Hadj 2022: des inquiétudes sur le transport des pèlerins nigériens

De forts doutes planent sur la participation effective de tous les pèlerins nigériens candidats au hadj 2022. Si le premier vol n’a été effectif que le 24 juin , avec beaucoup de retard, un nombre important de pèlerin ne savent encore à quel saint se vouer. Alors que sept cent vingt-quatre (724) sont toujours en attente de visa, la capacité des vols à convoyer la totalité des candidats inquiète, sachant que les frontières aériennes de la Médine seront fermées au plus tard le 06 Juillet 2022. Déjà, des candidats au Hadj manifestent et crient haro sur le gouvernement et le comité d’organisation.

(Les Échos du Niger 30 juin)À quelques jours de la fermeture des frontières aériennes saoudiennes, sept cent vingt-quatre (724) pèlerins nigériens attendent toujours leur visa tandis que les autres l’ayant obtenu attendent toujours de regagner la Mecque. Pour cause, la programmation des vols a connu un retard de 24H et les premiers pèlerins ne se sont envolés que le 24 juin 2022. Sur les 12 vols charters prévus, 3 seulement ont été effectif à ce jour avec environ cinq cent (500) pèlerins par vol. Considérant cette moyenne par vol, depuis le 24, soit environ mille cinq cents (1500) pèlerins convoyés à ce jour. Considérant que les frontières aériennes, selon les propos du ministre de l’élevage, seront fermées au plus tard le 06 juillet, soit dans une semaine. Certes, lors de la conférence de presse qu’il a donné à cet effet, Tidjani Idrissa Adoulkadri, ministre de l’élevage et porte parole du gouvernement a rassuré que tous les pèlerins fouleront le sol saoudien. Mais toujours est-il qu’au vu de la réalité sur le terrain, tous demeurent inquiets à commencer par les pèlerins qui crient déjà Haro sur le gouvernement et le Haut-Commissariat à l’organisation du Hadj et du Oumra. Des mouvements d’humeur sur la primature ont été mêmes enregistrés. C’est d’emblée un fiasco qui s’annonce car, si à une semaine de la fermeture des frontières, des candidats, près du millier, attendent toujours leur visa, vu le temps qu’ont pris déjà les préparatifs et les éventuelles difficultés techniques qui pourraient survenir, on est en droit de prendre de la réserve quant-à la chance que tous les pèlerins voient leur rêve se réaliser. Pour l’heure, on continue par se contenter des effets d’annonces, avec le ministre porte-parole du gouvernement. Il s’agit notamment de l’arrivée incessante d’un avion pour convoyer 319 pèlerins et qui devra poursuivre la rotation. Un deuxième vol d’une capacité de cinq cent soixante (560) places est également attendu. Cela devrait permettre de convoyer la totalité des pèlerins au lieu Saint de l’Islam selon le ministre, sceptique. « La totalité de nos pèlerins seront sur le territoire saoudien avant la fermeture des Aéroports qui est prévue pour le 3 juillet, en ce qui concerne Médine et le 6 juillet en ce qui concerne Djeddah », a-t-il rassuré. Mais le délai de la fermeture des frontières étant proche, la crainte persiste au sujet de la probabilité que les vols annoncés décollent effectivement dans le temps et s’ils permettront suivant cette programmation de réellement atteindre les objectifs. La simulation sur l’annonce du ministre de l’élevage porte parole, laisse voir 880 pèlerins succeptibles d’être convoyé. Mais quand on suppose un voyage par jour, à compter de demain 1er juillet, le nombre de pèlerin en attente, près de 6000 n’ont véritablement pas encore la chance d’être de la partie. Le COHO et le gouvernement ont donc du pain  »sous la planche » et  »wait and see  ».

Oslo Chester WANOU

Économie : le Niger projette dépenser 2.266,17 milliards en 2023; 3.138,23 milliards en 2024 et 3.472, 87 milliards en 2025.

(Les Échos du Niger 30 juin)Les préparatifs du Budget 2023 évoluent bon train au Niger. Pour le prochain triennat, le pays a défini ses priorités, capacités et les besoins en financement pour faire face aux projets de développement et politiques publiques. En terme de projection, le Niger aura besoin de 2.266, 17 milliards en 2023; 3.138, 23 milliards en 2024 et en 2025, 3.472, 87 milliards et c’est ce que le ministre des finances est venue soumettre aux députés apprend-on à l’issue du Débat sur l’Orientation Budgétaire DOB 2023-2025 le mardi 28 juin. Le ministre des finances Dr Ahmat Jidoud, a saisi cette occasion pour apporter plus de détails et de précisions aux députes sur les programmations budgétaires 2023-2025. L’argentier national a dans son développement insisté sur les perspectives du triennat, les projections de l’Etat, les contraintes et risques budgétaires qui se dessinent.

Le DPBEP a-t-il notifié, «vise à projeter, d’une part, les perspectives de mobilisation des ressources sur une période triennale, et d’autre part, à affecter ces ressources aux Ministères et Institutions pour la mise en œuvre des programmes budgétaires». En tant que tel, une vue globale des recettes de l’Etat et les dépenses budgétaires y sont consignées. Il a étalé les différentes études, rapports et prévisions aussi bien au niveau sous régional, régional que mondial réalisés par diverses institutions et qui contraignent ou sur lesquelles s’aligne le DPBEP. Pour le triennal à venir, les perspectives restent heureuses peut-on noter. L’expérience du passé a été capitalisée et de nouvelles mesures sont prises avec un accent sur les grands chantiers. Aussi, le monde se remet progressivement de la pandémie du Covid-19 qui a plombé les résultats des dernières années. En témoignent le scénario de référence et le scénario optimiste ressorti respectivement à 9,4% et 10,8%. Le gouvernement dans le nouveau document s’est montré préoccupé par une politique d’endettement plus responsable avec des ressources concessionnelles d’une part et les partenariats public-privé de type BOOT d’autre part. Dans le dut donc de s’offrir de plus large possibilité, de nouvelle banque sont attendues pour renforcer l’offre nationale. 2023 selon le ministre, sera l’an du rayonnement de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive via la mise en service du Fonds de Développement de l’Inclusion Financière (FDIF) et le Fonds d’appui au Financement des PME/PMI (FONAP). Les investisseurs ont également trouvé leur compte dans ce DPBEP car, «le gouvernement s’attachera au développement du secteur privé à travers l’amélioration du climat des affaires et le renforcement du capital humain ainsi que la réduction des coûts des facteurs de production, transport et énergie notamment » a confié Dr. Ahmat Jidoud, ministre des finances. La rationalisation des dépenses sera de mise afin de contenir le rythme de progression des dépenses ; l’optimisation des dotations de ressources budgétaires et allocations suivant les priorités du gouvernement, les besoins réels des ministères et institutions suivant leur leurs capacités réelles à exécuter les Plans de travail annuel (PTA) sont prévues. Enfin, l’Etat entend poursuivre la réforme sur le budget programme et la modernisation des systèmes informatisés de suivi de l’exécution du budget et des marchés publics.

