Niger : À Paris, le président Bazoum dévoile son plan pour réduire la pauvreté au Niger

(Échos du niger, 6 décembre) Lors de la présentation du plan de développement 2022-2026 à Paris ce lundi 5 décembre 2022, le président Bazoum a dévoilé son plan pour réduire le taux de pauvreté qui se situe actuellement à 43 % à 35 % en 2026. Le montant total de ce plan de développement est d’environ 30 milliards d’euros. 13,35 milliards d’euros devront être apportés sur ressources propres par l’État. Le Niger attend 10,28 milliards d’euros des partenaires techniques et financiers et 5,99 milliards du secteur privé. Le président Bazoum a expliqué que ce nouveau plan de développement tournait autour de trois axes : le développement du capital humain, l’inclusion et la solidarité ; la consolidation de la gouvernance, de la paix et de la solidarité ; la transformation structurelle de l’économie. « En mobilisant suffisamment de ressources, nous créerons les conditions de la diversification et de la modernisation de l’économie du Niger, du développement du capital humain, de la consolidation de la gouvernance, de la paix et de la sécurité », a assuré le chef de l’Etat. A l’issue de cette table ronde 22,3 milliards euros d’engagement ont été pris par les différents PTFs présents à ce rendez-vous. La plus grosse enveloppe vient de la Banque mondiale qui s’est engagé à accompagner le PDSES 2022-2026 à hauteur de 4,2 milliards de dollars. Le PNUD promet 2,7 milliards de dollars ; 2,7 milliards de dollars du système Nations-Unies ; 2,4 milliards d’euros de la BAD ; 2,3 milliards pour l’UE ; 2,5 milliards ; 100 millions d’euros pour mes Pays-Bas, La France promet 750 millions d’euros, la BOAD s’engage pour 680 millions d’euros, Altius RCI 140 millions d’euros, BID 500 millions de dollars, BADEA 500 millions d’euros Selon la Banque mondiale, le Niger devrait connaître un taux de croissance annuel d’environ 8,5 % sur les 5 prochaines années grâce notamment à une augmentation de la production du pétrole.

Youssouf Sériba

Inclusion financière : Le Niger reçoit plus de 10 milliards de franc CFA du Fonds africain de développement

(Échos du Niger 1er dec) Le Fonds africain de développement, la structure chargée des prêts consessionnels au sein du Groupe de la Banque africaine de développement(BAD), vient d’approuver un financement de 16 millions de dollars en prêts et subventions au profit du Niger soit 10,1 milliards FCFA. Ce montant devrait permettre d’exécuter des projets visant au renforcement du secteur financier. Ces programmes doivent aider à la mobilisation de ressources à long terme pour les prestataires de services financiers et améliorer l’inclusion financière des populations vulnérables. Un accent particulier est mis sur les femmes, les jeunes, les ruraux ainsi que les petites et les moyennes entreprises. Dans les détails, ce montant permettra de mettre en place un mécanisme de financement capable de répondre aux besoins des micros, petites et moyennes entreprises. Il devrait aussi servir au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des prestataires de services financiers. Grâce à ces initiatives, ces derniers seront plus à même de développer des produits et services financiers qui répondent aux besoins de la population. Le ministre des finances nigérien Ahmat Jidoud, a affirmé que « cet appui de la Banque africaine de développement va renforcer les capacités techniques et financières des prestataires de services financiers au Niger, notamment les systèmes financiers décentralisés, ce qui permettra d’élargir l’accès aux services financiers au plus grand nombre de nos concitoyens, notamment ceux qui vivent en milieu rural ».

Youssouf Sériba

Niger : lancement de la semaine de l’industrialisation africaine

(Echos du Niger 22 novembre)La Semaine pour l’industrialisation de l’Afrique a été lancé à Niamey ce 20 novembre 2022 avec l’ouverture du premier sommet des femmes transformatrices africaines. Les travaux devraient prendre fin le 25 décembre. Au menu, il devra se tenir au cours de cette semaine deux sommets extraordinaires des chefs d’États et de gouvernement de l’Union africaine. Le premier sommet aura pour thème « Industrialiser l’Afrique : renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusives et durables » et le second devrait porter sur les avancées réalisées dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Au total, ce sont plus de 20 chefs d’État et près de 2 600 délégués qui sont attendus aux différents panels, conférences, expositions et forums qui seront organisés au cours de la semaine. C’est en 1989, lors d’un sommet qui s’est déroulé à Addis Abeba que la journée du 20 novembre a été adopté par les présidents du continent comme journée de l’industrialisation de l’Afrique. Plus de 30 ans plus tard, même si les sommets se sont succédé, l’industrialisation du continent demeure encore un vœu pieux et mis à part l’élaboration de plan national d’industrialisation, aucune avancée majeure n’a été réalisée. Au Niger, le secteur industriel représente moins de 10 % du PIB.

Mawulolo Ahlijah

Niger : la croissance économique est attendue à 7,1% (FMI)

(ÉchosduNiger 4 novembre)Dans une récente communication, le Fonds monétaire international (FMI) a affirmé que la croissance économique au Niger allait atteindre 7,1% au cours de cette année 2022. Ce rebond s’explique principalement selon les mots de l’institution par une augmentation des investissements privés et une reprise de l’agriculture. Ce dernier secteur avait été mis à mal par la crise sanitaire de la COVID-19 et le contexte sécuritaire fragile. Dans le même temps, l’institution de Bretton Wood et le Niger ont conclu un accord portant sur des services sur une deuxième revue de programme. Grâce à cet accord, le FMI va procéder à un décaissement d’environ 51 millions de dollars au profit du gouvernement nigérien. L’accord doit être soumis à approbation en décembre selon le communiqué du FMI publié le 2 novembre 2022. Pour rappel, le Niger bénéficie d’un programme de trois ans avec le FMI. Ce programme est destiné à l’aider à se remettre des effets de la pandémie de la COVID-19. La croissance économique du pays avait été de 5,8 % en 2019 avant de descendre à 3,6 % en 2020 pour chuter à 1,5 % en 2021. Si ces nouveaux chiffres sont encourageants, le pays doit faire face à une inflation galopante causée par le conflit en Ukraine.

