« L’accès aux infrastructures d’assainissement constitue une des priorités pour le Niger. C’est conscient de ces enjeux que le gouvernement s’est engagé depuis 2016 pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durables (ODD6) pour accélérer les progrès pour un accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement à l’horizon 2030 » a-t-il simplement professé. Le membre de l’Exécutif a mis en avant l’adoption en mai 2017, le Programme Sectorielle Eau, Hygiène et Assainissement (PROSEHA) 2016 – 2030. Or force est de constater que ce programme n’a su enraillé la défécation en plein air qui est en progression comme en témoignent les statistiques officielles sur la période 2017, 2018,02019.

Youssouf Sériba


Ce contenu a été produit avec l’appui de l’ONG Speak-Up Africa.

Saisie de 130 kg de cannabis dans un bus en provenance d’Accra deux personnes interpelées

(Échos du Niger 26 octobre)Le lundi 24 octobre 2022 lors d’une fouille de routine effectuée sur un bus de transport de la place en provenance d’Accra/Ghana, les éléments de l’Office Central de Répression du Trafic cite des Stupéfiants (OCRTIS) en service à Antenne Départementale de Gaya ont saisi cent quarante-quatre (144) briques d’herbe de cannabis d’un poids total de cent trente (130) kilogrammes.

Cette quantité de drogue a été soigneusement dissimulée dans cinq (5) cartons qui ont été cachés à l’intérieur du bus, sur les derniers sièges passagers pour tromper la vigilance des dispositifs de contrôle.

Les investigations menées ont permis d’interpeller un individu de nationalité nigérienne qui n’est autre que le chauffeur principal du bus.

La poursuite des investigations a permis également l’interpellation à Niamey du cerveau de ce réseau un autre grand trafiquant de nationalité nigérienne, déjà connu des services de l’OCRTIS.

La perquisition de son domicile a permis de saisir une moto DT d’une valeur de trois millions (3.000.000) de FCFA et un acte de cession.

La drogue saisie a traversé plusieurs pays de la sous-région avant d’arriver à la frontière nigérienne. Elle est censée alimenter la consommation de la ville de Niamey et de certaines localités du pays.

Cette saisie s’ajoute à plusieurs autres déjà effectuées par les éléments de la même Antenne et dont les trafiquants et leurs complices interpelles ont été mis à la disposition de la justice.

Face à l’ampleur du phénomène l’Antenne OCRTIS de Gaya réitère son appel à la population et aux voyageurs pour plus de vigilance el de collaboration avec les forces de défense et de sécurité, et se félicite de l’engagement et du soutien de ces dernières dans la lutte contre le trafic de drogue au niveau local.

Fahdel Alou

Agriculture : Bientôt une assurance pour les paysans nigériens

(Échos du Niger 24 oct)Une assurance agricole indicielle au profit des producteurs pourrait bientôt voir le jour au Niger. La créance de cette assurance émane d’une volonté affichée par les pouvoirs publics. Elle devrait permettre de mettre les agriculteurs à l’abri en cas de catastrophes. Cette décision a été motivée par les sinistres créés par le Covid et les intempéries provoquées par une pluviométrie imprévisible. L’annonce de la mise en place de cette assurance a été faite par le ministère de l’Action humanitaire. Pour le département chargé de la gestion des catastrophes, cette décision est nécessaire pour soutenir l’économie nationale. Il permettra aussi de renforcer la gestion des populations. Il a rappelé que la création d’une assurance pour le secteur de l’agriculture et de tous les autres secteurs liés à l’environnement est une nécessité dans le contexte actuel. À travers cette assurance agricole, le gouvernement veut donner la possibilité aux agriculteurs de limiter les risques qui planent sur leur tête. Un agriculteur assuré bénéficiera d’un accès plus facile à des intrants et d’un financement bancaire. Selon les données officielles, sur les 40 dernières années, le Niger a enregistré plus de 3 700 catastrophes qui ont entraîné des pertes économiques estimées à plus 40 milliards de FCFA. Le Niger est l’un des pays africains les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Il reste très exposé aux risques de sécheresse et subit les conséquences d’une situation sécuritaire difficile.

Youssouf Sériba

Mariages précoces au Niger : tabous sociaux, vies brisées

Au Niger, le mariage des enfants est une pratique très rependue dont les principales victimes sont les filles. Selon le ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant, plus de 76 % des filles au Niger sont mariées avant l’âge de 18 ans. De ce pourcentage, près de la moitié le sont avant l’âge de 15 ans, et très souvent malgré elles.

Maradi, capitale économique du Niger, a environ 618 km de Niamey (au centre sud-est du Niger), figure parmi les régions du pays où le phénomène du mariage précoce persiste encore avec beaucoup d’acuité. Au quartier Yan Banana de Maradi vit le patriarche Mahamadou Ousmane, un homme âgé de 67 ans. Pour lui, il faut faire autant d’enfants que possible et les marier très tôt. «J’ai 39 enfants et 38 petits fils présentement. J’ai marié 12 filles et 3 garçons. Mes filles, je les ai mariées de manière stricte à l’âge de 13 ans, exceptée une (Rosa) qui l’a été à 14 ans», déclare le patriarche surnommé ‘’Délicat’’ à Maradi.

Pour lui et certains de sa génération, ceci n’a rien de particulier, il s’agit de reconduire des pratiques ancestrales. Sans plus. Malheureusement, pour les jeunes filles, ces pratiques comportent d’énormes conséquences sanitaires et sociales. Entre mortalité maternelle, fistule obstétricale et abandon scolaire, elles sont des milliers de jeunes filles victimes de ce fléau social qui préoccupe jusqu’au sommet de l’État.

