Lancement à Niamey de la 1re édition du Forum Semaine Citoyenne de la République

Le Ministre de la Jeunesse et du Sport M. Sékou Doro Adamou a procédé le vendredi 18 mars au lancement de la 1re édition du Forum Semaine Citoyenne de la République au Palais des Congrès. C’était en présence de la coordinatrice du système des Nations-Unies au Niger Mme Louise Aubin et de M. Salifou Hassan Conseiller Technique du Premier ministre SEM Ouhoumoudou Mahamadou parrain de cette première édition dudit forum.

(Les Échos du Niger 21 mars) Initiative de l’Association des Jeunes Leaders pour la Transformation Positive des Conflits au Niger (AJLTPC), le forum Semaine Citoyenne de la République vise à créer un cadre de réflexion et d’échange afin de contribuer à l’identification des responsabilités de chaque citoyen dans la lutte contre l’insécurité tout en renforçant les capacités de ces derniers pour une meilleure implication dans la lutte contre l’insécurité a indiqué le président de l’association Moussa Abdou Attaher . Cette première édition est placée sous le thème « Face à l’insécurité et l’extrémisme violent quels apports citoyens des jeunes leaders pour la préservation de la paix et la cohésion sociale au Niger et au Sahel ? ». Elle a mobilisé 8 pays à savoir le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, le Sénégal, le Benin, le Togo, et le Ghana chacun représenté par une forte délégation.

Prenant la parole à l’occasion au lancement du forum, la coordinatrice du système des Nations-Unies Mme Louise Aubin a fait part de sa joie de voir le Niger abriter une telle activité. « La paix et la sécurité dans le monde est plus qu’un souhait aujourd’hui, c’est un objectif pour la jeunesse, car le monde dans lequel nous vivons, nous avons le devoir de le rendre meilleur parce que nous l’empruntons de nos enfants de demain qui constituent la majorité de la population des pays touchés par des perturbations et conflits armés » a déclaré Mme Louise Aubin.

Abondant dans le même sens, le président de l’AJLTPC Moussa Abdou Attaher a indiqué « notre association s’est fixé pour objectif d’œuvrer à la mobilisation de la jeunesse Nigérienne au service de la paix et la citoyenneté agissante. Ce qui d’ailleurs s’inscrit dans le sens la Résolution 2250 de décembre 2015 des Nations-Unies qui préconise une implication des jeunes dans les efforts mondiaux visant à lutter contre l’extrémisme violent et à promouvoir une paix durable ». Procédant au lancement du forum au nom du chef du gouvernement, le ministre de la jeunesse et du sport M. Sékou Doro Adamou a pour sa part souligné « toute l’importance du rôle que la jeunesse se doit de jouer pour parvenir à des résultats dans le cadre de la transformation positive des conflits grâce à leur engagement citoyen et leur détermination » a-t-il indiqué. À noter que plusieurs travaux ont marqué ce forum qui a duré 3 jours, il s’agit de panels thématiques autour de la paix la citoyenneté, des formations au profit des participants, des activités sportives et un don de sang effectué le jeudi 17 mars au profit des forces de défense et de sécurité. Une activité à laquelle a pris part à la coordinatrice du système des Nations-Unies Louis Aubin.

Oslo C. Wanou.

Rencontre entre PCV de Niamey Oumarou Moumouni Dogari et l’Ambassadeur de l’Iran au Niger de grands projets en vue pour la ville Niamey

Le président du Conseil de Ville de Niamey, le député-maire Oumarou Moumouni Dogari s’est entretenu avec l’ambassadeur de l’Iran au Niger SEM Mehdi Kardoust ce mardi 15 mars à l’Hôtel de Ville de Niamey. Au centre des discussions, plusieurs projets d’assainissements, de construction d’infrastructures dans la capitale Niamey et des transferts de compétences dans plusieurs domaines.

C’est un accueil des grands jours qui a été réservé à SEM Mehdi Kardoust pour cette visite qui s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations entre, le Niger et l’Iran à travers le renforcement de la coopération entre les 2 pays. Ce déplacement de l’Ambassadeur de l’Iran à l’Hôtel de Ville de Niamey, annonce plusieurs projets notamment dans le domaine de l’assainissement et les infrastructures. « Nous sommes venues présenter à Monsieur le Maire central, nos projets pour l’embellissement de la ville de Niamey notamment dans l’évacuation des eaux usées, le transport, le contrôle des trafics, la construction d’infrastructures et l’hydraulique » a déclaré SEM Mehdi Kardoust à l’issue de son entretien avec le député-maire Oumarou Moumouni Dogari. L’Ambassadeur de l’Iran d’ajouter, « la ville de Niamey a de nombreux atouts comme le fleuve par exemple. Nous allons coopérer avec les autorités pour mettre en valeur ces atouts pour que Niamey soit coquette ».