Mawulolo Ahlijah

Inauguration de la boutique de promotion des produits locaux ‘’Fanta Haouse’’

(Échos du Niger 20 sept)Inauguration le jeudi 15 septembre 2022 de la boutique ‘’Fanta Haouse’’, une boutique de vente exclusive des produits transformés localement. Cette boutique qui vient d’ouvrir ces portes vise à promouvoir, à encourager les efforts des femmes transformatrices mais aussi à rendre ces produits accessibles afin de contribuer au développement de la chaine de valeur des produits agricoles. C’est madame KEFFI Fatimata promotrice de la boutique ‘’Fanta Haouse’’qui a procédé au lancement officiel à travers la coupure du ruban. C’était en présence des autorités locales, des représentants des structures étatiques en charge de la question, des ONGs et Associations intervenants dans le secteur de l’agro-alimentaire au Niger ainsi que de plusieurs invités.
En prenant la parole à cette occasion madame KEFFI Fatimata a tenu à remercier l’ensemble des participants avant de mettre l’accent sur l’importance de la consommation des produits locaux qui n’ont ‘’rien n’à envier aux produits importé’’ a-t-elle souligné.
Le représentant du Haut-Commissariat à l’initiative 3N mosieur Vincent Paraizo a quant à lui, encouragé l’engagement des femmes transformatrices qui se soutiennent afin de grandir avant de féliciter cette initiative louable vient appuyer les efforts des femmes transformatrices dans la promotion de leurs produits.
Au-delà du consommons local ces produits Bio offrent aux clients une alimentation plus saine avec moins de produits chimiques. Ainsi, à travers cette boutique la promotrice de ‘’Fanta Haouse’’ entend créer le déclic afin d’amener les nigériens à consommer local mais aussi à contribuer au développement économique et à la promotion de la chaine de valeur des aliments produits et transformés localement.
Enfin, madame KEFFI Fatimata invite l’ensemble de la population à consommer local et profite pour lancer un appel à l’Etat et aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir les efforts des femmes dans la promotion des produits locaux sur l’ensemble du territoire et au-delà à l’international.

Abdoul Kader IDY OUNANI

Niger : Le gouvernement initie la création d’une laiterie dans le département de Gaya

(Echos du Niger 7 septembre)Au terme du conseil des ministres qui s’est tenu le 2 septembre dernier, le gouvernement a donné son accord pour la création d’une Laiterie à Gaya. Cette laiterie qui a pour nom Laiterie de Gaya (LG) est un établissement public à caractère industriel et commercial. Ce projet qui voit le jour grâce à l’appui des partenaires financiers et techniques du Niger a consisté à la construction d’une usine de transformation industrielle du lait local et de deux centres de collecte et de conservation de lait cru. Ces centres sont implantés à Roumto Tanda et à Nadewa Bengou. Le communiqué sanctionnant le conseil des ministres a d’ailleurs précisé que « l’usine est dotée d’une ligne complète de production industrielle de trois produits phares à savoir le yaourt liquide, le lait frais pasteurisé et le lait (UHT), est aujourd’hui achevée et prête au démarrage ». Cette laiterie en plus d’améliorer la productivité laitière dans les exploitations de la région de Dosso devrait aussi permettre la création de nombreux emplois directs et indirects dans le département de Gaya.

Mawulolo Ahlijah

Opérationnalisation de la ZLECAf : Des officiers douaniers en formation sur la genèse et les instruments de mise en œuvre

(Échos du Niger 30 août)Depuis le 29 août 2022 et jusqu’au 02 septembre, une quarantaine de responsables formateurs des douanes nigériennes mobilisés de toutes les régions du pays par le Programme d’appui à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) sur financement de la GIZ, prennent part à une formation des formateurs sur l’origine de ladite Zone, son opérationnalisation et les instruments afférentes. Au menu, le protocole de la ZLECA et les principes fondamentaux qui le fondent, les régimes fiscaux, douaniers et les règlements commerciaux dans la Zone, la tarification et les concessions tarifaires, les règles d’identification et de définition de l’origine communautaire, la politique de lutte contre la fraude et autres.  

Le Directeur adjoint des douanes nigériennes, Abou Oubandawaki présent au lancement de cette formation, s’est attardé sur l’historique de cette zone où les échanges ont démarré depuis janvier 2021, les tenants et aboutissants. Dans ce processus, les douanes constituent un maillon important d’où cette séance de renforcement de capacité des responsables   qui auront leur tour à relayer les acquis auprès de leurs collaborateurs. « Il est important de renforcer les capacités des agents de ces administrations pour une mise en œuvre efficiente des outils élaborés dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale » croit savoir le DGA/Douanes. C’est pourquoi, il a exhorté les participants à l’atelier à faire preuve d’assiduité et de concentration afin de capitaliser d’important acquis aux sorties de cette formations qu’ils seront amenés à relayer via des séances de restitutions et de formation internes dans leurs différentes régions douanières sous tutelle.

Durant cette formation, une évaluation journalière des acquis est prévue et au terme, un contrôle général sur l’atteinte ou non des objectifs assignés.

