Sécurité : un garde forestier assassiné à Say

(Echos du Niger, 6 décembre)Dans la nuit du dimanche 4 décembre au lundi 5 décembre, un garde forestier a été abattu et un policier porté disparu dans une attaque perpétrée par des hommes armés dans l’ouest du pays, indique l’agence turque Anadolu. L’attaque qui a entraîné la mort du sergent chef Seyni Mamoudou a été dirigée contre le poste mixte police, gendarmerie, eaux et forêts situées dans la région de Say. Selon une source sécuritaire contactée par Échos du Niger, les assaillants étaient venus à bord d’un véhicule escorté par plusieurs motos aux environs de 2h 30m et ont commencé ouvrir le feu sur le poste tuant ainsi Seyni Mamoudou qui venait de terminé sa ronde. La réaction vigoureuse des éléments des FDS a permis de repousser l’ennemi, bilan un terroriste tué et un suspect interpelé au pole antiterroriste à Niamey selon notre source. Le poste attaqué, situé à l’entrée de la ville de Say était à proximité du Parc du W, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette zone où se croisent les frontières du Niger, du Bénin et du Burkina Faso est en passe de devenir la seconde zone des trois frontières. Les attaques terroristes ne cessent de s’y multiplier depuis quelques mois. Au mois d’octobre dernier, deux policiers nigériens avaient été tués dans une attaque dirigée contre le poste de police de Tamou qui se trouve également proche du parc W.

Mawulolo Ahlijah

Sécurité : L’armée nigérienne a neutralisé 7 présumés terroristes

(Échos du Niger 1 dec)L’armée nigérienne vient d’annoncer qu’elle a mis hors d’état de nuire plusieurs présumés terroristes lors d’une opération conjointe menée avec des partenaires dans la zone de Tiguezefan. Le ratissage a permis de neutraliser 6 terroristes. Trois motos ont été détruites et dans le même temps cinq armes et des munitions endommagées ont été abandonnées. Dans leurs fuites, les terroristes ont abandonné deux motos.

En plus de ces terroristes neutralisés, six autres individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs en lien avec les groupes terroristes. Une course poursuite menée concomitamment à permis de mettre la main sur deux autres motos et de neutraliser, un le bilan de cette dernière action est de deux motos saisies, un des suspects a été neutralisé et deux autres ont été interpellés.

De l’autre côté dans la Zop Almahaou, lors des opérations de sécurisation du marché de Dingazi, deux individus prélevant des taxes sur les commerçants ont été arrêtés en milieu de semaine. Ils seront traduits devant les autorités compétentes.

Dans le nord du pays, une intervention du détachement mixte de Tabarkat en milieu de semaine a permis d’arrêter huit bandits armés et de saisir deux véhicules ainsi que des armes et des munitions.

À l’est du pays, une patrouille du Secteur 4 a intercepté, en début de semaine, des vivres et du matériel divers destinés aux terroristes de Boko Haram aux environs de N’guimi.

Mawulolo Ahlija

Insécurité à Maradi, « Il y a du feu sous le toit, il ne faut pas le cacher. »

Alors que l’armée se bat contre le terrorisme sur le front de l’Est dans la région de Diffa et celui de l’Ouest à Tillabéry (située à une cinquantaine de kilomètres des portes de la capitale Niamey), la région de Maradi (centre-sud) poumon économique du Niger est devenue le théâtre d’une forme d’insécurité hybride qui endeuille dans un silence public. Des groupes armés constitués dans les départements de Guidan-Roumdji, et Madarounfa troublent la quiétude des paisibles populations sur fond de rapts, vol de bétail et de tueries tous azimuts. Cette situation a causé 20.000 déplacés internes entre 2017 et 2020 selon une étude d’International Crisis Group sur cette partie du pays présentée comme « un foyer insurrectionnel ». Depuis deux ans, la situation dans ces localités de Maradi a empiré.

« Il y a du feu sous le toit, il ne faut pas le cacher », c’est la métaphore qu’a eue M. Soumana Karimou, Secrétaire Général du Gouvernorat de Maradi pour illustrer la situation le 13 septembre dernier au lendemain de l’assassinat du nommé Ali Chaibou, chef du village de Dogon Marke situé dans la commune rurale de Gabi. Dans la nuit du dimanche au lundi 12 septembre, ce chef de village a été froidement assassiné par des hommes armés selon les informations rapportées par la Mairie de Gabi. On apprend également que cette même nuit, 8 autres personnes ont été kidnappées dans ledit village. Cette attaque est la nième du genre perpétrée dans cette zone depuis le début de l’année 2022.

