Niger : lancement de la semaine de l’industrialisation africaine

(Echos du Niger 22 novembre)La Semaine pour l’industrialisation de l’Afrique a été lancé à Niamey ce 20 novembre 2022 avec l’ouverture du premier sommet des femmes transformatrices africaines. Les travaux devraient prendre fin le 25 décembre. Au menu, il devra se tenir au cours de cette semaine deux sommets extraordinaires des chefs d’États et de gouvernement de l’Union africaine. Le premier sommet aura pour thème « Industrialiser l’Afrique : renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusives et durables » et le second devrait porter sur les avancées réalisées dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Au total, ce sont plus de 20 chefs d’État et près de 2 600 délégués qui sont attendus aux différents panels, conférences, expositions et forums qui seront organisés au cours de la semaine. C’est en 1989, lors d’un sommet qui s’est déroulé à Addis Abeba que la journée du 20 novembre a été adopté par les présidents du continent comme journée de l’industrialisation de l’Afrique. Plus de 30 ans plus tard, même si les sommets se sont succédé, l’industrialisation du continent demeure encore un vœu pieux et mis à part l’élaboration de plan national d’industrialisation, aucune avancée majeure n’a été réalisée. Au Niger, le secteur industriel représente moins de 10 % du PIB.

Mawulolo Ahlijah

Indice de l’Etat de Droit: Le Niger se place au 109e rang au niveau mondial

(Echos du Niger 27 octobre) Selon le dernier classement de l’indice sur l’État de Droit publié ce 26 octobre, le Niger figure à la 109e place sur un total de 140 pays. Si ce rang ne semble avoir rien de glorieux, il traduit une progression de 2 points par rapport à l’année dernière. Sur les 34 pays d’Afrique Subsaharienne pris en compte par le classement, le pays de Mohamed Bazoum se place à la 18e place.

Dans la zone UEMOA, le pays se place à la 6e place, juste derrière la Côte d’Ivoire, la première place du Podium occupée par le Bénin. Pour ce qui est de l’espace CEDEAO, c’est le Sénégal qui a enregistré fait le plus de progrès. Le pays de Macky Sall se place à la 56e place au niveau mondial et au premier rang en Afrique. Globalement, l’indice révèle que pour la cinquième année consécutive, le score d’une vingtaine de pays africains a baissé traduisant une certaine détérioration de l’État de droit.

Au niveau mondial, la situation n’est pas plus reluisante. Les données fournies par l’indice révèlent que les tendances vers l’autoritarisme observé pendant la crise sanitaire n’ont pas changé. Des régimes forts exercent de plus en plus de contrôle sur l’espace public limitant ainsi les droits des citoyens. Sur le plan africain, les pays les plus performants sont le Rwanda (42e sur 140), la Maurice (45e sur 140) et la Namibie (46e sur 140). La République Démocratique du Congo figure parmi les 5 derniers, il occupe le 137e rang.

Youssouf Seriba

Les institutions régionales ouest-africaines en marche vers la COP27

Dans la perspective de la 27ième Conférence des Parties (COP27) de la Convention Cadre des Nations Unies contre les Changements Climatiques (CCNUCC) qui se tiendra à Sharm El-Sheik en Egypte du 6 au 18 novembre 2022, les institutions d’intégration régionale ouest-africaines se préparent activement pour une participation commune.

Premier jalon de cette participation conjointe, l’atelier régional de préparation aux négociations climat

Cette coopération régionale renforcée est le fruit de plusieurs années de partenariat, notamment autour de la préparation des négociations internationales sur le climat. Historiquement, les institutions régionales (CEDEAO, UEMOA, CILSS et BOAD) s’unissent et organisent chaque année un atelier régional de préparation aux COPs avec les négociateurs des Etats membres pour discuter des priorités et enjeux de la région. Comme à l’accoutumée, les discussions de cette année seront animées par le Groupe Régional d’Appui aux Négociations Internationales sur le Climat (GRANIC) de la CEDEAO et feront l’objet d’une position commune régionale qui sera publiée à l’ouverture de la COP27. L’atelier se tient du 27 au 29 septembre à Lomé au Togo avec une nouvelle composante scientifique coordonnée par le CILSS. Des travaux de mesure et de suivi du carbone en Afrique de l’Ouest seront présentés pour notamment approfondir les connaissances des négociateurs sur le potentiel de stockage de carbone des différents écosystèmes rencontrés dans leurs pays.

L’Afrique de l’Ouest, une région unie dans la lutte contre les changements climatiques

Pour symboliser cette collaboration régionale, un pavillon ouest-africain sera érigé à la COP27, COP africaine. Co-piloté par la Commission de la CEDEAO et la BOAD en partenariat avec l’UEMOA et le CILSS, ce pavillon sera équipé d’une salle de conférences et constituera une plateforme de choix pour valoriser l’action climat des institutions régionales ainsi que celle de leurs Etats membres, renforçant ainsi la voix de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale climat. Plus qu’un symbole, ce pavillon témoigne de la volonté des institutions régionales de renforcer leur coopération autour du défi commun que constitue la question des changements climatiques. Cette approche vise une meilleure coordination et efficacité de la réponse à apporter au bénéfice des populations de la région. Le maître mot de cette coopération est la complémentarité entre les mandats régionaux respectifs et l’action des Etats membres. C’est l’intervention coordonnée des différents leviers des institutions régionales qui leur sont propres (financements, renforcement de capacités, dispositif politique et règlementaire, ressources scientifiques) qui permettra un soutien efficace et effectif aux Etats membres dans la mise en œuvre de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) sous l’Accord de Paris sur le climat. Cette coopération répond ainsi à un principe de solidarité régionale et incarne l’adage

• « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Lomé, Togo, le 27 septembre 2022

Migration : une mission de la CEDEAO au Niger à propos des migrants bloqués dans le pays

(Echos du Niger 26 sept)Ce 25 septembre, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé l’envoi d’une mission de haut niveau au Niger. Cette mission a pour but d’évaluer la situation des ressortissants ouest-africains bloqués dans le pays, alors qu’ils étaient en route pour l’Europe.  Du 25 au 30 septembre 2022, une mission de haut niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dirigé par le Professeur Fatou Sow Sarr, Commissaire en charge du développement humain et des affaires sociales de la Commission de la CEDEAO, se rendra à Niamey en République du Niger pour examiner avec les autorités nigériennes et le Bureau international pour les migrations (OIM), la situation des citoyens de la région bloqués dans le pays pendant la migration de transit vers l’Afrique du Nord et l’Europe, a indiqué le communiqué de la Commission de la CEDEAO. Toujours selon le communiqué, cette mission sera composée des ministres des Affaires étrangères des États membres les plus touchés ou de leurs représentants. Ces pays sont la Guinée, le Nigeria, le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Libéria, la Gambie, la Sierra Leone, le Bénin. Après la phase d’évaluation, les discussions devront tourner autour des stratégies durables et efficaces pour relever les défis auxquels sont confrontés les ressortissants de la région ouest-africaine en matière de migration de transit. La question du rapatriement volontaire et la réinstallation des migrants en transit échoués au Niger seront également l’un des objectifs de cette mission. De par sa situation géographique, le Niger est un pays de transit pour les migrants des pays africains voulant se rendre en Europe en passant par des pays du Maghreb comme la Libye et l’Algérie. Depuis le début de l’année 2022, ce sont plusieurs milliers de migrants qui ont été refoulés vers le Niger par l’Algérie.

Youssouf Sériba

COMMUNIQUE DE PRESSE SOMMET AFRIFURSA DE LA FINTECH 2022: BATIR UN ECOSYTEME FINTECH AFRO-CANADIEN QUI FAVORISE LE DEVELOPPEMENT INCLUSIF

Johannesburg le 23 aout 2022 – La seconde édition du sommet AFRIFURSA de la Fintech se tiendra le 22 septembre prochain. Après une 1ere édition qui a enregistré plus de 440 participants, dont la crème des acteurs de la sphère fintech mondiale, ainsi que des étoiles montantes de l’écosystème fintech africain, le sommet virtuel AFRIFIN lance sa deuxième édition. L’acquisition de l’entreprise américaine GTP (Global Technology Partners) – basée en Oklahoma, par la fintech africaine MFS Africa démontre que les fintechs africaines sont en train de changer les règles du jeu. Le sommet Afrifursa de la Fintech, AFRIFIN est la plateforme qui réunit les créateurs d’entreprise, innovations de pointe et des opportunités de collaboration entre l’Afrique et le Canada.

AFRIFIN a été fondée par Tapfuma Musewe, expert en finances, pour matérialiser une vision : celle de changer la donne sur l’Afrique, en connectant les écosystèmes fintech canadien et africain, et en s’engageant dans des partenariats à fort impact social ; par le biais d’un leadership éclairé, la compréhension de l’environnement des start-ups fintech, d’une veille du marché et d’une sensibilisation aux opportunités B2B. M. Musewe a déclaré qu’il avait été fasciné par « la capacité des technologies financières à relever certains des défis et des disparités les plus profondes de l’Afrique ». C’est pourquoi AFRIFIN a été lancé « pour réduire les obstacles et établir des liens directs » entre les acteurs canadiens et africains du secteur des technologies financières.

