La Coalition CAP20-21, ACC, FRC appelle à une marche pacifique

© Com mpn

Par Ismael Bagoudou

La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés étaient de nouveau face à la presse ce jeudi 11 mars pour une déclaration au siège Mpn Kiishin Kassa. Dans ce point de presse l’opposition politique réunie dans cette coalition annonce « une grande marche pacifique et démocratique le samedi 20 mars pour protester contre la répression, le déni de droit et exiger le respect des résultats sortis des urnes. À cet effet une lettre d’information a été envoyée aux autorités ». La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés ont affirmé leur soutien à la position de Mahamane Ousmane candidat au second tour de l’élection présidentielle qui se dit vainqueur de l’élection présidentielle 2e tour avec 50, 30% des voix. « En se mettant résolument du côté du peuple nigérien qui, témoin des graves manquements visant à lui confisquer son suffrage a spontanément et massivement protesté et rejeté des résultats d’une élection manifestement manipulée. La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés réaffirment solennellement leur engagement et leur détermination à ne pas accepter nième holdup électoral », peut-on lire dans la déclaration lu par Ibrahim Yacouba président du Mpn kiichin kassa. Aussi, la Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés déplorent et dénoncent la promptitude avec laquelle certains pays et partenaires ont cru devoir se prononcer en faveur du candidat du pouvoir sur la base des résultats globaux provisoires. La coalition a par ailleurs exigé la libération de l’Autorité Morale du Moden-FA/Lumana Africa, Hama Amadou, le Général Moumouni Boureima, Abdou Maman Lokoko, Seydou Tahirou Mayaki, Tar Choukou et les centaines de personnes arrêtées lors des manifestations à l’annonce des résultats globaux par la CENI. Notons la libération ce matin de Bakari Saidou, ancien député du Moden Fa Lumana détenu à la prison de kolo depuis mai 2016. Dans cette libération on peut y voir une volonté de décrispation de la part du régime.

“je suis vainqueur au 2nd tour de l’élection présidentielle avec 50.30%”

© Échos du Niger

Par Ismael Bagoudou

Dans un point de presse aminé ce lundi 8 mars 2021 à Niamey, Mahamane Ousmane, candidat au second tour à l’élection présidentielle a déclaré qu’il est « sans aucun doute » le gagnant de l’élection présidentielle second tour. Le candidat du Rdr est revenu sur le déroulement du scrutin, « des fraudes, du vol, des bourrages d’ urnes » ont été observés preuves à l’appui à fait savoir Mahamane Ousmane. « J’ai soumis des recours, j’ai fourni des éléments suffisants, objectifs, documentés, il y a des éléments factuels qu’on a eu à fournir et quand j’ai déclaré les 50.30%, je ne les ai pas inventé. Je vais vous le dire sans violer évidement le secret de l’instruction que la cour doit faire pour instruire le dossier qui lui sont soumis, sur la base de ce dont je dispose, c’est ne sera pas 50.30% que j’aurai, mais c’est beaucoup plus », martel le candidat de l’opposition Mahamane Ousmane. L’ancien président de la République a fustigé les messages de félicitation de certains pays adressés à Bazoum Mohamed, selon lui, les auteurs de ces messages doivent se garder de prendre position. Mahamane Ousmane d’ajouter « Les actes d’iniquité d’injustice sont les causes de frustration et de la frustration nait la révolte, et de la révolte nait les débordements, les troubles, l’insécurité et de l’insécurité nait l’instabilité ». Enfin Mahamane Ousmane a demandé la libération de tous les détenus arrêtés et incarcérés dans les prisons lors des récentes manifestations suite à la proclamation des résultats globaux provisoires par la commission électorale indépendante CENI.

21 février : un scrutin apaisé et 7 agents électoraux morts dans une exploitation

Le scrutin présidentiel 2e s’est déroulé ce dimanche 21 février sur l’ensemble du territoire national. L’écrasante majorité des 26 000 bureaux de vote répartis dans les 8 régions du Niger ont ouvert leur porte à 8 heures selon les différents mission d’observation du Niger. L’enjeu est de taille. Il s’agit d’assurer la première transition démocratique du pays. En effet, le Président de la république, son excellence Issoufou Mahamadou a décidé de ne pas se présenter au terme de ses deux mandats. Ce dernier après avoir accompli son devoir civique dans le bureau de vote numéro 001 a manifesté sa satisfaction.

« Je suis fier d’être le premier président démocratiquement élu de notre histoire à pouvoir passer le relais à un autre président démocratiquement élu, c’est un événement majeur dans la vie politique de notre pays », a -t-il affirmé à cet effet. Que ce soit à Dosso (sud-est), à Diffa (est) ou encore à Bilma (extrême nord-est), ils étaient nombreux à se rendre dans les bureaux de vote très tôt pour choisir le prochain président de la République. Toutefois, à Niamey, la mobilisation était relativement faible à la mi-journée. Le scrutin se déroule sous la supervision de 7000 observateurs aussi bien nationaux qu’internationaux. Rappelons que depuis le début du mois de décembre 2020, les électeurs nigériens sont appelés aux urnes. Dans un premier temps pour choisir leurs élus locaux le 13 décembre puis dans le cadre du premier tour des élections présidentielles le 27 décembre. Le 2e tour de ce scrutin qui se déroule ce 21 février permettra de départager, Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir et l’ancien président de la République Mahamane Ousmane. Même si en général le vote s’est déroulé dans la sérénité toutefois, 7 agents de la CENI ont trouvé la mort dans la commune de Waraou située dans le département de Gothèye(région de Tillabery) situé dans la région de Tillabery. Le véhicule transportant ces 7 agents électoraux de la Ceni a explosé sur une mine, faisant par la même occasion 3 blessés graves. Très présent dans cette région, les Forces de défense et de sécurité se sont immédiatement transportées sur les lieux du drame. Dans le même registre, on apprend que la journée a été émaillée de violences à plusieurs endroits de la région. Ainsi à Bankilaré, deux bureaux de vote ont été saccagés par des individus armés venus à motos. Comme butin, ils ont emporté un véhicule 4×4 appartenant au parti au pouvoir et kidnappé le chauffeur. À Banibangou, ce sont des heurts qui ont été signalés entre militants de partis politiques rivaux. Cette situation a conduit plusieurs bureaux de vote se trouvant dans la zone à décider de la suspension des opérations de vote. Située dans la zone dite des trois frontières, la région de Tillabery est confrontée depuis de nombreuses années aux attaques terroristes du groupe État islamique.

Lettre d’interpellation aux candidats à la présidence de la République du Niger, pour qu’ils s’engagent publiquement à intégrer dans leurs programmes électoraux les questions liées à l’accès aux informations et aux services de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) de qualité pour tous les jeunes, adolescentes et adolescents.