Cartographie de la situation (Crisis Group)

Plus récemment, dans la nuit du dimanche au lundi 31 octobre, trois (3) policiers ont trouvé la mort dans une attaque dirigée contre un poste de police de Dabira une localité située dans la commune de Madarounfa. En deux mois (entre septembre et octobre), la région de Maradi a enregistré une dizaine d’attaques ayant occasionné 8 morts et 26 personnes enlevées parmi lesquelles 19 femmes et enfants au niveau de 5 villages situés dans les départements de de Guidan-Roumdji et Madarounfa. Si l’on y prend garde cette situation peut connaître un engrenage dans toute la région met en garde Crisis Group une organisation de Monitoring des conflits dans le monde. Dans son rapport publié en avril 2021, intitulé « Sud-ouest du Niger : prévenir un nouveau front insurrectionnel » Crisis Group appelait à prendre les mesures afin de ne pas abandonner les localités touchées aux mains des extrémistes. Et si des efforts ont été faits, ils n’auraient pas permis de ramener la quiétude dans cette portion du territoire national. « J’ai instruit les autorités de renforcer l’effectif militaire qui est déjà en place pour fermer la frontière » a déclaré le président de la République Bazoum Mohamed à Gabi en août 2021 lors d’une visite de trois jours menée dans les départements de Guidan-Roumji et Madarounfa, une visite pour trouver des solutions à l’insécurité surplace avec le commandement militaire.

Si au tout début ces attaques sont du fait de bandits armés basés du côté nigérian de la frontière désormais, ce sont des jeunes des localités concernées qui troublent le sommeil des paisibles citoyens dans les villages des départements de Madarounfa et Guidan-Roumji. Dans sa conclusion, le rapport de Crisis Goup indique : « À la frontière entre le Niger et le Nigéria, le grand banditisme s’intensifie et se transforme de manière inquiétante, laissant présager l’apparition de situations insurrectionnelles dont pourraient profiter des groupes djihadistes en quête de nouveaux territoires ». En cause, « le sentiment d’injustice dont souffrent les éleveurs » soulignait le rapport. Le vol de bétail devenu monnaie courante dans cette zone fait de plus en plus de victimes parmi les éleveurs qui ont parfois recours aux armes à feu pour se défendre.

D’où viennent ces armes… ?

Selon Crisis group « la crise libyenne a favorisé une économie de guerre basée sur des trafics et flux illégaux (carburant de contrebande, drogue) provenant du Nigéria ». Dans le sens inverse, « un flux d’armes de guerre issues des stocks de l’ère Kadhafi alimente, depuis la Libye, les groupes criminels nigériens et nigérians ». Ce banditisme selon le rapport d’étude, s’est transformé et a donné naissance à de nouvelles formes de violence, notamment sous l’influence d’une crise du pastoralisme qui frappe durement les pasteurs dans la bande sud de la région de Maradi. La situation mérite une prise en charge rapide et des efforts conjugués nous fait savoir le SG du Gouvernorat de Maradi Soumana Karimou « Nous sommes tous exposés et nous pouvons être tués un jour et donc, nous avons pensé à la sensibilisation. C’est la seule arme qui permet de solutionner ce problème », a-t-il déclaré à notre micro. Selon lui, il y a lieu de discuter avec les populations et surtout « de sensibiliser la masse » afin que chacun soit acteur de sa propre sécurité. C’est ainsi qu’il en appelle à l’implication de presse « nous avons besoin de vous pour attirer l’attention des gens afin que quelque part, nous n’ayons pas à nous comporter nous-même de sorte à constituer un danger » exhorte Soumana Karimou.

Pour Nassirou Ibrahim chef du village de Tsosamia situé dans le département de Guidan-Roumji, on ne peut résoudre ce problème sans la création d’opportunités d’emploi pour le jeunes. « c’est le manque d’occupation qui pousse nos jeunes à s’adonner à ce grand banditisme. Certains quittent le village pour la recherche d’un meilleur avenir dans d’autres pays de l’Afrique mais à leur retour il sombrent dans ma délinquance faute d’emploi ni de commerce » à déclaré le chef de village à notre micro. A l’image de la région de Diffa où l’Etat avec l’appui de ses partenaires met en œuvre des politiques de formation aux métiers, cette partie de la région de Maradi appel à une opération de ce genre pour renforcer les solutions militaires insuffisantes en cours dans la région et éviter la métastase.

