« chaque entreprise a une responsabilité sociale et environnementale »

(Echos du Niger 7 dec)Dans le cadre de leurs fonctionnement, certaines entreprises notamment les usines et les grandes unités de productions déversent des résidus dans l’environnement et ou dégagent la chaleur et de la fumée une action qui peut contribuer à la pollution et conduit au réchauffement climatique. De ce fait, selon Sani Ayouba Directeur Exécutif de Jeune volontaire pour l’Environnement JVE «chaque entreprise a une responsabilité sociale et environnementale par rapport à l’impact de ces activités du point de vue environnemental et sociétal » Dans leurs cahier de charge les entreprises notamment celle ayant une forte empreinte carbone prennent l’engagement compenser leur impacts sur l’environnement à travers des actions sociales et des activités de sauvegarde. Toutefois ces engagements ne sont pas remplis dans bien de cas indique Ayouba Sani. Pour ce défenseurs de l’environnement les sociétés doivent être individuellement suivies et évaluées sur leur engagement environnemental pour une meilleure efficacité. « il faut voir ce que chaque industrie pose ou cause à l’environnement et quelles sont les actions que ces entreprises proposent ou exécutent pour réparer le tort qu’elles sont en train de causer au niveau de l’environnement » explique Sani Ayouba.

Au Niger la législation en matière de protection de l’environnement est moins contraignante vis-à-vis des grandes entreprises notamment celles de l’industrie extractive qui ont un impact destructeur sur l’environnement.

Ismael Bagoudou

Assainissement et santé publique au Niger : plus de  16 millions n’ont pas accès aux toilettes. (Rapport)

Avec un indice de développement humain parmi les plus faibles au monde 0,4, le Niger fait face à un important défi en matière d’hygiène et assainissement plus particulièrement l’accès aux toilettes. Selon le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, plus de 78,1 % de la population n’a pas accès à des latrines. Conséquence, 16 629 692 de Nigériens font leurs besoins en plein air, une situation qui génère de conséquences sanitaires énormes. Malgré cet enjeu sanitaire considérable, la défécation en plein air est en progression depuis 2017.

De 68,7 % en 2017, le taux défécation en plein air est passé à 70.8 % en 2018 pour atteindre 78,1 % en 2019 selon l’enquête pour le suivi de la situation de l’accès des populations à l’eau et a l’assainissement publié en 2020 par l’INS. Les conséquences de cette situation sur l’environnement et la santé publique sont insoupçonnables. Selon l’OMS, «un(1) gramme de fèces peut contenir 10 millions de virus, un (1) million de bactéries et mille (1 000) kystes parasites et la défécation à l’air libre contribue à plus de 800.000 décès chaque année, plus que les décès liés au paludisme ».

Au Niger, « elle provoque des maladies comme la fièvre typhoïde, le choléra, la diarrhée, les maladies liées aux vers, l’hépatite A, la poliomyélite, le trachome » indique le ministère de la Santé publique de la population et des affaires sociales. En milieu rural où le manque de latrines est très rependu, ces maladies font partie des premières causes de mortalité. Pour cause, «dans ces zones faute d’infrastructures d’assainissement, les populations font leurs besoins dans les champs, les forêts, les buissons, les lacs et les rivières. Une des conséquences de cette situation, en est que le Niger est confronté à une épidémie de choléra chaque deux (2) ans» nous explique M .Yaou Zoumbay chef service hygiène et assainissement à la Direction de l’hydraulique à Maradi. La dernière épidémie de choléra en date a fait 151 morts entre mars et septembre 2021 avec plus 4 800 cas enregistrés. Cette épidémie a touché principalement 6 régions (sur les 8 que compte le Niger) à savoir Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua, Tillabery et Zinder. Les régions Tahoua et de Maradi en sont les régions les plus touchées avec respectivement 63 et 47 morts.

Yaou Zoumbay CS hygiène/assainissement (Maradi)

Le manque d’infrastructures d’assainissement en milieu rural constitue également la principale cause de prolifération des Maladie Tropicales Négligées (MTN) telles que le ver de guinée et le trachome. « Lorsque le sol est contaminé par la défécation, il infecte l’environnement, les eaux de surface et de boisson qui deviennent ainsi vecteurs de maladies comme le ver de guinée de la filarziose du trachome, la leishmaniose, le filarsiose qui sont toutes provoquées par la mauvaise hygiène environnementale » nous explique Ousmane Yacouba chef de brigade de la police sanitaire de la région de Mardi.

C’est pourquoi le lavage des mains doit être, dit-il de mise dans ces milieux où les populations n’ont pas accès aux latrines afin d’atténuer les conséquences de ce manque d’infrastructures d’hygiène et assainissement.

Un enjeu de dignité pour les femmes et les jeunes filles…

Au-delà de la problématique de santé publique, l’accès aux toilettes revêt bien d’autres enjeux. Selon l’OMS, « La défécation en plein air est un affront à la dignité, et au bien-être, en particulier des filles et des femmes. Par exemple, des centaines de millions de filles et de femmes dans le monde manquent d’intimité lorsqu’elles ont leurs règles. La défécation en plein air les expose également à un risque accru d’exploitation sexuelle et d’insécurité personnelle » indique l’OMS dans son rapport sur l’Impact transformationnel de l’élimination de la défécation à l’air libre.

Au Niger le selon les données les plus récentes, issues du rapport de l’enquête pour le suivi de la situation de l’accès des populations à l’eau et a l’assainissement, 2 310 057 femmes et de jeunes fille défèquent en plein air. Une situation qui interpelle tous à une synergie d’action pour mettre fin à cette atteinte à la dignité.

Image d’illustration

Le manque de toilette, touche également les écoles, selon le Programme Solidarité Eau (Ps-Eau) Niger « seulement 2 écoles primaires sur 10 sont équipées en bloc latrines. En outre, ces équipements ne sont pas toujours fonctionnels, faute d’entretien et ne correspondent pas toujours au nombre d’élèves fréquentant l’école », ce qui n’est pas sans conséquence sur la scolarité de la jeune fille.

Mettre fin à la défécation en plein air…

Mettre fin à la défécation en plein air constitue une urgence de la plus haute importance. Le vice-secrétaire général des Nations-Unies Jan Eliasson a déclaré en mai 2014 « un(1) enfant meurt toutes les deux(2) minutes et demie d’une maladie liée à la défécation en plein air, des morts silencieuses, qui ne sont pas évoquées dans les médias, et ne font pas l’objet d’un débat public » a-t-il indiqué.
Au Niger le défi est immense, selon la feuille de route pour mettre Fin de à la Défécation à l’Air libre (FDAL) d’ici 2030, « il faudra réaliser un taux de performance annuel de 7,8%, soit plus de 6300 villages à certifier (zéro défécation en plein air) correspondant à plus d’un million et demi de personnes ».
En juin dernier, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, le Ministre de l’Hydraulique de l’Assainissement Adamou Mahaman a été interpelé par le député Kala Moutari sur la question de l’hygiène publique et l’accès à l’eau.
Si le Ministre Adamou Mahaman a pu présenter quelques réalisations concrètes sur l’accès à l’eau notamment en milieu rural, en ce qui concerne les infrastructures d’assainissement, rien de concret n’est ressorti de ses interventions.
« L’accès aux infrastructures d’assainissement constitue une des priorités pour le Niger. C’est conscient de ces enjeux que le gouvernement s’est engagé depuis 2016 pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durables (ODD6) pour accélérer les progrès pour un accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement à l’horizon 2030 » a-t-il simplement professé. Le membre de l’Exécutif a mis en avant l’adoption en mai 2017, le Programme Sectorielle Eau, Hygiène et Assainissement (PROSEHA) 2016 – 2030. Or force est de constater que ce programme n’a su enraillé la défécation en plein air qui est en progression comme en témoignent les statistiques officielles sur la période 2017, 2018,02019.