Une pratique à hauts risques…

A Tibiri, département de Maradi, en ce mois pluvieux de septembre, les travaux agricoles occupent tout le monde. Amina Salifou est l’une des rares femmes restée au village ce matin. La plupart sont parties au champ, certaines pour aider leurs époux, d’autres pour s’occuper de leurs petits lopins de terre semés de haricot et d’arachide. Mariée de force en 2018 à l’âge de 13 ans, Amina a connu les pires affres du mariage précoce. «J’étais en classe de 5e et je passais en 4e lorsque pendant les vacances, mon père décida de me donner en mariage au fils d’un de ses amis», raconte-t-elle. Malgré la forte opposition de sa mère qui supplia son époux de laisser sa fille poursuivre l’école, rien n’y fit ! « Mon père rétorqua qu’il a promis à son ami de me donner en mariage à son fils depuis que j’étais encore enfant », poursuit Amina. C’est ainsi que le mariage fut scellé sans son consentement et sans l’aval de ma mère.

A l’époque, elle avait 13 ans tandis que l’homme en question en avait 37 et avec déjà une femme et cinq enfants. Deux ans plus tard, Amina, encore mineure, contracte sa première grossesse. Les conditions de vie dans son foyer étaient insoutenables. «Le foyer conjugal était comme une prison. Je n’avais pas le droit de sortir de la maison sans l’autorisation expresse de mon mari», se rappelle-t-elle. La jeune fille, qui a cessé de fréquenter les bancs contre son gré pour se retrouver avec un statut de femme au foyer ne pouvait donc même pas se rendre aux consultations prénatales, pourtant obligatoire pour un suivi régulier de sa grossesse. Ce qui n’a pas été sans conséquence sur sa santé et le bébé qu’elle attendait. Ainsi, dit-elle, « lorsque la grossesse est arrivée à terme et qu’on m’a transportée à la maternité pour l’accouchement, il y a eu des complications. J’ai passé 48 heures de travail sans parvenir à mettre au monde le bébé. C’est seulement au 3e jour que les sages-femmes ont pu me délivrer, mais l’enfant est arrivé sans vie».

Devant cette situation, Amina a été placée en observation pour une semaine. Au bout du 2e jour d’observation, elle a constaté qu’elle ne pouvait plus retenir les urines, qui coulaient dès que sa vessie se remplissait. C’était un tournant douloureux de sa vie caractérisée par le chagrin et la stigmatisation par son entourage.

L’ampleur d’un phénomène dangereux…

Comme Amina, elles sont des milliers de mineures au Niger, victimes de mariage précoce, un phénomène encore très vivace dans les régions de Maradi et de Zinder dans les sud du pays et dans une moindre proportion celle de Tahoua dans le nord du pays. Dans nombre des cas, dès la première ou la deuxième grossesse, c’est des problèmes. Ou c’est la mort au moment du travail ou c’est la perte du bébé suivie de l’apparition d’une fistule. Rares sont celles qui ont la chance de s’en sortir indemne de l’épreuve. Ces victimes, Fatima Bako sage-femme et point focal fistule au Centre Mère et Enfant (CME) de Maradi les côtoient tous les jours. Pour elle, le mariage précoce est une pratique à proscrire pour une meilleure santé maternelle. «Le plus souvent, les filles mineures mariées tombent facilement enceinte alors qu’elles ont le bassin immature, et donc ne peuvent pas supporter une grossesse», explique Bako. Mais le problème surtout, selon elle, c’est que ces cas de grossesse ne sont pas suivis du tout ou sont mal suivis dans certain cas.

«Nous enregistrons fréquemment des cas avec des complications où le travail, qui ne doit pas dépasser 24h se prolonge pendant 48h voire 72h. Et au finish, c’est un bébé mort née dans certains cas avec à la clé une fistule » deplore la sage-femme. Selon le ministère nigérien de la Santé en 2021, 625 cas de fistule ont été enregistrés au Niger, lesquels cas viennent grossir les 15.000 déjà recensés dans les centres de prise en charge à travers le pays. Rien que par rapport à ce risque auquel sont potentiellement exposées les filles mineures mariées, les parents se doivent d’abandonner le mariage précoce.

Mariage précoce, un fait culturel…

Si dans l’imaginaire collectif, l’on pense que le mariage précoce est une prescription religieuse, les experts, eux, parlent de phénomène culturel. Pour Mounkaïla Idé, sociologue, «le mariage précoce est une pratique courante dans notre pays, surtout en milieu rural où le taux d’alphabétisation est encore très faible ». Il s‘agit d’un phénomène purement culturel auquel l’on tend à donner une connotation religieuse. Outre cet aspect, le sociologue énumère aussi parmi les causes de sa forte prévalence dans le pays, cette considération selon laquelle de nombreux parents surtout non instruits pensent qu’il faut marier les filles tôt pour qu’elles aient rapidement des enfants qui grandiront pour les assister dans leur vieillesse. « Cette considération explique aussi, en partie, la forte prévalence de la polygamie et le taux de natalité élevé dans ces régions. Dans ces zones, pour nombre de couples, avoir beaucoup d’enfants est perçu comme la plus grande richesse que Dieu puisse octroyer», souligne-t-il. Elle concourt hélas aussi au maintien du fort taux de mortalité infantile qu’affiche le Niger. Selon la Fiche des Données sur la Population Mondiale 2022 publiée par le Population Reference Bureau (PRB, basé à Washington), le taux de mortalité chez les enfants de moins d’un an est de 40 décès pour 1000 au Niger. A la Direction régionale du ministère de la Promotion de la femme et de la protection de l’Enfant de Maradi, ce taux de mortalité infantile élevé constitue une véritable source de préoccupation. « D’après des études menées par les services publics et des organisations humanitaires sur le phénomène, Maradi vient en tête ou en 2e position, très souvent, devant Zinder et Tahoua », souligne Maliki Malam Abdou, chef de Division protection de l’Enfance à la Direction régionale du ministère à Maradi.