Youssouf Sériba

Diplomatie : « Le Niger ne compte pas rompre ses relations avec Moscou »

(Echos du Niger 16 novembre)Ce mardi 15 novembre, le ministre nigérien de la Défense Alkassoum Indatou a déclaré que le Niger comptait maintenir sa coopération militaire bénéfique avec la Russie. Cette déclaration a été faite à l’issue d’une rencontre avec l’ambassadeur de Russie au Niger, Igor Gromyko, accompagné du chef de la mission militaire russe au Niger. Les deux diplomates résident tous les deux au Mali voisin.
La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs personnalités nigériennes notamment du secrétaire général du ministère de la Défense nationale et du chef d’état-major des armées selon les sources officielles. Les échanges ont principalement tourné autour du développement de la coopération bilatérale dans le domaine militaire.
Il faut rappeler que plus d’une centaine d’officiers nigériens ont bénéficié d’une formation en Russie au cours des dernières années. Dans la lutte que mène l’État nigérien contre les terroristes depuis 2015, plusieurs aéronefs utilisés par l’armée de l’air sont de fabrication selon les explications du ministre Alkassoum Indatou qui a estimé que cette coopération était bénéfique pour le Niger.

La présence militaire renforcée de la Russie en Afrique est très mal vue à Paris qui semble perdre petit à petit son pré carré sur le continent.

Mawulolo Ahlijah

Fin de l’opération Barkhane : La société civile jubile, mais s’inquiète de la suite

(Échos du Niger 10 novembre) Ce mercredi 9 novembre 2022, le président français Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’opération Barkhane. Cette annonce a été faite dans une allocution au cours de laquelle le chef de l’exécutif français a défini la nouvelle politique de l’Élysée en matière de défense. « Nous lancerons dans les prochains jours une phase d’échanges avec nos partenaires africains, nos alliés et les organisations régionales pour faire évoluer ensemble le statut, le format et les missions des actuelles bases militaires françaises au Sahel et en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré à cet effet. Dans les rues de Niamey et partout ailleurs au Niger, cette annonce a été favorablement accueillie particulièrement par les acteurs de la société civile et par les leaders de l’opposition. Depuis quelques mois, ces derniers ne cessaient de réclamer le départ des forces françaises installées dans le pays depuis leur départ du Mali voisin. Le M62, une organisation de la société civile a été parmi les premiers à se prononcer sur cette annonce. « Nous estimons qu’il s’agit d’un pas. Mais nous attendons de voir, car la France a ses manières de faire. Dire que l’on met fin à l’opération Barkhane est une chose, mais vous pouvez prendre des décisions pour simplement changer de nom et continuer les mêmes pratiques sous d’autres appellations ou d’autres opérations qui pourraient se dérouler en Côte d’Ivoire, au Bénin ou au Togo, pour continuer à agir pour déstabiliser le Sahel. » a déclaré Abdoulaye Seydou, le coordonnateur du M62.

Pour tournons la page qui est également une organisation de la société civile hostile à la présence française, cette annonce n’est qu’une ruse et l’ancienne puissance coloniale compte simplement changer de nom pour mieux rester dans le pays. Son coordonnateur a d’ailleurs affirmé que mettre fin à l’opération Barkhane n’est pas synonyme de départ des troupes françaises encore moins de fermetures des bases françaises.  À l’instar des leaders de la société civile, les leaders de l’opposition s’estiment satisfaits de l’annonce du président Macron, mais ont des doutes quant à l’avenir. La grande question est alors de savoir quelle opération la France compte mettre en place en lieu et place de Barkhane. Les prochains jours ou semaines nous le diront.

Mawulolo Ahlijah

Sécurité : Trois policiers tués dans une attaque à Maradi

(Échos du Niger 3 Nov)Dans la nuit du dimanche 30 octobre au lundi 31 octobre, trois policiers ont trouvé la mort dans une attaque dirigée contre un poste de police dans la région de Maradi. Il s’agit du poste frontalier de Dabira qui se trouve dans la commune de Madarounfa à la frontière avec le Nigéria. En plus des 3 policiers décédés, on dénombre deux blessés dont un civil a précisé l’agence nigérienne de presse. Après avoir assassiné les forces de l’ordre, les terroristes auraient apporté une bonne quantité d’armes et de munitions. Cette attaque est la toute première dirigée contre un poste de frontière dans la région de Maradi. Mais ces derniers mois, le nombre d’attaques armées s’est multiplié dans cette zone frontalière du Nigéria. Dans un rapport publié au début de l’année 2021, l’international Crisis Group, un groupe de monitoring des conflits dans le monde a mis en garde le gouvernement nigérien contre l’imminence d’un nouveau front djihadiste dans la région de Maradi. Même si cette dernière attaque n’a pas été revendiquée, tous les éléments portent à croire qu’il s’agit de terroristes liés à un groupe actif au Nigéria qui tenterait de déstabiliser le Niger. Rappelons que le pays se bat déjà sur deux fronts contre les terroristes. Le premier front se situe à l’est du pays dans la région de Diffa où les soldats nigériens tentent depuis des années de contenir l’avancée du groupe terroriste Boko-Haram. Le second se situe dans la région dite des trois frontières à l’ouest du pays. Les forces nigériennes affrontent régulièrement des groupes liés à Al-Qaeda ou à l’État islamique dans la région.

