Agriculture : Bientôt une assurance pour les paysans nigériens

(Échos du Niger 24 oct)Une assurance agricole indicielle au profit des producteurs pourrait bientôt voir le jour au Niger. La créance de cette assurance émane d’une volonté affichée par les pouvoirs publics. Elle devrait permettre de mettre les agriculteurs à l’abri en cas de catastrophes. Cette décision a été motivée par les sinistres créés par le Covid et les intempéries provoquées par une pluviométrie imprévisible. L’annonce de la mise en place de cette assurance a été faite par le ministère de l’Action humanitaire. Pour le département chargé de la gestion des catastrophes, cette décision est nécessaire pour soutenir l’économie nationale. Il permettra aussi de renforcer la gestion des populations. Il a rappelé que la création d’une assurance pour le secteur de l’agriculture et de tous les autres secteurs liés à l’environnement est une nécessité dans le contexte actuel. À travers cette assurance agricole, le gouvernement veut donner la possibilité aux agriculteurs de limiter les risques qui planent sur leur tête. Un agriculteur assuré bénéficiera d’un accès plus facile à des intrants et d’un financement bancaire. Selon les données officielles, sur les 40 dernières années, le Niger a enregistré plus de 3 700 catastrophes qui ont entraîné des pertes économiques estimées à plus 40 milliards de FCFA. Le Niger est l’un des pays africains les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Il reste très exposé aux risques de sécheresse et subit les conséquences d’une situation sécuritaire difficile.

Youssouf Sériba

Élevage à Niamey: impact des déchets plastiques sur la santé animale

(Échos du Niger 20 octobre) Les déchets plastiques constituent de plus en plus une préoccupation pour la santé animale dans la ville de Niamey. Au quartier  Darelsalam dans le 2e arrondissement, une des rares aires de pâturage à Niamey qui résiste à l’urbanisation, les animaux ingèrent des déchets plastiques en présence des bergers. Une situation qui constitue une vraie menace pour la santé animale selon les services en charge de l’élevage.

Selon Hamani Abdou Directeur de l’élevage de l’arrondissement communale Niamey II « lorsque l’animal ingère des plastiques cela reste indéfiniment dans son rumen (estomac), il maigrit progressivement  et la finalité c’est la mort du remuant » explique-t-il  avant d’inviter la population à ne pas laisser les déchets plastique trainer à la portée des animaux notamment dans les enclos.

En cette période de soudure les aliments bétails se font rares particulièrement en raison du déficit fourrager que connait le Niger depuis quelques années. En 2021 il était de 37 % selon la primature.

A noter que l’élevage est pratiqué par près de 87 % de la population active, soit en tant qu’activité principale, soit comme activité secondaire. Il contribue à hauteur de 35 % au produit intérieur brut agricole du Niger et à hauteur de 22 % de la valeur totale des exportations selon les données du ministère de l’élevage. Cette activité constitue également la seconde source de recettes d’exportation du pays après les ressources minières selon la même source. Son apport est de 15% au revenu des ménages et contribue pour 25% à la satisfaction des besoins alimentaires des populations nigériennes.

Ailatou Hamidou(stagiaire)

Inauguration de la boutique de promotion des produits locaux ‘’Fanta Haouse’’

(Échos du Niger 20 sept)Inauguration le jeudi 15 septembre 2022 de la boutique ‘’Fanta Haouse’’, une boutique de vente exclusive des produits transformés localement. Cette boutique qui vient d’ouvrir ces portes vise à promouvoir, à encourager les efforts des femmes transformatrices mais aussi à rendre ces produits accessibles afin de contribuer au développement de la chaine de valeur des produits agricoles. C’est madame KEFFI Fatimata promotrice de la boutique ‘’Fanta Haouse’’qui a procédé au lancement officiel à travers la coupure du ruban. C’était en présence des autorités locales, des représentants des structures étatiques en charge de la question, des ONGs et Associations intervenants dans le secteur de l’agro-alimentaire au Niger ainsi que de plusieurs invités.
En prenant la parole à cette occasion madame KEFFI Fatimata a tenu à remercier l’ensemble des participants avant de mettre l’accent sur l’importance de la consommation des produits locaux qui n’ont ‘’rien n’à envier aux produits importé’’ a-t-elle souligné.
Le représentant du Haut-Commissariat à l’initiative 3N mosieur Vincent Paraizo a quant à lui, encouragé l’engagement des femmes transformatrices qui se soutiennent afin de grandir avant de féliciter cette initiative louable vient appuyer les efforts des femmes transformatrices dans la promotion de leurs produits.
Au-delà du consommons local ces produits Bio offrent aux clients une alimentation plus saine avec moins de produits chimiques. Ainsi, à travers cette boutique la promotrice de ‘’Fanta Haouse’’ entend créer le déclic afin d’amener les nigériens à consommer local mais aussi à contribuer au développement économique et à la promotion de la chaine de valeur des aliments produits et transformés localement.
Enfin, madame KEFFI Fatimata invite l’ensemble de la population à consommer local et profite pour lancer un appel à l’Etat et aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir les efforts des femmes dans la promotion des produits locaux sur l’ensemble du territoire et au-delà à l’international.