« Entre janvier et mai 2022, nous avons recensé 32 cas de décès d’enfants dont les mères ont été mariées entre 13 et 14 ans », décompte-t-il, précisant que des centaines d’autres échappent à ce recensement.

Prétendu bouclier contre la débauche…

Outre les raisons pécuniaires qui justifient aussi cette propension de certains parents à marier précocement leurs filles surtout en zone rurale, il y a, du point de vue des parents conservateurs, ce souci de les protéger leurs filles contre « la débauche », notamment la prostitution. Celle-ci constitue un phénomène inquiétant aussi bien pour les parents que pour les autorités.

En mai 2019, à travers un arrêté N°024/VM/PDS, les autorités de la ville de Maradi avaient tenté une lutte contre la prostitution sans succès, plus deux ans après elle a pris des proportions plus inquiètantes dans cette région. Or, pour réduire les mariages précoces et lutter contre la prostitution des mineures, la solution passe par l’école et par l’autonomisation économique des femmes, selon les spécialistes. D’après les données les plus récentes du ministère nigérien de l’Éducation sur la question, les filles demeurent encore sous-scolarisées par rapport aux garçons, malgré leur supériorité numérique sur le plan démographique. En 2015, à peine 64 % des filles sont inscrites à l’école alors que leur taux d’alphabétisation était de 18,2 % contre 40,2 % pour les garçons sur la même période. Mahaman Awal, Imam à Maradi par ailleurs directeur de l’école franco-arabe de l’Agence des musulmans d’Afrique, est convaincu que la solution passe par l’école : « la première ordonnance de Dieu à son messager en descendant son Saint Coran sur terre à travers lui, c’est ‘Ikra!’ qui signifie ‘lit!’. Cela veut dire que la quête du savoir est une chose très importante dans la vie, aux yeux du Tout Puissant », indique Awal.

«Permettre aux jeunes filles d’avoir la même chance que les garçons de faire des études poussées constitue un bienfait important pour toute communauté humaine», estime-t-il. « Cette instruction qu’il faut donner aux enfants ne se résume pas uniquement à celle dispensée par l’école des Blancs ; elle doit aussi se donner dans le domaine religieux, afin que les enfants maîtrisent dès le bas âge les préceptes de l’Islam ». Question : combien sont-ils au Niger, pays où le conservatisme religieux gagne du terrain, à penser comme l’imam Awal, dont les enseignements pourraient sortir des milliers de jeunes filles de ces pratiques ancestrales et les libérer de la « prison » des mariages précoces ?

Youssouf Sériba

Le groupe « Debout jeunesse de Dendi » procèdent à un don de Sang a l’hôpital de Gaya.

(Échos du Niger 18 sept)Très tôt le samedi 17 Septembre, les jeunes du groupe « Debout jeunesse du Dendi se sont rassemblé devant le laboratoire de l’hôpital du district de Gaya. Des jeunes, venus sauver des vies, en donnant leur sang pour soutenir l’hôpital de Gaya qui en a grand besoin. Un geste simple d’une grande importance en cette période de pic du paludisme.. Et au-delà, ce don de sang est un grand apport pour sauver la vie des femmes enceintes et les enfants soufrant d’anémie. Crée il y a moins de 3 mois, le groupe debout jeunesse du Dendi vise à réunir tous les jeunes du Dendi en général et de Gaya en particulier pour une prise de conscience collective et engager des actions de bénévolat afin d’accompagner le bien être, l’émancipation de la population et aussi l’émergence du Dendi.

Fahdel Alou

Inondation : le département de Gaya totalise 10 perte en vie humaine

(Échos du Niger 18 sept)Cette semaine, le préfet du département de Gaya Assimou Abarchi , a sillonné les localités ayant subit des dégâts suite aux fortes précipitations de ces dernières semaines. Le village dolé kaina dans la commune de Tounouga est le premier à accueillir la délégation. Un village entièrement inondé, avec plusieurs maisons effondrées constatées par les autorités sur place. Inondation oblige, la traversée du village s’ est effectué en pirogue le seul moyen pour accéder à certains quartiers du Village. Et c’est l’école primaire du village qui accueille les sinistrés, situation pareille dans le village de Sabon Birni où plusieurs maisons se sont effondrées suite aux récentes pluies. Une situation qui a engendré 10 pertes en vies humaines a confié le préfet du département qui a pu voir les conditions de vie difficile dans lesquels ces populations vivent . Des populations qui désormais ne s’en tient qu’à la providence, et espere le secours de l’état et ses partenaires. Le préfet de son côté a pris l’engagement de transmettre le cri de cœur de ses sinistrées aux hautes autorités, qui n’ont de cesse prêter une oreille attentive à toutes les préoccupations des populations nigériennes partout où elles se trouvent. Ensuite, cap a été mis sur le village de Tounouga et sabon birni et la ville de Gaya pour aussi constater l’étendue dégâts causés par les récentes pluies, principalement les maisons effondrés.