Youssouf Sériba


Ce contenu a été produit avec l’appui de l’ONG Speak-Up Africa.

Le changement climatique est la cause directe des inondations meurtrières au Niger (rapport)

(Echos du Niger 22 novembre) Un récent rapport publié par World Weather Attribution (WWA), une initiative d’un réseau mondial de climatologues, le 16 novembre 2022 a attribué les fortes pluies diluviennes qui ont conduit à des inondations au Niger au changement climatique. Au mois de septembre 2022 les pertes en vies humaines liées au inondations a franchi les 103 morts. Selon ce rapport, ces pluies ont été rendues 80 fois plus probables à cause du changement climatique. Dans le rapport, les experts ont expliqué que les inondations se sont produites à la suite de précipitations supérieures à la moyenne tout au long de la saison des pluies en 2022. Cette condition a été exacerbée par des pics plus courts de très fortes pluies entraînant des crues soudaines ainsi que des inondations fluviales, ont-ils également indiqué. Le Nigéria voisin ainsi que le Cameroun ont été également mentionnés dans ce rapport. Tout comme au Niger, de fortes pluies diluviennes ont entraîné la mort de centaines de personnes et provoqué la perte de nombreuses récoltes. Pourtant aucun de ces pays ne figure dans le top 50 des pays les plus pollueurs. Le Nigéria par exemple produit moins de 1 % des gaz à effet de serre et le Niger un peu moins de 0,5 %. Or, ces deux pays sont sur la liste des pays les plus vulnérables face aux conséquences du changement climatique.

Lors de la COP27 qui vient de se terminer à Sharm El-Sheik en Egypte les pays africains ont réclamé 2000 milliards de dollar de compensation d’ici 2030 pour renforcer la résilience des populations. Si du côté des pays développés, on use de faux arguments pour dissuader la volonté des pays africains d’amorcer leur industrialisation, on peut aussi se poser des questions sur la gestion des fonds climats que reçoivent certains pays comme le Niger.

Youssouf Sériba

Début d’exploitation de la mine de Dasa : la fin de 50 ans de monopole français sur l’uranium nigérien

Après de longues années de recherche suivies de négociation, le gisement d’Uranium de Dasa situé à Tchirozerine(region d’Agadez) a été officiellement mis en exploitation le samedi 5 novembre. Le premier tire d’abattage a été effectué lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Ouhoumoudou Mahamadou sur le site de la Mine à 130 km d’Arlit.  C’est au Canadien Global Atomic Corporation que le gouvernement a accordé l’exploitation de cette mine  importante pour la relance économique du pays avec 1 400 tonnes attendues à l’horizon 2025.

La société canadienne a créé pour l’occasion, une branche locale au Niger qui a été baptisée société des mines de Dasa (Somida) dont elle détient 80 %  de parts et 20 % pour l’État du Niger. Un nouveau deal minier qui consacre la fin d’un demi-siècle de monopole exercé par la France sur l’uranium nigérien sans plu value.  

Au cours d’un entretien avec le président Mohamed Bazoum au mois de septembre 2022, le directeur général de Global Atomic Corporation, Stephen Roman, avait déclaré que la mine de Dasa représentait un grand projet pour le Niger sans préciser les retombées financières pour le pays.

Du côté des populations, les attentes sont grandes, dans un contexte marqué par un fort sentiment anti-français, elles espèrent que le groupe canadien fera mieux que le groupe français Orano Mining dont la présence au Niger a été longtemps décriée.

La fin d’un monopole sans plu value…

Le géant de l’atome français Orano Mining a détenu pendant un demi-siècle un quasi-monopole sur l’exploitation de l’uranium nigérien alors que le taux d’électrification du pays stagnait à 15 % selon un récent classement de la commission de l’Union Africaine, un taux parmi les plus faibles du continent. Au plan sociale,  les 50 ans d’exploitation d’uranium par la France au Niger à travers ses deux filiales à savoir la Société minière de l’Aïr (SOMAÏR) et la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK) n’a pas apporté un changement significatif dans la vie des populations, pas même celles des cités minières d’Arlit. Après l’épuisement  annoncé de la mine  de Cominak suivie de la fermeture de celle-ci le 31 mars 2021, plus de 800 ouvriers sont laissés sur carreau sans droits légaux pour la plus grande majorité. Un collectif parmi ses ouvriers a annoncé en aout dernier des poursuites contre la société Cominak afin d’exiger leurs droits légaux de licenciement.

Derrière ses échecs sociaux se cache une catastrophe environnementale générée par tant d’années d’extraction d’uranium à Arlit, il s’agit des bassins d’exhaures et des eaux usées, et plus de 20 millions de tonnes de résidus radioactifs. Le réaménagement du site (Rds) engagé peu après la fermeture de la mine, suscite plusieurs inquiétudes du fait du non-respect des normes et standards en vigueur. En janvier 2022, il a couté la vie à 2 personnes lors du démantèlement de l’usine et plusieurs autres blaisées. Presque un an après, l’enquête ouverte n’a donnée aucune suite à ce drame.

Au demeurant, Orano Mining continue d’exploiter la mine de Somair  et reste détenteur de l’exploitation du gisement d’Imouraren le plus fourni en Afrique dont la mise exploitation est porté à sine die. 

Des inquiétudes au cœur de la nouvelle aventure…

Même si l’arrivée des canadiens dans le secteur uranifère nigérien suscite beaucoup d’espoir, elle n’est pas exempt de critique. Selon les acteurs de la société civile spécialisée sur les questions minières il y a des doutes sur la volonté de Global Atomic de proposer au Niger une meilleure exploitation de son uranium. Des griefs relevés contre Somida font croire que cette société va vers une réplique des échecs de la Cominak. 48 heures après le lancement de son exploitation, la Coordination de la Société civile d’Arlit cité minière du Niger a rendu une déclaration dans laquelle elle dénonce des entorses aux procédures à respecter avant l’ouverture d’une exploitation conformément au code minier.

Selon elle « l’étude d’impact environnemental était  sur mesure, sans la participation de la population concernée par le projet. Cette étude ne prévoit aucun fonds pour le réaménagement du site ou pour les générations futures » peut-on lire dans la déclaration.

Aussi, ce projet n’a pas pris en compte de l’indemnisation  des populations vivant sur l’espace confisqué apprend-on.

Anciens cadres des mines d’Arlit pour la plupart, les  auteurs de la déclaration ont aussi dénoncé l’exclusion des jeunes de la région, de l’ignorance et de la marginalisation des communautés et des chefs traditionnels  vivant dans la zone.

Toutes ses raisons et biens d’autres sur lesquelles nous reviendrons laissent croire que la mine de Somida comme celles détenues par les français ne sera pas bénéfiques aux populations.

Youssouf Sériba

Les institutions régionales ouest-africaines en marche vers la COP27

Dans la perspective de la 27ième Conférence des Parties (COP27) de la Convention Cadre des Nations Unies contre les Changements Climatiques (CCNUCC) qui se tiendra à Sharm El-Sheik en Egypte du 6 au 18 novembre 2022, les institutions d’intégration régionale ouest-africaines se préparent activement pour une participation commune.