Jades ll Ssraj

En concourant à l’élection présidentielle, vous manifestez votre désir de servir vos concitoyens et concitoyennes. A l’heure où certains et certaines sont tenté.e.s par la résignation, cette volonté d’œuvrer pour le bien commun est une bonne nouvelle. C’est avec un immense honneur que nous, jeunes et adolescent.e.s, membres de douze (12) organisations, réseaux, associations et mouvements de jeunesse issus de la société civile du Niger, présent.e.s sur toute l’étendue du territoire, sommes réuni.e.s pour vous adresser cette lettre ouverte. Porter à votre connaissance la situation difficile que vivent les adolescent.e.s et les jeunes quant à leurs Droits et Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) ici au Niger et obtenir de votre part un engagement à nous accompagner pour changer la situation, est pour nous un acte citoyen fort. En tant que candidats à la présidence de la République du Niger, vous avez un rôle particulier à jouer pour la santé des adolescent.e.s et des jeunes, qui sont le futur de la nation. Nous, jeunes leaders, nous connaissons le terrain et les jeunes nigériens et nigériennes. Les statistiques nationales et nos nombreuses activités à travers le pays avec nos pairs, nous permettent d’affirmer que l’accès à des informations et à des services de qualité et adaptés en matière de Droits et Santé Sexuelle et Reproductive des adolescent.e.s et des jeunes (DSSRAJ) est à ce jour préoccupant. Au Niger, les jeunes de 10-24 ans représentent 32% (1) de la population totale et les moins de 15 ans représentent 50% (1) de la population totale. Cependant, bien que nous soyons le tiers des nigériens et nigériennes, nous manquons de connaissances et les services de l’État ne répondent pas à nos besoins. En effet, les études montrent par exemple, que seulement 14,1% (1) des femmes de 15 à 24 ans et 25,4% (1) des hommes de 15 à 24 ans ont un niveau de connaissances approfondi de la transmission du VIH/SIDA. Elles montrent aussi qu’uniquement 19,6% (2) des femmes de 15 à 49 ans situent la période de fécondité́ au milieu du cycle entre deux périodes de règles. Pourtant, avoir des informations justes et adaptées sur les IST, VIH-Sida et les moyens de s’en prévenir ainsi que comprendre et connaître son corps, est primordial pour faire des choix éclairés pour sa santé et la construction de la vie. Les indicateurs montrent également que les adolescentes et les jeunes femmes en union ont un besoin en planification familiale non satisfait (3) (13,1 % (2) pour les 15-19 ans et 18,4 % (2) pour les 20-24 ans) et que peu de femmes ont reçu les informations utiles qui permettent l’utilisation dans les meilleures conditions des méthodes de planification familiale … Les raisons à cela sont nombreuses : tabous autour de la sexualité, pesanteurs socioculturelles et religieuses importantes, zones rurales peu et mal informées sur les DSSRAJ, manque de connaissances et/ou de moyens pour accéder aux services de santé, manque d’espaces de paroles sûrs, méconnaissance des lois et décrets qui doivent les protéger … Des avancées ont été faites ces dernières années en faveur de la SSR des jeunes, des adolescent.e.s ainsi que pour les droits des femmes et des filles par les autorités et les acteur.rice.s travaillant sur les DSSRAJ au Niger (la loi SR de 2006 et son décret d’application 408 de 2019, la loi SAJ(4), l’élaboration d’un plan d’action opérationnel budgétisé pour la Planification Familiale (PF) pour les années 2019-2020 avec une implication effective du réseau des jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour la SR/PF, l’engagement d’affecter 15% du budget du PANB pour les activités ciblant les jeunes, les adolescentes et les adolescents(5)…). Mais aujourd’hui il reste encore beaucoup à faire et nous avons besoin de vous. Contribuer à ce que nous ayons accès à des informations fiables sur les DSSRAJ et sensibiliser les populations est crucial pour que nous puissions faire des choix éclairés pour notre santé et notre avenir.

Discours du président de la Halcia à la cérémonie de mise en place de l’observatoire de L’Election présidentielle 2e tour du 21 Février.

©Halcia

– Mesdames et Messieurs les Commissaires de la HALCIA ;

– Monsieur le Président de Transparency International Niger ;

– Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de la société civile ;

– Mesdames et Messieurs les représentants des médias ;

– Mesdames et Messieurs, les représentants des organisations féminines et de jeunesse ;

– Mesdames et Messieurs,

Votre présence parmi nous ce matin témoigne de l’intérêt tout particulier que vos structures accordent aux questions touchant à la lutte contre la corruption en général et à la crédibilisation du processus électoral en cours dans notre pays, en particulier.

Je voudrais donc vous exprimer toute notre reconnaissance pour avoir accepté de constituer avec nous, un observatoire pour l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021. Comme vous le savez, la bonne tenue des élections est une condition indispensable à la stabilité des institutions et à la paix sociale. C’est pourquoi la HALCIA conformément à ses missions de prévention a décidé de mettre en place en relation avec vos structures cet outil de veille et de surveillance des élections.

Je voudrais en particulier vous engager à agir sur le terrain avec impartialité, objectivité et responsabilité afin de relever les dysfonctionnements et autres pratiques corruptives de nature à entacher la crédibilité des votes.

Mesdames et Messieurs, Pour assurer une meilleure surveillance des élections, la HALCIA a élaboré un guide pratique de l’observation des élections en s’inspirant du code électoral nigérien et des bonnes pratiques communément admises en matière d’observation des élections.

Au cours de cette même session ce guide fera l’objet d’échanges afin que chaque observateur saisisse la mesure de ses missions et responsabilités. Je vous demande par conséquent de participer activement aux échanges et de poser éventuellement toutes les questions utiles à la bonne exécution du travail sur le terrain.

L’observatoire que j’ai l’honneur d’installer solennellement ce matin couvre les huit (8) régions de notre pays à travers seize (16) localités. C’est le lieu ici de remercier très sincèrement les responsables de la CENI pour la diligence employée dans la délivrance des accréditations à nos observateurs.

Je ne doute pas que cette même dynamique sera observée avec les représentants de la CENI sur le terrain, afin qu’ensemble, nous contribuons à l’atteinte de notre objectif commun c’est-à-dire des élections libres, transparentes, apaisées et exemptes de pratiques corruptives. Mesdames et Messieurs, Au cours de cette session vous aurez également à échanger sur les enjeux liés à la corruption en période électorale sous la forme d’éléments de sensibilisation destinés aux membres des commissions électorales et des bureaux de vote afin de placer chacun devant sa responsabilité d’acteur central dans le bon déroulement des élections. Mesdames et Messieurs, En choisissant vos structures pour être membres de notre observatoire, la HALCIA sait qu’e

lle peut compter sur les valeurs d’intégrité que vous portez. Par conséquent, je reste convaincu que les missions à vous confiées seront conduites avec abnégation et professionnalisme. Sur ce, je déclare mis en place, l’observatoire de la HALCIA pour l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021. Je vous remercie de votre aimable attention.