L’avenir de la Fintech se dessine en Afrique Tout a commencé par la prise de conscience que « la Fintech en Afrique peut atteindre les populations les plus éloignées géographiquement mais aussi celles qui sont éloignées socio économiquement des services financiers traditionnels”. L’Afrique compte quelques 573 Fintechs (https://www.forbesafrica.com/brand-voice/2022/06/09/fintech-in-africa-overcrowded-just-enough-or-not-enough/), avec la possibilité de se développer davantage. Selon Disrupt Africa, les start-ups africaines ont reçu un montant record de plus de 2,7 milliards de dollars de financement de janvier à mai 2022, dont une grande partie a été attribuée aux fintechs. Le Canada, quant à lui, possède actuellement le marché technologique à la plus forte croissance d’Amérique du nord. La province de l’Ontario est considérée comme un foyer de fintechs avec plus de 750 entreprises et la ville de Toronto est considérée comme l’un des centres les plus attractifs au monde pour les fintechs. L’Afrique et le Canada ont tous deux une multitude de connaissances et de bonnes pratiques à partager dans l’écosystème fintech. AFRIFIN offre une opportunité unique.

Du point de vue de l’Afrique : D’impliquer les communautés de la diaspora qui contribuent de manière significative à l’innovation technologique, d’offrir des opportunités de travail à distance au niveau mondial, d’attirer les investissements d’autres régions du monde, et,

Du point de vue canadien : De s’ouvrir au monde et diversifier les partenaires commerciaux, d’impliquer davantage les nouveaux arrivants africains et les communautés de la diaspora, d’attirer les investissements directs étrangers des entreprises technologiques internationales. Cette deuxième édition propose des innovations et des masterclass. Les participants sélectionnés pourront échanger avec des intervenants de renom pour en savoir plus sur :

• Les fonds de capital-risque qui investissent dans la tech africaine

• Le paysage canadien de la fintech

• L’éducation financière pour les jeunes et les nouveaux arrivants au Canada. Le sommet Afrifursa de la Fintech, AFRIFIN, se tiendra le 22 septembre 2022 de 10h00 à 16h00 ET/ 16h00 à 22h00 CAT. Inscrivez-vous pour sécuriser votre siège virtuel via : afrifin2022 About Afrifursa Basée à Toronto, avec des racines en Afrique, Afrifursa est une initiative qui vise à changer le récit autour de l’Afrique. Connue pour ses podcasts « meet the diasporans » qui mettent en lumière la façon dont des citoyens du monde trouvent des moyens innovants d’utiliser leurs compétences extraordinaires et leur unique expérience pour s’impliquer dans des initiatives en lien avec l’Afrique, l’organisation a également lancé le sommet Afrifursa Fintech, AFRIFIN.

Pour en savoir plus http://www.afrifursa.com Contact presse: AFRIFIN SUMMIT – Relations Presse Carême Kouamé info@afrifursa.com

Polémique match Niger-Togo : la FTF réagit aux accusations de la FENIFOOT

(Échos du Niger 30 août)La polémique autour des tests Covid qui s’est éclatée à Lomé au Togo lors du match aller du second tour des éliminatoires du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) le dimanche 28 août 2022 continue de s’enfler. Après la réaction de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), la partie togolaise a tenu à apporter sa part de vérité. Lors d’une conférence de presse donnée à ce sujet hier lundi 29 août 2022, le Secrétaire général de la Fédération Togolaise de Football et des membres du staff technique sont revenus sur les circonstances qui ont donné lieu à la prise de bec. Durant cette sortie médiatique, la grande responsabilité revient à la délégation du Nigea indiqué Dr.Ekoue Kouvahey, chef du staff médical de la FTF. La raison selon lui, « Nous avons ramené les frais à 15 000 au lieu de 25000 FCFA, mais ils ont bousculé pour les résultats sans payer les frais. Finalement ils ont voulu que nous les ramenions à 5000 mais c’est impossible. Ce n’est que tardivement qu’ils ont pu payer les frais et reçu les résultats qu’ils ont dénoncés, tout cela avec le médecin du Niger ». Toujours selon me médecin chef des Eperviers « De façon particulière, nous avons rappelé la directrice de l’INH qui est revenue refaire les prélèvements et après calcul de la charge virale, la quantité de virus était énorme. Tous ces résultats ont été renvoyées aux médecins de la CAF qui ont confirmé leur positivité » a-t-il fait savoir qui a d’emblée donné tort à la partie nigérienne. Selon les responsables de la FTF, l’arrivée de la délégation nigérienne à Lomé pour cette confrontation est entachée d’une série d’irrégularités et de couacs. En effet, explique Hervé Agbodan, SG de la FTF : « L’arrivée nigérienne nous a été annoncée la veille pour le Jeudi à 7 heures, ce qui n’est pas normale dans la règle de la CAF qui prévoit que l’arrivée d’une équipe étrangère doit être annoncée dans l’intervalle de 14 jours. Cependant, comme nous sommes dans la même sous-région, nous l’avons accepté et ils sont venus le Jeudi à 10h 55. Nous avons mis une équipe en place pour les accueillir à l’aéroport, ils ne peuvent pas dire que nous avons mal organisé leur accueil ». Toujours au titre des récriminations, le Fédération Togolaise de football a exprimé la demande d’avoir la liste de la délégation nigérienne de 37 membres annoncée pour être à Lomé, mais n’a été satisfaite à ce jour selon les propos du SG/FTF, Hervé Agbodan. Selon la FTF, la FENIFOOT a failli sur toute la ligne mais s’offusque à le reconnaître. Leur trouvaille a été plutôt des menaces contre lesquelles, la FTF entend prendre ses dispositions pour assurer une deuxième qualification de sa sélection au match qui aura lieu à Cotonou au Bénin le dimanche prochain, 03 septembre 2022.

Oslo C. WANOU

17è assise du FESPAO au Niger : L’accès aux produits de santé de qualité face à l’insécurité en débat

(Les Échos du Niger 9 août)La 17e édition des assises de la Fédération des Étudiants en Sciences Pharmaceutiques de l’Afrique de l’Ouest (FESPAO) qui regroupe huit pays membres et cinq observateurs, s’est ouverte ce lundi 08 août 2022 au Centre International de Conférence Mahatma Gandhi de Niamey. Elle a réuni un parterre de personnalités à divers niveaux notamment des sciences pharmaceutiques et de la médecine Ainsi que des membres du gouvernement.

C’est le ministre de la santé publique, de la population et des affaires sociales, Dr Illiassou Idi Mainassara qui a procédé à l’ouverture des travaux en présence du Doyen de la Faculté des Sciences de la Santé à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, du Recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey et du gouverneur de Niamey.

« Secteur pharmaceutique dans l’Espace UEMOA : défis de la gouvernance et de l’Accessibilité des produits de santé de qualité face au contexte d’insécurité », c’est  le thème de cette assise qui se préoccupe du contexte sécuritaire précaire et surtout de comment permettre aux populations de bénéficier de produits pharmaceutiques de qualité. Dans leurs mots de bienvenu, le gouverneur de la région de Niamey, Oudou Ambouka et le doyen de la faculté des Sciences de la Santé à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Professeur Sani Rachid ont salué cette idée des étudiants, préoccupés par les défis de leur temps et cadre géographique. Selon le président du comité d’organisation desdites assises « ces assises sont des rencontres  qui se font dans un cadre d’échanges  d’informations scientifiques et d’intégration culturelle entre les futurs professionnels  du secteur pharmaceutique » en Afrique de l’Ouest.  A l’en croire, le titre de pharmacien est fréquemment usurpé par beaucoup qui n’en ont pas la qualité. Cela exige des acteurs un assainissement du cadre afin de redorer le blason de la profession. A cet effet, des campagnes de sensibilisation sont prévues au profit du grand public et même des professionnels de santé qui n’ont pas tous idée de la tâche du pharmacien. Quant au thème, il est justifié par le contexte sécuritaire dans lequel, la préservation de la santé des populations importe tout de même. Ce qui suppose un accès à des produits pharmaceutiques de qualité à temps.

Pour ce qui est de la gouvernance, la question du monopole pharmaceutique avec des médicaments contrefaits et douteux qu’on retrouve sur le marché parallèle  dans les pays seront abordées dans le double défis de la gouvernance. Il en est de même de l’accessibilité notamment dans la zone des trois frontières (Tillabéry) où la population manque parfois de médicaments essentiels pour ses soins mais ne peut être ravitaillée en raison de l’insécurité. Dr Illiassou Idi Mainassara,  Ministre de la santé publique de la population et des affaires sociales, représentant son collège, de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, a salué le choix du thème qui reste d’une grande actualité non seulement au Niger mais dans la quasi-totalité des pays ouest africains. « Le choix de ce thème pertinent traduit déjà votre attachement au bienêtre des populations que vous êtes appelés à servir, particulièrement celles qui sont en situation défavorable» a-t-il témoigné avant de dire sa foi en la qualité des fruits de cette assise : « Je ne doute point, que de ces assises sortiront des recommandations dans le sens  d’améliorer la gouvernance de ce secteur crucial pour le système national de santé publique et favoriser par la même occasion l’accès aux produits de qualité certifiée aux populations dans les zones de conflits dans nos pays » a déclaré le ministre. Plusieurs panels et communications sont prévus pour cette édition avec des professionnels de haut niveau.