Premier jalon de cette participation conjointe, l’atelier régional de préparation aux négociations climat

Cette coopération régionale renforcée est le fruit de plusieurs années de partenariat, notamment autour de la préparation des négociations internationales sur le climat. Historiquement, les institutions régionales (CEDEAO, UEMOA, CILSS et BOAD) s’unissent et organisent chaque année un atelier régional de préparation aux COPs avec les négociateurs des Etats membres pour discuter des priorités et enjeux de la région. Comme à l’accoutumée, les discussions de cette année seront animées par le Groupe Régional d’Appui aux Négociations Internationales sur le Climat (GRANIC) de la CEDEAO et feront l’objet d’une position commune régionale qui sera publiée à l’ouverture de la COP27. L’atelier se tient du 27 au 29 septembre à Lomé au Togo avec une nouvelle composante scientifique coordonnée par le CILSS. Des travaux de mesure et de suivi du carbone en Afrique de l’Ouest seront présentés pour notamment approfondir les connaissances des négociateurs sur le potentiel de stockage de carbone des différents écosystèmes rencontrés dans leurs pays.

L’Afrique de l’Ouest, une région unie dans la lutte contre les changements climatiques

Pour symboliser cette collaboration régionale, un pavillon ouest-africain sera érigé à la COP27, COP africaine. Co-piloté par la Commission de la CEDEAO et la BOAD en partenariat avec l’UEMOA et le CILSS, ce pavillon sera équipé d’une salle de conférences et constituera une plateforme de choix pour valoriser l’action climat des institutions régionales ainsi que celle de leurs Etats membres, renforçant ainsi la voix de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale climat. Plus qu’un symbole, ce pavillon témoigne de la volonté des institutions régionales de renforcer leur coopération autour du défi commun que constitue la question des changements climatiques. Cette approche vise une meilleure coordination et efficacité de la réponse à apporter au bénéfice des populations de la région. Le maître mot de cette coopération est la complémentarité entre les mandats régionaux respectifs et l’action des Etats membres. C’est l’intervention coordonnée des différents leviers des institutions régionales qui leur sont propres (financements, renforcement de capacités, dispositif politique et règlementaire, ressources scientifiques) qui permettra un soutien efficace et effectif aux Etats membres dans la mise en œuvre de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) sous l’Accord de Paris sur le climat. Cette coopération répond ainsi à un principe de solidarité régionale et incarne l’adage

• « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Lomé, Togo, le 27 septembre 2022

Énergie : le Niger va bénéficier du soutien de l’agence marocaine de sûreté nucléaire

(Echos du Niger 7 septembre)En association avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Agence marocaine de sûreté nucléaire veut partager son expérience avec les autres pays africains dont le Niger, et renforcer le savoir-faire du continent en matière de sûreté nucléaire. Cet appui qui vient à point nommé consistera du 5 au 16 septembre 2022 en des séries de sessions de formation visant à renforcer la capacité du continent dans l’utilisation des réacteurs nucléaires à des fins médicales et de recherche dans les meilleures conditions. Il s’agira en effet d’outiller les participants pour faire face aux dangers liés aux radiations nucléaires en vue de développer une infrastructure nucléaire sûre et efficace qui respecte les normes internationales. 32 représentants en provenance de 13 pays africains assistent à cette session. Les formations sont assurées par un panel de sept experts marocains et internationaux. Outre le Niger, des représentants du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la République centrafricaine, du Tchad, des Comores, de la République démocratique du Congo, de Djibouti, de la Guinée équatoriale, du Mali et du Togo sont arrivés à Rabat pour suivre cette formation. « La formation comprend des conférences et des ateliers sur les meilleures pratiques d’inspection des installations nucléaires. La partie pratique de la formation devrait avoir lieu dans les hôpitaux marocains », a affirmé Mounjib Zniber, le directeur de l’agence marocaine de sûreté nucléaire. Principal producteur d’uranium en Afrique, le Niger ne possède à ce jour aucune centrale nucléaire. Le pays s’est toutefois lancé depuis 2020 dans l’utilisation de l’atome à des fins médicales.

Youssouf Sériba

Niger : Des pluies sont provoquées pour faire face aux faibles précipitations certaines localités

(Échos du Niger 31 août)Alors que les médias sont tous occupés à compter le nombre de morts occasionnés par les récentes pluies diluviennes qui sont tombées sur Niamey et sur d’autres régions du pays, d’autres parties du territoire nigérien ne sont pas suffisamment arrosées. Dans ces localités situées au nord, à l’ouest et dans l’est, le spectre de la sécheresse menace certaines zones du pays. Cette situation met en danger les récoltes et menace des millions de personnes d’insécurité alimentaire. Pour ces raisons, le Niger a décidé de recourir à la technologie et d’ensemencer les nuages pour provoquer des pluies. Concrètement, il s’agit de faire recours à des avions pour planter dans les nuages des produits chimiques. Il s’agit généralement d’un mélange d’argent, de sodium et d’acétone. Si cette solution peut constituer une alternative aux pluies naturelles, elle ne fonctionne qu’avec des nuages spécifiques. Aussi, elle est très fortement critiquée par les défenseurs de l’environnement qui estiment qu’elle pourrait avoir de graves conséquences. Les premiers ensemencements de nuages ont eu lieu dans la région de Tillabéry au début du mois d’août et devraient se poursuivre selon certains experts jusqu’à la fin du mois de septembre. Les conséquences du changement climatique sont particulièrement ressenties par les populations du Niger. Le pays connaît des périodes d’extrême sécheresse auxquelles succèdent des pluies diluviennes et destructrices. Selon les autorités, plus de 4 millions de personnes sont déjà en insécurité alimentaire sévère. Ce chiffre représente 20 % de la population. Le taux de malnutrition aiguë chez les enfants dépasse le seuil critique de 10 % et se situe à 12,5 %.

Mawulolo Ahlijah

Arrestation de 6 trafiquants de grenouilles à Gaya

(Échos du Niger 22 aout) La brigade mobile des Eaux et Forêts de Gaya a arrêté le samedi 20 août dans la commune de Tara six (6) individus de nationalité étrangère trafiquants d’spécimens de grenouilles en voie de disparition. Ces trafiquants fauniques ont été arrêtés en pleine opération de carnage d’espèces de grenouilles au bord du fleuve avec l’utilisation de produits chimiques hostiles à l’équilibre écologique. Ils utilisent ces produits pour empoisonner des espèces des grenouilles menacées de disparition, les sécher afin de les mettre en vente sur le marché international où ils sont très prisés. Selon le commandant Blouédou Amadou Directeur départemental de l’environnement de Gaya « après l’empoisonnement, les spécimens de grenouille tués sont séchés et conditionnés dans des cartons pour l’acheminement dans un pays voisin où le carton est vendu à 40.000 FCFA » a indiqué le commandant Amadou au micro des Échos du Niger.

Les trafiquants et un important stock de grenouilles séchés ont été présentés ce lundi aux autorités locales. « Nous ne daignerons pas d’appliquer à ces jeunes délinquants en matière de criminalités fauniques tous les textes en vigueurs portant répression des infractions d’espèces de faune et de flore menacés d’extinction » a conclu le commandant Amadou.