Youssouf Sériba

« Quand nous avons des difficultés, nous savons pouvoir compter sur la France » assure Hassoumi Massoudou, ministre d’Etat

En visite de travail Niger du 27 au 29 juin 2022, la secrétaire d’État française auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, a échangé le 28 juin 2022 à Niamey, avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Hassoumi Massoudou. Ils ont ensemble animé une conférence de presse à laquelle ont pris part des membres du gouvernement. Occasion pour le ministre d’Etat de saleur le dynamisme de la coopération bilatérale et surtout la spontanéité de l’appui de la France au Niger.

L’axe France-Niger est dynamique. Quant à son avenir également, point de crainte. La France accorde une grande importance au Niger qui s’est pouvoir compter sur l’appui de la métropole. La preuve, nommée en mai dernier seulement, c’est la toute première destination en Afrique choisie par Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat. C’était l’occasion entre elle et les autorités nigérienne de revisiter la coopération bilatérale et surtout de lui insuffler un nouvel dynamisme. A l’occasion, « le fait que la ministre française vienne nous rendre visite pendant cette période-là est un signe important et évident d’amitié que nous apprécions à sa juste valeur », a reconnu Hassoumi Massoudou, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la coopération. Elle s’avère en effet la marque d’une grande affection cette visite, vu le contexte sécuritaire délétère au Sahel et en Afrique de l’Ouest en général. Le Niger lui, affronte une série de crises car, en plus de la situation sécuritaire, il faudra souligner l’insécurité alimentaire du fait des facteurs climatiques et de la guerre en Ukraine, le renforcement des capacités de production agricole pour un rendement durable, l’accès à l’éducation en l’occurrence les filles et autres. Mais dans tout cela, il sait compter sur l’Hexagone, partenaire privilégié qui a toujours affiché une grande disponibilité à l’accompagner. «Dans la coopération multilatérale aussi, notamment auprès de l’Union Européenne, au niveau de la Banque Mondiale, et au Fonds Monétaire International, quand nous avons des difficultés, nous savons pouvoir compter sur la France », a témoigné le ministre d’Etat qui a poursuivi toujours à propos de la France, parlant des partenaires du Niger «Il faut le dire, c’est le premier ». A preuve, un engagement d’une enveloppe d’environ 276 milliards FCFA qu’a pris la France au Niger à travers Agence Française de développement (AFD). Cela n’inclut pas encore c’est l’appui budgétaire annuel et autres contributions. Au-delà de l’axe sécuritaire où elle fait beaucoup et qui est connu de tous, le France demeure donc très préoccupée par le développement holistique du Niger. A sa prise de parole, « Je suis très heureuse et très honorée d’être à Niamey pour mon premier déplacement sur le continent africain, depuis ma nomination en tant que secrétaire d’Etat», a affirmé Chrysoula Zacharopoulou. Quant aux différents défis, elle a témoigné du ferme engagement de la France de continuer par apporter son appui au Niger. « La bataille contre le terrorisme est un combat non seulement de la région du Sahel mais aussi une bataille internationale, globale. C’est pourquoi la sécurité et le développement sont au cœur de l’approche commune » a-t-elle déclaré. Cependant, « Les enjeux qui sont devant exigent de l’action, de la détermination et de la constance », selon elle. Ainsi, elle a salué le « volontarisme » des autorités du Niger engagées sur tous les fonts ainsi que l’unité patriotique pour combattre les différentes crises. « Depuis mon arrivée à Niamey (le 27 juin NDLR), j’ai pu constater que ce sont toutes les composantes de la société nigérienne qui sont engagées face à ces défis », a-t-elle confié, en voyant là, un important appui au partenariat axé sur trois piliers fondamentaux: la sécurité alimentaire, la lutte contre les effets du changement climatique et l’éducation. Consciente cependant des difficultés au Niger, elle a promis rendre compte à son retour afin que d’autres mesures soient prises en urgence et par l’anticipation car, « il y a une crise immédiate, il faut qu’on donne de réponse et penser à l’année prochaine en même temps » a-t-elle martelé.

Oslo Chester WANOU

CEDEAO: un bilan des droits humains accablant pour 4 pays dont le Niger

Le dimanche 26 juin 2022, des organisations de défense des droits de l’homme, Amnesty International, HURIDAC et l’Association des barreaux d’Afrique de l’Ouest ont exposé au parlement de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la situation des droits de l’homme dans la région. Dans contexte de différents conflits et attaques terroristes défavorable à la paix et la sécurité, elles ont insisté sur une nécessité de protection.

(Les Échos du Niger 28 juin)« Au Mali, au Burkina Faso, au Nigeria et au Niger, des groupes armés lancent régulièrement des attaques contre des villages, tuant des personnes, brûlant des propriétés et pillant des biens. Plus de 600 civils ont été tués en 2021 au Mali. Plus de 300 personnes ont été tuées dans les régions de Tillabéri et Tahoua, au Niger, par des membres présumés de l’État islamique au Grand Sahara au premier trimestre 2021》 précise l’organisation de défense des droits de l’homme qui poursuit en soulignant que 《en raison de l’insécurité, plus de 1,5 million de personnes sont déplacées de force au Burkina Faso, 400.000 au Mali et 300.000 au Niger. Les populations sont privées de leurs droits fondamentaux à l’alimentation et à la santé » selon Amnesty international. La situation des droits de l’homme dans l’espace sous régional ouest africain n’est pas reluisant. C’est du moins ce qui ressort d’un rapport élaboré par trois différentes organisations de la protection des droits humains, à savoir, Amnesty International, HURIDAC et l’Association des barreaux d’Afrique de l’Ouest au Parlement de la CEDEAO qu’elles ont invité à pallier le pire. C’était l’occasion pour les élus de l’instance de mieux s’informer sur cette situation qui résulte des crises sécuritaires et terroristes qui s’enchainent dans la zone. Au fait, «plusieurs pays de la CEDEAO font face à des situations de conflit marquées par de graves violations des droits de l’homme qui peuvent, dans certains cas, s’apparenter à des crimes de droit international. Les populations civiles sont les principales victimes de ces conflits » a souligné Amnesty international. Et ce n’est pas tout.

Les organisations de protection des droits humains ont pointé du doigt des cas de discrimination, d’atteinte à la liberté et de restriction de l’espace public dans certains pays. S’il est vrai que la situation sécuritaire et le degré de gravité ne sont pas les mêmes dans tous les pays, Amnesty international a notifié « des besoins pressants en matière de protection de ces droits dans la région existent avec la persistance des situations de conflit et d’insécurité des populations, des violations des droits économiques et sociaux, de discrimination et de violence fondée sur le genre, et de restriction de l’espace civique ». A cet effet, HURIDAC a invité le Parlement sous régional à porter un plaidoyer susceptible d’aboutir à des solutions aux abus, aux violations des droits de l’homme en vue d’améliorer la situation en Afrique de l’Ouest. Pour se faire, elle a instruit à un la mise en place d’un « mécanisme de sensibilisation à grande échelle pour veiller à ce que ces droits soient respectés ». En ce qui concerne la stabilité, c’est la résurgence de coups d’Etat qui ont préoccupé l’Association des barreaux d’Afrique de l’Ouest. Selon l’organisation, cela entrave et envenime situation sécuritaire avec des satiation de crises humanitaires délétères. C’est pourquoi, l’association des barreaux d’Afrique de l’Ouest a appelé à des négociations continues avec responsables des différents Etats pour trouver de consensus et œuvrer à l’avènement d’un contexte favorable à la bonne gouvernance et à l’enracinement de la démocratie. Très préoccupés par l’exposé et les différents cas rapportés, les élus ont nourrit la curiosité de de mieux cerner l’état des lieux de ces crises dans certains afin de réfléchir à aux mesures idoines à prendre. C’est dire qu’il pourrait avoir incessamment des actions concertées dans ce sens.