Il faut rappeler que l’accord de la création de la ZLECAf a été signé le 21 mars 2018 Kigali au Rwanda.

Oslo Chester WANOU

Agro :digitalisation de vente des produits agricoles avec la plateforme « Kahabou »,

(Les Échos du Niger 28 juillet) Le mercredi 27 juillet 2022, le directeur général de la banque agricole du Niger (BAGRI), Lawal Mossi avec à ses côtés, la cheffe bureau du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) à Niamey, Aziza Albachir a inauguré la plateforme «Kahabou» destinée à la commercialisation en ligne des produits agricoles au Niger. Cet outil qui sera expérimenté sur six mois dans les communes de Yelou, loga, Falwel et Doutchi à Dosso devrait permettre de mettre en réseau les différents acteurs du marché des produits agricole. Une première au Niger, née la conjoncture imposée récemment par la pandémie du coronavirus, elle devrait permettre une meilleure sécurisation des ressources et de réglementer un tant soit peu la concurrence déloyale. L’idée a reçu l’accompagnement du PNUD dont la cheffe bureau à Niamey a expliqué qu’elle favoriserait la centralisation de la commercialisation des produits agricoles dans le pays. Cela permettrait d’avoir également du data fiable, un appui aux décideurs pour mieux accompagner le secteur. « Si aujourd’hui, on pourra commander 200 tonnes de riz, 1000 tonnes de mil, 400 tonnes de sorgho à travers la plateforme, nous atteindrons notre objectif » croit savoir Lawal Mossi, DG/BAGRI. La plateforme accessible au http://www.kahabou.com a été présentée en détail au public avec les différents procédés de commande et autres. L’assistance a été invitée dès l’instant à l’adopter d’autant plus qu’elle s’avère un gage de sécurisation des avoirs aussi bien du client que du fournisseur et donc des opérations commerciale en agriculture où plus de 80% de la population évoluent avec une part non négligeable de flux financier.

Oslo Chester WANOU

Niger : Zamani Telecom va ouvrir 5000 nouveaux points Zamani Cash dans les prochains mois

(Les Échos du Niger 11 juillet) À la fin du mois de juin dernier, l’opérateur de téléphonie mobile nigérien, Zamani Telecom (ex Orange) a annoncé qu’il avait conclu un accord avec le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF) dans l’optique d’étendre son réseau de services financiers numériques sur l’étendue du territoire national. Cet accord devrait permettre à Zamani Telecom d’ouvrir au total 5 000 nouveaux points de vente dans les différentes localités du Niger en vue de rendre plus disponible son service de mobile money :  Zamani Cash.

Ces nouveaux points de vente devront desservir 100 000 nouveaux clients vivant principalement dans les zones rurales et éloignées des grandes villes. Les couches sociales les plus vulnérables sont particulièrement visées. Ainsi parmi les 5 000 nouveaux agents qui seront recrutés pour gérer ces nouveaux points, 2000 seront obligatoirement des femmes. « Nous enclenchons cette synergie d’actions avec les acteurs de l’écosystème de la finance numérique, dans le but de les encourager à davantage se déployer partout sur le territoire nigérien, afin de rapprocher leurs points d’accès des populations certes décentralisées, mais disposées à se familiariser à l’usage du mobile money », a affirmé Olivier Yara, chef pays de l’UNCDF. Cet accord s’inscrit dans le projet «  tirer parti de la finance numérique pour accroître la résilience dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) » qui a été lancé en septembre 2021 par l’UNCDF. Il est financé principalement par l’Union européenne et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). L’une des priorités de ce projet est de renforcer l’accès aux moyens de paiement numérique en vue d’une meilleure inclusion financière.

Mawulolo Ahlijah

Économie : La BAD félicite le Niger pour ses avancées

(Les Échos du Niger 8 juillet)Selon la Banque Africaine de Développement, l’économie nigérienne a connu au cours des 10 dernières années, un taux de croissance de son PIB remarquable en comparaison des autres pays de la zone UEMOA. L’information a été donnée lors d’une récente conférence de presse par Diallo Kalilou, économiste chargé du Niger auprès de l’institution bancaire. John Andrianarista, le Représentant résident de la banque au Niger était également présent à cette conférence. Toujours pour Diallo Kalilou, les performances du Niger sont le résultat des réformes initiées sur la période. « Cette performance économique qui a été observée est le fruit des efforts qui ont été développés par les autorités en termes d’actions dans les domaines des réformes sectorielles et des investissements. Il faut que ces réformes soient poursuivies pour permettre à l’économie nigérienne d’être plus productive, plus industrialisée », a-t-il déclaré. Dans son intervention, John Andrianarista est revenu sur la nécessité d’améliorer ces performances déjà satisfaisantes. Il a rappelé à cet effet l’importance des sessions de renforcement de capacités par le biais notamment des formations et la mise à disposition des ressources humaines adéquates. L’objectif final est de renforcer la performance du portefeuille du pays. Il a également rappelé l’impact de l’engagement de la banque dans le pays. « Dans d’autres circonstances, nous dirons que les appuis porteront sur les vecteurs clés qui ont été définis communément par la Banque et le gouvernement, ce qui explique notre investissement dans le secteur de l’agriculture, des transports et de l’énergie. Ces différents investissements en tant que tels ont un effet spécifique dans les secteurs, mais aussi un effet de levier parce que ça permet de libérer les différentes potentialités », a-t-il déclaré. La BAD est l’un des principaux partenaires au développement du Niger.