Trouble à l’ordre public : le procureur Sayabou brandi le code pénal(art.102, 171)

web

Par Youssouf Sériba

Dans un communiqué publié ce lundi 15 octobre, le procureur de la République Maman Sayabou Issa dit suivre avec attention la campagne électorale du 2e tour. Le procureur de la République près du Tribunal Grande instance « rappelle une fois de plus aux acteurs politiques, à la société civile, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens que l’article 102 du code pénal puni d’une peine d’emprisonnement d’un (1) à cinq ans (5) ainsi que interdiction de séjour tout acte de discrimination raciale ou ethnique de même que toute propagande nationaliste, toute manifestation contraire à la liberté de conscience et à la liberté de culte susceptible de dresser les uns contre les autres » peut-on lire dans le communiqué. Dans la même lancée, Maman Sayabou met en garde contre l’article 171 du même code qui puni d’une peine d’un(1) à six(6) mois d’emprisonnement avec une amande de 50.000f à 500.000f ou l’une des deux peines « quiconque aura publiquement, par des paroles ou écrits, chercher à jeter le discrédit sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ». Ce communiqué du parquet, même s’il n’a pas été du goût de nombre de citoyens pourrait tempérer les ardeurs des trouble-fêtes. Après la menace que le débat autour de la nationalité du candidat du Pnds Mohamed Bazoum a fait pesé sur l’ordre public et la sérénité de la campagne le pays demeure sous la menace d’un processus électoral à l’épilogue incertaine. La campagne du 2e tour sensé être un Grand Débat entre deux hommes et leurs projets de société, se mue en un clash etno-régionaliste sur fond de menaces, diffamations de part et d’autres et fake news. Ce communiqué du parquet, serait de bonne fois, servira de garde-fou pour l’ordre public et la stabilité. L’un dans l’autre le procureur annonce que tous les propos incriminés sont répertoriés et les auteurs identifiés et répondrons de leurs actes si ces propos sont suivis d’effet.

Élection pacifique : le médiateur lance une campagne de sensibilisation

©web

Par Youssouf Sériba

La région de Zinder a servi de cadre le lundi 8 février ,au lancement d’une campagne nationale de sensibilisation pour des élections pacifiques et apaisées initiée par le médiateur de la République Me Ali Sirfi. Organisée avec le soutien de PNUD et World Vision Niger, cette campagne vise a prévenir les malentendus, et faire l’encadrement préventif des élections du 21 février. « Les citoyens que nous sommes doivent prendre en considération le Niger, en regardant son passé, son actualité, ses intérêts, son avenir, mais surtout son devenir immédiat. Il ne s’agit donc pas de considérer les positionnements des partis politiques ou celui des hommes politiques pour déterminer sa contribution pour le Niger. Il s’agit tout simplement de se comporter de manière citoyenne, en consentant tous les sacrifices moraux intellectuels, religieux permettant de préserver le Niger de tout trouble, de tout désordre qui peut provoquer le retard de notre développement, ou le recul de notre démocratie » a expliqué le médiateur de la République lors du lancement de la campagne. Créé par la loi 2011-18 du 8 août 2011, le Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante chargée de la Médiation institutionnelle. Il ne reçoit d’instruction d’aucune autorité. A la tête de cette institution depuis juillet 2016 l’avocat de formation, Ali Sirfi Maiga a multiplié les actions et les initiatives en vue de la stabilité des institutions et la protection des droits humains.

Présidentielle 2e tour : réunion d’information d’échange entre la Ceni, les médias et les acteurs de la société civile

© Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

La Commission Électorale Nationale et Indépendant (Ceni) a rencontré ce mercredi 10 février, les responsables de médias et les acteurs de la société civile. La réunion qui s’est tenue au Palais des congrès de Niamey, vise à partager avec les participants le bilan fait par la Ceni sur l’organisation et du déroulement des élections locales, législatives et présidentielles 2e tour et recueillir des recommandations pour le scrutin du 21 février. Dans sa communication le président de la Ceni Me Issaka Sounna est revenu sur les défis importants relevés par son institution depuis le démarrage du processus. Il s’agit entre autres de l’organisation des audiences foraines qui ont permis l’établissement de plus de 2 millions de pièces d’état civile aux citoyens ; l’établissement d’un fichier électoral biométrique fiable en 8 mois ; l’acheminement du matériel électorale sur l’ensemble du territoire dans un contexte sécuritaire et sanitaire difficiles. Par ailleurs, le président de la Ceni s’est réjoui de la bonne tenue des différents scrutins avant de relevé les manquements et insuffisances constatés tout au long du processus. Au nombre de ces insuffisances Me Issaka Sounna a fait cas des difficultés liées à la qualité du réseau internet qui a perturbé la remontée des données, résultats et autres informations à travers le pays ; la forte proportion de bulletin blanc et nul durant les opérations de votes etc. Après cette communication du président de la Ceni, s’en est suivie un riche débat sur les différents question qu’il a abordé particulièrement les points d’insuffisance. Les participants ont eu à faire des propositions dans le sens d’améliorer l’organisation du second tour. Pour l’acteur de la société civile Nouhou Arzika président du Mpcr, la Ceni doit « prendre toutes les dispositions afin de réduire le nombre trop élevé de de bulletin blanc et nul ». Autres choses décriées par le président du Mpcr, c’est la situation quasi-suspecte de plusieurs bureaux de vote où il y’a eu 100% de votants. Le président de la Ceni dit avoir pris bonne note de toutes ces recommandations afin de mieux organiser le 2e tour de l’élection qui se tiendra le 21 février 2021.

Alliances 2e tour: les girouettes bougent .

©Échos du monde

Par Youssouf Sériba

Depuis la proclamation des résultats globaux provisoires du double scrutin législative et présidentielle 1er par la Commission électorale le 2 janvier dernier, 2 personnalités politiques sont au cœur du débat politique et au centre de toutes les attentions. Ces deux hommes politiques suscitent de l’intérêt par-delà même les frontières du Niger depuis que le sort du peuple nigériens et celui d’intérêts particuliers d’ici et d’ailleurs sont entre leurs mains. Arrivés respectivement en 3e et 4e position au premier tour de l’élection présidentielle Seyni Omar du Mnsd (8,95 % des voix) et Albade Abouba du Mpr(7,07) sont les grands faiseurs de roi pour le 2e tour de l’élection présidentielle qui aura lieu le 21 février prochain. D’ici la validation des résultats globaux provisoires par la cour constitutionnelle voir l’ouverture de la campagne pour le 2e tour, ses deux mastodontes de la classe politique devront chacun se prononcer en faveur d’un des deux candidats (Mohamed Bazoum ou Mahamane Ousmane) en lice pour l’ultime bataille. Seyni Omar et Albade Abouba auront un choix à priori simple à faire pour le 21 février, d’un côté le candidat qui entend consolider les acquis de la Renaissance et de l’autre le candidat du changement porteur d’un nouveau projet de société pour le Niger intitulé les (sept) 7E. La pression sur les deux hommes est à son comble elle est en effet à la hauteur de l’enjeu inédit à la clé de ce deuxième tour : l’alternance. Les deux faiseurs de roi ont le choix entre l’alternance dans la continuité ou la grande alternance l’alternance fondamentale, celle qui mettra au pouvoir d’autres visages et le renouvellement auquel aspirent tant et tant de nigériens.

© Ousmane Sani

Du côté de Albade Abouba c’est la sérénité, l’ensemble des leaders, président de section et président régionaux sont sur la même longueur d’onde. D’une source interne au bureau politique national nous avons appris la tenue d’une réunion restreinte aux présidents régionaux du Mpr. Au cours de cette rencontre qui s’apparente à une sorte de consultation voulu par le président du parti, une position s’est clairement dégagée, 7 présidents régionaux sur les 8 se sont prononcé pour un soutien en faveur du candidat du Rdr Tchandji, l’ancien président de la République Mahamane Ousmane. Selon notre source, le parti prévoit de rendre public sa position et appelé les militants à voter Ousmane aussitôt que les résultats globaux provisoires seront validés par la cour constitutionnelle. C’est donc une imperturbable sérénité qui règne au sein parti d’Albade Abouba qui a déjà fait son choix à l’interne reste plus qu’à le rendre public.