Youssouf Sériba

Insertion professionnelle des jeunes: 120 lauréats formés en BTP au CPTP

Ils sont 120 jeunes à recevoir le vendredi 24 juin 2022, leur attestation de fin de formation au Centre de perfectionnement en travaux publics (CPTP) dans différents corps de métier du Bâtiment et travaux public (BTP). C’était en présence du Secrétaire général du Ministère de l’Equipement, Abdallah O. Ahmet.

(Les Échos du Niger 28 juin)20 carreleurs, 30 plombiers sanitaires, 20 peintres en bâtiment, 20 menuisiers aluminium et 30 soudeurs chaudronniers. C’est la configuration des nouveaux professionnels sortis fraichement du Centre de perfectionnement en travaux publics (CPTP). Ceci, à l’initiative du Projet de Développement des Compétences pour la Croissance (PRODEC) en collaboration avec l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE) et le CPTP avec le soutien financier de la Banque mondiale. L’objectif du projet est de lutter contre le chômage des jeunes à travers la reconversion et l’appui à l’insertion professionnelle de ceux en difficulté afin de faire d’eux des acteurs du développement économique du Niger. Il s’agit d’une formation en deux temps, à savoir, quatre mois de cours théoriques alternée avec ses séances pratiques à hauteur de 70% puis deux mois de stage pratique et d’immersion dans différentes entreprises et sociétés de la place. Selon, Abdallah O. Ahmet Secrétaire général du Ministère de l’Equipement, la formation en reconversion professionnelle est une opportunité crédible qui s’offre à la jeunesse nigériane face aux difficultés d’insertion professionnelle et en vue de la promotion d’activités génératrices de revenus. En prenant cette initiative il y a six mois, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi en partenariat avec le Projet de Développement des Compétences pour la Croissance entendaient offrir aux lauréats, des possibilités plus aisées de s’insérer et par là, de prendre activement part à la production de la richesse nationale. « Au regard de l’engouement suscité et des résultats enregistrés, nous allons mener un plaidoyer appuyé pour la poursuite de ces genres d’activités. Je fonde l’espoir qu’au sortir de cette formation, nous assisterons à la naissance de petites et moyennes entreprises qui vont se positionner sur le marché du travail avec des nouvelles méthodes de travail qui donneront satisfaction à leurs clientèles » a-t-il souligné. Ce programme poursuit-il, s’accorde avec la vision du gouvernement pour faire face au chômage des jeunes et de faire d’eux des acteurs économiques à part entière pour le développement de l’économie nationale. Le secrétaire général du Ministère de l’Equipement a ainsi félicité le Centre de Perfectionnement des travaux publics qui a réfléchi et conçu des modules de formation qui prennent en compte les aspirations de l’ANPE et du PRODEC. Au nom des bénéficiaires, il a tenu à dire aussi leurs gratitudes au gouvernement et aux partenaires qui accompagnent le Niger sans relâche dans cette noble et exaltante mission de formation des jeunes qui constituent, l’avenir de la nation. Maintenant qu’ils sont aguerris, ils deviennent les premiers ambassadeurs du Centre et à ce titre, il a invité les récipiendaires à mettre en pratique les connaissances acquises et à s’ouvrir à leur pair qui n’ont pas encore eu cette opportunité dans le partage d’expérience. Le représentant des récipiendaires à son tour a promis qu’ils seront de dignes ambassadeurs et feront partout la fierté du centre de formation.
Oslo Chester WANOU

Diffa: des besoins urgents soumis au chef de l’Etat

(Les Échos du Niger 27 juin)Environ 120 000 personnes reparties dans 200 villages qui se sont déplacées de Tam à Maouri à la suite des premières attaques terroristes intervenues dans le Manga en 2015. Depuis lors, ils se contentent d’une assistance humanitaire hors de leur terroir. En prélude à cette opération de retour, il y a lieu de réhabiliter un minimum d’infrastructures et besoin sociaux dans les secteurs de l’eau, l’assainissement, la santé, l’agriculture et l’alimentation assortie d’une prise en charge pendant trois mois en attendant que les population rapatriée réintègre convenablement leur milieu de vie. A cet effet, le président de a République lors de sa visite a échangé avec les humanitaires dont l’accompagnement sur le pan sera d’un grand concours pour l’Etat. Ainsi, une séance de concertation entre le ministère de l’intérieur, le ministère de l’action humanitaire, la Haute Autorité pour la Consolidation de la Paix (HACP) de même que le Haut-Commissariat à l’initiative 3N devrait avoir lieu. Selon le ministre Magagi Lawan, ce sera l’occasion de réfléchir à la un document de stratégie qui cible Diffa, afin d’examiner « une solution durable pouvant permettre de faire des projets de développement pour les jeunes de la région de Diffa ››.

Youssouf Sériba

En visite de travail du Président Bazoum à Diffa : « Je suis venu pour faire des évaluations » dixit le chef de l’Etat

Le Président de la République, SEM Mohamed Bazoum s’est fait l’hôte de la capitale du Manga pour une visite de travail de deux jours qui a démarré hier samedi 24 juin 2022. Le Chef de l’État dit être venu évaluer le dispositif sécuritaire pour le retour des déplacés internes, en vue d’engager le retour des autres personnes déplacées internes (PDI) dans leurs villages respectifs.

(Les Échos du Niger 26 juin)Evaluer tout le dispositif de retour des déplacés internes pour une solution durable ainsi que l’arsenal sécuritaire, c’est la principale raison de la descente du chef de l’Etat Mohamed Bazoum dans la capitale du Manga, Diffa. En effet, « Je suis venu pour faires des évaluations. Je consacre la journée de demain à des visites pour évaluer notre dispositif de sécurité. Nous avons besoin d’une sécurité de proximité, que nous allons confier aux forces de sécurité intérieure notamment à la garde nationale. Tout un dispositif a été conçu par vos chefs militaires. Je suis venu l’apprécier de plus près et voir les ajustements éventuels que nous pouvons y apporter pour que nous ramenions toutes les populations et leur assurions la sécurité» a déclaré le chef de l’Etat à sa descente.