Fhadel ALOU, Échos du Niger

Inondations: 31.397 sinistrés, 24 blessés, 17 décès, et 6,1 tonnes de vivres emportés par les eaux

(Les Échos du Niger 22 juillet )31.397 sinistrés, soit 3876 ménages, 3584 maisons effondrées et ayant occasionné 10 morts, 765 bâtis endommagées, 513 têtes de bétails perdues, 135 greniers disparus pour une perte totale évaluée à 6,1 tonnes de vivriers, 4 cases de santé et 15 classes détruites, 24 blessés et 15 morts, 137 villages touchés dans 36 communes et 19 départements. C’est le bilan dressé des dernières pluies diluviennes au Niger à la date d’hier 21 juillet 2022 au Niger par la Direction générale de la protection civile (DGPC) appuyée par le Directeur de la logistique et des infrastructures, lieutenant Mahamane Halikou Moustapha. C’est à la limite une hécatombe qui a plongé des familles entières dans le malheur. Dans un communiqué émanant de la DGPC, il est attendu cette année « une saison des pluies très humides avec des forts écoulements au cours de cette années ». Mieux, depuis le vendredi 15 juillet 2022, on a noté une accélération rapide des systèmes pluviaux-orageux qui a eu des effets négatifs sur les fleuves notamment dans les régions de Mardi, de Zinder et le Manga, susceptible d’occasionner des perturbations dignes du changement climatique qui fait fureur dans tous les Etats et particulièrement au sahel donc également au Niger. Quant aux régions touchées au Niger, on note Diffa, Dosso, Maradi, Tohoua, Tillaberi puis Zinder. Cette dernière est la plus affectée avec 16157 sinistrés dans 13 différentes communes et 62 villages. Rien qu’à Zinder, on a noté six morts par noyade. En quantité de vivres perdus, Dosso a touché le fonds, avec 05 tonnes emportées ou détruites par l’inondation. Le plus grand nombre de décès est enregistré à Maradi et à Zender, 7 cas dans chacune des deux régions sur un total de 17 notés au plan national. Cependant, selon le bilan dressé par la direction de la logistique, Agadez et Niamey sont restées indemnes. Aucun sinistre et aucune perte enregistrés dans ces deux régions. Le phénomène inquiète et menace donc de nombreuse vie. Il importe que le gouvernement prenne donc toutes les dispositions pour préserver les populations du pire à l’avenir.

Oslo C. WANOU

L’ Afri-Plastics Challenge attribue 750 000 £ à des innovations visant à modifier les comportements en matière d’utilisation du plastique

● Quinze (15) finalistes du troisième volet de l’Afri-Plastic Challenge –  » Promouvoir le changement  » – ont été désignés.

● Les finalistes proviennent du Botswana, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda.

● Trois projets gagnants se verront attribuer 250 000 £ chacun en mars 2023.

● La gamification, le récit et les solutions basées sur les incitations figurent parmi les innovations clés. 0900,

14 juillet 2022 (Johannesburg, Afrique du Sud) – Quinze (15) équipes d’innovateurs de toute l’Afrique sub-saharienne ont été nommées finalistes de l’ Afri-Plastics Challenge avec des solutions qui changeront le comportement des individus et des communautés en matière de déchets plastiques en Afrique sub-saharienne. Les finalistes du Botswana, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda recevront une subvention de 50 000 GBP pour leurs solutions. Parmi les projets qui ont atteint la finale, citons « Change at the till », une solution développée par Meeticks Africa au Botswana. « Change at the Till » est un défi de 30 jours dont l’objectif est d’amener les utilisateurs à acquérir des connaissances sur la façon dont leur utilisation de plastiques à usage unique, en particulier lorsqu’ils font leurs courses, affecte négativement l’environnement et contribue fortement aux déchets plastiques marins, et à mettre en pratique ce qu’ils apprennent. La solution consiste en une expérience gamifiée de plusieurs jours menée par un chatbot WhatsApp intelligent et une application de base Un autre projet est un modèle de Formation- Autonomisation- Promotion (FAP) développé par Catharina Natang, une organisation camerounaise. Le modèle FAP vise à fournir une formation sur la mode durable et la mobilisation des ressources aux créateurs de mode et à équiper les créateurs locaux pour qu’ils comprennent la présence subtile mais massive de tissus à base de plastique dans l’industrie de la mode, et comment cela contribue au problème mondial des déchets plastiques. Les étudiants apprendront à connaître les alternatives non plastiques innovantes qui existent et comment y accéder, ainsi que la manière de recycler, d’éliminer correctement et de sélectionner les alternatives non plastiques. Le projet organisera également des événements annuels de mode durable pour sensibiliser le public à la mode durable et réduire les déchets plastiques qui finissent dans les océans. Également en lice, la solution M-taka de l’Association kenyane Homeless of Kisumu, qui vise à former et à autonomiser économiquement les femmes pour qu’elles deviennent des agents de recyclage qui créent des communautés de recycleurs en s’appuyant sur la technologie et en induisant un changement de comportement grâce à des connexions sociales et des incitations. Grâce à une application, les masses seront ciblées afin d’accroître la culture du recyclage et de les mettre en relation avec des agents dans leur région pour collecter le plastique et le transporter vers des recycleurs. L’honorable Harjit Sajjan, Ministre du Développement International du Gouvernement du Canada, a déclaré : « La pollution plastique menace nos écosystèmes et nos systèmes alimentaires. Je crois fermement que nous devons donner aux communautés du monde entier les moyens de faire des choix durables.

Des choix qui débouchent sur un avenir meilleur et plus respectueux de l’environnement pour tous. J’ai hâte de voir le travail acharné et l’innovation de ces étonnants finalistes, et j’ai hâte d’apporter notre expertise et nos efforts pour aider l’Afrique à devenir un continent sans déchets plastiques. » S’attaquant à la pollution plastique à travers trois volets, les finalistes du troisième volet – Promouvoir le changement – annoncés aujourd’hui sont soutenus pour développer des stratégies d’engagement innovantes telles que la gamification, les incitations et les récits pour promouvoir le changement de comportement et éduquer les communautés, ainsi que pour fournir des informations sur les rôles que les femmes et les filles jouent dans la chaîne de valeur. Le problème de la pollution plastique marine prend de l’ampleur et nous devons veiller à ce que la sensibilisation se traduise par des actions et un changement de comportement à long terme, tant au niveau individuel que collectif. Pour aider les finalistes à atteindre cet objectif, ils seront soutenus par un portefeuille d’experts en la matière au cours des prochains mois afin de développer leur solution. Constance Agyeman, Directrice du Développement International de Challenge Works, a déclaré : « Le problème de la pollution plastique marine a connu une croissance rapide ces dernières années. Il est crucial que la prise de conscience se traduise par des actions et un changement de comportement à long terme, tant au niveau individuel que collectif.

Les 15 finalistes seront soutenus au cours des sept prochains mois pour développer leurs campagnes et projets de communication. Les subventions de 50 000 £ aideront les équipes à produire des preuves de changement en matière de réduction des déchets sauvages, de ségrégation des déchets plastiques, de choix d’options réutilisables ou de refus total du plastique à usage unique ». Après avoir franchi le cap de la demi-finale, chaque finaliste a déjà reçu des subventions de 5 000 £ pour développer ses idées. Trois projets gagnants se verront attribuer 250 000 £ chacun en mars 2023. Si les femmes et les populations à faible revenu sont plus susceptibles d’être affectées négativement par la pollution plastique, elles sont également une force motrice de changement positif, de leadership et d’innovation dans leurs communautés. L’Afri-Plastics Challenge a pour objectif de soutenir les efforts innovants visant à réduire la pollution plastique d’une manière qui donne du pouvoir à tous, en promouvant une plus grande intégration du genre et une plus grande justice sociale dans les politiques nationales sur les déchets plastiques. Pour en savoir plus sur l’Afri-Plastics Challenge et les 15 finalistes du volet « Promouvoir le changement », veuillez consulter le site suivant : afri-plastics.challenges.org

-FIN-

Pour les demandes des médias, veuillez contacter Brian Leputu, Africa Communications Group, sur brian@africacommunicationsgroup.com, +2772 525 3472.