Faiseur de roi au désarroi…

©web

Si le président du Mpr Jamhuriya jouit du soutien de l’ensemble de ses lieutenant prêts à le soutenir dans son choix pour l’intérêt du Niger, du côté de l’autre faiseur de roi on ne peut pas en dire autant. Seyni Oumarou se retrouve dans une situation très inconfortable, emmuré dans sa résidence, l’ancien premier ne sort plus et refuse les visites, selon nos sources. Une sorte de retraite spirituelle en vue de la décision politique à prendre par un bureau politique sur lequel il a en réalité très peu d’emprise. Et pourtant, le président du Mnsd dans son for intérieur a déjà fait son choix et celui-ci n’est pas en contradiction avec les propos qu’il a tenu dans le sillage de campagne présidentielle du premier tour ni avec sa requête introduite auprès de la cours constitutionnelle sur la nationalité de Mohamed Bazoum. Aussi, « le choix de Seyni est en parfaite harmonie avec la position de l’écrasante majorité des 297 membres du bureau politique » indique une source dudit bureau politique contacté par Echos du Monde. C’est qui perturbe le choix du Mnsd, et inquiète Seyni dans son recueillement, c’est un groupuscule de leaders départementaux du parti qui semble acquis à la cause « Sai Bazoum ». Le choix de Mahamane Ousmane est donc loin de faire l’unanimité au sein du bureau politique. Seyni Omar encore une fois se retrouve dans la position de devoir gérer des résistances visiblement liées à des interférences externe au parti de feu Tandja Mamadou.

Seyni Omar a-t-il déjà exprimé son choix en refusant de se rendre à Tahoua dans l’avion de Bazoum pour les condoléances à Albade ?…

En dépit de tous les clichés rependus sur l’homme, notamment sa supposée arrogance, le président du Pnds Tarayya fait partie des leaders politiques les plus accommodants en terme de sociabilité, c’est indéniable. On s’en souvient tous de la sollicitude dont il a fait preuve à l’égard de Mahamane Ousmane et sa famille à l’occasion du mariage de sa fille(Safia) en aout 2018, l’image de la présence de Bazoum à la cérémonie côte à côte avec Ousmane a fait le tour de la toile. Aussi, qui peut oublier l’élégance ainsi que la hauteur d’esprit avec laquelle le président du Pnds Tarayya s’était rendu au chevet de Hama Amadou pour lui présenter ses condoléances suite au décès de sa mère en novembre 2019 alors qu’il rentrais d’exil. Les images des deux hommes assis dans un même fauteuil à attendri plus d’un. C’est incontestable le président du Pnds Tarayya à cette capacité de transcender les rivalités politiques pour donner aux évènements sociaux toutes leur importance. C’est animé de la même hauteur d’esprits que Mohamed Bazoum s’est rendu à Tahoua le vendredi dernier 15 janvier 2021 pour présenter ses condoléances à Albade Abouba suite au décès de sa mère, le jeudi 14 janvier. Avant son déplacement sur l’Ader, Mohamed Bazoum a envoyé deux émissaires auprès du président du Mnsd Seyni Omar pour lui proposer de faire le voyage sur Tahoua ensemble à bord de son avion. Seyni le faiseur de roi a gentiment décliné l’offre qui lui est parvenu par les canaux de l’opérateur économique Mohamed Rhissa, Pdg du groupe Rimbo et un certain Sabo. Par cet acte, Seyni Omar envoie un message clair à Mohamed Bazoum. En attendant la rencontre du bureau politique du Mnsd qui seul habilité à statuer sur le choix du candidat qui bénéficiera du report de voix du Mnsd le 21 février prochain, le président du Mnsd à quand à lui donné le ton.

27 décembre : les dessous malsains d’un double scrutin apaisé

© Presse

Par Soumana Adamou

Le dimanche 27 décembre 2020, les élections présidentielles, premier tour, couplées aux législatives ont pu se dérouler au Niger sans incidents majeurs comme ce fut le cas aux élections locales du 13 décembre dernier. C’est sans doute la raison pour laquelle, le SG de l’Onu, l’ambassade des USA au Niger, les missions de l’Oif, de la Cedeao, de l’UA, de la Cen – Sad pour ne citer que cela ont salué chacun en ce qui le concerne, le peuple nigérien pour sa sagesse, à travers des communiqués qu’ils ont rendus publics. Le peuple Nigérien a fait preuve de hauteur de vue malgré la vive tension qui règne entre les différents bords politiques, due au caractère non consensuel des règles de jeux et le rejet de certaines candidatures, non moins importantes dont celle du chef de file de l’opposition Hama Amadou. La mobilisation était générale et tous les acteurs en présence avaient activement pris leurs places dans le processus électoral en cours. Il s’agit des forces de défense et de sécurité, des observateurs nationaux et internationaux, des médias dans leur ensemble et des citoyens nigériens dont il faut saluer l’engagement et la forte affluence pour accomplir ce devoir citoyen. Cependant à l’ombre de la mobilisation et la sérénité qui ont caractérisé le scrutin dans les centres urbains surtout, s’est déroulé des pratiques qui remettent en cause les bonnes notes que les observateurs surtout internationaux ont accordé pour ces élections au Niger. Des cas d’irrégularités multiples et divers ont été constatés et relevés dans le déroulement du vote dans plusieurs localités notamment en zones nomades. A Bermo, Tchintabaraden Malbaza par exemple, des témoignages fiables et authentiques ont rapporté des pratiques de fraude dont les auteurs sont identifiables. La haute autorité de lutte contre la corruption Halcia a pris des fraudeurs la main dans le sac à Malbaza. Le vendredi 8 janvier, le tribunal de Konni a prononcé une peine d’un(1) an de prison avec sursis contre des falsificateurs de procès verbaux de bureau de votes traqué par la Halcia. D’autres personnes mises en cause pour fraude et tentative de fraude seront incessamment traduit devant les tribunaux nous apprend une source de la Halcia.