©Les Échos du Niger

Pour sa part, le président du Conseil de Ville de Niamey Oumarou Moumouni Dogari s’est dit satisfait de cet entretien « qui témoigne de l’excellence des relations entre l’Iran et le Niger ». Il a d’ailleurs accepté une invitation qui lui a été adressée pour se rendre à Téhéran dans le cadre de la matérialisation des différents projets qui ont été annoncés au profit de la Ville de Niamey. Ce déplacement du député-maire Oumarou Moumouni Dogari en Iran prévu pour le mois de mai prochain devrait être précédé d’un mémorandum d’accord entre Niamey et Téhéran apprend-t-on. Après cette rencontre avec l’Ambassadeur de l’Iran au Niger, le président du Conseil de Ville de Niamey a effectué un don de médicament d’une valeur de 4 millions de francs CFA aux populations de Kongou, un village situé à la périphérie du 3e arrondissement. Le député-maire Oumarou Moumouni Dogari à profit cette occasion pour rendre visite aux maraîchers de la zone avec lesquels il a échangé sur l’amélioration de leurs activités, il s’agit notamment d’ingérer ces producteurs dans le circuit d’approvisionnement urbain afin qu’ils puissent mieux écouler leurs productions et tirer un meilleur profit.

Youssouf Sériba, ICI Niamey

Les capacités d’assainissement de la Ville de Niamey renforcées avec deux camions balayeurs de rues offerts par l’ANEC

Le président du Conseil de ville de Niamey le député-maire Oumarou Moumouni Dogari poursuit les efforts de mobilisation des partenaires autour de l’œuvre de modernisation et d’assainissement de la capitale Niamey. Ainsi, le vendredi 11 mars, la ville de Niamey a bénéficié d’un appui composé de deux (2) camions, balayeurs de rues offerts par l’Agence Nationale de l’Économie des Conférences (ANEC). Procédant à la remise officielle du matériel le Directeur Général de l’ANEC le ministre Mohamed Saidil Moctar a rappelé les missions de cette dernière de son institution créée au lendemain de la tenue de la conférence des chefs d’Etats de l’Union Africaine en juillet 2019 afin de consolider les acquis engrangés par notre pays grâce à l’organisation de cet grand événement. Des acquis qui constituent de véritables sources de revenus et d’emploi pour le pays. Ainsi, de juillet 2019 à décembre 2021, le Niger a enregistré 60 événements, qui ont régénéré plus de 19 milliards de FRANC CFA malgré l’avènement de la pandémie de la Covid-19 auxquels s’ajoutent 29 événements déjà enregistrés au titre de l’année 2022 a indiqué Mohamed Saidil Moctar. La ville de Niamey étant la vitrine de notre pays « Nos invités ont besoin pour pleinement s’épanouir à Niamey, d’un cadre agréable, sécurisé, avec une mobilité facile, mais aussi et surtout propre » a souligné le DG de l’ANEC pour motiver ce geste. Le député Maire Oumarou Moumouni Dogari président du conseil de ville de Niamey, se réjouit de cette donation qui témoigne si besoin est « tous les efforts que déploient les autorités, au plus haut niveau, pour l’amélioration des conditions de vie des habitants de la capitale » a indiqué l’honorable Oumarou Moumouni Dogari qui s’est dit se réjouir des nombreuses actions et réalisations faites pour rendre Niamey la capitale coquette. Pour sa part, le Premier vice-président du Conseil de ville de Niamey Habiboullay Zanga a souligné l’amélioration que ce matériel roulant permet d’apporter dans les travaux nettoyage de la ville. Ainsi apprend-t-on « ce matériel nous sera d’une grande utilité car les travaux qui se font à la main en 2heures, 3heures avec 100 personnes peuvent se faire en 1heure, 30 minutes. Nous avons attendu ce moment afin que le travail soit d’une rapidité, aussi un changement pour la ville. Pour finir, nous remercions les hautes autorités pour tous ses efforts consentis » a indiqué le vice-président du Conseil de ville de Niamey.

Notons que cet appui intervient quelques jours après la relance du projet ‘‘Nourrir Niamey’’, une initiative de modernisation des marchés de la capitale grâce au financement de l’Agence Française de Développement AFD.
Zeinabou Ibrahim Chekaraou, Ici Niamey

La JCI Niamey Baobab lance la 1re édition du Salon Solutions RH

La Maison de la Presse a servi de cadre au lancement de la première édition du Salon Solutions RH le samedi 12 mars dernier. Une initiative de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Niamey Baobab qui vise à renforcer l’employabilité des jeunes.