À propos de l’Afri-Plastics Challenge L’Afri-Plastics Challenge, géré par les experts en innovation Challenge Works basés à Londres, s’attaque au fléau de la pollution plastique en Afrique subsaharienne grâce au financement du gouvernement canadien. Le défi comprend trois volets pour s’attaquer au problème sur plusieurs fronts.

● Volet 1 – Accélérer la croissance – les finalistes annoncés en février 2022 – récompense les solutions innovantes de gestion des déchets plastiques après leur utilisation et leur mise au rebut (c’est-à-dire les solutions en aval) – premier prix de 1 million de livres sterling.

● Volet 2 – Créer des solutions – les finalistes sont annoncés aujourd’hui – récompense les solutions innovantes visant à réduire le volume de plastique dans les emballages et autres produits avant leur utilisation (c’est-à-dire les solutions en amont) – premier prix : 750 000 £.

● Volet 3 – Promouvoir le changement – les finalistes seront annoncés le mois prochain – recherche des campagnes et des projets créatifs pour influencer le changement de comportement des individus et des communautés afin de promouvoir une consommation durable du plastique – trois prix de 250 000 £. Les 15 finalistes de l’Afri-Plastics Challenge – volet « promouvoir le changement »

● Meeticks Africa, Bostwana Change at the Till organise un défi de 30 jours qui vise à faire en sorte que les utilisateurs acquièrent des connaissances sur la façon dont leur utilisation de plastiques à usage unique, en particulier lorsqu’ils font des achats, a un impact négatif sur l’environnement et contribue fortement aux déchets de plastiques marins, et qu’ils mettent en pratique ce qu’ils apprennent. La solution consiste en une expérience gamifiée de plusieurs jours menée par un chatbot WhatsApp intelligent et une application backend.

● Ensemble artistique et culturel WAKAT, Burkina Faso Les ambassadrices de l’environnement ont pour objectif de former 20 femmes aux effets néfastes des déchets plastiques, à travers des histoires, des contes et du théâtre. Les femmes seront formées par le biais d’ateliers aux méthodes de communication, de sensibilisation et de plaidoyer, basées sur des histoires, des contes et du théâtre, et enfin formées à la commercialisation d’alternatives aux sacs plastiques, notamment les paniers traditionnels, les sacs en tissu et en ficelle et les sacs en papier.

● Catharina Natang, Cameroon Le modèle TEP de Catharina Natang vise à fournir une formation aux créateurs de mode sur la mode durable et la mobilisation des ressources, et à donner aux créateurs locaux les moyens de comprendre la présence subtile mais massive de tissus à base de plastique dans l’industrie de la mode, et comment cela contribue au problème mondial des déchets plastiques. Les étudiants apprendront à connaître les alternatives non plastiques innovantes qui existent et comment y accéder, ainsi qu’à recycler, à éliminer correctement et à choisir des alternatives non plastiques. Le projet organisera également des événements annuels de mode durable afin de sensibiliser le public à la mode durable et de réduire les déchets plastiques qui finissent dans les océans.

● Lem Ketema, Ethiopia La campagne Ye Zembil Melse fait appel à des récits créatifs, à des campagnes numériques avec des artistes et des personnalités éthiopiennes, ainsi qu’à des engagements publics. Elle élabore un guide sans plastique pour Addis-Abeba, afin de faire connaître les effets néfastes des déchets plastiques en Éthiopie, de faire revivre les alternatives traditionnelles au plastique et de plaider en faveur d’une politique d’interdiction des sacs en plastique à usage unique.

● Let’s Do It Ghana, Ghana Le Community for Plastic Reduction and Recycling Project est un projet en deux parties comprenant la sensibilisation de la communauté par le biais d’une éducation basée sur des activités et le recyclage des déchets plastiques. Il est conçu pour stimuler les actions communautaires qui apportent des changements dans les attitudes individuelles et les habitudes d’achat conduisant à une prise de conscience accrue des déchets plastiques.

● Baus Taka Enterprise, Kenya La #StopPlasticPollution Campaign s’appuie sur une application mobile pour promouvoir le tri des déchets plastiques à la source tout en sensibilisant aux pratiques de gestion responsable des déchets. Des concours sur le tri des plastiques, avec des incitations en espèces et des points pouvant être échangés contre des services médicaux dans des centres de santé partenaires, seront organisés sur l’application.

● Homeless of Kisumu, Kenya M-taka a pour objectif de former et d’autonomiser économiquement les femmes pour qu’elles deviennent des agents de recyclage qui créent des communautés de recycleurs en s’appuyant sur la technologie et en induisant un changement de comportement grâce à des connexions sociales et des incitations. Grâce à une application, les populations seront ciblées, afin d’accroître la culture du recyclage et de les mettre en relation avec des agents dans leur région pour collecter le plastique et le transporter vers des recycleurs.

● Ukwenza VR, Kenya Ukwenza VR utilise un format de narration VR pour montrer le parcours d’un morceau de plastique après son élimination. Ukwenza VR espère ainsi qu’en montrant les différentes façons dont les déchets plastiques peuvent finir par nuire à l’environnement, il encouragera les gens à faire plus attention lorsqu’ils se débarrassent de leurs déchets plastiques.

● Recycle Port Harcourt Limited, Nigeria La campagne Let’s recycle ! comprendra une sensibilisation en ligne et hors ligne par le biais de sketchs créatifs, de défis, de jeux propres, d’activités de plantation d’arbres, etc. dans le but d’éduquer les gens sur les dangers de la pollution plastique tout en les encourageant à arrêter de jeter leurs déchets et à commencer à trier/séparer correctement leurs déchets plastiques.

● U-recycle Initiative Africa, Nigeria La PLASTIC WIZE Campaign de U-recycle Initiative Africa prévoit de former 50 femmes dans 10 universités du Nigeria pour qu’elles mettent en œuvre des stratégies créatives visant à modifier les comportements afin de réduire les déchets plastiques sur leurs campus.

● Association TERANGAGÉE, Senegal SOLUTIONS ECOLO-CULTUR’ELLES a créé un programme qui commence par la sensibilisation et l’éducation à l’environnement des enfants et des habitants d’un village grâce à l’implication des acteurs locaux (principalement les femmes, les « tatas » et les jeunes pairs éducateurs, y compris les filles). Ils utilisent des outils culturels innovants tels que des chansons éducatives, des chorégraphies, des histoires courtes en vidéos animées, des jeux et des ateliers artistiques.

● Moonshot Dynamics, South Africa Paycycle utilise un système de récompense numérique basé sur un point de vente (PDV) visant à éliminer les sacs en plastique à usage unique et à promouvoir les sacs à provisions réutilisables (RUSB) non plastiques qui sont également recyclables et écologiques. À l’aide d’une multitude d’applications mobiles personnalisées pour les acheteurs de différentes classes économiques, Paycycle suit l’utilisation des sacs par les consommateurs dans les magasins partenaires et récompense les consommateurs avec des points de fidélité pour l’achat et la réutilisation des sacs réutilisables.

● Soapbox South Africa, South Africa L’utilisation par Captain Fanplastic du récit comme élément central de l’éducation sur le plastique nous permet de contribuer directement à la résolution de ce défi. Le programme est conçu pour être extensible, dans la mesure où nous sommes en mesure d’offrir la possibilité d’utiliser des filles et des femmes en tant que leaders, animatrices et formatrices dans le cadre d’une éducation indispensable au sein des communautés.