©presse

L’observatoire de la Halcia n’est pas le seul organe à avoir décelé des pratiques frauduleuses lors du double scrutin du 27 décembre.Quant on prend en compte la déclaration de l’observatoire du processus électoral(OPEL), elle dit avoir enregistré par le soin de ses équipes disséminées sur toute l’étendue du territoire où se déroule le vote, 1 075 appels qui s’assimilent à des plaintes sur leurs numéros verts puis 1 580 échanges sur le média social WhatsApp. Selon cet observatoire des élections, toutes ces plaintes sont en cours de traitement par leurs équipes en vue de produire une déclaration finale sur la mission d’observation qu’on leur a confiée. Aussi, il a été loisible de remarquer, comme lors des élections locales du 13 décembre 2020 que l’ouverture de plusieurs bureaux de vote a pris encore du retard à cause de l’ acheminement du matériel et/ou du personnel qui a connu un dysfonctionnement. Cependant, il faut noter que le personnel électoral, malgré qu’il soit mal formé comme nous l’avions relevé lors des élections locales, a connu une amélioration dans l’exercice de leur mission à l’intérieur des bureaux de vote. Tout de même, des observateurs ont remarqué selon ce qu’ils disent avoir vu, des urnes non scellées avec des bulletins non signés par les assesseurs à quoi il faut ajouter le code électoral qu’ils ne maîtrisent point. Par ailleurs, le constat est amer à certains endroits, pendant le déroulement du vote. Des partis politiques, comme la dernière fois n’ont pas su relever la qualité de leur représentation dans les bureaux de vote. Certains de leurs délégués sont très jeunes sans une conscience claire de l’importance de la mission à eux confiée. Mais la faute incombe à certains partis politiques qui peuvent envoyer de tels délégués pour leur remplir une mission, sans se soucier de leur prise en charge ne serait ce que pour cette journée. Pourtant le chef de file de l’opposition dans un point de presse à la veille des élections disait que cette fois ci, pour leur camp de la CAP 21, ils se feront représentés par les candidats aux élections locales dans les bureaux de vote en lieux et places des jeunes. Voilà une proposition qui, si elle était mise en oeuvre pouvait prévenir certaines situations désagréables. Certains responsables politiques ne mesurent pas encore l’enjeu de se faire bien représenté dans les bureaux de vote. Ce laisser aller n’est pas le cas pour le parti au pouvoir, le Pnds Tarayya, où les responsables prennent tout au sérieux en ce qui concerne les élections et ne laissent rien au hasard. L’on a constaté aussi la présence de mineurs non émancipés enrôlés, car munis de leurs cartes d’électeurs en bonne et due forme. Des situations qui, si elles sont décelées ici, ont sûrement passé inaperçues ailleurs. Des cas de braquages d’urnes ont été signalés ça et là. Des urnes ont été bourrées à dessein. Des cartes d’ électeurs ont été rachetées et à quelle fin? Les achats de conscience pour influencer le vote ont été monnaie courante ce jour là comme ce fut le cas, le 13 décembre aux élections locales. Certains malfrats du procesus électoral, fort d’une certaine couverture sûre, ne se voilent même plus la face, quand ils s’adonnent sans scrupule à cette sale pratique. Des commis de l’État malgrè les droits de réserve que leur impose leurs fonctions de service public, se sont versés dans la chose électorale pour prendre partie dans le processus de vote. Cependant, le plus regrettable et le plus inquiétant dans la vie d’une nation qui se veut démocratique, c’est l’absence de sanctions à l’encontre de ces citoyens qui sont pour la plupart, pris en flagrants délits de fraude ou la main dans le sac entrain de distribuer de l’argent. La distribution des billets de banque, des kits alimentaires et autres cadeaux à l’occasion de ces élections a d’ailleurs occupé une large place dans le déroulement des différentes campagnes électorales. Les voitures de l’État ont été abusivement utilisées lors des campagnes électorales. Pour la plupart, les candidats du pouvoir sont les plus indexés de toutes ces irrégularités. Aussi, nous sommes en droit de croire, vu l’impunité qui couvre ces actes inadmissibles qui jurent avec les normes démocratiques que le déroulement de ces différents scrutins ont étalé au grand jour l’incapacité pour le parti au pouvoir d’organiser des élections en bonne et due forme. Est ce à dessein ou c’est juste une pure incompétence.

Alternance démocratique en vue : Issoufou Mahamadou honore la démocratie, le peuple nigérien donne raison à Jean Yves Ledrian

© presse

Par Youssouf Sériba

L’élection présidentielle 1er tour couplé aux législatives s’est déroulé le dimanche 27 décembre sur toute l’étendue du territoire national conformément au calendrier de la commission électorale. Au niveau du bureau de vote numéro 001 le scrutin a commencé aux environs de 10 heures avec le vote du président de la République sortant Issoufou Mahamadou, le principal acteur de l’alternance en passe d’être réalisée au Niger. En 30 de carrière politique au cours de laquelle il a été candidat à plus de cinq scrutin présidentiel, c’est pour la première fois que le natif de Dandadji vote pour un candidat autre que lui. Ainsi, pour la première fois au Niger le pouvoir sera transmis par un chef d’État sortant à un successeur élu au suffrage universel, c’est toute la particularité de ces élections du 27 décembre. « C’est un jour spéciale pour le Niger qui va connaitre pour la premier fois de son histoire une alternance démocratique. Cette alternance va j’espère permettre au Niger de consolider son statut de modèle de démocratie en Afrique » a réagit le président de la République face à la presse après avoir effectué son vote. Issoufou Mahamadou a souligné avec fierté que le Niger est un modèle de démocratie parce-que dit-il « nous somme porteur d’une ambition, celle de moderniser la politique de la détribaliser, l’ambition de faire la politique autour des valeurs et non sur des bases identitaires». L’acteur de cette révolution de la politique dans le contexte africain c’est le peuple nigérien conclu celui qui aura l’honneur de passer le pourvoir à son successeur en avril prochain.
Ce qui a été particulièrement remarquable le 27 décembre c’est la mobilisation et la sérénité qui a caractérisé le scrutin. Sur l’ensemble du territoire les nigériens se sont exprimé dans le calme et aucun incident significatif n’a été remarqué. C’est peut être ce qui donnera raison au ministre des affaires étrangères français Jean Yves Ledrian qui a déclaré en novembre dernier ici même à Niamey « La qualité de l’élection au Niger sera une référence pour toute l’Afrique ». C’est une vérité, le peuple nigérien est à féliciter mais la Commission électorale aussi, Me Issaka Sounna est entrain d’accoster le navire. Malgré les contraintes, les aléas de la Covid-19, les critiques parfois acerbes qu’il a essuyé le président de la Ceni réussi et ne cache pas sa satisfaction. « Nous sommes heureux de constater que jusque-là les mauvaises augures n’ont pas eus lieu, les élections telles que prévues se déroulent normalement dans la paix et la sérénité sans anicroche » a-t-il déclaré devant la presse après l’ouverture des bureaux de vote. Le président de la Ceni de souligner que toutes les dispositions de sécurité physiques et sanitaires sont prises pour que les électeurs détenteurs de la souveraineté s’expriment en toute quiétude.
Du côté des missions d’observation qui ont surveillé le scrutin c’est un constat positifs qui se dégage. Dans un communiqué rendu public le lundi 28 décembre par la mission d’observation de la Cedeao, les « Chefs des missions d’observation électorale déployés au Niger ont unanimement salué le caractère paisible et participatif du double scrutin du dimanche ». En somme c’est une véritable fête de la démocratie qui se déroule au Niger. Il revient aux acteurs politiques de faire preuve de maturité et ne pas gâcher l’ambiance.

