Billet d’humeur: Hama Dabgué par Saidou Djibril

! Triste ! C’était pourtant un grand artiste, l’un des meilleurs de sa génération, qui a marqué les années 80 de sa mélodie et qui a « célébré » plusieurs mécènes et grands hommes contemporains: Alhadji Congo « Bakin Batoure », Tchana Aoula Koira, Waziri Adji, Hamidou Dourfaye, Mounkaila Sakoira, Ide Goubakoye et plusieurs autres dont des tailleurs, des chauffeurs, des restauratrices, des conducteurs de taxi etc. Dabgue était un artiste! Hama Dabgue s’identifiait à Shata, il se flatte d’être le « Shata Nizer », et sait chanter avec dextérité autant en Haussa qu’en Zarma, sa langue maternelle. Fils d’érudit musulman, il n’usurpe pas, quand il se fait appeller  » Hama Dan Malam ». Son père était des premiers compagnons de Cheikh Aboubacar Hassimi Kiota. Ses frères sont parmi les talibés les plus reguliers dans la sainte Cité. Rien ne le prédestinait à la chanson, tout est tracé pour faire de cet ex-Talibé, un « Alfa », un « Malam », un maître du Coran. Mais c’est Allah qui choisit… Les vicissitudes de la vie ont eu raison de sa belle voix et de sa svelte et joviale carrure, lui « l’enfant chouchou » à la voix ornée . Sexagénaire , groggy par les aléas de la vie, il était physiquement chancellant, vivant presque au jour le jour… Il s’en va, à …seulement un peu plus de 60 piges! Avant lui, plusieurs autres virtuoses sont parties, ensevelies dans l’oubli et l’anonymat : Abdou Katche Katche, Boube Diallo,Jhonny Maiga, Rogozo, David Guezband,et bien d’autres…Sûrement que d’autres gloires artistiques sont soit dans la misère, soit grabataires, en attendant la faucheuse dans…l’anonymat ! Et l’oubli « cynique » de la République et des…médias.

Djibril Saidou

ÉDITORIAL: Libérer 50 % du potentiel de développement de notre pays et garantir un avenir meilleur à tous les enfants du Niger.

Il est aujourd’hui une évidence, qu’il n’existe pas de développement durable pour un pays sans l’inclusion de la femme comme actrice dans tous les domaines de la vie publique. L’égalité du genre est devenue pour ainsi dire, une nécessité pour notre pays de s’engager davantage sur les sentiers du développement socioéconomique et la croissance inclusive. Pour exemple, un rapport récent de McKinsey (référence mondiale en conseil et stratégie) sur l’égalité des sexes en Afrique indique « l’économie de l’Afrique sub-saharienne devrait progresser de 300 milliards de dollars US grâce à l’inclusion générale des femmes comme salariées, chefs d’entreprise et leaders ». C’est dans cette optique que le gouvernement a fait de l’autonomisation de la femme une priorité afin de renforcer la contribution de la femme nigérienne à la création des richesses dans notre pays dont elle constitue 50,6 % de la population. À cet effet, le Ministère de la Promotion de la Femme et la Protection de l’Enfant MPF/PE s’assure de la mise en œuvre de la de Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Chef du Gouvernement SEM Ouhoumoudou Mahamadou. Aussi, notre intervention dans le domaine de la promotion de la femme/genre et la protection de l’enfant s’opère à travers deux documents de politiques qui sont le document de Politique National de Genre (PNG) et les documents cadres de la protection de l’enfant. Concernant le domaine de la promotion de la femme et du genre tout en n’accordant une grande importance à l’aspect institutionnel du domaine, nos priorités ont été orientées vers les conditions de vie des femmes rurales où vivent 78,3 % des femmes. Ainsi, plusieurs actions ont été menées ainsi que des appuis afin de renforcer l’autonomisation des femmes en milieu rural. En un (1) an, plus de 1000 femmes des régions de Maradi, Tahoua, Tillaberi et Zinder ont bénéficié de kits pour mener des activités génératrices de revenus (AGR), (ruminants, kits de transformation agroalimentaire, kits de fabrication de savon et cosmétique et kits pour le petit commerce). A cela, s’ajoute la distribution de 2 140 têtes de petits ruminants pour l’embouche 75 kits de couture, 70 machines et consommables de couture. D’autres appuis ont concerné la dotation de 237 communes en équipements de transformation agro-sylvo-pastoraux et halieutiques, l’installation de 30 plateformes multifonctionnelles, la mise à disposition de 20 moulins et 20 décortiqueuses au profit de groupements de femmes entre autres. Pour ce qui concerne la protection de l’enfant, il s’agit pour nous de les mettre à l’abri des violences, abris et exploitation notamment les mariages d’enfant et autres pratiques préjudiciables à leur bien-être. Pour exemple, grâce à l’action de l’État et des partenaires le taux de mariage d’enfant est passé de de 76 ,3 % en 2012 à 53 ,4 % en 2021 c’est dire que les efforts donnent des résultats qu’il va falloir consolider. Aussi, pour mieux, assurer la protection de l’enfant, notre démarche actuelle est l’implication des communautés. Nous pouvons citer la mise en place des comités de protection de l’enfant dans les villages. Actuellement avec l’appui de la Banque Mondiale d’autres comités de protection de l’enfant sont en train d’être installés. Pour ainsi dire, le bilan de notre action est satisfaisant, mais le chemin est encore long. C’est le lieu pour moi de remercier au nom du président de la République Chef de l’Etat SEM Mohamed Bazoum, et au nom du Premier ministre Chef du gouvernement SEM Ouhoumoudou Mahamadou l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le gouvernement du Niger dans ses efforts pour l’amélioration de la condition de la femme ainsi que la protection des enfants. Je profite également de cette tribune pour dire fete de la Journnée Internationale des droits de la Femme à toute les femmes du Niger, de l’Afrique et du Monde.