A noter qu’au cours de la première journée de ces assises qui dureront une semaine, 2 panels de haut niveau ont été animés par des hauts cadres du système pharmaceutique au Niger. Le premier porte sur thème « Vaccination covid-19 : rôle du pharmacien dans la sensibilisation » et  le second sur le thème « Les métiers d’avenir de la profession pharmaceutique : enjeux et perspectives »

Oslo C. WANOU

L’ Afri-Plastics Challenge attribue 750 000 £ à des innovations visant à modifier les comportements en matière d’utilisation du plastique

● Quinze (15) finalistes du troisième volet de l’Afri-Plastic Challenge –  » Promouvoir le changement  » – ont été désignés.

● Les finalistes proviennent du Botswana, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda.

● Trois projets gagnants se verront attribuer 250 000 £ chacun en mars 2023.

● La gamification, le récit et les solutions basées sur les incitations figurent parmi les innovations clés. 0900,

14 juillet 2022 (Johannesburg, Afrique du Sud) – Quinze (15) équipes d’innovateurs de toute l’Afrique sub-saharienne ont été nommées finalistes de l’ Afri-Plastics Challenge avec des solutions qui changeront le comportement des individus et des communautés en matière de déchets plastiques en Afrique sub-saharienne. Les finalistes du Botswana, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda recevront une subvention de 50 000 GBP pour leurs solutions. Parmi les projets qui ont atteint la finale, citons « Change at the till », une solution développée par Meeticks Africa au Botswana. « Change at the Till » est un défi de 30 jours dont l’objectif est d’amener les utilisateurs à acquérir des connaissances sur la façon dont leur utilisation de plastiques à usage unique, en particulier lorsqu’ils font leurs courses, affecte négativement l’environnement et contribue fortement aux déchets plastiques marins, et à mettre en pratique ce qu’ils apprennent. La solution consiste en une expérience gamifiée de plusieurs jours menée par un chatbot WhatsApp intelligent et une application de base Un autre projet est un modèle de Formation- Autonomisation- Promotion (FAP) développé par Catharina Natang, une organisation camerounaise. Le modèle FAP vise à fournir une formation sur la mode durable et la mobilisation des ressources aux créateurs de mode et à équiper les créateurs locaux pour qu’ils comprennent la présence subtile mais massive de tissus à base de plastique dans l’industrie de la mode, et comment cela contribue au problème mondial des déchets plastiques. Les étudiants apprendront à connaître les alternatives non plastiques innovantes qui existent et comment y accéder, ainsi que la manière de recycler, d’éliminer correctement et de sélectionner les alternatives non plastiques. Le projet organisera également des événements annuels de mode durable pour sensibiliser le public à la mode durable et réduire les déchets plastiques qui finissent dans les océans. Également en lice, la solution M-taka de l’Association kenyane Homeless of Kisumu, qui vise à former et à autonomiser économiquement les femmes pour qu’elles deviennent des agents de recyclage qui créent des communautés de recycleurs en s’appuyant sur la technologie et en induisant un changement de comportement grâce à des connexions sociales et des incitations. Grâce à une application, les masses seront ciblées afin d’accroître la culture du recyclage et de les mettre en relation avec des agents dans leur région pour collecter le plastique et le transporter vers des recycleurs. L’honorable Harjit Sajjan, Ministre du Développement International du Gouvernement du Canada, a déclaré : « La pollution plastique menace nos écosystèmes et nos systèmes alimentaires. Je crois fermement que nous devons donner aux communautés du monde entier les moyens de faire des choix durables.

Des choix qui débouchent sur un avenir meilleur et plus respectueux de l’environnement pour tous. J’ai hâte de voir le travail acharné et l’innovation de ces étonnants finalistes, et j’ai hâte d’apporter notre expertise et nos efforts pour aider l’Afrique à devenir un continent sans déchets plastiques. » S’attaquant à la pollution plastique à travers trois volets, les finalistes du troisième volet – Promouvoir le changement – annoncés aujourd’hui sont soutenus pour développer des stratégies d’engagement innovantes telles que la gamification, les incitations et les récits pour promouvoir le changement de comportement et éduquer les communautés, ainsi que pour fournir des informations sur les rôles que les femmes et les filles jouent dans la chaîne de valeur. Le problème de la pollution plastique marine prend de l’ampleur et nous devons veiller à ce que la sensibilisation se traduise par des actions et un changement de comportement à long terme, tant au niveau individuel que collectif. Pour aider les finalistes à atteindre cet objectif, ils seront soutenus par un portefeuille d’experts en la matière au cours des prochains mois afin de développer leur solution. Constance Agyeman, Directrice du Développement International de Challenge Works, a déclaré : « Le problème de la pollution plastique marine a connu une croissance rapide ces dernières années. Il est crucial que la prise de conscience se traduise par des actions et un changement de comportement à long terme, tant au niveau individuel que collectif.

Les 15 finalistes seront soutenus au cours des sept prochains mois pour développer leurs campagnes et projets de communication. Les subventions de 50 000 £ aideront les équipes à produire des preuves de changement en matière de réduction des déchets sauvages, de ségrégation des déchets plastiques, de choix d’options réutilisables ou de refus total du plastique à usage unique ». Après avoir franchi le cap de la demi-finale, chaque finaliste a déjà reçu des subventions de 5 000 £ pour développer ses idées. Trois projets gagnants se verront attribuer 250 000 £ chacun en mars 2023. Si les femmes et les populations à faible revenu sont plus susceptibles d’être affectées négativement par la pollution plastique, elles sont également une force motrice de changement positif, de leadership et d’innovation dans leurs communautés. L’Afri-Plastics Challenge a pour objectif de soutenir les efforts innovants visant à réduire la pollution plastique d’une manière qui donne du pouvoir à tous, en promouvant une plus grande intégration du genre et une plus grande justice sociale dans les politiques nationales sur les déchets plastiques. Pour en savoir plus sur l’Afri-Plastics Challenge et les 15 finalistes du volet « Promouvoir le changement », veuillez consulter le site suivant : afri-plastics.challenges.org

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Pour les demandes des médias, veuillez contacter Brian Leputu, Africa Communications Group, sur brian@africacommunicationsgroup.com, +2772 525 3472.

À propos de l’Afri-Plastics Challenge L’Afri-Plastics Challenge, géré par les experts en innovation Challenge Works basés à Londres, s’attaque au fléau de la pollution plastique en Afrique subsaharienne grâce au financement du gouvernement canadien. Le défi comprend trois volets pour s’attaquer au problème sur plusieurs fronts.

● Volet 1 – Accélérer la croissance – les finalistes annoncés en février 2022 – récompense les solutions innovantes de gestion des déchets plastiques après leur utilisation et leur mise au rebut (c’est-à-dire les solutions en aval) – premier prix de 1 million de livres sterling.

● Volet 2 – Créer des solutions – les finalistes sont annoncés aujourd’hui – récompense les solutions innovantes visant à réduire le volume de plastique dans les emballages et autres produits avant leur utilisation (c’est-à-dire les solutions en amont) – premier prix : 750 000 £.

● Volet 3 – Promouvoir le changement – les finalistes seront annoncés le mois prochain – recherche des campagnes et des projets créatifs pour influencer le changement de comportement des individus et des communautés afin de promouvoir une consommation durable du plastique – trois prix de 250 000 £. Les 15 finalistes de l’Afri-Plastics Challenge – volet « promouvoir le changement »

● Meeticks Africa, Bostwana Change at the Till organise un défi de 30 jours qui vise à faire en sorte que les utilisateurs acquièrent des connaissances sur la façon dont leur utilisation de plastiques à usage unique, en particulier lorsqu’ils font des achats, a un impact négatif sur l’environnement et contribue fortement aux déchets de plastiques marins, et qu’ils mettent en pratique ce qu’ils apprennent. La solution consiste en une expérience gamifiée de plusieurs jours menée par un chatbot WhatsApp intelligent et une application backend.

● Ensemble artistique et culturel WAKAT, Burkina Faso Les ambassadrices de l’environnement ont pour objectif de former 20 femmes aux effets néfastes des déchets plastiques, à travers des histoires, des contes et du théâtre. Les femmes seront formées par le biais d’ateliers aux méthodes de communication, de sensibilisation et de plaidoyer, basées sur des histoires, des contes et du théâtre, et enfin formées à la commercialisation d’alternatives aux sacs plastiques, notamment les paniers traditionnels, les sacs en tissu et en ficelle et les sacs en papier.