C’était l’occasion pour le premier des Nigériens de saluer l’engagement et le sens de patriotisme des forces de défense et de sécurité notamment ceux de la zone 5 de Diffa. A preuve, l’efficacité des opérations avec une hausse des décès du côté ennemi. C’est du moins ce qui ressort de l’évaluation du chef de l’Etat: « Je suis heureux de savoir que si nous faisons une évaluation de la situation, sur cette année, et que nous la comparons aux années précédentes, nous notons de façon évidente qu’elle s’est améliorée », s’est-il réjoui en mettant en exergue la réduction du nombre de perte dans le rang des FDS et la hausse des décès du côté des terroristes. Toujours est-il que le président n’est pas encore totalement satisfait et demeure préoccupé par le renforcement du dispositif: « d’ici quelques mois, nous disposerions d’un dispositif qui sera opérationnel mais aussi efficient ». Il a eu à cet effet, une séance d’échanges avec le conseil régional de sécurité élargi puis avec les autorités administratives et coutumières de la région. C’est un pari essentiel pour le chef de l’Etat qui y voit un gage d’espoir pour le retour serein des populations déplacées. C’est bien là l’un des objectifs du Chef de l’Etat; ‹‹ramener toutes les populations déplacées dans leurs villages respectifs ›› partant d’un dispositif sécuritaire « opérationnel et efficient ». Ainsi, en plus du retour d’une première vague de PDI entamée en juillet 2021, une deuxième vague portant sur « 45 villages d’environ 41 700 personnes totalisant 8083 ménages dans la commune de Gueskerou sont tous volontaires pour retourner dans leurs villages » a expliqué le ministre de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes, Magagi Lawan.

Oslo Chester WANOU

Forum Afrique 2022 Mahamed Bazoum étale les atouts en mines et énergie du Niger et tient au retour à l’uranium

Le chef de l’Etat du Niger, Mohamed Bazoum a pris part en invité d’honneur par Visioconférence depuis le Niger au forum Afrique 2022 organisé par le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Face aux investisseurs et acteurs économiques mobilisés, le chef de l’Etat répondant aux questions de journaliste a présenté la politique et les atouts dans l’énergie et les mines au Niger, une source d’attraction des investisseurs. Occasion pour lui de marteler son attachement au retour à l’uranium.

(Les Échos du Niger 24 juin )« L’Afrique entre défis et opportunité » ; c’est autour de ce thème que s’est tenue l’édition de l’an 2022 de Forum Afrique à Paris. Il a connu la participation de différents speakers de haut niveau au nombre desquels le chef de l’Etat du Niger, le président Mohamed Bazoum intervenu en direct par visioconférence depuis Niamey. A l’occasion, le Président de la République a présenté les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs dont les mines, les énergies renouvelables et fossiles au Niger. En plus des richesses minières qui constituent un véritable atout du pays et une source irréfutable de profit pour les investisseurs, il a insisté sur l’intérêt de l’accès à l’énergie et les nombreuses diligences de l’Etat dans ce sens. « Le continent africain, le Niger notamment dispose d’un potentiel de croissance économique très fort. Et si un départ est pris, il y’en a qui sont en retard et un jour ils en sentiront les effets. C’est notre conviction», croit savoir le chef de l’Etat. Parlant du secteur des énergies, il a confié qu’il est l’un des plus profitables au Niger en raison du fort potentiel qu’il concentre et que le gouvernement travaille à révéler. Plusieurs axes de politique de développent cible ce secteur qui se présente comme l’épine dorsale de la promotion des affaires. Des énergies conventionnelles à celles renouvelables, une politique conséquente et soutenue est élaborée et ne peut pas ne pas impacter a rassuré le président. Il en est de même du secteur minier, un autre à fort potentiel. «Nous restons un pays minier, dans tous les sens du terme, très riche » a clamé le chef de l’Etat qui a poursuivi: « L’uranium doit revenir à l’ordre du jour…», fustigeant d’emblée l’alternative placée entre les énergies renouvelables et les énergies fossiles. A l’en croire, « l’uranium a été victime de procès de type plus politique que rationnel. Aujourd’hui ce qui se passe en Europe commande qu’on ait une autre approche de l’usage qu’on fait de l’énergie fait à partir de l’uranium (…). Nous avons aussi du Charbon. Ce qui se passe en Ukraine remet à l’ordre du jour toutes ces questions ». Selon Mohamed Bazoum, le conflit russo-ukrainien et ses corolaires donnent même l’opportunité de mieux repenser les choses et d’explorer avec plus d’optimisme cette piste. Il a ainsi relancé le débat pour un retour possible voire certain à l’exploitation des matières aux énergies fossiles si des partenaires techniques et financiers et investisseurs en manifestent l’intérêt. Tout compte fait, le Niger reste attaché à cette vision et s’y investira dès que possible. «Ce sera des énergies que nous pourrons produire un autre jour lorsque nous disposerons de nos propres capitaux à investir dans ce domaine » a promis Mohamed Bazoum qui ne démord pas: «l’uranium doit revenir à l’ordre du jour dans la production de l’énergie dans le monde » a-t-il conclu.

Oslo Chester WANOU

Énergie : le Niger s’associe à deux autres pays pour un projet de gazoduc transsaharien

(Les Échos du Niger 24 juin)Le ministre nigérian de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a annoncé ce 23 juin, que son pays, le Nigéria, s’était associé avec l’Algérie et le Niger pour mettre en œuvre dans les plus brefs délais un projet de gazoduc transsaharien. Cette déclaration a été confirmée par le ministre algérien en charge des énergies qui a précisé qu’une rencontre avec le ministre nigérien des Ressources pétrolières, Timipre Sylva et le ministre de l’Énergie, Mahamane Sani Mahamadou, avait permis de conclure un accord trilatéral pour débuter les études techniques concernant la réalisation de ce gazoduc. L’infrastructure sera destinée principalement à l’approvisionnement du marché européen. Ce marché connaît non seulement une forte croissance de la demande en gaz, mais est aussi engagé dans une politique de diversification de ses fournisseurs avec les tensions créées par la guerre en Ukraine. Une fois construit, le gazoduc devrait permettre d’acheminer le gaz du Nigeria vers l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie. Le projet de construction d’une telle infrastructure n’est pas nouveau. En 2002 déjà, la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach avait conclu un accord avec son homologue nigérian pour la construction d’un gazoduc reliant les deux pays. Le coût du projet avait alors été estimé à 13 milliards de dollars. Le gazoduc transsaharien devrait servir à transporter 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel chaque année.

Mawlolo Ahlijah

Démarrant hadj 2022: 12 avions affrétés pour 7194 pèlerins nigériens

Le convoyage des pèlerins pour le Hadj en terre saoudienne démarre ce jour 23 juin 2022 au Niger. A l’avant-veille de ce départ, le Haut-Commissaire à l’Organisation du Hadj et de la Oumrah (COHO), Ibrahim Kaigama a dressé le mardi 21 Juin à la Primature le point des diligences en face des membres du gouvernement sous la houlette du premier ministre. Une moyenne de douze vols est prévu pour acheminer les 7194 pèlerins nigériens inscrits et validés en terre sainte.