● Vhembe Biosphere Reserve, South Africa Turning your Trash to Treasure est basé dans la réserve de biosphère de Vhembe et vise à travailler avec des écoles, des communautés tribales et des femmes ramasseuses de déchets pour sensibiliser certaines écoles en encourageant le recyclage des déchets dans les écoles. Tous les déchets collectés seront acheminés vers une entreprise locale, Dziphathutshedzo Green Surface, qui utilise le plastique pour fabriquer des briques de pavage, des tuiles en plastique et d’autres produits en plastique tels que des règles et des étuis à crayons.

● Eco Brixs, Uganda La Plastic Manufactures and Recycling Union a pour objectif de créer l’Association ougandaise du recyclage, dont les membres proviennent de toute la chaîne de valeur du recyclage du plastique. L’association souhaite créer une carte interactive où des médias riches et des données présenteront toutes les personnes engagées dans le recyclage dans le pays. À propos de Challenge Works Challenge Works est le nouveau nom de Nesta Challenges. Nous sommes une entreprise sociale fondée par Nesta, l’agence britannique pour l’innovation. Depuis une décennie, nous nous sommes imposés comme un leader mondial dans la conception et l’organisation de prix à fort impact qui encouragent l’innovation de pointe pour le bien social. Au cours des dix dernières années, nous avons organisé plus de 80 prix, distribué 84 millions de livres sterling de fonds et collaboré avec 12 000 innovateurs. Le monde se trouve à un moment critique. Ensemble, nous sommes confrontés à de multiples problèmes qui s’aggravent, mais il existe d’énormes possibilités de découvrir des solutions et de repousser les frontières de l’innovation. L’impact du changement climatique se fait sentir plus durement chaque année, mais l’innovation peut l’atténuer ; il est possible d’inverser la tendance à l’augmentation des maladies chroniques et à l’aggravation des inégalités mondiales en matière d’accès aux soins de santé ; un monde de plus en plus complexe, connecté et numérique pose une multitude de défis sociétaux, mais rend également possible des changements technologiques rapides, positifs et susceptibles de changer la vie – s’ils sont maîtrisés et dirigés correctement. Nous pensons qu’aucun défi n’est insurmontable. Challenge Works s’associe à des organisations, des organismes caritatifs et des gouvernements du monde entier pour dénicher les entrepreneurs et leurs innovations qui peuvent résoudre les plus grands défis de notre époque.

Les prix Challenge défendent l’innovation ouverte par le biais de la compétition. Nous spécifions un problème qui doit être résolu, mais pas ce que la solution devrait être. Nous offrons d’importantes primes en espèces pour encourager divers innovateurs à appliquer leur ingéniosité à la résolution du problème. Les solutions les plus prometteuses sont récompensées par un financement de démarrage et un soutien au renforcement des capacités par des experts, afin qu’elles puissent prouver leur impact et leur efficacité. La première ou la meilleure innovation à résoudre le problème est gagnante. Cette approche uniformise les règles du jeu pour les innovateurs inconnus ou qui n’ont pas encore fait leurs preuves, afin que les meilleures idées, quelle que soit leur origine, soient mises à profit pour relever les défis mondiaux les plus difficiles. Visitez-nous à challengeworks.org Á propos du Gouvernement de Canada Dans le cadre de l’engagement à réduire les plastiques marins à l’échelle mondiale, le gouvernement du Canada a lancé un projet visant à améliorer la gestion des plastiques en Afrique subsaharienne. L’Afri-Plastics Challenge vise à réduire les plastiques marins dans les pays d’Afrique subsaharienne en élaborant et en mettant à l’échelle des solutions novatrices à la mauvaise gestion des plastiques. L’Afri-Plastics Challenge met particulièrement l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles. Sans être limité par le sexe, le défi encourage les femmes et les filles à participer en soumettant leurs solutions.

Apprenez-en davantage sur les partenariats internationaux et les initiatives du Canada visant à réduire la pollution plastique.

Énergie : le Niger pourrait bientôt produire de l’hydrogène vert

(Les Échos du Niger 1er juillet)Selon le média spécialisé dans les questions énergétiques, Energy Voice, L’entreprise allemande Emerging Energy Corp (EEC) spécialisée dans les énergies renouvelables vient de lancer un appel pour une étude de faisabilité sur la production de l’hydrogène vert au Niger.

La société a déclaré à cet effet avoir signé un accord avec Niamey sur une possible commercialisation de l’hydrogène vert. Cet accord prévoit la construction des infrastructures de transport et de production, ce qui devrait permettre de faire du Niger, la première zone de production d’hydrogène vert en Afrique de l’Ouest.

L’hydrogène est la molécule la plus présente sur terre. Elle est dite verte, lorsqu’elle est fabriquée à partir d’un processus d’électrolyse de l’eau dans la perspective de produire une énergie renouvelable. Elle peut alors servir de carburant pour des véhicules à hydrogène ou permettre de produire de l’électricité.

À côté du gaz (GNL), l’hydrogène vert apparaît de plus en plus pour les pays européens qui sont engagés dans un processus de transition énergétique comme l’énergie du futur. Le Niger à l’instar d’autres pays africains est également engagé dans ce processus. Mais le pays, producteur d’énergie fossile, ne semble pas pour le moment avoir intégré l’hydrogène vert dans son programme de transition.

Il est donc fort probable que la totalité de l’hydrogène qui sera produit au Niger soit envoyée vers l’Allemagne et d’autres pays d’Europe. Les autorités nigériennes et l’entreprise basée à Francfort se sont d’ailleurs engagées à préparer le Niger pour devenir un hub régional chargé de la production d’hydrogène vert. Le partenariat entre les deux parties remonte à 2021.

Le choix des autorités nigériennes peut s’expliquer par la volonté de positionner le pays comme un producteur d’énergies renouvelables dans un contexte où les investissements dans les énergies fossiles ne cessent de se raréfier.

L’entreprise allemande a indiqué qu’elle recherche un partenaire indépendant et ayant les compétences nécessaires pour réaliser une étude dont la première étape portera sur l’analyse, l’identification et la recommandation du site ainsi que sur le coût actualisé de l’hydrogène.

Mawlolo Ahlijah

Environnement : le gouvernement fixe les conditions d’attribution de la Médaille du Mérite Écologique au Niger

Le Conseil des Ministres de ce jeudi 22 juin a adopté le projet de décret portant modalités d’application de l’article 71 de la loi n° 2016-25 du 16 juin 2016, portant statut autonome du personnel du cadre des eaux et forêts.

Ce projet de décret est pris en application de l’article 71 de la loi n°2016-25 du 16 juin 2016, portant statut Autonome du Personnel du Cadre des Eaux et Forêts, pour déterminer notamment les grades et les conditions d’obtention de la Médaille du Mérite Ecologique du Niger. En effet, la Médaille du Mérite Ecologique du Niger a été instituée par la loi 2016-25 susmentionnée pour récompenser les agents du Cadre des Eaux et Forêts, qui se sont particulièrement distingués notamment par la durée et la qualité de leurs services mais également, les personnes physiques ou morales de nationalité nigérienne ou étrangère, pour leurs bons et loyaux services dans la gestion de l’environnement.