2e tour des présidentielles :Vers un retour de l’opposition au sein de la Ceni

Vice-président de la Ceni © Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

Depuis quelques jours des informations font cas d’un retour de l’opposition politique nigérienne au sein de la Ceni afin d’occuper ses sièges restés vacants pendant plus de trois (3) ans. Interrogé sur la question ce matin le vice président de la commission électorale, Dr Aladoua Amadou reconnaît avoir eu vent de l’information cependant dit-il « si l’opposition souhaite rejoindre la Ceni elle doit écrire officiellement au ministère de l’intérieur afin que celui-ci prenne les dispositions qui s’imposent ». L’opposition doit ainsi transmettre la liste de ses représentants désignés au ministre de l’intérieur qui prendra un décret de nomination de ces représentants. Une fois nommés ces représentants de l’opposition vont prêter serment comme les autres membres qui ont siégé à la Ceni depuis son installation en octobre 2017 a insisté le vice-président de la Ceni. Depuis son installation le 23 octobre 2017 la commission électorale nationale indépendante (Ceni) a dû fonctionner sans les représentants des partis de l’opposition. Durant plus de 3 années de boycott l’opposition réunie au sein du Front pour la Restauration de la Démocratie et la Défense de la République(Frddr), n’a raté aucune occasion pour affirmer de son point de vu et à qui veut l’entendre, le caractère partisan de la Ceni présidée par Me Issaka Sounna. A la veille du 2e tour de l’élection présidentielle avec un candidats issu de ses rang, tout semble indiquer que l’opposition politique nigérienne retrouve la foi et visiblement prête à reprendre ses sièges qu’elle a estimé en sous-nombre par rapport à ceux de la majorité présidentielle. Notons que la Ceni conformément au code électoral est composé de 13 membres dont 3 représentants des partis de la majorité et 3 représentants de l’opposition.

Scrutin électoral à Tahoua : forte mobilisation des femmes

Bureauu de vote au quartier Guebin Zogui ©Les Échos du Niger
Bureau de vote Toudoun Morey ©Les Échos du Niger

Par Djibo Adamou, depuis Tahoua

Le dimanche 27 décembre 2020 la population de l’Ader était sortie massivement pour répondre présent au votes pour les élections présidentielles 1er tours couplé aux législatives. Au niveau des bureaux de vote du quartier Toudoun Moré, Koufan Tahoua et Gueben Zogui le scrutin à commencer à partir de 8h00. Jusqu’au environ de 17h00, le vote se déroule dans la sérénité, dans toute la ville de Tahoua. Ont note pour ces élections présidentielles premier tour couplé au législatives une baisse de la mobilisation par rapport aux élections municipales du 13 décembre passé. Ce qui est particulièrement remarquable à Tahoua c’est la forte mobilisation des femmes au niveau de tout les bureaux de vote de la ville.

Présidentielles couplées aux législatives : Un début de scrutin dans la sérénité.

©presse

Par Youssouf Sériba

Les votes pour l’élection présidentielle 1er tour couplée aux législatives ont débuté ce dimanche matin sur toute l’étendue du territoire national. Au niveau du bureau de vote numéro 001 le scrutin a commencé aux environs de 10 heures 15 minutes avec le vote du président de la République sortant Issoufou Mahamadou accompagné de sa famille. « C’est un jour spéciale pour le Niger qui va connaitre pour la première fois de son histoire une alternance démocratique. Cette alternance va j’espère permettre au Niger de consolider son statut de modèle de démocratie en Afrique » a réagit le président Issoufou face à la presse après avoir effectué son vote. Les échos qui nous sont parvenus jusqu’aux environs de 13 heures font état d’un déroulement du vote dans la sérénité, un peu partout à Niamey et dans le reste du pays, les citoyens votent dans le calme. Tout de même on note un léger retard en ce qui concerne l’ouverture de certains bureaux de vote dans la capitale Niamey. Pour sa part le président de la Commission électorale Nationale et Indépendante (Ceni), Me Issaka Sounna s’est dit satisfait et optimiste quant au bon déroulement du scrutin. « Nous sommes heureux de constater que jusque-là les mauvaises augures n’ont pas eus lieu, les élections telles que prévues se déroulent normalement dans la paix et la sérénité sans anicroche » a-t-il déclaré ce matin devant la presse. Me Issaka de souligner que toutes les dispositions de sécurité physiques et sanitaires sont prises pour que les électeurs détenteurs de la souveraineté s’expriment en toute quiétude. Notons que 7,4 millions d’électeurs sont appelés à voter ce 27 décembre dans 30 000 bureaux de vote à travers le pays pour élire un président de la république et 171 représentants à l’Assemblée Nationale.

Message de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) pour des élections propres au Niger

Mesdames et messieurs les membres des commissions électorales et des bureaux de vote, les élections présidentielle et législatives se dérouleront, Incha Allah, le Dimanche 27 Décembre 2020 sur toute l’étendue du territoire national.
A cette occasion, la HALCIA, conformément à ses missions de prévention et de répression de la corruption, a mis en place un observatoire des élections en collaboration avec les organisations de la société civile, les médias, les organisations des jeunes et des femmes, non seulement pour prévenir la corruption électorale, mais aussi pour détecter les éventuels cas de fraude, d’irrégularités ou d’actes de corruption . Mesdames et messieurs, la fraude pervertit le mécanisme électoral et fausse les résultats des élections. La corruption et la fraude constituent une menace grave pour la démocratie, l’Etat de droit, la paix et la quiétude sociale. Mesdames et messieurs les membres des commissions électorales et des bureaux de vote, vous êtes les acteurs centraux des élections. Votre engagement sans faille est déterminant pour la bonne conduite des élections dans notre pays. Voilà pourquoi, la HALCIA vous dit qu’elle compte beaucoup sur vous pour des élections propres, justes, transparentes débarrassées de toute fraude et corruption, gage de paix et de stabilité au Niger. Mesdames et messieurs, la HALCIA tient à vous rappeler que le Code électoral a prévu en son article 197 des sanctions administratives et pénales à l’endroit de « quiconque, soit dans une commission électorale, soit dans un bureau de vote (…), avant, pendant ou après un scrutin, aura, par inobservation de la loi ou des règlements, ou par tous autres actes frauduleux, violé ou tenté de violer le secret de vote, porté atteinte ou tenté de porter atteinte à sa sincérité, empêché ou tenté d’empêcher les opérations du scrutin, ou qui en aura changé ou tenté de changer le résultat, est puni d’un emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d’une amende de cent mille (100 000) francs CFA à un million (1000 000) de francs CFA. L’auteur pourra, en outre, être privé de ses droits civiques pendant une période n’excédant pas cinq (5) ans Si le coupable est fonctionnaire de l’ordre administratif ou judiciaire, agent préposé du gouvernement ou d’une administration publique, chargé d’un ministère de service public, la peine est portée au double. » Mesdames et messieurs, la HALCIA vous rassure de tout son soutien et vous réitère ses vœux de plein succès à la conduite des élections. Tous ensembles contre la corruption et la fraude électorale, pour des élections propres, justes, transparentes et paisibles au Niger.