● Catharina Natang, Cameroon Le modèle TEP de Catharina Natang vise à fournir une formation aux créateurs de mode sur la mode durable et la mobilisation des ressources, et à donner aux créateurs locaux les moyens de comprendre la présence subtile mais massive de tissus à base de plastique dans l’industrie de la mode, et comment cela contribue au problème mondial des déchets plastiques. Les étudiants apprendront à connaître les alternatives non plastiques innovantes qui existent et comment y accéder, ainsi qu’à recycler, à éliminer correctement et à choisir des alternatives non plastiques. Le projet organisera également des événements annuels de mode durable afin de sensibiliser le public à la mode durable et de réduire les déchets plastiques qui finissent dans les océans.

● Lem Ketema, Ethiopia La campagne Ye Zembil Melse fait appel à des récits créatifs, à des campagnes numériques avec des artistes et des personnalités éthiopiennes, ainsi qu’à des engagements publics. Elle élabore un guide sans plastique pour Addis-Abeba, afin de faire connaître les effets néfastes des déchets plastiques en Éthiopie, de faire revivre les alternatives traditionnelles au plastique et de plaider en faveur d’une politique d’interdiction des sacs en plastique à usage unique.

● Let’s Do It Ghana, Ghana Le Community for Plastic Reduction and Recycling Project est un projet en deux parties comprenant la sensibilisation de la communauté par le biais d’une éducation basée sur des activités et le recyclage des déchets plastiques. Il est conçu pour stimuler les actions communautaires qui apportent des changements dans les attitudes individuelles et les habitudes d’achat conduisant à une prise de conscience accrue des déchets plastiques.

● Baus Taka Enterprise, Kenya La #StopPlasticPollution Campaign s’appuie sur une application mobile pour promouvoir le tri des déchets plastiques à la source tout en sensibilisant aux pratiques de gestion responsable des déchets. Des concours sur le tri des plastiques, avec des incitations en espèces et des points pouvant être échangés contre des services médicaux dans des centres de santé partenaires, seront organisés sur l’application.

● Homeless of Kisumu, Kenya M-taka a pour objectif de former et d’autonomiser économiquement les femmes pour qu’elles deviennent des agents de recyclage qui créent des communautés de recycleurs en s’appuyant sur la technologie et en induisant un changement de comportement grâce à des connexions sociales et des incitations. Grâce à une application, les populations seront ciblées, afin d’accroître la culture du recyclage et de les mettre en relation avec des agents dans leur région pour collecter le plastique et le transporter vers des recycleurs.

● Ukwenza VR, Kenya Ukwenza VR utilise un format de narration VR pour montrer le parcours d’un morceau de plastique après son élimination. Ukwenza VR espère ainsi qu’en montrant les différentes façons dont les déchets plastiques peuvent finir par nuire à l’environnement, il encouragera les gens à faire plus attention lorsqu’ils se débarrassent de leurs déchets plastiques.

● Recycle Port Harcourt Limited, Nigeria La campagne Let’s recycle ! comprendra une sensibilisation en ligne et hors ligne par le biais de sketchs créatifs, de défis, de jeux propres, d’activités de plantation d’arbres, etc. dans le but d’éduquer les gens sur les dangers de la pollution plastique tout en les encourageant à arrêter de jeter leurs déchets et à commencer à trier/séparer correctement leurs déchets plastiques.

● U-recycle Initiative Africa, Nigeria La PLASTIC WIZE Campaign de U-recycle Initiative Africa prévoit de former 50 femmes dans 10 universités du Nigeria pour qu’elles mettent en œuvre des stratégies créatives visant à modifier les comportements afin de réduire les déchets plastiques sur leurs campus.

● Association TERANGAGÉE, Senegal SOLUTIONS ECOLO-CULTUR’ELLES a créé un programme qui commence par la sensibilisation et l’éducation à l’environnement des enfants et des habitants d’un village grâce à l’implication des acteurs locaux (principalement les femmes, les « tatas » et les jeunes pairs éducateurs, y compris les filles). Ils utilisent des outils culturels innovants tels que des chansons éducatives, des chorégraphies, des histoires courtes en vidéos animées, des jeux et des ateliers artistiques.

● Moonshot Dynamics, South Africa Paycycle utilise un système de récompense numérique basé sur un point de vente (PDV) visant à éliminer les sacs en plastique à usage unique et à promouvoir les sacs à provisions réutilisables (RUSB) non plastiques qui sont également recyclables et écologiques. À l’aide d’une multitude d’applications mobiles personnalisées pour les acheteurs de différentes classes économiques, Paycycle suit l’utilisation des sacs par les consommateurs dans les magasins partenaires et récompense les consommateurs avec des points de fidélité pour l’achat et la réutilisation des sacs réutilisables.

● Soapbox South Africa, South Africa L’utilisation par Captain Fanplastic du récit comme élément central de l’éducation sur le plastique nous permet de contribuer directement à la résolution de ce défi. Le programme est conçu pour être extensible, dans la mesure où nous sommes en mesure d’offrir la possibilité d’utiliser des filles et des femmes en tant que leaders, animatrices et formatrices dans le cadre d’une éducation indispensable au sein des communautés.

● Vhembe Biosphere Reserve, South Africa Turning your Trash to Treasure est basé dans la réserve de biosphère de Vhembe et vise à travailler avec des écoles, des communautés tribales et des femmes ramasseuses de déchets pour sensibiliser certaines écoles en encourageant le recyclage des déchets dans les écoles. Tous les déchets collectés seront acheminés vers une entreprise locale, Dziphathutshedzo Green Surface, qui utilise le plastique pour fabriquer des briques de pavage, des tuiles en plastique et d’autres produits en plastique tels que des règles et des étuis à crayons.

● Eco Brixs, Uganda La Plastic Manufactures and Recycling Union a pour objectif de créer l’Association ougandaise du recyclage, dont les membres proviennent de toute la chaîne de valeur du recyclage du plastique. L’association souhaite créer une carte interactive où des médias riches et des données présenteront toutes les personnes engagées dans le recyclage dans le pays. À propos de Challenge Works Challenge Works est le nouveau nom de Nesta Challenges. Nous sommes une entreprise sociale fondée par Nesta, l’agence britannique pour l’innovation. Depuis une décennie, nous nous sommes imposés comme un leader mondial dans la conception et l’organisation de prix à fort impact qui encouragent l’innovation de pointe pour le bien social. Au cours des dix dernières années, nous avons organisé plus de 80 prix, distribué 84 millions de livres sterling de fonds et collaboré avec 12 000 innovateurs. Le monde se trouve à un moment critique. Ensemble, nous sommes confrontés à de multiples problèmes qui s’aggravent, mais il existe d’énormes possibilités de découvrir des solutions et de repousser les frontières de l’innovation. L’impact du changement climatique se fait sentir plus durement chaque année, mais l’innovation peut l’atténuer ; il est possible d’inverser la tendance à l’augmentation des maladies chroniques et à l’aggravation des inégalités mondiales en matière d’accès aux soins de santé ; un monde de plus en plus complexe, connecté et numérique pose une multitude de défis sociétaux, mais rend également possible des changements technologiques rapides, positifs et susceptibles de changer la vie – s’ils sont maîtrisés et dirigés correctement. Nous pensons qu’aucun défi n’est insurmontable. Challenge Works s’associe à des organisations, des organismes caritatifs et des gouvernements du monde entier pour dénicher les entrepreneurs et leurs innovations qui peuvent résoudre les plus grands défis de notre époque.

Les prix Challenge défendent l’innovation ouverte par le biais de la compétition. Nous spécifions un problème qui doit être résolu, mais pas ce que la solution devrait être. Nous offrons d’importantes primes en espèces pour encourager divers innovateurs à appliquer leur ingéniosité à la résolution du problème. Les solutions les plus prometteuses sont récompensées par un financement de démarrage et un soutien au renforcement des capacités par des experts, afin qu’elles puissent prouver leur impact et leur efficacité. La première ou la meilleure innovation à résoudre le problème est gagnante. Cette approche uniformise les règles du jeu pour les innovateurs inconnus ou qui n’ont pas encore fait leurs preuves, afin que les meilleures idées, quelle que soit leur origine, soient mises à profit pour relever les défis mondiaux les plus difficiles. Visitez-nous à challengeworks.org Á propos du Gouvernement de Canada Dans le cadre de l’engagement à réduire les plastiques marins à l’échelle mondiale, le gouvernement du Canada a lancé un projet visant à améliorer la gestion des plastiques en Afrique subsaharienne. L’Afri-Plastics Challenge vise à réduire les plastiques marins dans les pays d’Afrique subsaharienne en élaborant et en mettant à l’échelle des solutions novatrices à la mauvaise gestion des plastiques. L’Afri-Plastics Challenge met particulièrement l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles. Sans être limité par le sexe, le défi encourage les femmes et les filles à participer en soumettant leurs solutions.

Apprenez-en davantage sur les partenariats internationaux et les initiatives du Canada visant à réduire la pollution plastique.