Fhadel ALOU

Médias en Afrique de l’Ouest et du centrale : Une Conférence Régionale sur le traitement des faits de migration

Niamey a abrité hier mardi 06 septembre 2022, une Conférence Régionale sur les médias et la migration. Des participants venus du Cameroun, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Mali, de la Guinée Conakry, du Sénégal, du Nigéria et du Niger y prennent part autour du thème : « Médias et Voix de la Migration en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les travaux ont été lancés par Mahamadou Lawali Dandano, Ministre de la Communication, chargé des relations avec les institutions, représentant le Premier Ministre en présence de plusieurs officiels et membres du corps diplomatique. Durant cette conférence, les parties prenantes de la migration entendent réfléchir et à la promotion dans les médias en Afrique de l’Ouest et du Centre des contenus difformes sur la migration dans une approche qui améliorer les conceptions à propos. Ainsi, il s’agira de veiller à rendre disponible l’information sur la migration en fustigeant l’option de la clandestinité et en promouvant les droits des migrants pour leur respect. Quatre différents sujets meubleront ces rencontres qui durent trois jours : Les enjeux et défis de la diversité des voix de la migration dans les médias ; les médias et la représentation de la migration et des personnes migrantes ; la production de contenus éditoriaux sur la migration et les facteurs d’influence et l’importance de l’accès à l’information complète et de qualité sur la migration. Une déclaration dite « Déclaration de Niamey » sur les médias est attendue avec pour objectif, information complète et crédible ; l’adoption d’un plan d’action et de recommandations visant à favoriser l’engagement des médias pour la diversification des narratifs sur la migration en Afrique de l’Ouest et du Centre ; ainsi que le partage d’expériences de bonnes pratiques en matière de traitement de l’information sur la migration à l’attention des jeunes et des femmes. En ouverture à l’atelier, « la migration est un défi majeur auquel le Niger est confronté sous diverses formes, car le Niger constitue un véritable carrefour d’échanges et de rencontres des peuples entre l’Afrique du Nord et l’Afrique Sub-saharienne, et en raison de cette position géographique, il est devenu le théâtre d’intenses mouvements de personnes et de leurs biens » a expliqué Mahamadou Lawaly Dandano, Ministre de la Communication, représentant le premier ministre. A l’en croire, « c’est une occasion supplémentaire de replacer la question migratoire au cœur des préoccupations de la communauté internationale » en favoriser des partages mutuels s’expériences pour aboutir à un document conjoint qui définira des stratégies et actions à mener. Pour se faire, l’engagement du Niger à jouer toute sa partition pour l’atteinte des objectifs est total selon le ministre qui a déclaré :« Je puis vous assurer de l’engagement du gouvernement du Niger à mener le plaidoyer nécessaire auprès de plus hautes autorités des huit (8) pays concernés par le projet pour que la Déclaration de Niamey, le plan d’actions et les différentes recommandations issus de la conférence régionale soient pris en compte et traduits en actes ». Le ministre a reconnu et salué le rôle joué par les PTFs dans la tenue de cette rencontre notamment l’Italie et l’Unesco dont le Sous-Secrétaire Général pour la Communication et l’Information, Dr Tawfik Jelassi présent, est revenu sur quelques initiatives, notamment le projet « Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la migration » où l’UNESCO a outillé 800 professionnels des médias sur l’identification et le traitement de sujets liés à la migration. Selon ce dernier, les médias dans leur représentations et narratifs sur la migration, peuvent légitimer ou non et susciter une prise de conscience sur la migration, les stéréotypes, attitudes et réaction du public à ce sujet. Car, une étude de l’UNESCO sur le traitement de l’information sur la migration dans les médias en Afrique de l’Ouest et du Centre souligne un quasi-plagiat de narratifs focalisés sur la migration irrégulière. Dans les actions, les acteurs et parties prenantes ne sont non plus pris en compte. La diplomate italienne au Niger, Emilia Gatto qui a pris part aux travaux a elle, salué l’initiative et l’intérêt des participants.

Oslo Chester WANOU

La lutte contre la fraude des hydrocarbures au cœur d’une campagne sensibilisation à Gaya

(Échos du Niger 2 sept) Dans le cadre de la lutte contre la fraudes hydrocarbures particulièrement, le carburant, le préfet du département de Gaya et les forces de défenses et de sécurités ont effectué du Mardi 30 au Mercredi 31 Août 2022, une tournée de sensibilisation dans plusieurs villages du département de Gaya. « Le trafic des hydrocarbures devient de plus en plus insupportable dans le département de Gaya malgré les multiples efforts des forces de défense et de sécurité qui opèrent d’énormes saisies » a martelé Assimou ABARCHI Préfet de Gaya. La tournée de sensibilisation à concerné plusieurs villages du département de Gaya dont Banikoubey, Toussey, Farou , Kontalangou et Albarkayzé. Un choix qui n’est fortuit puisque selon le préfet de Gaya « ces villages constituent la plaque tournante de ces trafics d’hydrocarbure en raison de leur situation géographique, les fraudeurs passent par là que ça soit a Moto ou en voiture ». Il s’agit d’attirer l’attention des populations sur les conséquences de cette activité qui est le trafic des carburants mettre en garde les populations et aussi solliciter leur collaboration pour mettre fin à ce carburants transporté frauduleusement et qui est souvent destiné a d’autre usages pour nuire au pays a travers les terroristes et leurs nombreuses attaques dans des localités du Niger.