Mawlolo Ahlijah

Économie : vers un système unique de transfert d’argent dans l’espace CEDEAO

(Les Échos du Niger 4 juillet)Bientôt, une plateforme commune de transfert d’argent entre les pays de la sous-région ouest africaine réunis dans la communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest. Ce sera via le réseau des services postaux des différents pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère de la poste et des nouvelles technologies de l’information, Sidi Mohamed Raliou qui à la cérémonie de clôture de cet atelier sur la revue des projets de la Conférence des Postes des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CPEAO) qui a réuni les Etats membres de la CPEAO. Il est revenu dans son intervention sur les recommandations issues dudit atelier et a insisté sur le projet de système de transfert d’argent unique du réseau de la CPEAO. A propos, « le Secrétaire Exécutif de la CPEAO a été instruit entre autres d’approcher la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest ) pour obtenir des dérogations au profit des opérateurs postaux dans le cadre de l’exercice des activités financières; de mettre en place dans les États membres un cadre réglementaire fixant les normes et les objectifs de qualité de service, de définir un dispositif de pilotage et de contrôle de la qualité de service, de mettre en place des normes sous-régionales de qualité de service et de constituer un groupe de la CEPEAO autour des responsables points focaux ORE » a déclaré Sidi Mohamed Raliou. C’est dire que la Poste affirme de plus en plus sa vocation économique et entend devenir émettrice de monnaie avec l’obtention de l’autorisation de transfert d’agent. Dans un contexte de profonde mutation, c’est une totale reconversion d’amorce le secteur postal en Afrique qui n’était connu que pour le convoyage de courriers et colis. Grâce à cette nouvelle ambition, l’établissement reprendra davantage vie avec une vocation de plus en plus orientée services financiers. Dans certains pays de la CEDEAO, le transfèrement de l’administration postale de la tutelle du ministère de la communication au Ministère de l’économie et des finances a été même déjà effectif comme c’est précisément le cas au Bénin et ailleurs. En attendant la mise en place du nouveau système, des recommandations ont été faites à l’atelier de Niamey à l’effet de recommandations, de mettre en place un dispositif de sécurité performant, des ressources humaines qualifiées pour la gestion et le pilotage du hub, afin de garantir l’efficacité des opérations. Des renforcements de capacités du personnel des postes sur la question, la problématique de la gestion des données à caractère personnel qu’induira le projet, la transformation digitale, la régulation et autres sont prévues.

Oslo Chester WANOU

Économie : le Niger projette dépenser 2.266,17 milliards en 2023; 3.138,23 milliards en 2024 et 3.472, 87 milliards en 2025.

(Les Échos du Niger 30 juin)Les préparatifs du Budget 2023 évoluent bon train au Niger. Pour le prochain triennat, le pays a défini ses priorités, capacités et les besoins en financement pour faire face aux projets de développement et politiques publiques. En terme de projection, le Niger aura besoin de 2.266, 17 milliards en 2023; 3.138, 23 milliards en 2024 et en 2025, 3.472, 87 milliards et c’est ce que le ministre des finances est venue soumettre aux députés apprend-on à l’issue du Débat sur l’Orientation Budgétaire DOB 2023-2025 le mardi 28 juin. Le ministre des finances Dr Ahmat Jidoud, a saisi cette occasion pour apporter plus de détails et de précisions aux députes sur les programmations budgétaires 2023-2025. L’argentier national a dans son développement insisté sur les perspectives du triennat, les projections de l’Etat, les contraintes et risques budgétaires qui se dessinent.

Le DPBEP a-t-il notifié, «vise à projeter, d’une part, les perspectives de mobilisation des ressources sur une période triennale, et d’autre part, à affecter ces ressources aux Ministères et Institutions pour la mise en œuvre des programmes budgétaires». En tant que tel, une vue globale des recettes de l’Etat et les dépenses budgétaires y sont consignées. Il a étalé les différentes études, rapports et prévisions aussi bien au niveau sous régional, régional que mondial réalisés par diverses institutions et qui contraignent ou sur lesquelles s’aligne le DPBEP. Pour le triennal à venir, les perspectives restent heureuses peut-on noter. L’expérience du passé a été capitalisée et de nouvelles mesures sont prises avec un accent sur les grands chantiers. Aussi, le monde se remet progressivement de la pandémie du Covid-19 qui a plombé les résultats des dernières années. En témoignent le scénario de référence et le scénario optimiste ressorti respectivement à 9,4% et 10,8%. Le gouvernement dans le nouveau document s’est montré préoccupé par une politique d’endettement plus responsable avec des ressources concessionnelles d’une part et les partenariats public-privé de type BOOT d’autre part. Dans le dut donc de s’offrir de plus large possibilité, de nouvelle banque sont attendues pour renforcer l’offre nationale. 2023 selon le ministre, sera l’an du rayonnement de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive via la mise en service du Fonds de Développement de l’Inclusion Financière (FDIF) et le Fonds d’appui au Financement des PME/PMI (FONAP). Les investisseurs ont également trouvé leur compte dans ce DPBEP car, «le gouvernement s’attachera au développement du secteur privé à travers l’amélioration du climat des affaires et le renforcement du capital humain ainsi que la réduction des coûts des facteurs de production, transport et énergie notamment » a confié Dr. Ahmat Jidoud, ministre des finances. La rationalisation des dépenses sera de mise afin de contenir le rythme de progression des dépenses ; l’optimisation des dotations de ressources budgétaires et allocations suivant les priorités du gouvernement, les besoins réels des ministères et institutions suivant leur leurs capacités réelles à exécuter les Plans de travail annuel (PTA) sont prévues. Enfin, l’Etat entend poursuivre la réforme sur le budget programme et la modernisation des systèmes informatisés de suivi de l’exécution du budget et des marchés publics.