Mme Allahory Aminata Zourkaleyni, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant.

Éditorial : le monde tremble encore plus

Par Soumana Adamou

Pendant que le monde célèbre la journée internationale de la femme ce 08 mars, avec l’espoir que justice lui sera faite, pour qu’ elle trouve toutes les places qui lui reviennent de droit, la presse Nigérienne perd un de ses doyens Gréma Boukar (paix à son âme). Aussi, à voir ce qui se passe entre la Russie et l’Ukraine, il est clair qu’il faut se demander où se trouve l’erreur pour que la force et la terreur remplacent le droit et la raison. Le monde doit il continuer à se laisser aller vers la domination des pays les plus puissants sur les plus faibles en mettant de côté, le bon sens ? L’ Ukraine a la crête de ses toits qui brûle sous la puissance de feu de la Russie. Pendant ce temps, ses alliés restent pour le moment désemparés et ne savent plus, par où passer pour ramener le bouillant Vladimir Poutine à respecter le droit des peuples à disposer de leur souveraineté et à nouer leurs alliances selon leur entendement et selon leurs intérêts. Comme dirait l’autre, Dieu ne fait rien pour rien. En effet, depuis la sortie de la deuxième guerre mondiale, il était convenu de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que plus jamais, les velléités de domination et d’ expansionnisme ne reviennent en ce monde pour créer un autre trouble à l’ordre public. L’ONU est ainsi née sur les cendres de la société des nations dont les insuffisances ont fait que rien n’a pu empêcher au monde d’aller en guerre pour la deuxième fois. Mais depuis lors, les grands pays de ce monde qui se sont donnés les moyens de tout contrôler se taisent sur des injustices dont la finalité ne peut que conduire l’humanité à sa perte. C’est ce à quoi le monde assiste sans être capable d’empêcher aux armes de crépiter en Ukraine. De manière tacite, des pays, dans le petit cercle fermé de l’ hégémonie occidentale, avaient des droits de vie ou de mort sur d’autres peuples avec même la possibilité de renverser de bombarder des pays, de tuer froidement des chefs d’État qui ne s’alignent pas derrière leur logique ou de renverser des régimes. D’autres puissances refusent carrément la pratique de la démocratie dans ses normes universelles, telle qu’ elle serait acceptée par tous à leurs anciennes colonie. Au mépris du droit international, des pays croupissent en Afrique francophone et ploient sous le poids d’injonctions diverses pour s’ entremêler dans leurs affaires intérieures. Le monde entier observe ces puissances faire malgré le droit à ces peuples de disposer de leur souveraineté pour en jouir comme ils veulent. Les dirigeants africains sont intimidés au motif d’être renversé et humilies s’ils résistent et s’ils refusent de trahir leurs peuples. Leur devoir, c’est de monter la garde sur leurs intérêts et d’y veiller. Les velléités hégémoniques d’ un pays sur un autre n’ont pas commencé par la Russie sur l’ Ukraine. Des pays comme la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan furent attaqués, bombardés et détruits laissant des centaines de milliers de morts et de victimes de guerre comme sombre tableau. Khadafi, Saddam Hussein(paix à leurs âmes) ont tous laissé leurs peaux , assassinés dans cette velléité de dominer l’autre et le contraindre à s’aligner derrière des concepts qui ne les arrangeraient guère. Toutes ces injustices se passent avec la connivence des institutions et organismes internationaux. Les organisations et autres défenseurs des droits de l’ homme observent et ne disent mot comme si ces puissances qui dictent tout sur le monde entier ne sont pas concernés par le respect des droits humains et de la souveraineté des peuples à travers le monde. En Afrique, les anciennes colonies françaises, sans défense vivent cette prétention d’un pays à dominer un autre depuis la nuit des temps pour constituer un frein à leur développement. Leurs richesses narurelles soumises à des accords secrets sont pillées et déportées ailleurs sur le marché international pour être monnaiyees comme l’uranium du Niger. Les vrais propriétaires n’ont droit qu’à des miettes. L’histoire du franc CFA est la plus grande arnaque qui ne serait jamais égalée en ce monde. Ce qui explique la pauvreté, la plus totale et leurs corollaires de maladies les plus banales qui sévissent pour décimer les populations. Cette injustice selble être acceptée par le monde entier qui se tait. LaFrance et ses alliés semblent avoir vu la guerre venir. C’est pourquoi, pour des raisons géostratégiques et sous prétexte d’une prétendue lutte contre le terrorisme, ils ont créé les conditions d’une insécurité au sahel, propulsée de la Libye. Ces derniers ont eu l’idée de déployer leurs forces sur des terrains loin de chez eux en Afriq, où ils peuvent essayer leurs armes et s’ entraîner au mieux. Pour eux, il faut se préparer à des éventuelles surprises qui peuvent venir de partout pour s’imposer et changer l’ ordre mondial actuel où les plus riches doivent continuer à s’ enrichir et les plus pauvres, à s’enfoncer dans la précarité la plus totale.