Fahdel Alou

Sport : La Force française Barkhane va sponsoriser le TGV/Commune 2

(Échos du Niger 31 août) Le dimanche 04 septembre 2022, démarre à Bouboki à Niamey, le Tournoi des Grandes Vacances (TGV) commune II. Le 2e arrondissement communale de la ville de Niamey prépare activement cette compétition et peut même compter sur l’appui de la Force Barkhane dans la région. Selon le quotidien Le Sahel, un conseiller municipal de la ville s’est approché du partenaire militaire du Niger qui a donné son accord pour accompagner cette compétition de détection de talents sportifs au Niger. En plus d’associer son image au tournoi, l’appui de la Force, preuve de sa volonté d’intégration sociale au Niger et signe d’une coopération militaire exemplaire, pourrait s’étendre à des mises en place d’infrastructures sportives diverses au profit de la jeunesse sportive et athlétique des quartiers et de plusieurs écoles au Niger. Dans son combat contre les groupes armés non étatiques, ce serait un moyen certain de favoriser de sains loisirs au sein de la population et surtout de la jeunesse à qui elle évite ainsi de se laisser prendre au piège desdits groupes toujours aux aguets pour faire des populations vulnérables et ennuyées, une proie facile pour alimenter leurs réseaux et renforcer leur effectif. A ce propos « le TGV a véritablement besoin de soutien et cette générosité de la force Barkhane vient à point nommé et saura motiver l’ardeur des organisateurs du tournoi » a réagi un amateur du balon rond .

Youssouf Sériba

Niger : Des pluies sont provoquées pour faire face aux faibles précipitations certaines localités

(Échos du Niger 31 août)Alors que les médias sont tous occupés à compter le nombre de morts occasionnés par les récentes pluies diluviennes qui sont tombées sur Niamey et sur d’autres régions du pays, d’autres parties du territoire nigérien ne sont pas suffisamment arrosées. Dans ces localités situées au nord, à l’ouest et dans l’est, le spectre de la sécheresse menace certaines zones du pays. Cette situation met en danger les récoltes et menace des millions de personnes d’insécurité alimentaire. Pour ces raisons, le Niger a décidé de recourir à la technologie et d’ensemencer les nuages pour provoquer des pluies. Concrètement, il s’agit de faire recours à des avions pour planter dans les nuages des produits chimiques. Il s’agit généralement d’un mélange d’argent, de sodium et d’acétone. Si cette solution peut constituer une alternative aux pluies naturelles, elle ne fonctionne qu’avec des nuages spécifiques. Aussi, elle est très fortement critiquée par les défenseurs de l’environnement qui estiment qu’elle pourrait avoir de graves conséquences. Les premiers ensemencements de nuages ont eu lieu dans la région de Tillabéry au début du mois d’août et devraient se poursuivre selon certains experts jusqu’à la fin du mois de septembre. Les conséquences du changement climatique sont particulièrement ressenties par les populations du Niger. Le pays connaît des périodes d’extrême sécheresse auxquelles succèdent des pluies diluviennes et destructrices. Selon les autorités, plus de 4 millions de personnes sont déjà en insécurité alimentaire sévère. Ce chiffre représente 20 % de la population. Le taux de malnutrition aiguë chez les enfants dépasse le seuil critique de 10 % et se situe à 12,5 %.

Mawulolo Ahlijah

Corruption dans la sécurité routière: Le Syndicat national des moniteurs d’auto-école y consacre son 5è congrès statutaire

(Échos du Niger 30 août)C’est sous la houlette du Directeur de la circulation routière Abdou Abdoul-Aziz, représentant le ministre des transports, que le Syndicat national des moniteurs d’auto-école (SYMAE)  a tenu à Niamey le samedi 27 août 2022, son 5è congrès statutaire.  Les assises ont porté sur le thème « causes et conséquences de la corruption sur la sécurité routière : les écoles de conduite, quelle attitude ? ».  La corruption constitue un phénomène qui gangrène le système de circulation routière ce de la formation des conducteurs auto à la police routière chargé de faire respecter le code de la route aux usagers de la route ce qui n’est pas sans conséquence sur la sécurité routière.

Dans son intervention, le Directeur de la circulation routière a salué la régularité de la tenue du congrès et le thème de cette édition. Pour cause, le bilan des accidents de route au Niger et les dégâts y afférents inquiètent. On note en effet 33.072 cas d’accidents qui ont occasionné 17.340 blessés graves dont des victimes invalides à ce jour puis 4.765 décès entre 2016 et 2020. Ainsi, « nous devons agir urgemment, car, comme le dit un slogan des Nations Unies, pour la sécurité routière, l’accident de la route n’est pas une fatalité » a fait savoir le représentant du ministre qui a ajouté : « Il existe des solutions pour réduire aussi la fréquence des accidents ».