(Les Échos du Niger 23 juin) En dépit de la hausse sensible du coût de la participation du Hadj, les fidèles musulmans du Niger ont manifesté nombreux leur intérêt à renouer avec le lieu saint après deux ans de répit du fait du coronavirus. Dès ce jour, ils sont 7194 pèlerins inscrits à s’envoler pour « la terre sainte », la Mecque. Ainsi, 5975 sont inscrits pour les vols charters ; soit 90% du quota et 719 en vols réguliers ; 10%. Par ailleurs, au 21 juin 2022, un total de 3 369 pèlerins se sont inscrits dans le Massar, soit 46,83% et 1.227 ont obtenus leurs visas, 17,06% de l’effectif total. Du côté du COSO, le Haut-commissaire a renseigné que le nécessaire a été fait, les diligences accomplies. Ibrahim Kaigama a dans sa présentation rassuré les membres du gouvernement et le peuple que COHO est prêt pour le départ de pèlerins prévu pour ce jour. Il a annoncé un minimum de 12 avions affrétés, un investissement de 3.282.075 FCFA. Quant aux différents frais pour cette édition, le Haut-Commissaire à l’Organisation du Hadj et de la Oumrah a souligné un enchérissement à plusieurs niveaux qui a induit une hausse sensible du coût global de la participation. Aussi, de nouvelles chaînes de dépense ont été introduites. A preuve, les prestations saoudiennes ont grimpé à 939 442 FCFA contre 512 652 en 2019. La TVA a accru de 200% (5% à 15%), l’assurance portée de 0F à 13 379 F, le frais de visas également à 49 842F contre 0F précédemment et 573 183F le logement contre 510 300F en 2019. Le taux de change entre le rial saoudien et le FCFA, 162 FCFA en 2019 est passée à 165,11 FCFA en 2022. Autant de situations qui ont induit des investissements supplémentaires. Pour ce qui est de l’organisation pratique du convoyage, un seuil est défini par agence ou groupage d’agences à savoir, un quota minimum de 300 pèlerins et maximum de 550 pèlerins, ceci, conformément aux instructions des autorités saoudiennes. Sachant que la pléthore de groupes organisateurs par le passé, ne favorise pas l’efficacité du contrôle des agences de pèlerinage aussi bien par la COHO que par les autorités saoudiennes durant le pèlerinage, pour cette édition, seulement 19 groupes d’agences ont été formés et activés dans la plateforme saoudienne (Massar électronique).

De l’inscription et de l’insuffisance du quota

Dans sa présentation, le Haut-Commissaire à l’Organisation du Hadj et de la Oumrah a souligné que les candidats au Hadj passent trois étapes d’inscription. Primo, l’enregistrement dans les agences de pèlerinage de leur choix, secundo, l’enregistrement sur la plateforme Gestion Automatisée du Hadj et de la Oumra du GAHO. Cette deuxième étape a-t-il déploré a enregistré quelques désagréments jusqu’à suspension momentanée avant d’être relancée. Tertio, c’est l’enregistrement des pèlerins sur la plateforme saoudienne (Massar) en vue de la signature des contrats électroniques et l’émission des visas. Pour ce qui est des manifestations d’intérêt pour la participation, le quota a été limitatif, ce qu’a déploré le COHO. Aussi, des agences ont rencontré des difficultés dans l’inscription de leurs pèlerins dans le système GAHO. Entre l’annonce des quotas et les prix des prestations Saoudiennes, le non-respect des instructions du COHO par certaines agences de pèlerinage, on a noté du retard qui a joué contre le chronogramme. Le COHO a indexé des défaillances dues à une insuffisance de formation des agents informatiques de certaines agences de pèlerinages et la rétention de l’information par nombre d’autres agences. Nonobstant tous ces obstacles, le COHO s’est plié en quatre pour ne pas laisser de faille. Il a œuvré à accélérer la signature des contrats électroniques et l’émission des visas, la vaccination et le test PCR des pèlerins, la préparation à l’embarquement, la planification des vols et autres. Au demeurant, il peut se satisfaire des préparatifs tout comme les membres du gouvernement, admiratifs du point fait par Ibrahim Kaigama. Après deux années d’interruption donc du fait de la pandémie de la COVID-19, les pèlerins étrangers renouent avec de Hadj avec un quota mondial de 1 000 000 de pèlerins, soit 45% du quota habituel.

Oslo Chester WANOU

Environnement : le gouvernement fixe les conditions d’attribution de la Médaille du Mérite Écologique au Niger

Le Conseil des Ministres de ce jeudi 22 juin a adopté le projet de décret portant modalités d’application de l’article 71 de la loi n° 2016-25 du 16 juin 2016, portant statut autonome du personnel du cadre des eaux et forêts.

Ce projet de décret est pris en application de l’article 71 de la loi n°2016-25 du 16 juin 2016, portant statut Autonome du Personnel du Cadre des Eaux et Forêts, pour déterminer notamment les grades et les conditions d’obtention de la Médaille du Mérite Ecologique du Niger. En effet, la Médaille du Mérite Ecologique du Niger a été instituée par la loi 2016-25 susmentionnée pour récompenser les agents du Cadre des Eaux et Forêts, qui se sont particulièrement distingués notamment par la durée et la qualité de leurs services mais également, les personnes physiques ou morales de nationalité nigérienne ou étrangère, pour leurs bons et loyaux services dans la gestion de l’environnement.

Les Échos du Niger

Le Rapport 2021 de la Cour des Comptes au cœur d’un séminaire gouvernemental

Un Séminaire gouvernemental a été ouvert le lundi 20 juin 2022 à Niamey. Au menu, le Rapport 2021 de la Cour des Comptes. A l’occasion, l’équipe gouvernementale entend s’approprier les constats, analyses et recommandations de la Cour des Comptes dans le but d’améliorer la gestion des fonds public.

(Les Échos du Niger 22 juin) C’est sous la houlette du Premier ministre, Chef du gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou que l’équipe gouvernementale a ouvert un séminaire d’appropriation du rapport 2021 de la Cour des comptes. En effet, elle entend s’approprier le contenu dudit rapport notamment les recommandations afin d’améliorer sa gouvernance et surtout la gestion des fonds publics dans les différentes structures sous tutelle de l’Etat. Partant donc des irrégularités signifiées de part et d’autres dans le rapport et relevées da divers secteur, les membres du gouvernement entendent prendre de nouvelles résolutions. Dans son mot d’ouverture de ce séminaire, «Le rapport 2021 dont la copie nous a été remise officiellement contient un certain nombre d’éléments mettant en cause la bonne exécution de la dépense publique dans les administrations centrales et décentralisées, les entreprises publiques, les collectivités territoriales, les programmes et projets », a-t-il fait remarquer. En effet, le gouvernement entend promouvoir la bonne gouvernance et dans un tel contexte, il faille que tous les organes jouent leur rôle. « Une bonne gouvernance suppose aussi que les organes de contrôle jouent effectivement leur rôle. Au rang de ces organes, je citerai la Cour des Comptes, qui a récemment publié son Rapport 2021. C’est l’examen de ce Rapport et de ses conclusions qui nous réunit aujourd’hui », a confié le ministre qui a clarifié le contexte de ce séminaire. Ce rapport a-t-il fait savoir, renseigne sur la gestion des finances publique entre 2016 à 2019. Ainsi, « nous devons donc nous en approprier comme un outil à vertu pédagogique » a souligné à l’ouverture des travaux, Ouhoumoudou Mahamadou, Premier ministre qui a précisé : « Il ressort de ce rapport un certain nombre d’observations que nous allons partager ainsi que les recommandations auxquelles nous devons porter une attention particulière. D’ores et déjà, nous avons donné des instructions pour mettre fin à des dépenses sans ordonnancement préalable qui ont fait l’objet de recommandations dans le Rapport de la Cour des Comptes ». Si le gouvernement rêve inscrire le Niger dans le concert des Etats démocratiquement fort, stable et crédible, la gouvernance politique, économique et autres doivent y jouer un rôle capital. C’est du moins ce qu’a noté le chef du gouvernement. Et, « Cette ambition, pour être traduite dans les actes, doit être adossée à une gouvernance politique, économique et administrative de qualité ainsi qu’à la promotion d’une justice équitable et accessible à tous » croit-il savoir. Le Premier ministre a relevé que chaque année, la Cour des Comptes publie un Rapport sur le niveau d’exécution des ressources publiques mises à disposition des institutions et structures citées plus haut. « Le rapport 2021 dont la copie nous a été remise officiellement contient un certain nombre d’éléments mettant en cause la bonne exécution de la dépense publique dans les administrations centrales et décentralisées, les entreprises publiques, les collectivités territoriales, les programmes et projets », a-t-il notifié. Pour rappel, la Cour des Comptes, en vertu de l’article 141 de la Constitution du 25 novembre 2010 exerce une compétence juridictionnelle, une compétence de contrôle et une compétence consultative. En tant que telle, elle est juge des comptes de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publiques, des autorités administratives indépendantes et de tout organisme bénéficiant du concours financier de l’Etat et de ses démembrements.