Bazoum appelle les investisseurs au Niger, 1ère croissance d’Afrique en 2022 selon le FMI

Le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a pris part depuis le lundi 13 juin 2022 à Abidjan en Côte-d’Ivoire au CEO Forum Africa 2022. Occasion pour le chef de l’Etat d’inviter les investisseurs à jeter leur dévolu sur le Niger, la première croissance en Afrique en 2022 selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

(Les Échos du Niger 15 juin) Alors que l’Afrique se remet progressivement des affres de la pandémie du Coronavirus et en dépit des dégâts de la guerre russo-ukrainienne, le Fonds monétaire international (FMI) augure de bonnes perspectives pour l’économie au Niger. Selon le rapport sur les Perspectives économiques mondiales du FMI rendu public le 19 avril par le Fonds, la croissance du pays devrait attendre les 6,9% en 2022 contre une moyenne continentale de 3,8%. Une véritable prouesse pour un Etat du Sahel qui en plus des crises mondiales sus-évoquées affronte au quotidien le terrorisme. C’est indubitablement le fruit d’une vision claire traduite en projets stratégiques doublées d’une orthodoxie de gestion et d’une bonne gouvernance apurée des vices, improvisation et autres errances. Cela a permis au fort de la crise sanitaire en 2020, de démontrer une meilleure résilience avec une croissance du PIB ressortie à 3,6% contre 5,9% en 2019. Le bond annoncé par le FMI ne peut passer inaperçu sachant qu’en 2021, le pays avait enregistré une croissance de 1,3% dans un contexte de hausse des prix des produits alimentaires mondiaux, d’insécurité et de chocs climatiques. C’est sans compter le déficit de la campagne agro-pastorale qui a envenimé l’inflation.


Les efforts continuent cependant et doivent permettre de maintenir le cap de la croissance en vue d’atteindre à l’horizon 2023, 7,2% grâce aux projets structurante en cours dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures. Au fait, un projet de pipeline actuellement devrait permettre sous peu de renforcer les capacités productives du Niger et le transport des champs d’Agadez jusqu’au Bénin. Il y est attendu une augmentation sensible de la production d’ici 2024, avec d’important flux financier et une croissance économique à deux chiffres à moyen terme. Contre seulement 20 000 b/j actuellement, le Niger ambitionne de porter sa production à 110 000 barils par jour en 2023 puis à 200 000 en 2025. A ce stade, c’est 25 % du PIB, 50 % des recettes publiques et 80% des exportations qui sont attendus du secteur. Tout ceci est soutenu par une politique écologique dynamique qui donne priorité à l’économie verte avec des investissements conséquents dans les énergies vertes et renouvelable; 30 % à l’horizon de 2030 du mix disponible en 2030.
La politique étrangère du Niger reste autant productive avec un total de 386,5 milliards de FCFA d’investissement directs étrangers (IDE) captée en 2021 contre 206,7 précédemment, une performance de l’ordre de 86,9%. Pour ce qui est du financement de l’économie, on a noté un effort supplémentaire de 15,4% en variation nominale, portés par les services et la transformation. Ces investissements sont soutenus par une gouvernance efficace. Le déficit budgétaire est resté stable à 5,3% du PIB en 2021. Du point de vue de l’endettement, le ratio prudentiel est de mise, 47,8% du PIB contre une norme communautaire de 70%. En clair, les agrégats à divers niveau reste confortatif avec un environnement économique incitatif, un cadre juridique responsable rassurant, toute chose qui balise le chemin à investissements. C’est donc fort de ces nombreux atouts que le chef de l’Etat a rassuré les investisseurs réunis au CEO Forum de la disponibilité du Niger à les accueilli et à leur faire profiter de ses nombreux atouts pour le plein rayonnement de leurs activités. Pour rappel, Africa CEO Forum s’avère le plus grand rassemblement du secteur privé africain avec plus de 1500 participants venus de partout dans le monde.

Oslo Chester WANOU

Conférence de l’UA /Le Président Bazoum présente la situation terroriste au Sahel et « l’échec des militaires putschistes »

L’Union Africaine a organisé le samedi 28 mai 2022 à Malabo en Guinée Equatoriale, une conférence sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique. Présent aux échanges, le chef de l’Etat du Niger, le président Mohamed Bazoum a fait le diagnostic dans le Sahel, où, les menaces terroristes sont devenus le principal mobile des coups de force et changement constitutionnel conduits par les militaires dans certains Etats mais peinent aussi à être efficaces.

(Les Échos du Niger 30 mai) La pauvreté de masse, résultante du changement climatique au sahel a servi de terreau à l’émergence de groupes rebelles qui s’alimentent des populations vulnérables. C’est du moins l’analyse du chef de l’État du Niger, Mohamed Bazoum. Selon le président nigérien à la conférence de l’UA sur le phénomène, le terrorisme elle-même est devenu un prétexte au coup de force constitutionnel, ce qui témoigne de l’intérêt de la conférence de l’UA consacrée aux deux sujets. Au fait, « la région du Sahel à laquelle appartient mon pays, le Niger, est particulièrement affectée par ces deux phénomènes et les coups d’État militaires survenus au Mali et au Burkina Faso ont été présentés par leurs auteurs comme les moyens auxquels ils ont été contraints de recourir pour mettre notamment fin à la détresse des populations victimes des affres du terrorisme» a-t-il déclaré en soulignant que les différents pays partagent un même niveau de fragilité dû à la prévalence d’une grande pauvreté entretenue, entre autres facteurs, par des chocs climatiques récurrents et une démographie débridée. En effet, le sujet en débat revêt une importance capitale car, sachant que dans certaines régions du continent, le terrorisme est un phénomène en expansion et les institutions sur lesquels reposent les États s’avèrent fragiles dans bien de pays.  Ceci se justifie par les tenants et aboutissants du terrorisme au sahel. Sur le terrorisme sahélien deux choses méritent d’être sues selon Mohammed Bazoum. « Premièrement. Il n’est pas porteur d’un projet politique et comme tel n’a pas vocation à mettre en œuvre un projet de société basé sur des règles d’une forme quelconque d’administration de territoire. Et deuxièmement, sa rhétorique islamiste ne saurait cacher l’absence de réelle motivation religieuse des jeunes qui s’enrôlent dans ses rangs, leur engagement ayant plus à voir avec les effets du dérèglement climatique et la remise en cause de leur cadre de vie traditionnel » déclaré le président nigérien. En clair, le terrorisme au Sahel trouve un terrain favorable dans la pauvreté ambiante des populations qu’elle vient exacerber avec des différents dégâts qu’il fait et leurs corolaires. Il sert tout autant d’alibi depuis peu aux militaires qui, arguant l’impuissance de l’Etat, perturbent d’ordre constitutionnel, ce qui, loin de faciliter la lutte, fragilise davantage les Etats. La preuve en est que leur installation au pouvoir dans certains pays, loin de constituer la panacée contre le fléau l’a exacerbé. Leur avènement perturbe Non seulement la démocratie et l’Etat d’autant plus qu’ils conditionnent leur départ à l’éradication totale des menaces terroristes, ce que nul ne saurait prédire, mais rend davantage critique la gouvernance et accroît la souffrance et la misère des populations. C’est pourquoi, « Ils ne sont donc nullement une solution ni pour lutter contre le terrorisme encore moins pour promouvoir la bonne gouvernance. Ils constituent assurément un facteur de régression pour l’Etat de droit et la démocratie et exposent les pays à des périls inédits » a conclu le président Bazoum. Malheureusement, Cela profite par contre aux groupes terroristes qui étendent leurs tentacules dans la sous-région.

 Oslo C. WANOU

Corvées domestiques en période de Ramadan, ce qu’en pense Mme Goge Maimouna Gazibo

Jeune fille, toi qui me lis apprends à cuisiner ….
Ce matin comme beaucoup d’autres matin quand je suis au Niger, je me suis réveillée à 04h du matin pour réchauffer la pâte de mais et la sauce Gombo que j’ai spécialement cuisiné la veille pour les enfants et leur papa en prélude à cette journée consacrée au jeun et à la dévotion. Dans cet exercice, je n’ai ressenti ni sentiments d’infériorité, ni acte de soumission ou encore d’esclavage. Bien au contraire, j’ai remercié Dieu d’être dans un foyer ( beaucoup d’autres femmes n’ont pas Cette chance et espèrent que le ramadan prochain les trouvent dans des foyers) d’avoir des enfants ( nombre de femmes en cherchent par tous les moyens y compris les crimes et delits) et d’avoir de quoi servir ( des nombreuses familles de l’intérieur du terroir entament le jeun avec à peine du son de shorgo ou de la boule de mil frelatée de la veille)….