Youssouf Sériba

Bazoum appelle les investisseurs au Niger, 1ère croissance d’Afrique en 2022 selon le FMI

Le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a pris part depuis le lundi 13 juin 2022 à Abidjan en Côte-d’Ivoire au CEO Forum Africa 2022. Occasion pour le chef de l’Etat d’inviter les investisseurs à jeter leur dévolu sur le Niger, la première croissance en Afrique en 2022 selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

(Les Échos du Niger 15 juin) Alors que l’Afrique se remet progressivement des affres de la pandémie du Coronavirus et en dépit des dégâts de la guerre russo-ukrainienne, le Fonds monétaire international (FMI) augure de bonnes perspectives pour l’économie au Niger. Selon le rapport sur les Perspectives économiques mondiales du FMI rendu public le 19 avril par le Fonds, la croissance du pays devrait attendre les 6,9% en 2022 contre une moyenne continentale de 3,8%. Une véritable prouesse pour un Etat du Sahel qui en plus des crises mondiales sus-évoquées affronte au quotidien le terrorisme. C’est indubitablement le fruit d’une vision claire traduite en projets stratégiques doublées d’une orthodoxie de gestion et d’une bonne gouvernance apurée des vices, improvisation et autres errances. Cela a permis au fort de la crise sanitaire en 2020, de démontrer une meilleure résilience avec une croissance du PIB ressortie à 3,6% contre 5,9% en 2019. Le bond annoncé par le FMI ne peut passer inaperçu sachant qu’en 2021, le pays avait enregistré une croissance de 1,3% dans un contexte de hausse des prix des produits alimentaires mondiaux, d’insécurité et de chocs climatiques. C’est sans compter le déficit de la campagne agro-pastorale qui a envenimé l’inflation.


Les efforts continuent cependant et doivent permettre de maintenir le cap de la croissance en vue d’atteindre à l’horizon 2023, 7,2% grâce aux projets structurante en cours dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures. Au fait, un projet de pipeline actuellement devrait permettre sous peu de renforcer les capacités productives du Niger et le transport des champs d’Agadez jusqu’au Bénin. Il y est attendu une augmentation sensible de la production d’ici 2024, avec d’important flux financier et une croissance économique à deux chiffres à moyen terme. Contre seulement 20 000 b/j actuellement, le Niger ambitionne de porter sa production à 110 000 barils par jour en 2023 puis à 200 000 en 2025. A ce stade, c’est 25 % du PIB, 50 % des recettes publiques et 80% des exportations qui sont attendus du secteur. Tout ceci est soutenu par une politique écologique dynamique qui donne priorité à l’économie verte avec des investissements conséquents dans les énergies vertes et renouvelable; 30 % à l’horizon de 2030 du mix disponible en 2030.
La politique étrangère du Niger reste autant productive avec un total de 386,5 milliards de FCFA d’investissement directs étrangers (IDE) captée en 2021 contre 206,7 précédemment, une performance de l’ordre de 86,9%. Pour ce qui est du financement de l’économie, on a noté un effort supplémentaire de 15,4% en variation nominale, portés par les services et la transformation. Ces investissements sont soutenus par une gouvernance efficace. Le déficit budgétaire est resté stable à 5,3% du PIB en 2021. Du point de vue de l’endettement, le ratio prudentiel est de mise, 47,8% du PIB contre une norme communautaire de 70%. En clair, les agrégats à divers niveau reste confortatif avec un environnement économique incitatif, un cadre juridique responsable rassurant, toute chose qui balise le chemin à investissements. C’est donc fort de ces nombreux atouts que le chef de l’Etat a rassuré les investisseurs réunis au CEO Forum de la disponibilité du Niger à les accueilli et à leur faire profiter de ses nombreux atouts pour le plein rayonnement de leurs activités. Pour rappel, Africa CEO Forum s’avère le plus grand rassemblement du secteur privé africain avec plus de 1500 participants venus de partout dans le monde.

Oslo Chester WANOU

Ville de Niamey : modernisation des marchés Dolé, Darelsalam, et Harobanda dans le cadre du projet ‘’Nourrir Niamey’’

Améliorer le cadre d’activité des commerçants de la ville de Niamey, redynamiser et renforcer l’économie locale, et mieux organiser les filières à travers la construction d’équipements, tels sont les objectifs visés par le projet ‘’Nourrir Niamey’’, initié par la ville de Niamey avec le concours de l’Agence Française de Développement (AFD).

Le mardi 8 mars, une délégation de l’AFD accompagnée par l’équipe de la ville de Niamey, a effectué un périple dans les différents marchés concernés par le projet. Il s’agit du marché Dolé (nouveau marché Djamadjé), le marché Darelsalam tous deux situés dans le 2e arrondissement et le marché Harobanda situé dans le 5e arrondissement de Niamey. Le député-maire Oumarou Moumouni Dogari président du Conseil de Ville de Niamey, s’est réjouit de la relance du projet après un répit de quelques années à la grande satisfaction de toutes les parties prenantes à savoir l’État, la ville de Niamey et les commerçants qui en sont les premiers bénéficiaires. L’objectif de cette visite de terrain est de constater les évolutions qui ont succédé les premières études effectuées dans le cadre du projet en 2018 par le cabinet d’étude Groupe huit. Cette première étape de l’étude a mis en évidence l’urgence d’une réorganisation des infrastructures marchandes en vue de répondre aux enjeux de sécurité alimentaire dans la ville de Niamey.