Youssouf Sériba


Securité: la CEDEAO met au point une stratégie de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest

La commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a présenté ce lundi 20 juin 2022, devant la plénière de la commission défense et sécurité du parlement de la CEDEAO à Abuja, un document de stratégie de lutte contre le terrorisme dans l’espace communautaire économique. C’est sa façon d’appuyer techniquement les Etats dans la lutte contre le phénomène.

(Les Échos du Niger 21 juin)Les menaces terroristes constituent une des grandes menaces qui ont cours en Afrique de l’Ouest au grand dam du développement des Etats et de l’intégration souhaitée. Selon la Commission de la CEDEAO, c’est « un acte criminel qui sape les efforts visant à la réalisation de la démocratie, de la bonne gouvernance, du développement, et de la pleine jouissance des droits de l’homme et des peuples ». Ainsi, elle a décidé d’apporter un appui technique aux Etats. C’est à travers un document de stratégie de lutte pour venir à bout du phénomène. Ladite stratégie entend en effet doter les Etats d’instruments régionaux, continentaux et internationaux de lutte contre le terrorisme et de fournir un cadre opérationnel commun pour l’action de prévention et d’éradication du terrorisme. Cette stratégie s’appuie sur trois piliers fondamentaux à savoir la prévention, la poursuite et la reconstruction. C’est ainsi que la prévention permettra de rejeter totalement le terrorisme, d’éliminer les conditions propices à sa propagation, de renforcer l’alerte précoce et la coopération des services de renseignements opérationnels, de priver les terroristes des moyens, de l’espace et des capacités techniques nécessaires à la conduite de leurs opérations, de prévenir l’extrémisme et la radicalisation, et de promouvoir les pratiques démocratiques et la protection des droits de l’homme. Par la poursuite, la Commission de la CEDEAO entend la ratification et l’adhésion des Etats à une meilleure application des instruments juridiques régionaux et continentaux. Mieux, il entrevoit la consolidation de l’Etat de droit et une meilleure synergie entre Etats pour ce qui est de la justice pénale, une meilleure coopération qui impactera la surveillance des frontières, la lutte contre le financement et autres criminalités transfrontalières. La même stratégie devra permettre d’assurer la protection des infrastructures contre les violences et renforcer les capacités d’actions des Etats et Organisations de la société civile (OSC). Au chapitre de la reconstruction, la protection des droits des victimes, l’assistance aux communautés dans la réconciliation, la restauration du contrat social et la définition au sein de chaque Etat d’une stratégie de lutte anti-terroriste. En pratique, des commissions et groupes de travail nationaux seront sont envisagés pour assurer la mise en œuvre des stratégies définies. L’efficacité de leur intervention fera l’objet d’une évaluation périodique par la commission de la CEDEAO, la Cour de justice de l’institution et autres structures de la communauté.
Oslo Chester WANOU

Projet de loi sur la santé et l’hygiène publique au Niger : levée de bouclier des femmes musulmanes

Après un report le débat sur le projet de loi déterminant les principes fondamentaux de la santé et de l’Hygiène publique sera effectué demain mardi 21 juin 2022 au Parlement. En prélude à ce débat qui s’annonce houleux, l’association Islamique des femmes a fait une sortie le dimanche 19 juin 2022 pour attirer l’attention des élus du peuple sur le caractère antireligieux de certaines dispositions du texte.

(Les Échos du Niger 20 juin) «L’adoption de ce texte donnera l’occasion de détruire certaines de nos valeurs comme la cellule familiale, dernier rempart à travers lequel nous pouvons vivre la pratique de notre foi en tant que représentant du peuple». C’est en substance, la déclaration partielle de Malama Sakina Sado, porte-parole de l’association islamique des femmes du Niger. Après l’association des hommes islamiques, c’est donc au tour des femmes de se sentir offusquer par des dispositions du projet de loi déterminant les principes fondamentaux de la santé et de l’Hygiène publique au Niger. A la veille de l’examen du nouveau projet de loi, elles ont tenu à tirer à nouveau la sonnette d’alarme et à en appeler au sens de devoir des parlementaires. « Nous femmes musulmanes représentant toutes les sensibilités sociales de notre pays, réaffirmons notre attachement à la grandeur qui fonde la société nigérienne et comptons encore une fois sur votre vigilance et votre clairvoyance pour barrer à tout texte contraire à nos valeurs islamiques et à nos codes » a plaidé la porte-parole dans a déclaration. A l’en croire, sur les 70 articles que compte ledit projet de loi, douze (12) heurtent la sensibilité religieuse et morale des nigérianes. De ces douze articles, quatre sont particulièrement pernicieuses dans ce projet. Les mêmes récriminations avaient été déjà portées par l’association des hommes qui, en s’appuyant par exemple sur l’article 63 qui stipule: « L’utilisation de toute source de bruit sonore dans les bars, les hôtels, les salles de jeux et de spectacle, dans les lieux de cultes, centres de santé et centres de formation est interdite», s’est interrogée si « les appels à la prière, la lecture du saint Coran et les prêches constituent-ils des bruits intenses au même titre que les autres ?». A leur suite, la représentante des femmes a poussé sa curiosité en s’interrogeant elle aussi: « Ce projet de loi n’est-il pas par ailleurs un boulevard ouvert pour le levée des réserves du Niger sur la CEDEF?» C’est dire que les dispositions de ce projet de loi sont très querellées, prêtent à équivoque par endroit et interpellent la conscience des élus. Et c’est sur ces aspects qu’entendent déjà tirer l’attention la communauté musulmane dans sa globalité via ces sorties.
Oslo Chester WANOU

Niger : l’uranium de Dasa intéresse un acheteur nord-américain

(Agence Ecofin) – Le Niger est le premier producteur africain d’uranium. Alors que certaines mines ferment en raison de l’épuisement des réserves, le pays ouest-africain peut s’appuyer sur de nouveaux projets, à un moment où la demande mondiale progresse avec le regain d’intérêt pour le nucléaire.