A force de recevoir de femmes et jeunes filles dans les locaux de Chroniques Juridiques, pour avoir beaucoup voyagé de par le monde j’ai compris qu’ aucune position professionnelle ne peut personnellement me combler plus que mon statut de mère et d’épouse :C’est mon choix personnel qui me correspond et me satisfait pleinement
Je comprends bien évidemment que d’autres femmes rêvent plus grand et à meilleure vie: je n’ai jamais été une femme ambitieuse: ma plus grande ambition c’est vivre assez longtemps pour assister au mariage de mes enfants et regarder les cheveux blancs de mon époux: c’étaient aussi les rêves de ma grand mère et de ma mère j’en conviens mais est ce un crime ?
Femmes émancipées d’Afrique de grâce arrêtez de faire croire à nos petites sœurs et nièces que cuisiner pour sa famille est un fardeau ou un acte de domination: c’est une passion pour nombre de femmes qui ont regardé leur mère servir leur père dans le respect et la tradition Africaine.
J’ ai un master de l’ENA de France outre mon diplôme de magistrature, j’ai plusieurs autres qualifications et distinctions mais je cuisine, je fais la vaisselle et je n’ai pas de domestiques pour servir mon époux et mes enfants à ma place…. c’est mon choix , je ne suis pas pingre , je suis pas radine, et j’ai encore moins honte de vouloir m’occuper moi même de mon trésor : MA FAMILLE !
Les Femmes émancipées d’Afrique, tout en vous félicitant pour le travail quotidiennement abattu ( je suis témoin de la nécessité et de l’impact de votre travail sur certaines mentalités rétrogrades ) pour libérer la femme Africaine des préjugés et pesenteurs socioculturelles( Beaucoup de filles sont victimes et ont besoin de votre combat qui est salutaire à bien des égards) mais arrêtez tout de même de faire croire que toutes les femmes ménagères sont malheureuses ou sont à plaindre. Nous sommes nombreuses à trouver notre bonheur et notre équilibre dans la cuisine et les travaux ménagers pour le bien-être de nos maris et de nos enfants!
Nous respectons votre compréhension des notions d’égalité et d’emancipation, à votre tour arrêtez d’influencer et rebeller des filles naïves et innocentes contre notre identité culturelle pour en faire des adeptes d’autres cultures !

Goge Maimouna Gazibo May Gazibo

Lancement à Niamey de la 1re édition du Forum Semaine Citoyenne de la République

Le Ministre de la Jeunesse et du Sport M. Sékou Doro Adamou a procédé le vendredi 18 mars au lancement de la 1re édition du Forum Semaine Citoyenne de la République au Palais des Congrès. C’était en présence de la coordinatrice du système des Nations-Unies au Niger Mme Louise Aubin et de M. Salifou Hassan Conseiller Technique du Premier ministre SEM Ouhoumoudou Mahamadou parrain de cette première édition dudit forum.

(Les Échos du Niger 21 mars) Initiative de l’Association des Jeunes Leaders pour la Transformation Positive des Conflits au Niger (AJLTPC), le forum Semaine Citoyenne de la République vise à créer un cadre de réflexion et d’échange afin de contribuer à l’identification des responsabilités de chaque citoyen dans la lutte contre l’insécurité tout en renforçant les capacités de ces derniers pour une meilleure implication dans la lutte contre l’insécurité a indiqué le président de l’association Moussa Abdou Attaher . Cette première édition est placée sous le thème « Face à l’insécurité et l’extrémisme violent quels apports citoyens des jeunes leaders pour la préservation de la paix et la cohésion sociale au Niger et au Sahel ? ». Elle a mobilisé 8 pays à savoir le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, le Sénégal, le Benin, le Togo, et le Ghana chacun représenté par une forte délégation.

Prenant la parole à l’occasion au lancement du forum, la coordinatrice du système des Nations-Unies Mme Louise Aubin a fait part de sa joie de voir le Niger abriter une telle activité. « La paix et la sécurité dans le monde est plus qu’un souhait aujourd’hui, c’est un objectif pour la jeunesse, car le monde dans lequel nous vivons, nous avons le devoir de le rendre meilleur parce que nous l’empruntons de nos enfants de demain qui constituent la majorité de la population des pays touchés par des perturbations et conflits armés » a déclaré Mme Louise Aubin.

Abondant dans le même sens, le président de l’AJLTPC Moussa Abdou Attaher a indiqué « notre association s’est fixé pour objectif d’œuvrer à la mobilisation de la jeunesse Nigérienne au service de la paix et la citoyenneté agissante. Ce qui d’ailleurs s’inscrit dans le sens la Résolution 2250 de décembre 2015 des Nations-Unies qui préconise une implication des jeunes dans les efforts mondiaux visant à lutter contre l’extrémisme violent et à promouvoir une paix durable ». Procédant au lancement du forum au nom du chef du gouvernement, le ministre de la jeunesse et du sport M. Sékou Doro Adamou a pour sa part souligné « toute l’importance du rôle que la jeunesse se doit de jouer pour parvenir à des résultats dans le cadre de la transformation positive des conflits grâce à leur engagement citoyen et leur détermination » a-t-il indiqué. À noter que plusieurs travaux ont marqué ce forum qui a duré 3 jours, il s’agit de panels thématiques autour de la paix la citoyenneté, des formations au profit des participants, des activités sportives et un don de sang effectué le jeudi 17 mars au profit des forces de défense et de sécurité. Une activité à laquelle a pris part à la coordinatrice du système des Nations-Unies Louis Aubin.

Oslo C. Wanou.

La BAD et l’Unesco veulent former au digital, un million de jeunes africains non scolarisés d’ici 2030.

Dans une note datant du mois de juillet 2015 sur la scolarisation des jeunes en Afrique subsaharienne, la Banque mondiale indiquait « environ 89 millions de jeunes âgés de 12 à 24 ans sont hors du système scolaire en Afrique subsaharienne », avant d’alerter « dans les 10 prochaines années 40 autres millions auront probablement quitté l’école pour se confronter à un avenir incertain ».

(Les Échos du Niger 02 mars) La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation (Unesco) veulent former d’ici 2030, un (1) million de jeunes et d’adultes non scolarisés évoluant dans le secteur informel à acquérir des compétences digitales pour une meilleure insertion professionnelle. Le programme intitulé Initiative Panafricaine pour la Transformation Digitale de l’EFTP (Enseignement et Formation Technique et Professionnelle) vise à assurer l’insertion professionnelle des jeunes non scolarisés en adaptant l’EFTP au marché de l’emploi. L’initiative est mise en œuvre à travers 4 volets à savoir un programme de formation panafricain ; la mise en place d’un réseau national de transformation digitale de l’EFTP dans les pays africains ; institution d’une journée des TIC et du digital dans l’EFTP dans les pays africains ; et la mise en place d’un centre d’excellence régional dans chaque communauté économique et régionale. À terme, l’initiative devrait toucher au moins 27 pays africains dont chacun bénéficiera d’un programme de soutien à l’introduction ou le renforcement des TIC et du digital dans l’EFTP afin de promouvoir « une Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable » indique-ton.

Youssouf Sériba

3 pays africains dans le top 5 des pays d’origine des étudiants étrangers en France (rapport)

La France est la première destination de la mobilité étudiante en provenance des pays de l’Afrique. C’est ce qui ressort du dernier rapport de Campus France sur les chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde. 6e pays d’accueil de la mobilité étudiante dans le monde, l’hexagone compte sur son sol, 370 052 étudiants étrangers en 2020 dont 23 % sont africains.

(Les Échos du Niger 01 mars)Le Maroc, l’Algérie et le Sénégal font partie du top 5 des pays dont les étudiants choisissent les universités françaises comme destination dans le cadre de la mobilité étudiante. En 2020, ces 3 pays totalisent respectivement 43 464, 29 527, et 13 663 étudiants dans les universités françaises, selon le ministère français de l’enseignement supérieur de la recherche et l’innovation. Après la France, les États-Unis constituent le 2e pays d’accueil des étudiants internationaux subsahariens suivi de l’Afrique du Sud 3e pays d’accueil note le rapport de Campus France qui souligne que les écoles de commerce sont de plus en plus plébiscitées par ces étudiants étrangers. Avec 1 étudiant en mobilité sur 10, l’Afrique a un taux de mobilité au-dessus de la moyenne mondiale, une situation qui s’expliquerait par une inadéquation des cursus des universités africaines avec les besoins des étudiants issus de cette mobilité estime Julien de Normandie, ministre français de l’Agriculture qui s’est exprimé sur la question. C’était au cours de la rencontre pluridisciplinaire sur la Science en Afrique tenue à Montpellier en prélude au dernier sommet Afrique France. Cette mobilité de plus en plus croissante constitue une charge importante pour les États d’Afrique subsaharienne analyse de son côté Moussa Diaby Directeur de l’Institut Polytechnique Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire présent à la rencontre pluridisciplinaire sur la Science en Afrique. Selon lui les étudiants ivoiriens boursiers de l’État en France sont au nombre de 550 pour un budget de 4,8 milliards a-t-il fait remarqué.