Youssouf Sériba

Attaque de Tamou : Le M26 conclut à une bavure, le gouvernement dément

(Échos du Niger 1 novembre)Le coordinateur de l’organisation de la société civile M62, Abdoulaye Seydou a déclaré au média français RFI que l’Attaque de Tamou est une bavure policière. « D’abord un drone, puis un avion de reconnaissance ont pilonné la ville de Tamou, ensuite, sont intervenus deux hélicoptères » a-t-il déclaré. C’est suite à ça que « des forces terrestres sont intervenues et ont tiré sur tout ce qui bouge. Il y avait à cette période une intense activité sur le site qui abrite plus de 4 000 personnes qui y travaillent ; et vous avez plus d’un millier de puits d’extraction artisanale » a expliqué Abdoulaye Seydou. Selon les informations du coordinateur de M62 dans chacun de ses puits artisanaux bombardés entre 6 et 20 personnes travaillaient. « Les tirs des forces ayant conduit les opérations de ratissage ont entraîné une vague de panique. Des gens ont été tués, d’autres ont fui en brousse » a-t-il ajouté. Il a précisé que les personnes avec lesquelles son organisation s’est entretenue leur ont confié que des corps se trouveraient encore dans les puits. Selon Abdoulaye Seydou, le véritable bilan serait de très loin supérieur aux chiffres communiqués par les autorités et les responsabilités doivent être situées a-t-il affirmé. Le samedi 29 octobre le mouvement né le 3 aout 2022 a publié les résultats de son enquête au cours d’un point de presse animé à son siège à Niamey. La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre. Le ministre de l’Intérieur nigérien, Hamadou Souley tout en reconnaissant qu’il aurait eu des victimes civiles collatérales dans les alentours du hangar où étaient entreposées les armes volées par les djihadistes, a fermement nié l’utilisation des drones et d’avion pour bombarder la ville.

Mawulolo Ahlijah

Défense : L’Italie offre deux hélicoptères à l’armée nigérienne

(Échos du Niger 25 octobre)En visite au Niger en début de semaine dernière, le ministre de la Défense italien, Lorenzo Guérini a annoncé que son pays offrait aux Forces de défense et de sécurité deux hélicoptères militaires de type AB 412. « Dans le cadre de la coopération militaire entre nos deux pays, nous avons remis aujourd’hui deux hélicoptères au Niger. L’année prochaine, il y en aura deux autres », a déclaré le ministre italien de la Défense au sortir d’un entretien avec le président Mohamed Bazoum. Lorenzo Guérini qui était accompagné du chef d’état-major des armées, l’amiral Cavo Dragone s’est aussi entretenu avec son homologue Nigérien Alkassoum Indattou. La situation sécuritaire était au menu de ces différents échanges. La visite a aussi permis au ministre italien de s’enquérir des activités du contingent militaire italien opérant dans le pays. Il a salué la relation de coopération sur le plan sécuritaire qui existe entre les deux pays et a félicité les forces armées du Niger pour le travail « qu’elles accomplissent avec courage et professionnalisme ». Principale porte d’entrée des migrants en Europe, l’Italie a renforcé sa coopération sur le plan sécuritaire avec le Niger au cours de ces dernières années. Le Niger étant un pays de transit pour des centaines de milliers de personnes en route pour l’eldorado européens, une détérioration de sa situation sécuritaire déjà fragile pourrait avoir de graves conséquences sur tous les pays du bassin méditerranéen. En septembre 2017, L’Italie et le Niger ont signé un accord à Rome pour développer la coopération bilatérale en matière de sécurité et de défense. Rappelons que le Niger est en guerre depuis des groupes terroristes comme Al-Qaeda et l’État islamique à l’Ouest et au Nord et Boko-Haram au sud

Youssouf Sériba

Sécurité : Une nouvelle attaque dans la région de Tillabéry a coûté la vie à deux policiers

(Échos du Niger 25 octobre)48 heures après l’attaque qui a coûté la vie à 11 civils sur l’axe Banibangou-Tizigorou, la région de Tillabéry vient d’être endeuillée par une nouvelle attaque. C’est ce qu’indique le média en ligne french-china.org.

Citant des sources locales, le média chinois fait état de deux policiers tués dans une attaque contre le poste de police de Tamou ce lundi 24 octobre. La localité de Tamou est située dans le département de Say, lui-même situé dans la région de Tillabéry.

Selon les témoins, un groupe de combattants djihadiste aurait attaqué ce poste de contrôle policier à pied. Ils auraient laissé leurs motos dans la brousse environnante pour ne pas se faire remarquer. Immédiatement après l’attaque, un détachement du groupe d’actions rapides de surveillance et d’intervention au Sahel (GARSI) a lancé une opération de ratissage, toujours selon les sources locales. Pour l’heure les autorités locales n’ont pas confirmé cette nouvelle attaque. À cause de sa proximité avec le Mali et le Burkina voisin, la région de Tillabéry qui fait partie de la zone dite des trois frontières fait partie des localités les plus attaquées par les groupes terroristes. Depuis 2015, ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont trouvé la mort et des dizaines de milliers qui ont fui leur village à cause de ces attaques.