La compagnie minière Global Atomic active sur le projet d’uranium Dasa au Niger, a reçu une lettre d’intention pour l’achat de 2,1 millions de livres d’uranium sur six ans, dès 2025. L’acheteur, dont l’identité n’a pas été divulguée, est présenté comme une importante société nord-américaine de service public.

Le contrat d’achat/vente doit désormais être finalisé par les parties, mais les premiers détails publiés le mercredi 15 juin par la compagnie canadienne font état d’un mécanisme de fixation du prix en deux volets, dont l’un tient compte de l’évolution du prix de l’uranium à long terme. Global Atomic peut ainsi vendre sa production à un prix économiquement viable pour la mine, tout en se préparant à profiter d’une possible hausse des cours mondiaux grâce à la progression de la demande.

« Il s’agit d’une étape importante pour Global Atomic et l’exploitation de Dasa. Nous sommes conscients que les contrats pour les nouveaux projets d’uranium ne sont pas attribués tous les jours, et celui-ci est l’un des premiers dans ce cycle de marché », se félicite donc Stephen G. Roman, PDG de la compagnie.

Pour rappel, les premiers travaux de construction de la mine d’uranium de Dasa ont débuté cette année, alors que la compagnie poursuit en parallèle la mobilisation du financement nécessaire. S’il est signé, ce nouvel accord de vente apporte davantage de garanties et de confiance à Global Atomic.

D’après une étude de faisabilité publiée en décembre 2021, le capital initial nécessaire pour construire la mine est estimé à 207,6 millions de dollars récupérables au bout de trois ans après le début de la production. La première phase d’exploitation de la mine devrait débuter en mai 2023 pour une durée de vie de 12 ans et une production annuelle moyenne de 4,8 millions de livres d’uranium sur les sept premières années.

Agence Ecofin

Tillabéry: 400 millions FCFA de Goal Irlande pour  soutenir  les populations déplacées de Ouallam

En proie à l’insécurité liée au terrorisme  qui frappe la région  de Tillabéry, les populations déplacées interne de Ouallam vont bénéficier  d’un programme de soutien d’urgence dans le cadre du projet  HIP ECHO. Le lancement du projet s’est tenu le jeudi 16 juin 2022 à Ouallam dans la région  Tillabéry. Initiative de l’ONG Goal Irlande, le projet a été financé par la protection civile et l’aide humanitaire européenne.

(Les Échos du Niger 20 juin)«Assistance d’urgence aux déplacés et communautés d’accueil touchés par la crise dans le département de Ouallam » ; C’est l’objectif principal du projet  HIP ECHO. Il est financé par la protection civile et l’aide humanitaire européenne pour la bagatelle sommes de 400 millions FCFA. Prévu pour durer 12 mois, ce projet devra impacter  2 mille ménages, soit 14 mille personnes.  En effet, c’est un projet à fort impact social qui permettra aux déplacés de Ouallam d’échapper à la disette et d’assurer leur intégration socio-économique. Diverses activités sont ainsi prévues pour être exécutée dans la phase de mise e œuvre dudit projet. Selon Buhendwa Léopold, Directeur Pays de l’ONG GOAL, il s’agira entre autres, de la distribution du CASH aux populations déplacées et hôtes vulnérables; la distribution de vivres à travers les vouchers aux populations déplacées et hôtes vulnérables sur les sites de Diney, Tondikiwindi et Mangaizé et le renforcement des capacités du réseau communautaire pour les activités de prévention de la malnutrition, de la protection et de la sauvegardes. En attendant donc la phase opérationnelle du projet, l’ONG entend permettre aux différents acteurs impliqués  d’apprendre davantage sur le projet et d’être au même niveau d’informations. Il s’agit notamment, en plus de l’équipe de GOAL, des services techniques régionaux, départementaux et communaux. A sa prise de parole, le préfet de  Ouallam, Abdou Malam Ali salué l’initiative et a dit la joie de sa région pour en bénéficier.  Il a promis que l’administration travaillera à accompagner les différents acteurs dans l’atteinte des objectifs. Il faut noter que l’ONG GOAL est présente à Ouallam depuis la fin de l’année 2019. Elle offre diverses prestations dont la prise  en charge communautaire de la malnutrition avec l’approche NIPP ; des interventions pour l’eau, hygiène et l’assainissement (WASH) ; la dotation du centre de santé intégré de Ouallam en kits et bien d’autres équipements essentiels, la distribution de kits abris et NFI au niveau des sites des déplacés. Ce nouveau projet vient donc à point nommé pour renforcer les acquis  et porter l’assistance nécessaire aux populations déplacées de la région. 

Oslo Chester WANOU

Média et sécurité : L’Association Yali RLC Niger, Tandem du renouveau outille les journalistes et aspirants au métier sur leur rôle

L’Association Yali RLC Niger, Tandem du renouveau en collaboration avec l’Institut de formation aux technologies de l’information et de la communication (IFTIC) a organisé hier vendredi 17 juin 2022, une conférence publique au profit des journalistes et aspirants à la profession sur leur implication dans la promotion et de la consolidation de la paix. La séance a réuni plusieurs professionnels et les étudiants de l’IFTIC dans les locaux dudit institut.

(Les Échos du Niger 18 juin)Les médias constituent des acteurs sociaux qui influencent de diverses manières, le comportement social des peuples. Pouvoir les amener donc à prendre conscience du rôle et mission qui sont les leurs dans la promotion de la paix et de la sécurité au Niger, l’Association Yali RLC Niger, Tandem du renouveau s’y est intéressée. « Rôle et responsabilité du journaliste dans la consolidation de la paix et de la sécurité », c’est autour de ce thème qu’elle les a réunis avec de jeunes aspirants de l’Institut de formation aux technologies de l’information et de la communication (IFTIC). La conférence conduite par Abdoulaye Abdourahamane Ahamadou, président du Réseau des journalistes pour la sécurité et la prévention des conflits (RJ-SPC) a été l’occasion pour l’assistance de professionnels et d’étudiants de mieux appréhender leur rôle et responsabilité pour une presse professionnelle au service de la cohésion sociale et de la sécurité. Heureux du choix porté du l’IFTIC pour abriter ces échanges, le Directeur général de l’Institut, Amadou Sahadou Illiassou a remercié l’Association Yali RLC Niger pour avoir choisi IFTIC comme partenaire mais surtout pour le thème. « Je sais que l’enseignement dispensé dans ce cadre de la formation ne suffit pas pour apprendre à l’étudiant surtout il s’agit du journalisme, il faut avoir un niveau de culture générale le plus large possible. Donc nous avons fait le choix de compléter cette formation pratique avec des conférences ». C’est donc un appui important cette initiative de l’association Yali. Dans sa présentation en effet, le conférencier, Abdoulaye Abdourahamane Ahamadou a insisté sur les qualités nécessaires à l’exercice du métier de journalisme.