Durant ce congrès, Maidouka Oumarou, Secrétaire général du SYMAE  a dressé le bilan des actions du syndicat. Lequel bilan s’est avéré satisfaisant avec les résolutions issues du dernier congrès mises en œuvre avec succès: Il s’agit notamment de l’admission à la section formation des moniteurs au CAPEC, le projet de  suppression  du délai d’ajournement, la réforme de l’évaluation des candidats au permis, le remplacement du diplôme de moniteurs par le CAPEC et le BECASER, l’annulation des frais de signature et l’ajournement pour un mois des candidats absents ; des arrêtés qui honorent plus désormais la corporation et autres. Nombre de problèmes ont été réglés mais toujours est-il qu’il en reste d’autres, tel le fléau de la corruption, véritable gangrène, pratique anti-juridique et contre nature, facteur de contreperformances socio-économiques et de développement selon le SG/SYMAE et à laquelle le syndicat a décidé de réfléchir durant le congrès. A cet effet, les auto-écoles doivent faire des efforts sur trois axes fondamentaux que sont : Une formation de qualité basée sur un système équitable et transparent d’évaluation des candidats au permis de conduite  puis la lutte contre la corruption et l’impunité sous toutes ses formes. 

Mawulolo Ahlijah

Sécurité alimentaire: 600 tonnes de céréales pour 44.800 personnes vulnérables à Niamey

(Echos du Niger 25 août)Dans le cadre des opérations de soutien du gouvernement aux populations vulnérables et couches défavorisées, 44.800 nigériens répartis dans 6400 ménages à Niamey bénéficieront de 600 tonnes de céréales. La campagne de distribution gratuite ciblée de de vivres à leur profit est conduite par la Cellule crise alimentaire (CCA). C’était en présence d’un conseiller du premier ministre, du Maire de l’arrondissement de Niamey 3 et de plusieurs autres officiels et invités que le gouverneur de la Région de Niamey, Oudou Ambouka a donné le top de l’opération le mardi 23 août 2022 à Kongou Gorou Mai-gari Koira. Cette campagne de distribution gratuite de vivres dont la première phase vient ainsi d’être lancée a explicité le gouverneur, fait suite d’une opération de vente à prix subventionné et traduit le souci du gouvernement de voir tous les nigériens en général et ceux de la région de Niamey en l’occurrence mieux se porter. Selon le maire de l’arrondissement communal Niamey 3, Hamadou Seydou, cette offre gratuite de vivres permettrait aux Nigériens résidents à Niamey de traverser la période de soudures. Au fait, le Niger a connu une saison agricole déficitaire, ce qui a induit des difficultés d’alimentation par endroit. C’est pourquoi, « Cette opération de distribution gratuite ciblée vient à point nommé, car elle se fait au moment crucial de la campagne et surtout, elle concerne la grande vulnérable » a déclaré le maire de Niamey 3. Pensée par le chef de l’État Mohamed Bazoum, l’idée a reçu le soutien des partenaires techniques et financiers qu’il a, au nom des populations remerciés et salués. Le gouverneur de la région de Niamey à lui invité les acteurs conviés à la distribution à faire preuve de bonne citoyenneté afin que les vivres aillent effectivement aux bénéficiaires dont le gouvernent entend soulager les peines.

Oslo Chester WANOU

Cominak : déni de droits legaux pour 111 employés de Niger Labour

Un (1) an et quatre (4) mois après la fermeture de sa mine, la Cominak peine à solder ses comptes avec ses ex employés. Au nombre de 111, les employés du sous-traitant Niger Labour n’ont à ce jour pas pu entrer en possession de leurs droits reconnus par un protocole d’accords en date du 19 avril 2021. Plusieurs démarches menées auprès de la société Cominak sur ce dossier sont restées vaines et la ministre des mines saisie du dossier est restée dans un mutisme complice. Selon Me Moussa Hassane huissier de justice, commissaire-priseur au total, ce sont 45.570.644 FCFA que le mastodonte d’Akokan doit à ses ex employés de Niger Labour.

Durant les quelques mois qui ont précédé la fermeture de la Cominak le 31 mars 2021, la question du règlement des droits légaux de fin chantier a été une balle de ping-pong entre la filiale d’Orano et Niger Labour. Chacune des parties rejette sur l’autre la responsabilité du payement des droits. Cominak d’une part estime qu’elle a honoré ses engagements vis-à-vis de Niger Labour alors que celle indique « le contrat-cadre qui nous lie à Cominak ne prend pas en charge les droits de fin de chantier » nous indique une source à Niger Labour. Selon la même source « Niger Labour a mené les démarches nécessaires en vue de permettre à ses travailleurs de recouvrer leur dû auprès de Cominak mais elles sont restées sans suite ». Pour en savoir davantage nous avons interrogé Me Ousmane Hassane huissier de justice constitué par le collectif des 111 employés lésés. Selon lui, « Niger Labour a satisfait à toutes les obligations contractuelles, mais rien n’est fait quant au droit de fin de chantier des employés ». La Cominak « reste toujours et encore devoir le montant de 45.570.644 de Franc CFA prévus à titre de mesure d’accompagnement, arrêté de commun accord dans le cadre du processus de la fermeture de la société, et ce, en violation manifeste des dispositions dudit accord librement consenti » nous indique Me Ousmane Hassan.

Récapitulatif des droits légaux par entreprise sous-traitant

On est visiblement face à un abus de droit fait à l’endroit des employés indirects de Cominak en licenciement collectif dans la disette depuis la fermeture de la mine le 31 mars 2021. Dans un courrier resté sans réponse adressé au Directeur Général de la Cominak M. Abdoulaye Mahaman Sani le 24 février dernier, Me Ousmane Hassan indique «l’engagement souscrit par votre société résulte d’une série de rencontres effectuées entre la préfecture d’Arlit, la Mairie et la COMINAK NIGER S.A dans le but ultime de parvenir à un accord… à l’issue de ces rencontres un accord définitif en date du 24 février 2021 portant sur le versement par COMINAK NIGER d’une contribution à hauteur des droits légaux aux salariés sous-traitants à contrat à durée indéterminée a été signé entre les différents acteurs notamment le Préfet d’Arlit, le Maire d’Arlit, le syndicat des sous-traitants, le Syntramin et le Directeur d’exploitation de la COMINAK NIGER » a rappelé derechef le cabinet notarial de Maître Ousmane Hassane dans son courrier.