Les équipes de l’AFD et de la AC2 au marché Darelsalam

A terme, ce projet permettra « d’améliorer significativement les conditions de l’activité marchande en y apportant du confort et de la valeur » selon le porte-parole du Groupe huit qui a par la même occasion annoncé des projets d’accompagnement des filières agricoles qui permettra d’accroitre l’impact du projet Nourrir Niamey. Surplace les différents responsables des arrondissements communaux n’ont pas caché leur satisfaction quant à la mise en œuvre du projet. « Ce projet est un grand motif de satisfaction pour nous en ce sens qu’il constitue, un appui considérable dans le cadre du réaménagement de la ville de Niamey » a fait savoir Mahamadou Moutari Harouna maire du 5e arrondissement de Niamey qui a appelé à la mobilisation de tous pour la mise en œuvre du projet dans son arrondissement communal.

Des commerçants rassurés et accueillent favorablement l’initiative…

Les commerçants des 3 marchés bénéficiaires du projet accueillent favorablement celui-ci. C’est ce qui ressort de cette tournée des autorités municipales et le partenaire AFD ainsi que le bureau d’étude Groupe huit. Les délégués des différents marchés et les syndicats de commerçants se sont mobilisés lors du passage de la délégation au niveau des 3 marchés ce mardi. « Nous étions inquiets lorsque cette visite nous a été annoncée hier (lundi) par nos délégués, mais à présent cette inquiétude n’a pas plus sa raison d’être nous avons été éclairé par rapport au travail qui sera fait pour notre épanouissement ici » nous a confié Samaila Idrissa vendeur de produits maraîchers au marché de Darelsalam. À noter que ce projet concerne également la capitale économique Maradi où la délégation de l’AFD et Groupe huit se rendra dès ce mercredi 9 mars afin de poursuivre les études de terrain en prélude à la mise en œuvre du projet.

Youssouf Sériba, Ici Niamey

La BAD et l’Unesco veulent former au digital, un million de jeunes africains non scolarisés d’ici 2030.

Dans une note datant du mois de juillet 2015 sur la scolarisation des jeunes en Afrique subsaharienne, la Banque mondiale indiquait « environ 89 millions de jeunes âgés de 12 à 24 ans sont hors du système scolaire en Afrique subsaharienne », avant d’alerter « dans les 10 prochaines années 40 autres millions auront probablement quitté l’école pour se confronter à un avenir incertain ».

(Les Échos du Niger 02 mars) La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation (Unesco) veulent former d’ici 2030, un (1) million de jeunes et d’adultes non scolarisés évoluant dans le secteur informel à acquérir des compétences digitales pour une meilleure insertion professionnelle. Le programme intitulé Initiative Panafricaine pour la Transformation Digitale de l’EFTP (Enseignement et Formation Technique et Professionnelle) vise à assurer l’insertion professionnelle des jeunes non scolarisés en adaptant l’EFTP au marché de l’emploi. L’initiative est mise en œuvre à travers 4 volets à savoir un programme de formation panafricain ; la mise en place d’un réseau national de transformation digitale de l’EFTP dans les pays africains ; institution d’une journée des TIC et du digital dans l’EFTP dans les pays africains ; et la mise en place d’un centre d’excellence régional dans chaque communauté économique et régionale. À terme, l’initiative devrait toucher au moins 27 pays africains dont chacun bénéficiera d’un programme de soutien à l’introduction ou le renforcement des TIC et du digital dans l’EFTP afin de promouvoir « une Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable » indique-ton.

Youssouf Sériba

Épizootie de grippe aviaire à Niamey, désarroi chez les volallers

Par un arrêté pris le mercredi 9 février dernier, le gouverneur de la région de Niamey annonçait une batterie de mesures restrictives du commerce et de l’approvisionnement de volailles à travers la ville de Niamey et ses environs dans un raillons de 10 km.

L’arrêté pris afin de freiner une épizootie de grippe aviaire hautement pathogène (H5N) provoque mécontentement et détresse auprès des vendeurs de volailles à Niamey particulièrement les grossistes et les fermiers. Ces derniers subissent de plein fouet les dommages et les conséquences de l’arrête sans préavis ni mesures d’accompagnement du gouverneur de Niamey. Au quartier Yantala dans le 1er arrondissement, en face du cimetière musulman, où se trouve l’un des principaux points de vente de volailles et produits dérivés, c’est une ambiance de sinistre qui règne. Des poulaillers déserts, bordés de tables recouvertes de crasse sanguinolentes et quelques poubelles remplies de plumes des volailles qui n’ont pas survécu à l’arrêté du gouverneur de Niamey car sacrifiés et bradés peu après la publication dudit arrêté. Sur place, nous avons retrouvé Adamou Attah le patron des lieux assis sur un banc entouré d’une dizaine de jeunes au visage empreint de détresse. L’arrêté du gouverneur, ou du moins la grippe aviaire déclaré à Niamey provoque chômage et pertes économiques colossales.