Abdoul Kader IDY OUNANI

Niger : Le gouvernement initie la création d’une laiterie dans le département de Gaya

(Echos du Niger 7 septembre)Au terme du conseil des ministres qui s’est tenu le 2 septembre dernier, le gouvernement a donné son accord pour la création d’une Laiterie à Gaya. Cette laiterie qui a pour nom Laiterie de Gaya (LG) est un établissement public à caractère industriel et commercial. Ce projet qui voit le jour grâce à l’appui des partenaires financiers et techniques du Niger a consisté à la construction d’une usine de transformation industrielle du lait local et de deux centres de collecte et de conservation de lait cru. Ces centres sont implantés à Roumto Tanda et à Nadewa Bengou. Le communiqué sanctionnant le conseil des ministres a d’ailleurs précisé que « l’usine est dotée d’une ligne complète de production industrielle de trois produits phares à savoir le yaourt liquide, le lait frais pasteurisé et le lait (UHT), est aujourd’hui achevée et prête au démarrage ». Cette laiterie en plus d’améliorer la productivité laitière dans les exploitations de la région de Dosso devrait aussi permettre la création de nombreux emplois directs et indirects dans le département de Gaya.

Mawulolo Ahlijah

Agro: L’agence turque de coopération instale une ferme avicole au profit du groupement des femmes Mouradou Feri

(Les Échos du Niger 17 août)L’agence turque de coopération et de coordination plus connue sous l’acronyme TIKA (Turkish Cooperation and Coordination Agency) vient d’implanter une ferme avicole moderne à Niamey dans le quartier de Gorou Banda.

La ferme qui a été dotée de 1100 poulets, de 2 tonnes et demie d’appâts pour poulets, de vaccins et d’équipements supplémentaires s’inscrit aussi dans le programme de lutte pour l’émancipation de la femme nigérienne. La question de la femme qui bénéficie d’une attention particulière de la part du gouvernement nigérien a reçu le soutien de l’agence turque.

Le groupe de femmes Mouradou Feri qui a été sélectionné pour ce projet d’implantation de ferme avicole mène déjà des activités dans la production de moringa, de la pêche, de la poterie et de l’élevage de moutons et de chèvres. Elle sera chargée de la gestion de cette ferme avicole. Celle-ci leur a été remise par l’ambassadeur de Türkiye, Özgür Çınar au cours d’une cérémonie auquel a pris part le coordinateur de TİKA à Niamey, İrfan Pamuk.

L’ouverture de cette nouvelle ferme vient à point nommé dans un contexte où de nombreuses voix s’élèvent contre la vie chère dans la capitale économique du Niger. La multiplication de tels projets devrait permettre de baisser notamment les prix des œufs sur le marché.

Mawulolo Ahlijah

Agro :digitalisation de vente des produits agricoles avec la plateforme « Kahabou »,

(Les Échos du Niger 28 juillet) Le mercredi 27 juillet 2022, le directeur général de la banque agricole du Niger (BAGRI), Lawal Mossi avec à ses côtés, la cheffe bureau du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) à Niamey, Aziza Albachir a inauguré la plateforme «Kahabou» destinée à la commercialisation en ligne des produits agricoles au Niger. Cet outil qui sera expérimenté sur six mois dans les communes de Yelou, loga, Falwel et Doutchi à Dosso devrait permettre de mettre en réseau les différents acteurs du marché des produits agricole. Une première au Niger, née la conjoncture imposée récemment par la pandémie du coronavirus, elle devrait permettre une meilleure sécurisation des ressources et de réglementer un tant soit peu la concurrence déloyale. L’idée a reçu l’accompagnement du PNUD dont la cheffe bureau à Niamey a expliqué qu’elle favoriserait la centralisation de la commercialisation des produits agricoles dans le pays. Cela permettrait d’avoir également du data fiable, un appui aux décideurs pour mieux accompagner le secteur. « Si aujourd’hui, on pourra commander 200 tonnes de riz, 1000 tonnes de mil, 400 tonnes de sorgho à travers la plateforme, nous atteindrons notre objectif » croit savoir Lawal Mossi, DG/BAGRI. La plateforme accessible au http://www.kahabou.com a été présentée en détail au public avec les différents procédés de commande et autres. L’assistance a été invitée dès l’instant à l’adopter d’autant plus qu’elle s’avère un gage de sécurisation des avoirs aussi bien du client que du fournisseur et donc des opérations commerciale en agriculture où plus de 80% de la population évoluent avec une part non négligeable de flux financier.