Diffa, un soleil levant au rayonnage d’espoir

Éditorial par Abdou Ouabi Lamine Hassane.

« L’espoir à les yeux brillants » dit un vieux adage qui résume en ce mois d’hiver tous ce qu’il y’a de plus visible dans la capitale du manga qui brille et scintille grâce aux énormes investissements dont elle a bénéficié à hauteur de plus de 60 milliard de franc CFA dans le cadre de la fête tournante du 18 décembre, la fête de la République. Quelques années en arrière, beaucoup croyaient Diffa incapable d’accueillir la célébration de cette fête nationale qui ravive le sentiment Républicain dans les cœurs des filles et les fils du Niger. Les hésitations occasionnées par le calendrier électoral qu’à connu notre pays en décembre 2020 et les chantiers encore inachevés avaient poussé le gouvernement de l’époque à reporter à 2021 Diffa N’glaa prévu se tenir le 18 décembre 2020.
Frappée par le terrorisme depuis plus de 6 ans la région de Diffa a vue son économie tomber dans le coma du fait d’un quotidien miné par des incessantes attaques territoires ayant occasionné des centaines de morts depuis le début de la crise.
C’est dans ce contexte sécuritaire pénible pour les braves populations de Diffa que les nouvelles autorités issues des élections générales de 2020-2021 ont placé la lutte contre le terrorisme au centre de leurs priorités. Elle se sontaussitôt mises à pied d’œuvre pour le retour de la sérénité dans cette région située à quelques 1300 kilomètres de Niamey dans le sud-est du pays.
Mohamed Bazoum dans les toutes premières semaines de sa prise de pouvoir a déployé sa stratégie qui a consisté à pacifier les villages sous emprise des incursions da factions de Boko Haram. C’est ainsi qu’un programme de rapatriement des populations déplacées a été initié par le chef de l’État et conduit depuis le 20 juin par le gouverneur de la région de Diffa Issa Lemine.
Ce programme qui a permis le rapatriement de 130.000 déplacées ayant fui depuis 2015 les attaques terroristes est la résultante d’un retour de la quiétude rendus possible grâce à un retournement de la situation sur les différents front dans cette partie du pays en faveur des Forces de défense et de sécurité galvanisés par le nouvel homme fort du pays.
Pour ainsi dire, cette fête du 18 décembre 2021, au-delà de la célébration de la République marque pour la capitale du Manga un tournant qu’est la naissance d’une nouvelle ère d’espoir après des années passées à compter des morts et des blessés dans climat de restriction des libertés induites par l’état d’urgence en vigueur dans la région depuis février 2015.
Diffa renoue progressivement avec la bonne ambiance. Les populations reprennent confiance en elles même et aux gouvernements, l’économie locale soutenue par la production du poivron, la pêche et l’élevage retrouve des couleurs, les enfants reprennent le chemin de l’école, en un mot, Diffa retrouve la sérénité, et embrasse l’espoir.
Une des preuves de ce retour progressif de la paix et la sérénité, c’est aussi l’atterrissage ce dimanche 12 décembre aux environs de 12 heures du vol commercial de la compagnie Niger Airlines, le premier depuis 7 ans que celle-ci avait arrêté de desservir la région de Diffa à cause de l’insécurité. Incontestablement, Diffa du soleil levant ouvre les yeux sur un nouveau jour brillant d’espoir.