Les Échos du Niger

Environnement au Niger : bientôt une Stratégie nationale contre les feux de brousse

Niamey abrite depuis le lundi 13 Juin 2022 et pour deux jour, un Forum National sur les feux de brousse. Ce forum qui réunit divers acteurs a été lancé par Garama Saratou Rabiou Inoussa ministre de l’environnement et de la lutte contre la désertification. Au menu, les avancées et expériences du Niger dans la lutte contre les feux de brousse en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale et son plan d’action pour une meilleure réaction au fléau.

(Les Échos du Niger 14 juin) «Problématique des feux de brousse au Niger: quelle stratégie pour une gestion durable des écosystèmes agrosylvopastoraux». C’est la thématique au cœur du Forum national sur les feux de brousse au Niger. Ce Forum vise à terme, l’élaboration d’un Programme et d’une stratégie nationale basée sur les procédées technologiques de pointe en vue de prévenir et de lutter contre les feux de brousse. Selon des données statistiques du ministère de l’environnement, sur la décennie 2010 à 2021, 1.273 cas de feux de brousse ont été enregistrés au Niger occasionnant 1.675.157 ha de pâturage consumé, soit 139.596 ha en moyenne chaque année. C’est nul doute la source de nombreux dégâts dont des pertes en vie humaines. «Au-delà des pertes en biodiversité, en fourrage pour un pays d’élevage comme le Niger et parfois malheureusement en vies humaines comme ce fut le cas en 2021 à Tanout, le passage des feux de brousse est synonyme aussi de cortège d’impacts indirects négatifs, notamment l’appauvrissement des sols, l’accélération du processus de désertification, et l’aggravation du ruissellement, pour ne citer que ceux-là. Bref, autant de maux qui affectent directement les populations locales, en quête perpétuelle de subsistance» a souligné avec émotion, Garama Saratou Inoussa, ministre de l’environnement et de la lutte contre la désertification. Au fil du temps, le phénomène s’amplifie en fréquence et en étendue avec des menaces persistantes sur la conservation des écosystèmes agrosylvopastoraux. Ce qui ne favorise pas le mieux-être des communautés locales au Niger et la promotion durable de l’élevage dans lequel le pays dispose de très grands atouts. Si tout le pays est concerné par la situation, la ministre a davantage insisté sur les régions d’Agadez, de Maradi, de Tahoua et Zinder où elle sévit plus. Cependant, telles les inondations, les sécheresses et toutes autres catastrophes naturelles, les feux de brousse requièrent grande attention. Le phénomène mérite de profonde réflexion, inclusive et des actions concertées et coordonnées pour en venir à bout. Ainsi « nous devons de ce fait changer de paradigme sur nos approches, stratégies et méthodes de lutte contre les feux de brousse, pour les adapter au contexte de la décentralisation, du changement climatique et des innovations technologiques» croit savoir la ministre. C’est pourquoi, le thème du Forum fera l’objet de différentes discussions, présentations et contributions, fruits de consultations régionales et de diverses communications sur des thématiques portant sur les nouveaux instruments modernes et astuces efficaces de gestion et de lutte contre les feux de brousse. Prenant part aux travaux, Jean-Noël Gentile, représentant pays du Programme alimentaire mondial (PAM) a justifié l’intérêt du PAM pour le sujet sachant que la prévention des feux de brousse compte au nombre des stratégies d’interventions du Programme en appui aux efforts et priorités du Niger. A ce chapitre, le PAM est plus actif dans l’information, l’éducation et la communication (IEC) mais apporte également divers appuis. Il a créé des bandes pare feux, dans les zones pastorales des régions de Tahoua et de Maradi, des zones dites du “triangle des feux” de brousse au Niger. Pour 2022 il entend réaliser 7.680 km de bandes pare feux dans les zones les plus concernées. Aussi a-t-il investi depuis 2020, environ 2 milliards de FCFA en appui institutionnel au ministère de l’Environnement et de la lutte contre la désertification.

Oslo Chester WANOU

Le Niger invite à repenser la façon de consommer les ressources de la terre à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement

La monde célèbre ce dimanche 5 juin la 48 ème édition de la journée mondiale de l’environnement. Pays du Sahara, le Niger n’est pas resté en marge des manifestations. À l’occasion la ministre de l’environnement du Niger a lancé une série d’exhortations pour la protection de l’environnement, gage de solutions durables à plusieurs situations dans le monde.

(Les Échos du Niger 7 juin)<<Une seule terre>>, c’est le thème central de la 48è édition de la journée mondiale de l’environnement célébrée le 05 juin de chaque année. Un thème évocateur qui traduit le défi commun auquel les nations sont conviées de par le monde. Selon Garama Saratou Rabiou, ministre de l’environnement et de la lutte contre la désertification, << par le choix de ce thème, la communauté internationale voudrait mettre l’accent sur la nécessité de vivre durablement en harmonie avec la nature, en y apportant des changements transformateurs, économiquement rationnels, par le biais des politiques publiques et des comportements appropriés>>.
Ces défis sont entièrement perçus depuis quelques années par le Niger avec des orientations claires, ambitieuses et innovantes du programme de renaissance Acte III qui se trouve traduit dans la Déclaration de Politique Générale du gouvernement dans le domaine de la préservation de l’environnement et des effets du changement climatique. Cadre de vie pour tout être, l’environnement peut constituer une solution durable aux multiples problèmes du monde. C’est du moins l’avis de la ministre qui a déclaré :<< La nature peut résoudre de nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Qu’il s’agisse des défis sécuritaires, économiques, alimentaires, climatiques et sanitaires>>. C’est pourquoi Garama Saratou Rabiou a invité chaque humain à réexaminer son approche de consommation des ressources de la nature et ses relations avec elles. << Cela est bel et bien possible si nous adoptons des comportements eco-citoyens qui puissent refléter de manière évidente, notre engagement à la préservation de l’environnement, solidairement avec la communauté internationale>> croit savoir la ministre de l’environnement. Dans sa déclaration, <>, a-t-elle souligné avant d’insister sur la nécessité de développer et de faire place à un réflexe écologique et de préservation. Cela devrait être inculqué aux plus jeunes déjà également très tôt à l’école car toute vie y reste intimement liée.
Il faut noter que la journée mondiale de l’environnement a été instituée en 1972 et lancée deux ans plus tard est une occasion de sensibilisation des populations du monde entier sur les défis liés à l’environnement notamment, celui de la préservation.

Oslo Chester WANOU

Conférence scientifique internationale sur le changement climatique D’AGHRYMET, acte 2

Le Centre régional AGRHYMET était face aux médias le mardi 31 mai 2022. La conférence animée par Mahalmadou Hamadoun en marge de la 2ème conférence scientifique internationale sur le changement climatique ont porté sur les objectifs de la 2ème conférence scientifique internationale sur le changement climatique et la nécessité d’investir plus dans la recherche pour limiter les effets du phénomène.