Politique/ Mamane Ousmane le choix du Moden Fa Lumana au 1er tour des élections présidentielles du 27 décembre

©Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

C’est à travers un communiqué de presse que le bureau politique national du Moden Fa Lumana a fait son annonce ce mardi 22 décembre aux environs de 18 heures à son QG de campagne devant les médias invités pour la circonstance. Le parti de Hama Amadou dit apporter tout son soutien à Mahamane Ousmane candidat du Rassemblement Démocratique et Républicain (Rdr) Tchandji. « Le bureau politique du Moden Fa Lumana demande en conséquence à l’ensemble des structures du parti (coordinations régionales, départementales, communales et organisations de masses) de se mobiliser massivement pour voter en faveur de Mamane Ousmane » dit le communiqué lu par Tahirou Saidou, le nouveau président du parti. « L’acte que vous venez de poser n’est pas fortuit, il a été décidé dans l’intérêt du Niger tout entier et cette alliance inchaAllah sera gagnante au soir du 27 decmbre » a réagit Falke Bacharou, un des plus proches lieutenants de Mahamane Ousmane. Si des figures emblématiques du Rdr Tchandji telles que Doudou Rahama et Falké Bacharou ont été présents à cette sortie médiatique, on ne peut en dire autant du côté du parti au cheval aillé. En dehors de Mahaman Sani Secrétaire General du parti, plusieurs visages charismatiques du parti ont brillé par leur absence à ce point de presse, ce à commencer par le premier visage charismatique du parti, son autorité morale Hama Amadou lui-même alors que Mahamane Ousmane s’y trouvait dans les locaux de Lumana même s’il n’a pas assisté à la lecture de du communiqué. Le bureau politique National du Moden Fa Lumana soutient-il vraiment ce report de voix au candidat du Rdr Tchandi dès le premier tour des élections ? Pourquoi autant de tête ont manqué lors de cette sortie médiatique ? En attendant d’en savoir plus rappelons que parti de l’ancien président de l’assemblé est tenu par un accord de soutien au 2e tour dans le cadre de la Coalition pour l’alternance politique (Cap21). A ce sujet on apprend que Hama Amadou a rencontré ce mardi 22 décembre deux poids lourds de la course à la présidence à savoir Le candidat du Mouvement patriotique et Républicain (Mpr) Jamhuriya et celui du Mouvement National pour la société de développement (Mnsd) Nassara. De l’arithmétique de ces transactions politique il en résulte une question, certains diront une réponse, s’achemine-t-on vers un duel M.Bazoum versus M.Ousmane ? Quoi qu’il en soit dans camps de la Coalition Mohamed Bazoum le coup K.O on y croit plus sérieusement et des raison ne manquent pas à cela au regards des résultats provisoires des élections locales du 13 décembre dernier.

Élections/ Mise en place de l’observatoire de la Halcia pour les élections présidentielles et législatives du 27 décembre.

Le président de la Halcia lisant le discours d’installation © Halcia

Par Youssouf Sériba

L’observatoire de la Halcia pour les élections législatives et présidentielles est installé ce mardi 21 décembre au cour d’une cérémonie présidée par le président de la dite institution Abdourahamane Gousmane. Cet observatoire mis en place regroupe des membres issus des organisations de la société civile, des organisations de jeunes des associations féminines et des médias. « La bonne tenue des élections est une condition indispensable à la stabilité des institutions et à la paix sociale. C’est pourquoi la HALCIA conformément à ses missions de prévention a décidé de mettre en place en relation avec vos structures cet outil de veille et de surveillance des élections » a souligné le président de la Haute autorité de lutte contre la corruption dans son discours d’installation de l’observatoire. Ce dispositif de surveillance du double scrutin du 27 décembre sera présent dans 16 localité à travers les 8 régions du pays apprend-on. Les observateurs membre ont d’ores et déjà reçu leurs accréditations délivrées par la Commission Électorale et seront outillés d’un « Guide pratique d’observation » en matière électoral élaboré par la Halcia à cet effet. Notons que cet observatoire a été annoncé par Abdourahamane Gousmane le 9 décembre dernier à l’occasion de la célébration de la 14 journée internationale de la lutte contre la corruption est une grande première pour la Halcia. Ceci dit, au regard de la rigueur et les moyens investis par le gendarme anticorruption pour la mise en place de cet dispositif il ne fait aucun doute que de bons résultats en découlera.

Bataille électorale :L’union sacrée contre Bazoum a raté sa cible.

Mohamed Bazoum lors d’un meeting à Agadez

Par Soumana Adamou

Recentrons le débat sur les vrais problèmes qui assaillent le Niger et sa démocratie. Nous estimons selon notre humble avis que les histoires de nationalité ont toujours été posées en Afrique pour pouvoir barrer la route présidentielle à un adversaire dont on redoute sa force de frappe dans les urnes. La nationalité d’origine est une chose qui n’a jamais menacé l’existence d’un pays ou entravé la bonne marche de sa démocratie. D’autres nous dirons que c’est une question tranchée par la constitution qui est dans tous les cas, une oeuvre humaine. Tout le monde sait aussi que cette dernière n’est jamais parfaite. En effet si Bazoum est redouté pour sa candidature, ce n’est pas pour sa popularité qui peut nuire dans les urnes. Mais plutôt, c’est parceque tous les candidats en présence savent la capacité du système rose mis en place pour falsifier les résultats des urnes et le faire élire. N’oublions pas que c’est la politique au Niger. Ces opposants qui le dénoncent aujourd’hui, finiront pour la plupart d’entre eux, par le rejoindre quand le système, par imposture le portera au pouvoir, la tête baissée, pour trouver quelques places au gouvernement et dans les services décentralisés de l’État.

Pour beaucoup de politiciens dans ce pays, on fait la politique, sans principes ni convictions ou de ligne directrice…

L’essentiel est de se faire une place sous le soleil ardent du Niger afin de se mettre à l’abris des differentes factures des ménages et autres dépenses mondaines. Le peuple n’a jamais été une préoccupation pour beaucoup d’entre eux. C’est un jeux dangereux de la vie du peuple Nigérien au quel, ils s’adonnent sans une conscience claire de leur responsabilité sur la misère dans laquelle ce comportement enfoui ce dernier. La question de nationalité que certains mettent devant pour écarter un concurrent de taille est la même faiblesse dont le régime de la renaissance s’est rendu coupable pour écarter Hama Amadou du Modem FA Lumana. Nous prenons toujours le côté facile de la vie pour voiler nos insuffisances en face des adversaires qu’on redoute. Si nous sommes en démocratie et que le peuple est notre repère, pourquoi ne pas tous aller devant ce dernier pour qu’il choisisse parmi les candidats, celui qu’il estime capable, de défendre ses intérêts avec l’appareil de l’État.

Des supportrices du candidat Bazoum

La question de nationalité d’origine n’ est qu’ une bombe introduite en Afrique pour nous diviser, empêcher à nos forces de s’unir pour relever les défis auxquels les africains font face. Cela va nous maintenir dans un cadre conflictuel permanent et nous dévier des vrais objectifs à poursuivre pour atteindre le développement. Alors si c’est pour évincer Bazoum, par le canal de la nationalité, cette union contre sa candidature a tout simplement raté le virage. Ils n’ont pas eu la bonne cible. Aussi, le bon sens doit nous guider puisqu’ on ne peut pas rendre un citoyen, apatride alors qu’il a même assumé des responsabilités d’État après que ce dernier lui ait payé toutes ses études.

C’est de cette ignominie qu’a souffert Baba Alpha sous nos yeux et tous ces politiciens étaient là, silencieux sans être capables de s’unir comme aujourd’hui pour dénoncer cette violation des droits humains….