Éditorial inaugural

LES ÉCHOS DU NIGER

Au service de l’Information juste et saine


Chers internautes, lecteurs d’Afrique et du Monde, c’est avec un immense bonheur que nous vous annonçons à travers cet édito, la naissance d’un journal en ligne, venu enrichir l’espace médiatique du Niger particulièrement la presse en ligne.
Le Journal en ligne d’Information d’Investigation et de Reportage, LES ÉCHOS DU NIGER. C’est le Journal désormais votre, qui s’est fixé comme mission principale : Informer le public. Internautes, nigérien d’ici et de la diaspora, ainsi que toutes celles et ceux intéressés de quelque manière que ce soit à l’actualité du Niger à tous les échelons de la vie publique, Les Échos du Niger est votre source d’information CRÉDIBLE.
La Naissance de ce Journal n’a pas été d’une volonté spontanée comme le contexte pourrai donner à le croire, c’est l’aboutissement d’un projet initié il y’a aujourd’hui plus d’un(1) an. Nous avons voulu offrir au public ce journal qui a pour vocation d’apporter une touche d’innovation et plus de professionnalisme dans la manière de traiter et diffuser l’information en ligne. Informer est une grande responsabilité qui hier encore incombe au seul journaliste professionnel, mais avec l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de communication le métier de Journalisme a cessé d’être l’apanage du Journaliste professionnel. L’apparition des réseaux sociaux a bouleversé la presse dans tous les pays à travers le monde, et l’information juste et saine est en proie au fake news et à la désinformation. Dans ce contexte le journaliste professionnel a le devoir sacré de s’adapter à la nouvelle donne, occuper la toile pour faire prévaloir la bonne information tant recherchée, c’est aussi ça qui précipité la naissance de ce journal.
Les Échos du Niger se veut un Journal Web INDÉPENDANT qui recherche, collecte traite et diffuse l’information de manière purement professionnelle avec pour seule orientation l’ETHIQUE et la DÉONTOLOGIE en matière de Journalisme dans le strict respect des lois qui régit la presse au Niger. Nous faisons de l’Investigation, de l’analyse et des reportages qui couvrent l’essentiel de la vie publique au Niger. Nous traitons l’actualité dans le domaine Politique, Sécuritaire, l’Économique, et Sanitaire.
Soi centième (60e) pays le plus peuplé du monde avec plus de vingt-deux(22) millions d’habitants, le Niger fait partie des pays sous-développés en indices de développement. Si cet état de fait est tributaire du faible investissement dans l’éducation et la santé deux arcboutants de la prospérité d’un État Moderne, il est aussi la résultante d’une faible participation de la Femme dans les efforts de développement, elle qui représente portant plus de 51% de la population. C’est pourquoi Les Échos Du Niger s’engage à faire la promotion de la Femme dans tous les secteurs de la vie publique à travers notre Rubrique Échos Saraounia que vous découvrirez bientôt.
Notre Rédaction est composée de journalistes professionnels, hautement qualifiés ayant fait leur preuve dans le paysage médiatique nigérien. Ce sont des femmes et des hommes, de jeunes et moins jeunes ayant pour trait commun, la passion du journalisme, « le plus beau métier du Monde » dixit Tidiane Sy Journaliste, Directeur Général de l’École de Journalisme et de Communication (Ejicom) de Dakar. Une Rédaction qui s’est engagé à vous offrir chers lecteurs et lectrices, une information saine, utile et équitable. Aussi, à travers nos reportages nous nous engageons à vous faire découvrir le Niger dans sa marche vers le développement et à travers nos enquêtes vous rendre compte sur la gestion publique dans toutes les sphères de l’Administration et de l’État.
Conscient du contexte particulier, à savoir le processus électoral en cours dans notre pays, Les Échos du Niger entend jouer un rôle dans le traitement équitable et professionnel de l’information et compte apporter une grande contribution dans la lutte contre les Fake news ou fausses information particulièrement celles qui procéderont de la désinformation en cette période électorale. Ceci pour vous dire chers lecteurs et lectrices que nous sollicitions de votre part tout appui ou contribution de nature à améliorer notre travail au bénéfice de tous.

Le Directeur de Publication