(Les Échos du Niger 2 juin)Les effets des changements climatiques ont de graves répercussions sur les plusieurs secteurs de la vie socio-économique dans les Etats. Face au phénomène, l’apport de la recherche devient essentiel voire impérieux. Durant la conférence de presse qu’il a donnée face aux médias, « un petit changement dans le temps, dans le climat au niveau de notre espace, a de très grandes répercussions sur toutes nos productions agro-sylvo-pastorales, y compris les autres sources, que ça soit les ressources naturelles, l’eau. Et ça se traduit souvent par des évènements extrêmes », a reconnu Mahalmadou Hamadoun, directeur général de l’AGRHYMET qui a mis à l’index à vulnérabilité du secteur productif face à la situation. Dès lors, cette conférence, la seconde du genre s’avère porteuse d’espoir d’autant plus qu’elle met en exergue l’utilité de la recherche face aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest et spécialement au Sahel. A cet effet, le directeur général de l’AGRHYMET a insisté sur la pérennisation des financements, ce qui permettra de prendre en compte les zones inaccessibles ou non encore impactées. Ces zones constituent selon le DG/AGRHYMET, une réelle préoccupation dans toute l’Afrique de l’ouest et prioritairement au Sahel. Pour cause, les chercheurs ne parviennent pas toujours à y accéder, ce qui prive les populations qui y vivent de l’assistance nécessaire. Mais face à la situation, l’expérience de la télédétection pratiquée par le CILSS et ses partenaires pratiquent depuis (3) ans s’est avérée concluante. Au fait, « La télédétection nous accompagne et nous permet d’identifier ce qui se passe dans ces zones d’accès difficile et les réflexions seront dans le sens de comment accéder à ces zones-là pour assister ces personnes qui s’y trouvent », a témoigné Mahalmadou Hamadoun. Aussi, les réflexions aujourd’hui s’articulent autour de la nécessité d’appuyer financièrement les activités des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. C’est le cas de la « finance climatique », une initiative innovante qui permet d’investir dans la lutte contre les effets du changement climatique. Cependant, les efforts doivent se poursuivre et le DG/AGRHYMET en est conscient: «Nous continuons, nous évoluons et nous essayons de mobiliser les ressources auprès des partenaires qui nous comprennent et qui acceptent de nous accompagner dans cette dynamique. Il faut arrêter de dire qu’on ne peut rien faire parce qu’on n’a pas les ressources nécessaires. Non ! Il faut engager le processus avec ce qu’on a». Pour un meilleur impact des études, il a exhorté les populations à suivre les différentes prévisions météorologiques que mettent à disposition chaque année le Centre AGRHYMET et ses experts. La préoccupation liée au climat étant un défi mondial, il a souligné que la zone ouest-africaine en l’occurrence sahélienne compte au nombre des plus fragiles au phénomène. C’est pourquoi, il urge que l’agriculture traditionnelle s’adapte aux enjeux via les nouvelles pratiques ou méthodes qui s’imposent. Sachant que les travaux durent trois jours, « nous pensons qu’au bout de trois jours, les communications qui seront faites par les sommités invitées à la conférence permettront d’échanger et de partager leur expérience avec nous », a notifié Mahalmadou Hamadoun. Pour y parvenir, la conférence a réuni des experts et acteurs de la recherche et des militants de la société civile. L’initiative de cette conférence scientifique internationale sur le changement climatique portée par le Centre qu’il dirige, a conclu le DG/AGRHYMET, devrait se tenir suivant une périodicité de deux ou trois ans, et c’est dans cette ambition qu’il a donné rendez-vous aux médias à Niamey très prochainement.

Oslo Chester WANOU

Journée sans tabac, 6,2% des nigériens fument avec un taux de 11,5 % chez les hommes et 0,2% chez les femmes(enquête STEPS)

Ce mardi 31 mai 2022, le monde entier commémore la Journée mondiale Sans Tabac. Le Niger n’est pas resté en marge de la célébration à l’occasion de la quelle, Dr Illiassou Idi Maïnassara ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales a adressé hier lundi 30 mai, un message au peuple nigérien notamment, les acteurs à divers niveaux, de la production jusqu’à la consommation.

(Les Échos du Niger 31) « Le tabac : une menace pour notre environnement ». C’est le thème central de la journée mondiale sans tabac édition 2022. Dans son adresse publique au peuple du Niger pour la célébration de cette journée, le ministre de la santé, Publique, de la Population et des Affaires Sociales, Dr Illiassou Idi Maïnassara a peint le tableau sombre lié au tabagisme dans un contexte global puis restreint. Object de grande nuisance, plus de la moitié des friands de cette addiction en meurent selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Sur 8 millions de morts chaque année dans le monde, le ministre souligne que « plus de 7 millions d’entre eux sont des consommateurs ou d’anciens consommateurs et environ 1,2 million des non-fumeurs involontairement exposés à la fumée. Parmi les 1,3 milliard de fumeurs que compte le monde, plus de 80 % vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire comme le Niger ». L’usage du tabac est source de plusieurs maladies débilitantes et mortelles notamment les maladies respiratoires, cardiovasculaires et les cancers appuie la médecine. Le Niger sans doute n’est pas épargné des affaires du tabagisme. A propos, «Notre pays, loin d’être épargné par les multiples conséquences du tabac continue malheureusement d’en payer les frais comme en témoigne les chiffres révélés par la dernière enquête STEPS réalisée en 2021 par le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles. Aux termes de cette enquête, 6,2% des nigériens fument avec un taux de 11,5 % chez les hommes et 0,2% chez les femmes. Ainsi, le tabac se classe parmi les premiers facteurs de risque des maladies non transmissibles au Niger » a détaillé le ministre qui a poursuivi : « Les émissions de gaz à effet de serre équivalant à 84 mégatonnes de dioxyde de carbone par an, l’industrie du tabac contribue au changement climatique et amoindrit la résilience face à ces changements, gaspille des ressources et endommage les écosystèmes ». C’est pourquoi, Il y a lieu de renforcer le contrôle du trafic du tabac via la forte taxation des produits du tabac, l’application stricte des avertissements sanitaires graphiques, la mise en place de mécanisme d’aide au sevrage tabagique, de la promotion et du parrainage des produits du tabac, la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac, une réglementation renforcée, quant à la prévention de l’ingérence de l’industrie de tabac et la surveillance de mesures de l’interdiction de la publicité a-t-il préconisé. Cette journée est l’occasion d’une prise de conscience mondiale des divers risques liés au fléau et surtout d’inviter les divers acteurs à pendre garde. A cet effet, le thème concorde avec les préoccupations actuelles du monde qui se trouve de plus en trouve confronté aux dégâts du tabagisme. C’est un moment précieux cette célébration, pour sensibiliser le grand public par rapport à l’impact du tabac, que ce soit la culture, la production, que la distribution sur l’écosystème.

Oslo C. WANOU

Agroécologie : les recommandations du journaliste sénégalais, Birame Faye

En marge de la formation sur « l’investigation sensible aux changements climatiques », le journaliste Sénégalais, Birame Faye est revenu sur l’importance de l’agroécologie dans la lutte contre le dérèglement climatique.

L’Agriculture a un impact sur l’environnement, car elle contribue aux changements climatiques. Pour solutionner, le journaliste Sénégalais et chercheur, Birame Faye a invité à la gestion durable et naturelle des terres, la lutte contre et l’abandon des organismes génétiquement modifiés (OGM) et pesticides chimiques, la promotion des solutions naturelles de traitement des maladies des plantes.

Journalistes en formation ©Frank Pougbila

Le journaliste a recommandé l’usage des semences paysannes et la promotion de la recherche scientifique pour trouver des solutions locales et naturelles pour une agriculture saine. Il a déconseillé l’usage des tracteurs et animaux pour emblaver ou cultiver les champs agricoles. Ils contribuent, selon lui, à dégrader les sols et émettent des gaz à effet de serre. Cette formation qui a débuté, ce lundi 25 avril pour prendre fin, le jeudi 28 avril 2022, regroupe des journalistes du Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal. Elle est une initiative de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest ( CENOZO ). Les 20 journalistes parleront du Sahel face au risque climatique, l’investigation à l’enquête environnementale et une table ronde sur « Défis climatiques : quelles collaborations entre médias et société civile ».

Frank Pougbila