Une citation à comparaître…

Du reste, les intéressés à savoir les 111 ex employés n’entendent pas baisser les bras, selon un de leur porte-parole « nous comptons traduire Cominak devant la justice s’il le faut pour obtenir nos droits » a confié Alzouma Hamidou Bachirou, délégué du personnel sous-traitant chez Labour.

Suite récapitulatif droits légaux

Dans une récente sortie médiatique, le Directeur Général de Cominak a dressé un bilan à mi-parcours à la perfection du volet social et sociétal du projet de réaménagement du site en cours. « Dans le cadre du volet social du RdS, notre objectif est de soutenir nos salariés et les sous-traitants dans le plan de reconversion à travers les engagements ci-après : conseiller chaque salarié dans une reconversion professionnelle, mettre en place les mesures d’accompagnement adaptées pour chaque salarié, accompagner les salariés et les sous-traitants dans des projets d’entrepreneuriat éligibles et viables » fait savoir le Directeur Général de Cominak. Or, selon Alzouma « Cominak est le seul responsable de la misère actuelle des employés qui ont été en sous-traitance et longtemps servi avec abnégation et sans réserve la compagnie ». Du reste, la situation de ces travailleurs semble ne guère intéresser le ministère des mines encore moins celui de l’emploi et de la protection sociale. « Nous avons adressé à la date du 25 avril 2022, une correspondance au ministère des mines pour les tenir informé de la situation qui prévale, mais à ce jour, nous n’avons pas eu de retour du ministère des mines » a-t-il indiqué avant de faire remarquer « cela fait plus d’un an que dure cette situation » Pourtant, le protocole d’accord sur la contribution de fin de chantier de Cominak au paiement des droits légaux des salariés des sous-traitants, stipule en son article 4 : « Dès que les conditions et modalités fixées aux articles 2 et 3 sont remplies, COMINAK s’engage à verser immédiatement la contribution de fin de chantier ; à cet égard un avenant correspondant à chaque contrat sera proposé par Cominak. Ensuite, chaque sous-traitant doit présenter une facture à Cominak comportant le montant de la contribution de fin de chantier qui est destiné à con personnel ». Niger Labour indique avoir effectué ce travail, mais le dossier est resté lettre morte. Devant la situation, « le gouvernement à travers le ministère de tutelle doit assumer ses responsabilités » clame le délégué du personnel.

Youssouf Sériba

Arrestation de 6 trafiquants de grenouilles à Gaya

(Échos du Niger 22 aout) La brigade mobile des Eaux et Forêts de Gaya a arrêté le samedi 20 août dans la commune de Tara six (6) individus de nationalité étrangère trafiquants d’spécimens de grenouilles en voie de disparition. Ces trafiquants fauniques ont été arrêtés en pleine opération de carnage d’espèces de grenouilles au bord du fleuve avec l’utilisation de produits chimiques hostiles à l’équilibre écologique. Ils utilisent ces produits pour empoisonner des espèces des grenouilles menacées de disparition, les sécher afin de les mettre en vente sur le marché international où ils sont très prisés. Selon le commandant Blouédou Amadou Directeur départemental de l’environnement de Gaya « après l’empoisonnement, les spécimens de grenouille tués sont séchés et conditionnés dans des cartons pour l’acheminement dans un pays voisin où le carton est vendu à 40.000 FCFA » a indiqué le commandant Amadou au micro des Échos du Niger.

Les trafiquants et un important stock de grenouilles séchés ont été présentés ce lundi aux autorités locales. « Nous ne daignerons pas d’appliquer à ces jeunes délinquants en matière de criminalités fauniques tous les textes en vigueurs portant répression des infractions d’espèces de faune et de flore menacés d’extinction » a conclu le commandant Amadou.

Fhadel ALOU, Échos du Niger

Hausse du prix du gasoil : Les explications du ministre du Pétrole

(Échos du Niger 19 août) une récente interview accordée au quotidien le Sahel, le ministre du Pétrole Mahamane Sani Mahamadou est revenu sur les circonstances et les raisons qui ont poussé le gouvernement il y a quelques semaines à augmenter le prix du gasoil. Il a expliqué que la guerre en Ukraine a entraîné une baisse de la production de l’or noir ce qui s’est traduit par une augmentation des prix. « Ainsi, de 23 millions de litres de consommation de gasoil par mois avant la crise, nous en sommes aujourd’hui officiellement à plus de 50 millions de litres, avec une pression réelle qui avoisine les 80 millions de litres. » a déclaré le ministre à cet effet. Le ministre a également rappelé que contrairement aux autres pays de la sous-région qui ont connu des fluctuations importantes au niveau du prix du gasoil sur les dernières années, le Niger a maintenu les prix à la pompe intacts depuis 2013. Sani Mahamadou s’est également voulu rassurant « Cette augmentation consiste à créer une détente sur la demande domestique et donc garantir la disponibilité du gasoil ». Répondant aux questions des concitoyens qui ne comprennent pas en quoi les soubresauts doivent provoquer une hausse des prix au Niger qui est un pays producteur de pétrole, le ministre a fait preuve de pédagogie. « La Russie met sur le marché, chaque jour, presque 2 millions de barils de produits pétroliers. Par le fait de la guerre et des sanctions prises à son encontre, il y’a conséquemment une baisse drastique de l’offre. Cette baisse a aussi été accentuée par le fait que, justement à cause de cette guerre, de nombreux pays ont entrepris d’augmenter leur réserve stratégique, ce qui vient encore accentuer la diminution de l’offre. À la suite de ce phénomène, la loi du marché s’est appliquée : la baisse de l’offre provoquant toujours la hausse des prix. » Le ministre a aussi précisé qu’au Niger, la grande majorité des voitures plus de 95 % roule à l’essence, ce qui fait que cette décision ne devrait pas avoir trop de conséquences négatives sur l’économie du pays. Rappelons que depuis le 1er août, le prix du gasoil est passé de 538f à 668f.