« J’emploie plus de 30 jeunes ici, qui dépendent exclusivement de la vente du poulet et des produits dérivés ainsi que les services y affairant. Depuis le jeudi nous sommes dans le desaroi sans revenu ni assistance » fait savoir Adamou. « Nous étions paniqué lorsque nous avions appris que les autorités ont interdit le business du poulet et il fallait que nous nous débarrassons de notre marchandise de peur qu’elle soit saisie et détruites » nous explique le volailler. Ne fallait-il pas sensibiliser ces acteurs importants de la distribution de volailles et produits dérivés avant de prendre une telle décision? Du moins c’est ce que pense beaucoup le volailler que nous avons interrogé. Ce dernier écoule plus 100 poulet par jour entre vente en gros et en détaille mais voit son business s’arrêter sans aucun soutien de la part des autorités. Toutefois, « nous gardons espoir, et nous sommes en train d’envisager d’autre possibilité pour nous procurer de volailles et repeupler nos poulaillers puisque nous ne pouvons pas rester comme ça oisifs » indique Adamou. Du reste malgré, la déclaration de la présence de la grippe aviaire à Niamey, la demande de poulet n’a pas baissé chez les consommateurs, « les clients viennent toujours mais nous le poulet n’est pas très disponible à cause du faible ravitaillement depuis une semaine » nous apprend Boubé Hamani, vendeur de volailles au quartier recasement. Vendu entre 2000 et 2500 francs, le prix unitaire du poulet local est passé plus 3000 FCFA à Niamey depuis lors. Jusqu’au samedi 12 février, les foyers connus de l’épizootie sont : les fermes AviNiger et Belle vue et 2 autres fermes familiales. Ces 4 foyers totalisent 44 022 volailles infectés, détruites par la suite conformément au protocole édicté par les Direction des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture. Contactés par l’Enquêteur, les responsables d’AviNiger ferme la plus touchée, n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet.

Youssouf Sériba

Lancement des activités de l’antenne régionale du Cipmen à Dosso

Après Tillabery, Zinder Agadez, Tahoua, c’est au tour de la région de Dosso de bénéficier d’une antenne régionale du Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises (Cipmen). Le booter de l’émulation entrepreneuriale continue ainsi de dynamiser le potentiel de la jeunesse nigérienne en matière de création de start-ups viables.

(Les Échos du Niger 06 fév) Le lancement des activités de cette antenne régionale s’est tenu ce samedi 05 février 2022 sous la présidence du préfet du département de Dosso et devant un parterre de jeunes entrepreneurs, diplômés, et étudiants aspirant à l’entrepreneuriat. Après avoir souhaité la chaleureuse bienvenue aux hôtes ayant pris part à ce lancement, le préfet du département de Dosso n’a pas caché sa satisfaction de voir son entité administrative bénéficier de cet instrument stratégique à la croissance économique au grand profit de la jeunesse de Dosso. « L’installation de ce bureau régional est une occasion pour la jeunesse de Dosso d’exprimer son talent en matière d’innovation et de créativité entrepreneuriale » a-t-il indiqué.

A Dosso, le Cipmen entend accompagner les entreprises ouvrant dans le domaine de la transformation agricole, les technologies web et l’e-commerce a laissé entendre de son côté le Secrétaire Général du Cipmen. L’éclosion des start-ups dans divers domaines garce aux efforts du Cipmen ainsi que les programmes développement informatiques et la couverture numérique du pays menés par l’État à travers l’Agence Nationale pour la Société d’Information (Ansi) constitue un véritable catalyseur pour l’économie du Niger notamment avec la mise en œuvre de la zone de la Zone de Libre Échange Continental (Zlacf) selon la représentante du Ministère de l’Industrie et de l’Entrepreneuriat des Jeunes. La jeunesse de la cité des Koy par la voix de l’ambassadeur des jeunes entrepreneurs de la région n’a pas manqué de saluer l’installation du Cipmen à Dosso. Toute chose qui va apporter sans nul doute une grande avancée pour le développement économique et sociale ainsi que la création d’un environnement favorable à l’écosystème entrepreneuriale » a-t-il souligné avant d’exhorter les jeunes de Dosso à saisir cette opportunité qui lui est offerte pour s’exprimer sur le terrain entrepreneuriale. A noter qu’aussitôt installée l’antenne régional Cipmen de Dosso a initié dans l’après-midi du Samedi une formation sur le thème « Osez entreprendre ».

Youssouf Sériba

COMMUNIQUE DE PRESSE DGI

Le Directeur Général des Impôts (DGI) a l’honneur d’informer les entreprises personnes physiques et morales soumises au régime normal d’imposition (NIF/R) que conformément aux dispositions de l’Arrêté N°00466/MF/DGI du 12 octobre 2021 portant institution du visa des états financiers et définissant les modalités de sa délivrance, elles ont l’obligation de faire viser leurs états financiers de l’exercice 2021 par un professionnel inscrit au tableau de l’Ordre National des Experts Comptables Agrégés du Niger avant leur dépôt à la DGI. Le Directeur Général des Impôts rappelle aux contribuables relevant de ce régime que seuls les états financiers comportant le visa prévu par l’Arrêté N°00466/MF/DGI du 12 octobre seront acceptés par ses services. La date limite des dépôts des états financiers de l’exercice 2021 est le 30 avril 2022.

Le Directeur Général des Impôts remercie par avance les contribuables pour leur civisme.

Recensement général des entreprises au Niger: les filière de la fabrication et du BTP incitées à se faire enrôler

Dans le cadre du processus de l’organisation du premier Recensement Général des Entreprises au Niger (ReGEN), l’Institut National de la Statistique (INS) en collaboration avec la Banque Mondiale et la Chambre de commerce et d’industrie du Niger (CCIN) était au contact des entrepreneurs des secteurs de fabrication, des Bâtiment et travaux publics (BTP). Cette séance déroulée hier jeudi 20 janvier 2022 en prélude au premier recensement général des entreprises vise à informer davantage des responsables et promoteurs dans différents secteurs, des enjeux et opportunités du ReGEN.