Mawulolo Ahlijah

Terrorisme : 11 morts dans une attaque dans la région des 3 frontières

(Échos du Niger 24 oct)Selon un bilan provisoire, au moins onze civils auraient été tués ce vendredi 21 octobre dans l’ouest du Niger au cours d’une attaque visant trois camions et une moto par des combattants jihadistes proches de la frontière avec le Mali. Cette nouvelle attaque qui s’est produite dans la zone dite des trois frontières a été rapportée par l’AFP qui cite des sources locales. « Trois camions ont été interceptés samedi vers 11 h par des hommes armés et les neuf membres à bord ont été tous assassinés. Deux autres personnes sur une moto ont été également tuées », a affirmé à l’AFP un responsable municipal. Un député de la région a également confirmé le bilan de onze morts. L’attaque des trois camions a eu lieu sur une route sablonneuse et peu fréquentée située entre la ville de Banibangou et le village de Tizigorou. L’un des camions venait de quitter Banibangou où il avait livré le vendredi, du ciment à des entrepreneurs. Ces attaques interviennent après plusieurs mois d’accalmie dans la zone de Banibangou. Au cours de l’année 2021, cette région avait connu de multiples assauts particulièrement sanglants visant des populations civiles. Notons qu’au mois de février 2022, 18 personnes avaient été tuées dans une attaque contre un camion de transport par des hommes armés à motos dans ce même département de Banibangou. Un peu plus loin, le 2 novembre 2021, c’est au moins 69 membres d’un Comité de vigilance communément appelé milice d’autodéfense, conduit par le maire de Banibangou qui avaient été massacrés par des jihadistes.

Mawulolo Ahlijah

Coopération militaire : Le Général Sani Katché Issa et une délégation de l’armée nigérienne au Benin

(Échos du Niger 30 septembre) Mutualiser les énergies et travailler en synergie pour affronter le défi sécuritaire et les menaces terroristes le long de part et d’autre des frontières, le Niger et le Bénin ne cessent d’y travailler. C’est d’ailleurs dans ce cadre, que le Général de brigade, Sani Katché Issa, attaché de défense du Niger accompagnés des Chefs divisions de l’Armée nigérienne s’est rendu en terre béninoise à Cotonou où, il a eu une séance de travail avec le Chef d’Etat-major général des Forces armées béninoises, le Général de brigade Fructueux Gbaguidi, le mercredi 28 septembre 2022. Durant les échanges, la formation du personnel militaire des deux armées a été un sujet de préoccupation discuté entre les deux hommes sachant que la capacité d’action et de réaction des armées s’avère un défi important dans la riposte aux menaces terroristes. Cette séance de travail fait suite à un récent séjour du ministre délégué chargé de la défense nationale du Bénin, séjour au terme duquel, un accord de coopération militaire a été signé. Mieux, elle constitue la toute première et devrait participer du renforcement des dispositions et clauses fondamentales de cet accord de coopération signé entre les deux institutions militaires à Niamey.

Oslo Chester WANOU

Défense : le Niger reçoit du matériel militaire américain

(Echos du Niger 28 sept)En fin de semaine dernière, Niamey a réceptionné de nouveaux équipements militaires offerts par les États-Unis dans le cadre de la lutte contre les djihadistes, indique le média français le Figaro en citant l’agence française de presse (AFP). D’un coût total de 13 millions de dollars soit environ 9 milliards FCFA, ce nouveau matériel est principalement composé de plusieurs types de véhicules notamment des blindés. Le ministre de la défense Alkassoum Indatou a indiqué que ce nouveau don était la preuve de la solidité des relations avec les États-Unis. Les équipements vont être destinés au centre d’entraînement des Forces spéciales anti-djihadistes situé à Tillia, dans la région de Tahoua. Cette région est notamment en proie à des attaques émanant de groupuscule affilié au groupe État islamique (EI) et à Al-Qaïda. Le matériel servira aussi à la formation des soldats nigériens engagés dans la mission des Nations unies au Mali. Le Niger et les États-Unis ont conclu un accord de coopération militaire depuis 2015. Cet accord prévoit que les deux pays collaborent activement pour mettre fin au terrorisme. C’est également dans le cadre de cet accord que plusieurs instructeurs militaires américains ont été déployé au Niger. Les États-Unis possèdent une base militaire au Niger d’où ils font voler des drones. Une autre base située à Dirkou serait gérée par la CIA et permettrait le lancement de drones militaires.