Mawulolo Ahlijah

Nouvelle saisie de 560 briques de cannabis à Gaya

(Échos du Niger 18 août) Après la saisie effectuée le jeudi 11 août dernier , la brigade fluviale de la gendarmerie de Gaya a opéré une nouvelle saisie de drogue le mardi 16 août. Ce sont au total 560 briques de résine de cannabis qui ont été intercepté sur le fleuve soit 540 kilogramme. L’opération de saisie menée par la brigade fluviale de la gendarmerie de Gaya a eu lieu après le couché du soleil aux environs de 19h. La pirogue transportant la cargaison a été intercepté alors qu’elle tentait de travers le fleuve Niger en direction d’un pays voisin. La saisie a été présentée aux autorités locales hier mercredi. Celles-ci n’ont pas manqué d’encourager les éléments de la gendarmerie de Gaya qui abattent un travail extraordinaire depuis un certain temps. En rappel, le jeudi dernier, 81 briques de résine de cannabis, soit 74,60 kg, 12.900 comprimés de royal, et 50.500 comprimés de tramadol ont été intercepté dans les mêmes conditions enfouis dans une pirogue de pêche

Fhadel Alou

Maradi : la consommation du carburant trafiqué par les cadres de la region au centre d’une rencontre de vérité

(Échos du Niger 17 août) Le détournement d’hydrocarbures en exportation sur le territoire nigérien pour consommation est fréquent. Les acteurs de ce réseau comptent sur les cadres et citoyens peu patriotes pour jouer avec les services compétents, n’en déplaise aux inconvénients sur l’économie nationale et la bonne santé de la SONIDEP. Les cadres de la région de Maradi ne sont pas du reste dans ce trafic. C’est donc pour les sensibiliser et les rappeler à l’ordre que le gouverneur de la région, Chaibou Aboubacar a initié à leur endroit une séance d’échanges hier mardi 16 août 2022. Cadres régionaux et préfets ont pris part à cette rencontre de vérité sur la consommation par l’administration publique ou les services d’État de carburant fraudé.

La séance s’inscrit dans la droite ligne du message du ministère de l’intérieur qui alertait sur les conséquences liées à la consommation de ce carburant que traque les FDS du fait des impacts sur l’économie, la santé et l’intégrité des trafiquants, acteurs du réseau et sur le parking public. L’approvisionnement constitue une source de motivation pour les fraudeurs qui continueront dans leur besogne en comptant sur des réseaux de distribution. C’est pourquoi, le gouverneur a exhorté les cadres intervenant à divers niveaux de l’administration à soutenir l’État dans la lutte contre le fléau plutôt que de se constituer acteurs. Il faut souligner que le fait n’est pas nouveau cet incivisme qui tend même à s’ériger en habitude chez certains cadres de l’administration publique.

En 2017, c’était 1.072.149 litres d’essence qui ont été arraisonnés dans ce réseau, 1.138.055 litre en 2018, 716.194 en 2019 ; 825.214 litres en 2020 puis 1.328.610 en 2021 uniquement pour l’essence super. Face au phénomène, le gouvernement avait institué le marquage de l’hydrocarbure destiné au marché local. Mais le vice demeure.

Oslo Chester WANOU

Billet: « les citoyens sont égaux devant la loi »

La Police Nationale, ou disons notre police Nationale doit d’abord avoir les papiers complets de leurs motos avant de venir sur les rond points arrêter les motos des citoyens pour défaut de pieces. Sans compter aussi qu’il a beaucoup des éléments de FDS qui se circulent librement à Niamey sur leur motos ni papiers de vente, ni plaque d’immatriculation, ni Assurance et ni aussi vignettes ce qui fait un manque à gagner considérable pour l’état. Cette situation créée aussi des sentiments de frustration énorme chez les usagers de la route qui observent impuissamment cette injustice créée par ceux qui sont chargés d’appliquer la loi notamment les Policiers de la Circulation ,pourtant tous les citoyens sont égaux devant la loi. Pour cela en tant que activiste soucieux des biens publics interpele le premier patron de la police routière de Niamey, le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, de la Garde Nationale de dire à ces éléments de se conformer vis à vis de la loi. Comme disaient les anglais :dura lex sed lex « la loi est dure mais c’est la loi », il faut l’appliquer comme telle. Dans le cas contraire nous lançons nos cries de cœur à la HALCIA afin de laisser la loi s’appliquer à tous.

Hainikoye Wali.