Oslo Chester WANOU

Campagne agricole 2022: 20,7 milliards FCFA pour rehausser la production céréalière de 85 % et de 30 % les cultures de rente

A l’occasion du débat de contrôle de l’action gouvernementale au parlement durant la première session ordinaire de l’an 2022, le ministre de l’agriculture, Dr Alambedji Abba Issa a entretenu les représentants du peuple sur les dispositions prises pour de meilleures performances au terme de la campagne agricole 2022. Avec un important programme d’appui, il est attendu une production céréalière en hausse de 85% et 30% pour ce qui est de la culture de rente.

(Les Échos du Niger 9 juin)Après une campagne agricole déficitaire en 2021, le gouvernement nigérien ambitionne remonter considérablement la pente. A cet effet, il a mis en place le programme de cultures pluviales 2022 qui entend porter les productions céréalières sous pluie que sont mil, sorgho, riz, mais et fonio à 6,3 millions de tonnes en 2022 contre 3,4 millions en 2021, soit un accroissement de 85%. Quant aux cultures de rente, 30% d’effort supplémentaire est prévu comparativement à 2021, portant ainsi la production à 3.332.830 tonnes. Il s’agit d’un programme ambitieux majoritairement financé sur le budget national. Au fait, «Le montant de fonds alloués à ce programme s’élève à 20.786.043.155 F CFA contre 11.620.391.000 F CFA en 2021, soit une augmentation de 79%. Ce montant est totalement acquis dont 15.824.619.177 F CFA, soit 76 %, couvert par le Budget National», a annoncé Dr Alambedji Abba Issa, ministre de l’Agriculture. Il faut noter que cette importante mesure intervient après la réaction au gouvernement au déficit constaté la saison écoulée, un plan d’urgence qui a été exécuté jusqu’au 15 mars 2022 et comptant pour le plan de soutien annuel 2021/2022. A l’occasion, un plan d’urgence avait été élaboré et a permis d’allouer 11,4 milliards à la production agricole irriguée. Aussi, 8,3 milliards de F CFA de semences et de pesticides prévus dans ce plan de soutien. Avec une réalisation de 12,3 milliards d’intrants, 148% des prévisions ont pu être réalisé, une performance largement au-dessus des attentes. Selon le ministre, « en prenant en compte les activités imprévues sur les cultures irriguées, les réalisations s’élèveront à 25,5 milliards, soit 305% des prévisions initiales».

Pour ce qui est des semences, semences, il a rassuré de la disponibilité de variétés améliorées auprès de producteurs semencier, ce qui favorisera de bonne productivité. Pour 2022, la disponibilité totale toute catégorie confondue a-t-il fait savoir, est de 10 921,81 tonnes qui seront répartie à raison de 10kg de céréales et 5kg de légumineuses par ménage de producteur. Partant des expériences antérieures, le gouvernement travaille à améliorer également l’accès aux intrants, aux semences qualité et autres dispositions nécessaire à une meilleure rentabilité. Dans sa présentation, le ministre, Dr. Alambedji Abba Issa a souligné en guise de solution, la mise en place d’un fonds commun des engrais (FCE) qui vise à favoriser une bonne gestion des fonds alloués par l’Etat et les partenaires via un mécanisme qui devrait permettre de centraliser et d’assurer la gestion de l’ensemble des contributions financières de l’Etat et des bailleurs de fonds destinés au secteur des engrais. «Durant la campagne 2022, mon département mettra en œuvre ce système dans le cadre de la subvention des engrais qui seront mis à la disposition des ménages vulnérables», s’est engagé le ministre de l’Agriculture. A tout cela, s’ajoute, la Stratégie et le Plan National d’Adaptation face aux Changements Climatiques dans le secteur Agricole SPN2A 2020-2035 du gouvernement, véritable outils de riposte au changement climatique en vue d’une autosuffisance alimentaire.