Mawulolo Ahlijah

Énergie : le Niger va bénéficier du soutien de l’agence marocaine de sûreté nucléaire

(Echos du Niger 7 septembre)En association avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Agence marocaine de sûreté nucléaire veut partager son expérience avec les autres pays africains dont le Niger, et renforcer le savoir-faire du continent en matière de sûreté nucléaire. Cet appui qui vient à point nommé consistera du 5 au 16 septembre 2022 en des séries de sessions de formation visant à renforcer la capacité du continent dans l’utilisation des réacteurs nucléaires à des fins médicales et de recherche dans les meilleures conditions. Il s’agira en effet d’outiller les participants pour faire face aux dangers liés aux radiations nucléaires en vue de développer une infrastructure nucléaire sûre et efficace qui respecte les normes internationales. 32 représentants en provenance de 13 pays africains assistent à cette session. Les formations sont assurées par un panel de sept experts marocains et internationaux. Outre le Niger, des représentants du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la République centrafricaine, du Tchad, des Comores, de la République démocratique du Congo, de Djibouti, de la Guinée équatoriale, du Mali et du Togo sont arrivés à Rabat pour suivre cette formation. « La formation comprend des conférences et des ateliers sur les meilleures pratiques d’inspection des installations nucléaires. La partie pratique de la formation devrait avoir lieu dans les hôpitaux marocains », a affirmé Mounjib Zniber, le directeur de l’agence marocaine de sûreté nucléaire. Principal producteur d’uranium en Afrique, le Niger ne possède à ce jour aucune centrale nucléaire. Le pays s’est toutefois lancé depuis 2020 dans l’utilisation de l’atome à des fins médicales.

Youssouf Sériba

Sécurité : le Niger et le Burkina forment un front commun contre le terrorisme

(Échos du Niger 24 août) Dans une déclaration faite après une séance de travail avec son homologue du Burkina Faso Barthélemy Simporé dans le cadre de sa mission au Burkina entamée le lundi 22 août, le ministre de la Défense nigérienne a déclaré que les deux pays n’entendaient pas céder ne serait-ce qu’un seul centimètre de territoire aux groupes terroristes. Toujours pour parler de la question sécuritaire, Alkassoum Indatou s’est également entretenu avec le chef de l’État burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. « Au-delà des opérations ponctuelles, nous envisageons de faire des opérations régulières et permanentes sur le terrain entre nos différentes forces armées pour permettre à nos forces d’occuper le terrain, de prendre le contrôle du terrain et qu’on ne puisse pas laisser un seul centimètre aux terroristes aussi bien au Niger qu’au Burkina », a déclaré le ministre nigérien. Dans un contexte où la menace sécuritaire semble s’étendre au pays du golfe de Guinée avec des attaques à répétition dans le nord Togo et dans le nord Bénin, le ministre nigérien a également indiqué que son pays et le Burkina se sont aussi engagés à travailler avec le Bénin pour plus de résultats probants au niveau des frontières entre les trois pays ». Rappelons que ces déclarations interviennent dans un contexte où le torchon brûle entre le Mali et la France. L’opération Barkhane vient d’ailleurs de quitter ce pays pour s’implanter au Niger qui devient ainsi le nouveau centre de la présence militaire française en Afrique. Cela fait maintenant plus de 10 ans que le terrorisme décime de nombreux pays ouest-africains.

Mawulolo Ahlijah

Sécurité : le gouvernement veut amener les effectifs de l’armée à 100.000 homme d’ici 2030

(Les Échos du Niger 3 août)Le Niger a célébré le 1er août 2022, le 62ème anniversaire de la création de son armée. Les manifestations ont eu lieu dans les huit zones des forces armées nationales. A l’occasion, les mérites de plusieurs soldats, agents des Forces de défenses et de sécurité (FDS) en service sous le drapeau national  ont été reconnus. Ceci,  sous l’autorité du Ministre de la défense nationale, Alkassoum Indatou qui a présidé en personne les manifestations officielles. Il a saisi l’occasion pour annoncer un renforcement en effectif  des corps de l’armée afin de disposer d’hommes suffisants qui seront aguerris en formation pour permettre au Niger de poursuivre la lutte contre le terrorisme et la défense l’intégrité territoriale. De 818 hommes à sa création en 1960, l’armée nigérienne devrait atteindre 30.000 hommes d’ici 2025 puis 100.000 en 2030. « Les forces armées nigériennes ont évolué avec le temps et, avec le contexte sécuritaire  aujourd’hui, nous sommes à plus de 33.000 hommes, et nous avons comme objectif  d’ici 2025 d’atteindre cinquante mille hommes » a justifié le ministre de la défense.