Youssouf Sériba

Un nouvel ambassadeur de la Cédéao au Mali après l’expulsion de son prédécesseur

Màrio Gomez Fernandez est le nouveau représentant de la Communauté économique ouest africaine (Cedeao) au Mali. Le diplomate cap-verdien a été reçu cette semaine par Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne à Bamako pour une « prise de contact ». Le représentant spécial « a exprimé sa détermination personnelle et réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre son soutien au Mali et son accompagnement pour une sortie de crise par le dialogue », indique un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères. « Abdoulaye Diop a souhaité la bienvenue au nouveau représentant résident de la Cedeao au Mali.

source: FA

Climat et sécurité humaine en Afrique : Un Centre d’Etudes et de Recherche opérationnel au Niger

Le Centre d’Etudes et de Recherche sur le Climat en Afrique et la Sécurité Humaine (CERCASH) a démarré officiellement ses activités hier 27 décembre 2021 à Niamey. C’est à la faveur de la première édition de la Conférence Internationale de Niamey sur le Climat en Afrique et la Sécurité Humaine (CICAS) où, le Vice-recteur de l’Université Abdou Moumouni (UAM), Pr Rabani Adamou a donné le top devant en présence d’environ 150 experts et chercheurs africains.

(Les Échos du Niger 28 déc) Les questions liées au climat et à la sécurité constituent deux préoccupations majeures et des défis auxquels font face nombre d’Etats du monde en l’occurrence en Afrique et surtout dans le Sahel. Ils sont les plus fragiles même si leur responsabilité n’est pas pour autant engagée. Selon Pr Rabani Adamou, Vice-recteur de l’UAM, «quand on prend le mécanisme du réchauffement climatique, on dit qu’il résulte de l’émission de gaz à effet de serre dans notre environnement. Ce gaz provient du mécanisme d’industrialisation et les pays industrialisés ne sont pas en Afrique». Cependant, victime, elle ne peut croiser les bras face au danger car, seules des initiatives concertées peuvent permettre de venir à bout desdits fléaux. Pour se faire, la science entend jouer sa participation en proposant des alternatives plausibles et concluantes. Ainsi, selon Marou Amadou, président du CERCASH et coordonnateur de la CICAS, ce centre servira de laboratoire de réflexions et d’idées pour produire des connaissances et des savoirs sur les deux problématiques majeures qui sont le changement climatique et l’insécurité humaine. En saluant cette initiative du président du CERCASH, ancien ministre de la Justice, elle permettra aux nigériens de réfléchir et de proposer par eux-mêmes des solutions à un fléau pour en faire moins les frais a précisé le Vice-recteur de l’UAM. Les chercheurs via ce centre, apporteront leur pierre à l’édifice pour mieux appréhender les défis sécuritaires et climatiques, beaucoup plus techniques que la politique à la laquelle elles sont en proie selon le Vice-recteur UAM. «Plus question que quelqu’un réfléchisse à notre place, plus question que quelqu’un nous propose ce qui se passe parce que nous connaissons mieux notre milieu et notre environnement que quiconque. Nous avons donc le devoir et l’obligation d’agir maintenant pour que nous puissions prendre nos responsabilités», a déclaré formel, Pr Rabani Adamou. Aussitôt les propositions ont commencé car, dans son plaidoyer, Marou Amadou, a suggéré que l’Afrique de l’Ouest travaille au désensablement du fleuve Niger et à la plantation d’arbres. Pour finir, «les deux thématiques qui composent le CERCASH : le changement climatique et la sécurité humaine avec tout ce que nous connaissons comme la criminalité environnementale et la sécurité humaine déterminent la survie de notre continent. Et au stade où nous sommes c’est seulement la survie de l’Afrique qui compte» a témoigné Pr Denis Gueu, expert ivoirien à ce démarrage.

Oslo C. WANOU

Programme de renforcement du journalisme d’investigation au Sahel: une 3è Table ronde des acteurs prône une synergie d’actions médias-société civile pour la bonne gouvernance

La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) et l’ONG International Media Support (IMS) ont organisé hier jeudi 16 janvier 2021 à Niamey, la 3è Table ronde avec les acteurs de la société civile et les représentants de l’Etat. C’est dans le cadre du programme « renforcer le journalisme d’investigation au Sahel 4è phase », en présence du Secrétaire général du ministère de la communication représentant du ministre, des représentants de l’IMS et de la CENOZO, des professionnels des médias et acteurs de la société civile.

(Les Échos du Niger 17 déc)Promouvoir le journalisme d’investigation, à travers la formation, le soutien éditorial, l’édition légale et la publication d’enquêtes de qualité pour le bonheur des auditeurs et lecteurs. C’est l’objectif visé par le programme « renforcer le journalisme d’investigation au Sahel » qui est à sa 4è phase. C’était l’occasion pour les journalistes, les acteurs de la société civile, l’Etat et les partenaires de faire le point sur les acquis et les difficultés rencontrées durant le déroulement de ce programme au Burkina-Faso, Mali et Niger. Représentant l’IMS à cette table ronde, Djibril Saidou est revenu sur son objectif à savoir : « permettre aux journalistes d’échanger directement avec les acteurs de la société civile et les décideurs publics sur l’impact du journalisme d’investigation sur la bonne gouvernance, la culture de la redevabilité et la lutte contre l’impunité au Sahel ». Dans la pratique, le programme a priorisé trois (3) principales pistes que sont le renforcement de capacités des radios et clubs d’écoute de la zone Liptako-Gourma, la professionnalisation des journalistes et le journalisme d’enquête au Sahel puis la création d’un réseau sous-régional avec les professionnels des médias et les organisations régionales et internationales travaillant avec les médias et le développement au Sahel.

Quatre ans après, le programme a permis d’aboutir à des résultats probants et irréversibles. En effet, « Durant 04 années d’exécution, la Cellule aura formé près de 230 journalistes issus des 03 pays, et elle a soutenu le développement ainsi que la diffusion d’environ 80 enquêtes journalistiques, tout en facilitant la participation de journalistes du Sahel à de grands rendez-vous de partages et d’apprentissage au niveau africain et mondial » a déclaré le représentant de l’IMS. Selon, lui, cette table ronde entend faciliter un rapprochement des acteurs des médias et de la société pour des actions concertées susceptibles de faciliter le succès de leur engagement respectifs au service de la bonne gouvernance. « L’une des ambitions de cet exercice est, mettre en route un cadre de concertations entre journalistes d’investigation de l’Afrique de l’Ouest, société civile ouest-africaine et internationale et organisations d’appui aux médias et à la bonne gouvernance à travers la Conférence ouest-africaine du journalisme d’investigation » a-t-il précisé. Ainsi, durant les assises, les journalistes ont dressé une liste d’obstacles essuyés durant les travaux de terrain notamment les difficultés d’accès à l’information. Ensemble avec les acteurs de la société civile et les représentants de l’Etat, ils ont exploré les possibilités de collaborations pour des conditions de travail plus aisées. Ceci permettra en retour d’impacter le quotidien des populations à travers des plaidoiries pour une bonne justice, la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance et les services sociaux. A en croire Isabelle Otchoumaré, chargée de programme de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) ; « La collaboration entre journalistes et experts issus de la société civile est une nécessité. Et la CENOZO ambitionne être véritablement le relais entre ces deux mondes à travers un mécanisme qui va favoriser la participation des journalistes aux grandes rencontres ouest-africaines et internationales d’experts sur des questions d’intérêt, comme la lutte contre la corruption, la lutte contre le crime organisé, le terrorisme, les droits humains et les crimes environnementaux ». Elle a reconnu et salué les retombées du programme, « une communauté de journalistes d’investigation, bien formés et produisant régulièrement des investigations, est née dans cette partie de l’Afrique » a-t-elle témoigné.

Un résultat qui n’aurait été possible sans les mesures d’accompagnement du gouvernement qui y a contribué à travers des conditions favorables à l’expression de la liberté de presse surtout. A titre illustratif, Abdoulaye Coulibaly, secrétaire général du ministère de la communication représentant le ministre a cité la déclaration de la table de la montagne, la dépénalisation des délits par voie de presse, la loi sur l’accès aux sources d’informations et autres. Selon lui, l’Etat s’investit à sa manière à encourager l’investigation journalistique. Dans ce sens, il entend maintenir le cap, et c’est là l’assurance du représentant du ministre à l’assistance qui a souhaité que cette table ronde accouche de recommandations nécessaires au plein épanouissement des journalistes notamment dans la conduite des sujets d’investigation, gage de productions de qualité au service de la conscience collective, gage de bonne gouvernance et d’un développement de qualité pour tous.

La Rédaction

Niger : 42 % de ceux qui ont un téléphone « n’ont pas accès à Internet. » (Rapport)

Le numérique prend de plus en plus de place dans l’économie des pays africains. Plusieurs études menées sur le continent dans le secteur du numérique concluent que ce dernier constitue un train plein pour le continent noir lui permettant de rattraper son retard sur le plan économique et technologique. Une étude d’Afrobarometre s’est penché sur le sujet au Niger.