Oslo Chester WANOU

Agroécologie : les recommandations du journaliste sénégalais, Birame Faye

En marge de la formation sur « l’investigation sensible aux changements climatiques », le journaliste Sénégalais, Birame Faye est revenu sur l’importance de l’agroécologie dans la lutte contre le dérèglement climatique.

L’Agriculture a un impact sur l’environnement, car elle contribue aux changements climatiques. Pour solutionner, le journaliste Sénégalais et chercheur, Birame Faye a invité à la gestion durable et naturelle des terres, la lutte contre et l’abandon des organismes génétiquement modifiés (OGM) et pesticides chimiques, la promotion des solutions naturelles de traitement des maladies des plantes.

Journalistes en formation ©Frank Pougbila

Le journaliste a recommandé l’usage des semences paysannes et la promotion de la recherche scientifique pour trouver des solutions locales et naturelles pour une agriculture saine. Il a déconseillé l’usage des tracteurs et animaux pour emblaver ou cultiver les champs agricoles. Ils contribuent, selon lui, à dégrader les sols et émettent des gaz à effet de serre. Cette formation qui a débuté, ce lundi 25 avril pour prendre fin, le jeudi 28 avril 2022, regroupe des journalistes du Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal. Elle est une initiative de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest ( CENOZO ). Les 20 journalistes parleront du Sahel face au risque climatique, l’investigation à l’enquête environnementale et une table ronde sur « Défis climatiques : quelles collaborations entre médias et société civile ».

Frank Pougbila

Lutte contre la malnutrition : À la découverte du système intégré de résilience Hamzari de l’USAID dans le département de Guidan Roumdji

Situées dans la région de Maradi, les communes de Guidan Roumdji, Guidan Sori et Chadakori bénéficient à travers 325 villages, dont ceux de Tambaraoua et Koumboula depuis 2018 du programme résilience Hamzari mis en œuvre par CARE/Niger avec le financement de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). À Tambaraoua, Hamzari qui allie accès à l’eau, nutrition et gestion collaborative des ressources de la commune afin de prévenir les conflits a su apporter un changement notoire dans la vie des populations.

D’une population estimée à un peu plus de 1 434 habitants, le village Tambaraoua, situé dans la commune de Guidan Roumdji rompt depuis un an aujourd’hui avec la vulnérabilité grâce à l’intervention des activités de lutte contre l’insécurité alimentaire du projet Hamzari dans la région de Maradi. Cette transformation du quotidien des populations de Tambaraoua a débuté avec l’amélioration de l’accès à l’eau dans la commune dans le cadre de Hamzari. Il s’agit de l’installation en avril 2021 d’un Poste d’Eau Autonome (PEA) qui alimente depuis lors de manière permanente toute la population de Tambaraoua. Harouna Souley, chef de village de Tambaraoua, ne fait pas mystère de sa satisfaction « nous sommes très heureux de la réalisation de ce forage qui est venu solutionner les problèmes d’accès à l’eau auxquels nous étions confrontés. Avant ce forage par exemple, une femme pouvait passer plus de 2 à 3 H de temps au puits pour avoir de l’eau, aujourd’hui l’approvisionnement se fait en 5 minutes » a-t-il indiqué.

PEA réalisé par USAID Hamzari © Youssouf Sériba

Sans aucun doute, le baromètre de ce changement constitue les femmes qui s’occupent de l’hygiène et du soin des ménages. Barira Chaibou nous livre la teneur de ce changement qui apporte du bonheur dans les ménages « avant ce forage nous souffrons beaucoup pour avoir de l’eau du puits pour notre consommation, les travaux ménagers, et pour nos bétails. Il faut se réveiller à 3 H du matin pour marcher plusieurs kilomètres jusque dans les villages voisins pour avoir de l’eau » nous indique la jeune femme. « Depuis que nous avons l’eau du forage notre quotidien a radicalement changé, nous avons du temps pour nous reposer. Nous pouvons maintenant dormir jusqu’à 9 H car nous pouvons aller prendre de l’eau à n’importe quel moment de la journée pour nous et nos animaux » se satisfait Barira Chaibou. La réalisation de ce PEA à énergie solaire a été précédée d’une étude sur les eaux souterraines exécutée par USAID | TerresEauVie (mis en œuvre par Winrock International) en collaboration avec Hamzari sur toute le bassin versant du Goulbi’n Maradi afin d’évaluer le potentiel hydraulique souterrain ainsi que la qualité de l’eau et mettre en place des programmes de gestion des ressources en eau. « Cette étude a conclu que ce bassin n’est pas contaminé par des matériaux lourds à l’exception de quelques Escherichia coli et coliformes totaux qui sont gérables avec le traitement à l’hypochlorite de calcium» a fait savoir Hamissou Lawali Directeur départemental de l’Hydraulique.