En rappelant le contexte sécuritaire dans lequel se déroule cette célébration, le ministre a tenu à reconnaître et saluer le patriotisme et l’engagement jusqu’au sacrifice des FDS. « Nous célébrons cet anniversaire dans un contexte d’insécurité que connaît notre sous-région et notre pays, et cela  nous rappelle cruellement le sacrifice consenti par les forces de défense et de sécurité  nationales ces dernières années » a déclaré Alkassoum Indatou, ministre de la défense. Il a ensuite insisté la qualité de ces hommes et réitéré l’engagement du gouvernement de continuer par œuvrer pour leur assurer une formation de qualité dans les écoles et centres de formation militaire.

Oslo Chester WANOU

Coopération : La frontière entre le Niger et le Mali, toujours fermée

(Les Échos du Niger 1 août)Selon le média d’informations en ligne Maliweb, les frontières terrestres entre le Niger et le Mali seraient toujours fermées, près d’un mois après la levée des sanctions de la CEDEAO. Le site indique que les habitants de Gao qui avaient pris l’habitude de se ravitailler exclusivement par le Niger en raison de la très grande insécurité sur l’axe Bamako-Gao sont toujours dans la détresse.
Toujours selon ce média, dans la semaine du 24 juillet, tous les voyageurs qui essayaient de passer la frontière entre les deux pays ont été repoussés par les douaniers nigériens. Si cette information n’a pas été commentée par les autorités nigériennes, il faut souligner que la frontière entre le Mali et le Burkina Faso reste également fermée officiellement pour des raisons sécuritaires.
Les autorités du Niger et la junte qui se charge de la transition au Mali entretiennent des relations plutôt sulfureuses. Niamey a pris ses distances vis-à-vis de son grand voisin et allié historique au lendemain du second coup d’État mené par le général Assimi Goita.

Mawulolo Ahlijah

Coopération : L’Union Européenne annonce un don de 16,4 milliards de FCFA en faveur de l’armée nigérienne

(Les Échos du Niger 18 juillet) Ce 18 juillet 2022, L’Union européenne a annoncé une aide de 25 millions d’euros(soit un plus de 16,4 milliards de francs)à l’endroit du Niger. Cette somme devrait servir à renforcer la capacité des formes de défenses et de sécurité face à la menace terroriste qui ne cesse de grandir dans la région du Sahel et qui s’étend désormais aux pays côtiers. Les fonds ont été débloqués dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix. Cet instrument sert de soutien militaire aux pays étrangers qui reçoivent des financements de la part des États membres de l’UE.

« L’objectif de cette mesure d’assistance est de renforcer les capacités et la résilience des forces armées nigériennes afin de leur permettre de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays, et de mieux protéger la population civile contre la menace terroriste croissante », a indiqué dans un communiqué le Conseil de l’UE suite au déblocage de ce montant.

Une demande d’assistance avait d’ailleurs été introduite par le Niger au mois de mars. Depuis la fin de l’opération Barkhane au Mali, le pays s’impose de plus en plus comme le principal allié de la France et par ricochet de l’UE dans la région. Ce montant devrait servir plus précisément à financer la création d’un centre de formation de techniciens des forces armées et la construction d’une base opérationnelle avancée afin de réduire la vulnérabilité des forces armées dans la région de Tillabéri. 

« Le Niger joue un rôle majeur dans les initiatives visant à renforcer la paix et le développement au Sahel » a également indiqué le communiqué.

Mawulolo Ahlijah

Sécurité : Plusieurs morts dans une attaque terroriste au nord Togo

(Les Échos du Niger 15 juillet)La région de savanes, située au nord de la République togolaise a été la cible d’une violente attaque terroriste dans la nuit du 14 au 15 juillet. Selon les sources locales, plusieurs villages de la préfecture de Kpendjal situé au nord-est de cette région limitrophe du Burkina Faso ont été attaqués par des éléments armés venus du pays des hommes intègres.
Si aucune annonce officielle n’a été encore faite, les sources locales parlent de plusieurs dizaines de morts et d’un nombre tout aussi élevé de blessés.

Ainsi dans les villages de Blamonga, Lalabiga, de Sougtangou ou encore de Timouri, plusieurs personnes ont été égorgées de sang-froid. Il s’agirait surtout des chefs des villages, des notables ou encore de leurs proches. Si cette attaque n’a pas encore été revendiquée, le mode d’exécution porte la marque du groupe État islamique. Un véhicule des forces de l’ordre qui venait en renfort a explosé sur une mine. Le bilan fait état d’un mort et de deux blessés.

Se croyant longtemps à l’abri du cancer sécuritaire qui gangrènent le Sahel, les pays du golfe de Guinée se sont montrés sourd aux appels de leurs pairs du Niger, du Mali ou encore du Burkina Faso en vue de la mise en place d’une force conjointe de la CEDEAO. Ces pays qui ont pendant longtemps joué à la politique de l’autruche ou qui par peur de représailles hésitaient à s’attaquer aux cellules terroristes semblent maintenant payer le prix fort de leur excès de prudence.