(Les Échos du Niger 24 janvier)Informer et de sensibiliser les entrepreneurs de différents secteurs à s’impliquer nombreux pour le premier recensement général des entreprisses au Niger (ReGEN), c’est l’objectif visé par l’Institut national de statistique en initiant à leur intention, une séance d’échanges et de sensibilisation sur le déroulement de l’opération. Au cours à la séance, Sani Oumarou, Secrétaire Général de l’INS par Intérim a particulièrement insisté sur l’importance de ce recensement pour le Niger et en l’occurrence, les entreprises : « Cette importante opération est une source de données socioéconomiques qui permettra de disposer, de façon exhaustive, de données sur le poids et les caractéristiques des unités économiques, aussi bien modernes qu’informelles, pour ainsi contribuer à mieux comprendre la dynamique de l’économie de notre pays » a-t-il fait savoir. A l’en croire, le ReGEN est un instrument précieux pour l’élaboration des programmes de promotion du secteur productif. Cependant, il ne peut connaître un franc succès sans une réelle implication des concernés et c’est ce qui a motivé cette série de séances. Au fait, « Pour la réussite de cette opération, il a été prévu des rencontres d’information et de sensibilisation des opérateurs économiques dans toutes les régions du Niger. L’enjeu est d’adresser à ces chefs d’entreprises une communication bien adaptée aux différentes branches de l’activité économique au Niger et de lever les différents freins à leur collaboration au ReGen», a souligné le Secrétaire Général par intérim de l’INS. Par ce recensement, l’Ins parviendra à identifier les réels acteurs économiques, partenaires privilégiés au développement et interlocuteurs de l’Etat, qu’ils soient du secteur formel ou informel. Cela permettra d’asseoir les bases d’un dialogue dynamique entre le secteur privé et l’Etat. Le SG intérimaire de l’INS a donc instruit les cibles à renseigner convenablement et dans la vérité les agents recenseurs afin de permettre au Niger de disposer d’indicateurs économiques et d’agrégats macroéconomiques fiables et de qualité. Et c’est à juste titre que la Chambre de Commerce et d’Industrie, regroupement d’entrepreneurs et d’opérateurs économiques est associée à cette campagne de sensibilisation. « Le partenariat qui nous lie avec la CCIN vous concerne. Je voudrais demander aux chefs d’entreprises, quel que soit le secteur d’activité dans lequel ils opèrent, qu’il soit formel ou informel, quelle que soit leur branche d’activité, de se joindre à la CCIN et à l’INS pour la réussite de ce recensement. Je voudrais leur demander de collaborer aux opérations de collecte des données, de répondre, correctement et honnêtement, aux questions qui leur seront posées au cours de cette importante opération qu’est le ReGEN » a déclaré le SG/INS par intérim qui a rassuré les entrepreneurs des mesures prises pour la protection de leurs données à caractère personnel conformément à la loi n° 2004-011 du 30 Mars 2004 modifiée et complétée par la loi n° 2014-66 du 5 Novembre 2014. Cette séance de formation et de sensibilisation qui s’est déroulée toute la journée du jeudi s’est faite en français et en langues nationales pour permettre à tous de saisir la quintessence. La séance se poursuivra également les prochains jours au profit d’autres cibles de promoteurs ou de responsables d’entreprises.

Oslo C. WANOU

Niger : le secteur pétrolier a généré plus de 818 milliards FCFA entre 2011 et 2020

Le pétrole fait partie depuis 2012 des produits d’exportation du Niger avec une place de plus en plus importante dans l’économie grâce à la découverte d’un nouveau gisement en novembre 2018 à Kafra près de la frontière Algérienne dans le Nord du pays. La production se situe actuellement à 20 000 barils/jour auxquels s’ajouterons 90 000 barils supplémentaires à partir de cette année 2022 selon les prévisions. Des chiffres dévoilés par la Direction des hydrocarbures en fin d’année 2020 permettent d’apprécier l’apport de cette ressource minière dans l’économie du pays.

(Les Échos du Niger 14 janvier)De 2012 à 2020 le Niger a produit 54 524 000 t de pétrole selon les chiffres donnés par l’Uemoa dans son rapport annuel sur les productions minières dans l’espace. Cette production a permis de drainer 818 milliards de francs CFA dans les caisses de l’État sur la même période selon la Direction des hydrocarbures du ministère du pétrole Nigérien. Ce montant exclu des revenus et investissements connexes à l’exploitation : il s’agit de recettes de 318 milliards FCFA au titre de l’aval pétrolier; 187,509 milliards FCFA de tax oil ; 117 milliards FCFA d’investissements en RSE; 23,039 milliards FCFA de bonus de signature; et 42,2 milliards FCFA de profits oil indique la même source. Le secteur pétrolier représente ainsi à la date de novembre 2020, 4% du PIB du Niger, 16 % des exportations, 19 % des recettes fiscales et 5 % des emplois salariés selon le Directeur des hydrocarbures Boubé Hamani. Des grands investissements en cours dans le secteur et l’exploitation du bloc de Kafra devront permettre de porter la part du secteur dans l’économie à 24 % du PIB, 45 % des recettes fiscales, 68 % des exportations et 8 à 12 % des emplois salariés formels au cours de cette année 2022 apprend-on. Baisse de la production en 2020… La production pétrolière du Niger en 2020 est estimée à 6 279 000 t selon l’Uemoa, soit une baisse d’environ 1,7% par rapport à 2019 où elle était de 6 607 000 t. Cette légère baisse est la résultante de la crise sanitaire qui a affecté le fonctionnement des industries notamment pétrolière à travers le monde. Le pays a malgré la crise assuré un rendement annuel au-dessus de la production moyenne qui est de 6 058 000 t. Selon la Société de raffinage de Zinder (Soraz) en charge du traitement de l’or noir nigérien, ce résultat a été produit grâce à un plan de résilience mis en place par la direction dès le début de la première vague de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. Notons que le Niger est 2e pays producteur de pétrole dans l’espace Uemoa après la Cote d’Ivoire.

Youssouf Sériba