(Les Échos du Niger 10 déc) Qui dit numérique dit smartphone, dit connexion internet. Au Niger, 42 % des personnes qui ont un téléphone portable n’ont pas accès à Internet. C’est ce qui ressort d’une enquête d’Afrobarometre qui porte sur l’accès à Internet entre autres. De fonçon détaillée, ce chiffre est de « 38 % en zone urbaine et 43 % en zone rurale pour 53 % d’hommes et 31 % de femmes » selon le rapport de l’enquête parcouru par Niamey et les 2 jours. Par contre, toujours selon l’enquête, 20 % des personnes qui ont un téléphone au Niger ont accès à Internet, 45 % en zone urbaine et 15 % en zone rurale pour un taux global de 27 % d’hommes et 13 % de femmes qui disposent d’internet mobile. S’agissant de l’utilisation de la connexion internet mobile au quotidien, seulement 9 % des personnes ayant participé à l’étude indique utiliser internet tous les jours dont 26 % en zone urbaine et 5 % en zone rurale parmi lesquels 13 % d’hommes et 4 % de femmes. Cette enquête a été conduite par le Laboratoire d’Étude et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et de Développement Local (Lasdel) pour le compte d’Afrobarometre. Elle a porté sur un échantillon « représentatif aléatoire, et stratifié de 1 200 adultes nigériens être le 29 octobre et 13 novembre 2020 ».

Youssouf Sériba

Attaques terroristes en Afrique de l’Ouest: le Bénin atteint, des morts et blessés graves au Nord du pays

Demeurée un nid paisible et de sécurité jusqu’à présent, le Bénin passe depuis le 30 novembre ses épreuves d’attaques terroristes. Entre le 30 novembre et de 02 décembre, c’est deux attaques terroristes qui ont été enregistrés dans le Nord du pays dans trois différentes communes, localités frontalières au Burkina-Faso avec déjà 04 morts aussi bien des terroristes que de militaires.

(Les Échos du Niger 3 déc)Le Bénin n’est plus à l’abri des attaques terroristes, entre le 30 novembre et de 02 décembre, le pays en a fait les frais dans le Nord, précisément dans les communes de Banikoara, Matéri et Porga, à la frontière Bénin-Burkina-Faso. Dans un communiqué officiel, l’Etat-Major Général des armées rapporte 4 décès, deux de part et d’autres. Ainsi, « dans la matinée du mardi 30 novembre 2021, une de nos patrouilles a été attaquée dans le lit du fleuve Mékrou au Pont Kérémou dans le département de l’Alibori. Un Djihadiste a été abattu par nos forces » a indiqué le Chef d’état-major de l’armée de terre, Colonel Fructueux GBAGUIDI. « Le lendemain, une autre position de l’Armée de Terre a été attaquée dans la nuit du 1er au 02 décembre 2021 dans la région de Porga dans le département de l’Atacora par des djihadistes » peut-on lire dans le même communiqué qui s’est attardé ensuite dur le bilan. En effet, « le bilan de cette attaque terroriste s’élève est deux (02) morts et de quelques blessés côté amis, c’est dire du côté de l’armée (NDLR) et deux (02) morts dans le rang des assaillants ; côté ennemis (les terroristes NDLR) », l’un retrouvé Banikoara et l’autre à Porga, des localités frontalières au Burkina-Faso a rapporté de chef d’Etat-major dans ce communiqué avant d’ajouter que les blessés de l’armée sont actuellement évacués pour une prise en charge appropriée dans une structure sanitaire.

Aussi, des traces de sang ont été retrouvées en direction du pays voisin. C’est dire donc que la menace est là et le chef d’Etat-major en est conscient car, « Chers frères d’armes, cette nouvelle épreuve de feu nous rappelle dans le sang et dans la douleur que le danger est réel sur le terrain. Je vous invite à revoir sans délais les postures sur les différentes positions en tenant compte de la menace » a-t-il lancé pour avertir la troupe ! Pour l’heure, le drame lié à cette attaque prend de l’ampleur. Et pour cause, saisi, le ministre délégué chargé de la défense nationale, Docteur Alain Fortunet Nouatin à tête d’une délégation a tenu à se rendre sur les lieux hier jeudi 02 décembre 2021. Malheureusement, le cortège ministériel a lui aussi une mésaventure. Suite à une crevaison, l’éclaireur du ministre a perdu le contrôle suivi de tonneaux. Des cas de blessés graves et de décès ont été également annoncés ; au moins un morts. Le Bénin connait donc de sombres épisodes et sur la chaine de télévision nationale hier jeudi, le porte-parole de l’armée a rassuré les populations de ce que l’armée est désormais en état d’alerte maximale et entend venir à bout des tentatives d’atteinte à l’intégrité nationale et autres velléités du genre. Il faut signaler qu’il a environ deux semaines, la même zone Nord du pays a enregistré une attaque et l’armée a promptement réagi en repoussant les assaillants.

Oslo C. WANOU

L’armée française accusée de complicité dans des frappes aériennes contre des civils en Egypte (Rapport)

La dictature égyptienne bénéficierait de la couverture de la France. C’est du moins la quintessence d’une publication, « Les Mémos de la terreur » divulguée par le site d’investigation Disclose cette semaine. Des révélations qui évoquent comment l’Égypte d’Abdel-Fattah Al-Sissi,depuis cinq années maintenant, détourne des dispositifs antiterroristes procurés par la France pour exterminer des civils soupçonnés de contrebande.

(Les Échos du Niger 23 Nov) La mission de renseignement française « Sirli », mise en place en février 2016 par la France en Egypte dans le cadre de la lutte antiterroriste, a été dévoyée par Abdel-Fattah Al-Sissi et ses hommes. « En principe, la mission (…) consiste à scruter le désert occidental pour y détecter d’éventuelles menaces terroristes venues de Libye », mais les dispositifs antiterrorismes de la France en Egypte se sont révéléun outil d’extermination de la population égyptienne. Meurtres de civils, surveillance de masse, c’est le quotidien de la population égyptienne ; et la France est indexée. Le site d’information n’a pas hésité à accuser la France de complicité sachant qu’elle offre son parapluie à l’Egypte. Cette métropole, renseigne l’enquête de Disclose, fournit des renseignements aux autorités égyptiennes en vue de l’aider à détecter les djihadistes. Malheureusement, cette aide est détournée et utilisée contre des trafiquants à la frontière égypto-libyenne. C’est la conclusion à laquelle a abouti le site d’information et d’investigation Disclose qui a exploité « des centaines de documents secrets issus du plus haut sommet de l’État », pendant plusieurs années de fouilles. Selon Disclose, la mission de renseignement est au service d’informations pour effectuer des frappes aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés. « Les opérations sont conduites avec un avion léger de surveillance et de reconnaissance (ALSR) mis à disposition par bail par la Direction du renseignement militaire (DRM) de l’Etat français », a renseigné Disclose, spécialisé dans les révélations embarrassantes pour les armées françaises. « Théoriquement, les données recueillies devraient faire l’objet de recoupements afin d’évaluer la réalité de la menace et l’identité des suspects. Mais très vite, les membres de l’équipe comprennent que les renseignements fournis aux Egyptiens sont utilisés pour tuer des civils soupçonnés de contrebande.

Une dérive dont ils vont alerter leur hiérarchie à intervalles réguliers », a explicité le média en ligne, qui rapporte une série de bavures. Ainsi, « les forces françaises auraient été impliquées dans au moins 19 bombardements contre des civils, entre 2016 et 2018 », rapporte Disclose qui a accédé à une documentation. Une véritable dérive sur laquelle la DRM et l’armée française ont finit par avoir elles-mêmes des inquiétudes. Selon Disclose, Dans une note transmise à la présidence française le 23 novembre 2017, « par manque de moyens de surveillance, l’identification des pick-up ne peut être effectuée sans autre élément d’appréciation que le survol initial dont ils ont fait l’objet. Aussi, l’identification de certains véhicules et les frappes d’interdiction qui en découlent pourraient être soumises à caution »,a pu lire le média. Ce qui a fait réagir Florence Parly, ministre française des Armées, le dimanche 21 novembre 2021. Plus tôt, précisément, le22 janvier 2019, une correspondance adressée à la ministre des Armées, Florence Parly, avant une visite officielle en Egypte avec le président français Emmanuel Macron, a signalé «des cas avérés de destruction d’objectifs détectés par l’aéronef » français.

En clair, dans ladite correspondance, des doutes ont été portés sur l’outil de ciblage mis à disposition par la France.« Il est important de rappeler au partenaire que l’ALSR n’est pas un outil de ciblage ». Pourtant, aucun accord ne sera signé ni la mission remise en cause, assure Disclose, qui affirme que « l’armée française est toujours déployée dans le désert égyptien ». Au-delà de simples soupçons, des faits plausibles renforcent le rôle combien rusé joué par le France en Egypte. A preuve, l’Egypte ferait partie des destinataires d’équipements militaires français. Les épisodes de la vente de chasseurs Rafale, d’une frégate, de quatre corvettes et de deux porte-hélicoptères Mistral intervenu entre 2014 et 2016 sous le règne présidentiel d’Abdel Fattah al-Sissi restent évocateurs. Cela témoigne du complot ourdi contre le peuple égyptien avec la complicité de la France qui, en dépit des carnages cautionnés par Abdel Fattah al-Sissi dans un contexte de violation flagrant et sans vergogne des droits éléments de l’homme, ne s’est empêchée de lui attribuer la grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, ce qui a d’ailleurs suscité l’indignation de plusieurs ONG et organismes qui font dans la défense des droits humains.

La Rédaction