Il est temps que la CEDEAO comprenne que la question sécuritaire de par sa complexité demande un véritable front commun. Pour cela, les États doivent laisser tomber l’obsession de la souveraineté nationale.

Rappelons que depuis le début de l’année 2022 la région de la Savane est en proie à plusieurs attaques djihadistes. Une première attaque avait coûté la vie 8 militaire.

Mawulolo Ahlijah

Sécurité : Le Tchad et le Niger veulent revitaliser le G5 Sahel

(Les Échos du Niger 14 juillet)Affaibli par le retrait du Mali et critiqué pour son incapacité à enrailler le terrorisme qui décime depuis 2015 une grande partie du Sahel, le G5 Sahel tente de se donner un nouvel élan à N’Djaména. A l’issue d’une rencontre entre le président Bazoum et son homologue du Tchad, d’importantes décisions ont été prises pour redorer l’image de cette force militaire et la rendre plus efficace sur le terrain.

« Nous n’avons pas encore considéré que c’est terminé pour le G5 Sahel, nous allons nous battre », a déclaré Mohamed Bazoum, qui n’a pas fait cas de la décision de retrait des autorités maliennes. De son côté, Mahamat Idriss Déby, président de transition tchadienne qui a accédé au pouvoir à la mort de son père avec le soutien de l’armée en violation de la constitution du pays a dit regretté le départ du Mali. « Restons optimistes et espérons qu’il revienne sur sa décision ». A-t-il affirmé.

Après les échanges, le commandement du G5 Sahel a été maintenu à N’Djamena. Les deux chefs d’État ont également annoncé avoir signé un nouvel accord dans le domaine de la sécurité. La question des prochaines opérations à mener par les deux armées n’a fait l’objet d’aucune communication. Dans un contexte où la France compte la présence de ces troupes au sol, il n’est pas exclu que l’armée tchadienne augmente sa présence dans la zone.

Reconnue pour sa puissance de feu, l’armée tchadienne souffre d’un problème d’indiscipline qui est commun à beaucoup d’armées africaines. Déployée dans la zone des trois frontières au cours du premier semestre de l’armée 2021, les troupes tchadiennes se sont rendus coupable de viols et d’autres exactions sur les populations ce qui a précipité leur retrait.

Alors que la pression sécuritaire se fait de plus en plus forte sur les populations et que les défis liés au changement climatique s’ajoutent à l’équation, les pays toujours membres du G5 Sahel ont l’impérieuse obligation d’aller au-delà de la seule stratégie militaire et de renforcer l’investissement dans le capital humain (santé et éducation) pour ramener la stabilité dans la région. Ces questions ont été malheureusement absentes de la communication des deux chefs d’État.

Mawulolo Ahlijah

Trafic de migrants : 4 passeurs armés interceptés par la Police

(Les Échos du Niger 13 juillet) Un réseau de migration irrégulière et de trafic d’arme a été démantelé le 06 juin 2022 à Zinder, Maradi et Tahoua rapporte l’ANP. C’est le fruit d’une mission conduite par la Police Nationale du Niger, à travers la Division des Investigations Spéciales (DIS) de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), en collaboration avec l’Equipe de Projet ECI-Niger au Village de Kalatchin Biri. La moisson a été (1) véhicule avec à abord 102 migrants dont 4 enfants, tous sans titre de voyages, 2 autres véhicules de marque Pick-up chargés d’une vingtaine de jerricanes de 25 litres chacun et remplis d’essence et devant servir de siège à des migrants nigérians en aventure vers la Lybie. Lors de la fouille, l’équipe de patrouille a retrouvé à bord également, 2 armes d’assaut de type AK47 et AK103, 5 chargeurs dont 4 garnis de 115 cartouches, une arme de poing automatique MAKAROV calibre 9 mm avec chargeur garni d’une cartouche. Aussitôt, la Police a ouvert une enquête et les investigations se poursuivent. En février 2022, une opération similaire a été conduite et a abouti au démantèlement d’un réseau de faussaires. 108 cachets humides, une trousse de démontage et de remontage de documents, des titres et documents de voyages et de séjours nigériens et étrangers, des actes de cession d’immeubles, des chéquiers et carnets d’épargne, fiches de rendu du résultat du diagnostic de la Covid-19, relevés de comptes bancaires, des pièces de mise en circulation de véhicules, quatre (4) véhicules dont un frauduleusement immatriculé « Député National », soixante-sept (67) fausses plaques d’immatriculation, du matériels informatiques, des actes d’état civil et des téléphones portables divers avaient été saisis.

Oslo Chester WANOU