Ils l’ont séquestré et expulsé de son propre pays à cause de ses opinions dans le cadre de son métier. Où était cette union d’opposants et d’autres politiciens revenus de leur soutien pour l’imposture de 2016 quand Hama Amadou était pourchassé, contraint à l’exil, emprisonné dont le seul objectif était de l’écarter de la course au pouvoir. Ces politiciens tous bords confondus qui s’érigent aujourd’hui contre la candidature de Bazoum, ne s’étaient pas unis pour dénoncer cette N’ième violation des droits humains. Dans ce pays, les libertés étaient confisquées sous la renaissance, dont celle des manifestations de rue telle que prévue par la loi. Sous des prétextes fallacieux, les marches et meetings sont interdits, pourtant, Ils ne se sont jamais unis pour défendre la constitution. Des opposants, des membres de la société civile, des journalistes sont embastillés à volonté, ils ne se sont jamais unis pour dire non à cette violation des textes de la république. Même pour défendre le principe du consensus et organiser des élections crédibles, ils ne se sont jamais unis, laissant l’appareil électoral tel que voulu par Guri pour organiser les élections. Mais comme, il s’agit du fauteuil présidentiel, et que tout est fin prêt pour que le président Issoufou passe le témoins à son successeur désigné, on crée une union sacrée pour lutter contre une candidature qui est prévue pour remporter les élections. En démocratie, on ne choisit pas ce qu’on veut dans la cinstitution pour défendre. On doit défendre tout ce qui va contre les normes et les principes qui fondent la république. L’intérêt ici c’est le fauteuil présidentiel tant convoité. C’est pourquoi, l’union s’est créée d’elle même pour aller contre la candidature de Bazoum. Pourtant, tel que le système est établi, n’importe quel autre candidat du pouvoir qui remplacerait Bazoum, remportera la victoire aux élections présidentielles.

Analyse/ Communication et Marketing Politique en Afrique Francophone Zoom sur le cas du Niger

Une vue du rond-point Enam de Niamey en période de campagne électorale ©Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

L’avènement du consumérisme introduit par les dynamiques de mondialisation à transformé la pratique de la politique dans les pays du Nord. La politique plus qu’un jeux démocratique, elle est un marché, l’homme politique est devenu un produit, une marque qui est proposé à une communauté, à une ou plusieurs couches sociales d’un État qu’on appellera électorat. Cette réalité s’est emparée du continent africain où les hommes politiques ont pris conscience de l’importance du marketing politique dans la conquête et la conservation du pouvoir politique. Ce type de communication appelé aussi personal branding coûte chère et comme tout les business qui gênèrent beaucoup d’argent, son marché ne déroge pas à loi du libre échange. C’est ainsi que des grandes compagnies françaises et américaines bien expérimenté dans le domaine conquièrent nos marchés et séduisent nos hommes politiques avec leur maîtrise des process en matière de communication et d’imagerie. Il ressort sur ce plan une sorte impérialisme des grands groupes et les ‘’ grands consultants ‘’ européens et américains sur le marché africain. Cette situation nous prouve en réalité que poser la question de savoir qui doit communiquer pour l’Afrique et ses hommes politiques C’est comme se demander qui doit nourrir l’Afrique ? En effet la réponse est évidente mais hélas. Dans la sous-région Ouest africaine cette situation change avec l’émergence de grandes agences de Communication et de Publicité Politique qui tentent de tant bien que mal de renverser la tendance. On peut citer le groupe Ivoirien Voodoo Communication présent dans 6 pays de la sous-région qui s’est lancé depuis l’an 2000 à la conquête du marché africain francophone. Sur une dizaine de campagnes présidentielle à l’actif de cette structures 4 se sont soldés par une victoire de leurs candidats on peut citer la réélection de Mathieu Kerekou au Bénin en mars 2001, la victoire de Ibrahim Boubacar Keita au Mali en août 2013, l’élection et la réélection d’ Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire en 2011 et 2015. Dans cette short liste des champions nationaux qui tente de conquérir le marché africain on peut citer le nigérien Régie Pub de Salifou Mayaki qui est présent à Niamey depuis plus d’une vingtaine d’années, à Abidjan et dans deux autres capitales ouest africaine apprend-on.

Au Niger quel bilan peut-on faire sur la Communication et le Marketing politique ?

D’emblée rien n’a changé, dans la forme, il y’a peu de différence entre la campagne électorale des élections de mars 1993 et celles de février 2011. La Communication, de même que la gestion de l’imagerie de l’homme politique nigérien n’ont pas changé depuis les premières élections de l’ère démocratique. La mentalité de l’électorat elle-même n’a pas connue de mutation selon certains observateurs cela justifie en parti cet anachronisme, mais aujourd’hui une il est une chose qui est indiscutable, l’émergence de l’Internet et les réseaux sociaux bouleverse les codes, le Marketing Politique 2.0 connait une introduction primaire et primitive au Niger. Commençons par souligner ce paradoxe, nos acteurs politiques contrairement à ce que beaucoup pensent, on une conscience réelle du pouvoir de la communication même si le Niger est l’une des rares pays pour ne pas dire le seul où l’homme politique pratique sa communication et son imagerie lui-même en lieu et place des spécialistes et techniciens en la matière.

image d’illustration

A l’heure où l’on parle de « garde du corps numérique » ils sont très rares les acteurs politiques disposant de compte Twitter, Facebook etc, gérés par des professionnels. Dans ces conditions, comment faire comprendre à ces femmes et hommes politiques que l’électorat est entrain de connaitre une mutation profonde ?…. La jeunesse frange la plus importante de la population considérée comme le plus grand réservoir de votes devient de moins en moins crédule. Face à ces changements les acteurs politiques doivent savoir se vendre et pour cela il faut faire confiance aux professionnels : Communicants, Webmaster, photographes, vidéastes, infographistes, Community Managers, il y’en en des compétents qui sont à même de fournir des conseils, construire l’image de l’homme politique, la soigner et la protéger dans cette ère où la guerre des images s’introduit dans le débat politique qui est lui-même de plus en plus violent. Le message du politique doit être élaboré et soigner par des techniciens de même que ses éléments de langages(EDL) doivent être aussi percutants pour les différentes cibles. C’est l’ensemble de tout ceci qui fera d’un homme politique une marque et le rendre compétitif dans son environnement. Les quelques rares hommes politiques nigériens qui ont accès aux grands groupe européens et américains ainsi que les consultants internationaux doivent comprendre que si les locaux sont moins outillés ou même moins talentueux il est une chose qui est important, ils connaissent et maîtrisent (pour certains) l’environnement qui est le leur, et toute la magie de la communication et le marketing réside en cet élément fondamental (maitrise de l’environnement et ses pratiques culturelle de la cible).

©Les Échos du Niger

Il est donc temps que l’homme politique nigérien sache que les compétences locaux sont incontournables dans leur milieu. A la veille de m électorales de notre pays le débat doit être posé pour dégager des perspectives heureuses pour les professionnels du domaine et leurs clients. Pour que cela soit, il revient aux professionnels qui, soit dit en passant pour certains ont fréquenté les meilleurs universités de l’Europe et des États-Unis, de se mettre ensemble et de former des groupes de tink tank dans le but de développer des concepts et des idées permettant de développer le secteur et influencer le paysage politique de notre pays et cette préposition est valable pour notre sous région ouest africaine. C’est Aujourd’hui une opportunité qu’en Afrique francophone le géant et très influent Havas ex Euro-RSCG qui a exercé un monopole dans le domaine pendant plus d’une décennie a plié bagages même si certains de ses cadres sont encore dans les palais présidentiels africains.