Le journalisme est un métier et en tant que tel, il a ses règles et principes a-t-il confié en insistant sur le code de déontologie, bréviaire de tout bon professionnel. Quant aux qualités, il a levé l’équivoque sur ces corps de métier qui émergent et tendent à semer la confusion ; à savoir : bloggeurs, influenceurs, les animateurs alerteurs et autres. « Le journalisme, ce n’est pas du populisme, ce n’est pas du sensationnel, ce n’est pas les ragots. Le journalisme, ce n’est pas parcourir monts et vallées avec microphone et le tendre à n’importe qui » a-t-il défendu. A l’en croire, « le journaliste c’est quelqu’un qui produit mais quelque chose de consommable (…) Dans un contexte de nécessité de paix et de sécurité, le journaliste est la voix des sans voix. En cas d’insécurité, en cas de conflit, de situation d’urgence, le journaliste a un rôle très capital, une lourde responsabilité. Ce rôle doit faire de lui un messager de la paix. Dans une situation de conflit, il ne doit pas prendre parti. Il doit à cet effet produire des contenus qui sensibilisent à la paix et à la tolérance» a soutenu le conférencier. Au demeurant, c’est le journalisme est un métier noble qui confère de nombreux avantages et privilèges a témoigné Abdoulaye Abdourahamane Ahamadou. Les participants dans une ambiance conviviale ont ensuite poussé leur curiosité sur plusieurs préoccupations et autres doutes qui ont été dissipés avec l’apport du conférencier. Satisfait, « c’était l’occasion pour nous de relever un peu plus la culture de nos étudiants. Je ne savais pas qu’on irait au-delà !» s’est réjoui Amadou Sahadou Illiassou, Directeur de l’IFTIC avant de témoigner: « Nous avons assisté aujourd’hui à une formation complète de journalisme à partir de ce que nous avons appris ici aujourd’hui ».

Notons qu’après la conférence les étudiants on eu droits à une présentation du programme Yali RLC et les opportunités qu’il offre

Oslo Chester WANOU

Communiqué de la SONIDEP à propos du « cambriolage » de la nuit du jeudi

Le lundi 13 Juin 2022 vers 8h , ll nous a été permis de constater qu’ une des portes d’une salle utilisée par un comité interne chargé de recouvrement de créances des clients, a été defoncée.
Un des membres du comité déclare l’ avoir bien fermée le vendredi 10 Juin après une séance de travail.

Selon nos propres investigations en internes deux causes peuvent être à l ‘origine:

  1. L’orage de la nuit du vendredi 10 au samedi 11 Juin car une des fenêtres était légerement laissée ouverte;
  2. Un acte de vandalisme.

Pour avoir une raison factuelle sur ce qui s’ est réellement passé, la Sonidep a solicité l’expertise de la police scientifique qui est passée le Mercredi 15 Juin au matin.
Aussitôt après les premières investigations et le départ de la Police, la porte a été refermée et scellée au moyens d’ un cadenas par la Sonidep en attendant l’ arrivée du prestataire qui s’occupe de ces taches pour la remettre en état.
Contre tout attente le jeudi 16 Juin 2022, la porte a été retrouvée encore ouverte ,le support du cadenas a cedé, laissant la salle accessible.
La police a encore été rappelée pour constater et integrer ce fait nouveau dans ses investigations.
A l’heure actuelle la Sonidep attend le rapport de la PJ et des verifications internes sont d’ores et déjà engagèes pour constater s’il n’ y a pas des pièces manquantes.
.
Les faits!

DCC/SONIDEP

Communiqué de la SONIDEP à propos du « Cambriolage » de nuit du jeudi

Le lundi 13 Juin 2022 vers 8h , ll nous a été permis de constater qu’ une des portes d’une salle utilisée par un comité interne chargé de recouvrement de créances des clients, a été defoncée.
Un des membres du comité déclare l’ avoir bien fermée le vendredi 10 Juin après une séance de travail.

Selon nos propres investigations en internes deux causes peuvent être à l ‘origine:

  1. L’orage de la nuit du vendredi 10 au samedi 11 Juin car une des fenêtres était légerement laissée ouverte;
  2. Un acte de vandalisme.

Pour avoir une raison factuelle sur ce qui s’ est réellement passé, la Sonidep a solicité l’expertise de la police scientifique qui est passée le Mercredi 15 Juin au matin.
Aussitôt après les premières investigations et le départ de la Police, la porte a été refermée et scellée au moyens d’ un cadenas par la Sonidep en attendant l’ arrivée du prestataire qui s’occupe de ces taches pour la remettre en état.
Contre tout attente le jeudi 16 Juin 2022, la porte a été retrouvée encore ouverte ,le support du cadenas a cedé, laissant la salle accessible.
La police a encore été rappelée pour constater et integrer ce fait nouveau dans ses investigations.
A l’heure actuelle la Sonidep attend le rapport de la PJ et des verifications internes sont d’ores et déjà engagèes pour constater s’il n’ y a pas des pièces manquantes.
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Les faits

DCC/SONIDEP

La Ministre de la protection de L’enfant célèbre la journée de l’enfant à Kantché

Le Niger a commémoré hier jeudi 16 juin 2022, la Journée de l’enfant africain. C’est la localité de Kantché, dans la région de Zinder qui a abrité les manifestations officielles. Placée sous le haut patronage de Hadiza Bazoum, Première Dame, elle a été l’occasion saisie par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Allahoury Aminata Zourkaleyni pour visiter certains orphelinats et centre d’accueils om elle a échangé avec les enfants et remonté le morale aux encadreurs le mercredi 15 juin 2022.

(Les Échos du Niger 17 juin)C’est accompagnée d’une importante délégation ministérielle que Allahoury Aminata Zourkaleyni, ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant a fait le tour de plusieurs orphelinats et centres d’accueil pour enfants. En effet, elle s’est rendue à l’orphelinat Tchoukou de Hadjia Fatimé où elle a donné de la joie aux pensionnaires, après une courte visite de courtoisie au Sultan du Damagaram, Elhadj Aboubacar Oumarou Sanda. A l’orphelinat, elle s’est intéressée au fonctionnement et surtout les familles d’accueil des pensionnaires. Dans son adresse ; « les familles d’accueil doivent prendre leurs responsabilités en prenant en charge les enfants qui leur ont été confiés » a-t-elle déclaré. Quant à l’Etat, elle a rassuré qu’il continuera à jouer son rôle. D’ailleurs, elle a appuyé les efforts des encadreurs avec des vivres, jouets et autres accessoires. Au siège régional de la Fédération des personnes handicapées de Kara-Kara où la délégation s’est ensuite rendue, la ministre s’est également montrée reconnaissante. Ici, le local dédié aux enfants victimes de malformations physiques est intégralement pris en charge par le programme Spot Light financé par l’Union Européenne, et elle a tenu à témoigner la gratitude de l’Etat à la bienfaitrice. Sur son parcours, la ministre et sa suite ont eu une séance de travail avec un groupe d’enfants de l’ONG Save The Children sur la protection des droits de l’enfant. Le sujet a même été au cœur d’une conférence-débat à laquelle la ministre a pris part à l’Université de Zinder. « Elimination des pratiques néfastes affectant les enfants : cas de la mendicité » était le thème dont la présentation a été corroborée par une projection vidéo sur le phénomène en Afrique. Pour cette tournée, l’autorité ministérielle avait à ses côtés, la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Niger, Louise Oben, le Représentant Résident de l’Unicef au Niger, Stefano Savi, l’Ambassadeur d’Allemagne au Niger, SEM. Hermann Nicolay puis des cadres centraux et régionaux du ministère.

Oslo Chester WANOU