point d’eau village de Tambaraoua ©Ys

Afin de garantir la pérennité de cette ressource centrale dans la vie des populations, la gestion de ce PEA placée sous la tutelle de l’Association des usagers du service public de l’eau (AUSPE) se fait selon la réglementation en vigueur en matière de gestion de l’eau en milieu. Tous les habitants du village ont accès à l’eau en raison de 25 francs pour 2 bidons de 25 litres. Selon Rabé Ado Chipkaou gestionnaire du PEA, « ce point d’eaux génère environ 12 millions FCFA de chiffres d’affaires/an ». Une part de ce fond est reversée à la collectivité pour appuyer le développement local, l’autre partie utilisée pour supporter les charges du délégataire et assurer le renouvellement et l’extension nous fait savoir Rabé Ado Chipkaou. L’accès à l’eau favorise aussi l’hygiène en milieu scolaire, de ce fait, le PEA de Tambaraoua a apporté une nette amélioration en matière de propreté à l’école primaire du village. Ainsi, selon Souleymane El Idi, « l’eau est un élément fondamental dans l’éducation des enfants. De ce fait, c’est pour nous un motif de réconfort que d’avoir ce point d’eau. En plus de l’alimentation, il permet d’assurer l’hygiène corporelle et vestimentaire des enfants » a-t-il indiqué.

Le Directeur de l’école primaire Tambaraoua ©Ys

Outre l’amélioration des conditions de vie et l’hygiène des ménages ce forage à redonner vie à l’activité agricole sur laquelle repose l’économie locale à travers les cultures maraîchères par les coopératives Mata Masu Dubara (MMD) de la zone.

Des communautés à l’abri des détresses en période de soudures…

Depuis le lancement du projet Hamzari à Tambaraoua, la période de soudure a cessé de rimer avec détresse des ménages. Pour cause, la disponibilité permanente de l’eau a redonné vie aux activités agricoles notamment les cultures de contre saisons. Ceci a permis la mise en place des jardins de cases nutritionnelles qui occupent une vingtaine de ménages qui se procurent des revenus grâce à la production et la transformation de produits maraîchers. En plus, la banque céréaliere (BC) du village, gérée par le réseau féminin Niya a été renforcée en stock par Hamzari pour assurer la sécurité alimentaire des ménages extrêmement vulnérables en période de soudure. Selon Hama Harouna responsable de la composante résilience Hamzari « cet appui en stock de mil d’environ 2 tonnes permet d’aider les ménages extrêmement vulnérables en période de soudure, période au cours de laquelle ces ménages en manque de nourriture s’adonnent à des activités de salariat agricole ce qui leur fait manquer du temps pour s’occuper de leurs propres parcelles de production » nous apprend Hama Harouna. Cette initiative devrait ainsi permettre de soustraire les ménages extrêmement vulnérables de l’escalade de vulnérabilité.

Des greniers ©Ys

Rakia Adamou, présidente du réseau Niyya, nous explique l’utilité et le fonctionnement de base de la BC. « Nous avons constitué ce stock de mil grâce à un appui financier de la Hamzari qui nous a permis d’acheter 20 sacs de mil (environ 1 800 kg) ajoutés à ce que nous avons pu mobiliser à notre niveau. Avant de procéder à la vente à prix modéré pour les ménages, nous nous référons au prix du marché pour déterminer un prix accessible aux ménages en fonction du stock disponible. Nous arrivons à couvrir les ménages du village et soutenir de fois des villages vision » indique Rakia Adamou. Ce succès de la BC de Tambaraoua a été possible grâce à l’engagement des femmes de la communauté à travers le groupement Niyya dont les membres ont été formés en ce sens et équipés de guide de la vente de céréales. Après un (1) an de mise en œuvre, le projet Hamzari a radicalement changé le quotidien des populations des localités d’intervention à l’image Tambaraoua. Cet impact du projet se matérialise entre autres par la réhabilitation du système d’alimentation en eau potable qui renforce l’accès à l’eau potable pour environ 1434 personnes, ainsi que le développement agricole.

Point d’eau ©Ys

Ces acquis sont renforcés et pérennisés par les appuis fournis par TerresEauVie en matière de sécurisation du site, de la mise en place d’un système de gestion fonctionnel et redevable envers les populations et grâce aux résultats de l’étude sur les eaux souterraines (de la commune de Guidan Roumdji qui sont devenus un acquis pour la collectivité dans la perspective de projets hydrauliques à venir.

Youssouf Sériba