(Les Échos du Niger 14 mars) Mieux préparer les jeunes nigériens à aborder le marché de l’emploi ; les sensibiliser sur les savoir-faire clé des processus RH ainsi que leurs enjeux stratégiques et les rôles de la fonction RH aussi bien dans le secteur privé qu’à la fonction publique, tels sont entre autres les objectifs visés par cette initiative de l’association de jeunes bénévoles JCI Niamey Baobab. La cérémonie de lancement a été placée sous la présidence de M. Siradjo Issa acteur de la société civile, Ambassadeur Itinérant de la Commission Internationale des Droits Humains (IHCR) parrain de la première édition du Salon Solutions RH. « C’est un grand plaisir pour nous d’accompagner cette initiative de la JCI Niamey Baobab qui je n’en doute point va contribuer à lutter contre le chômage dans la mesure où les participants se verront doter d’outils leur permettant de pouvoir se vendre convenablement sur le marché de l’emploi » a indiqué M. Siradjo Issa.

Panel

Peu avant, c’est le président de la JCI Niamey Baobab M. Halidou Saley Abdoul Nasser qui a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants et exposer les motifs qui ont prévalu au lancement de l’initiative Salon Solutions RH. Ainsi, « avec l’évolution inédite des technologies de l’information et de la communication, le marché de l’emploi voit l’émergence d’une inadéquation de plus en plus prononcée entre les compétences disponibles sur le marché et les offres d’emploi » analyse le président de la JCI Niamey Baobab selon qui, « ce phénomène à la base du chômage structurel auquel fait face le marché de l’emploi constitue un obstacle pour les milliers de jeunes qui sont à la recherche d’emploi ». C’est dans le but de contribuer à outiller ces jeunes diplômés à faire face à ce défi que la JCI Niamey Baobab a pensé à mettre en place, ce salon a-t-il indiqué.

Dr. Ali Mounkaila

Les travaux de cette première édition ont débuté par une Conférence sur « La fonction pratique de la gestion des ressources humaines » animée par Dr. Ali Mounkeila, Directeur Général des Réformes administratives et de la Modernisation de l’Administration Publique. A sa suite, une formation sur les Techniques de recherche d’emploi a été dispensée par M. Inoussa Arimi Directeur Général d’Africa GRH. La journée a été marquée par la tenue d’un panel de haut niveau sur le thème « La jeunesse nigérienne face aux défis de l’employabilité ». Autours de la problématique du sujet, des diagnostics pointus ont été posés par les panelistes du jour. Il s’agit du président du Conseil National de la Jeunesse M.Aliou Oumarou, de Dr Abdoul Rachid Awal président du réseau panafricain de jeunes Afriyan, de M. Ousmane Ali Issaka, Directeur Général de l’Écoles des Haute Études Comptables et Financières (Hecf) et M. Siradjo Issa. La journée a été sanctionnée par la remise d’attestation de participation et témoignages de satisfaction à diverses personnalités qui ont accompagné la réalisation de cette première édition du Salon Solution RH.

Youssouf Sériba

Éditorial : le monde tremble encore plus

Par Soumana Adamou

Pendant que le monde célèbre la journée internationale de la femme ce 08 mars, avec l’espoir que justice lui sera faite, pour qu’ elle trouve toutes les places qui lui reviennent de droit, la presse Nigérienne perd un de ses doyens Gréma Boukar (paix à son âme). Aussi, à voir ce qui se passe entre la Russie et l’Ukraine, il est clair qu’il faut se demander où se trouve l’erreur pour que la force et la terreur remplacent le droit et la raison. Le monde doit il continuer à se laisser aller vers la domination des pays les plus puissants sur les plus faibles en mettant de côté, le bon sens ? L’ Ukraine a la crête de ses toits qui brûle sous la puissance de feu de la Russie. Pendant ce temps, ses alliés restent pour le moment désemparés et ne savent plus, par où passer pour ramener le bouillant Vladimir Poutine à respecter le droit des peuples à disposer de leur souveraineté et à nouer leurs alliances selon leur entendement et selon leurs intérêts. Comme dirait l’autre, Dieu ne fait rien pour rien. En effet, depuis la sortie de la deuxième guerre mondiale, il était convenu de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que plus jamais, les velléités de domination et d’ expansionnisme ne reviennent en ce monde pour créer un autre trouble à l’ordre public. L’ONU est ainsi née sur les cendres de la société des nations dont les insuffisances ont fait que rien n’a pu empêcher au monde d’aller en guerre pour la deuxième fois. Mais depuis lors, les grands pays de ce monde qui se sont donnés les moyens de tout contrôler se taisent sur des injustices dont la finalité ne peut que conduire l’humanité à sa perte. C’est ce à quoi le monde assiste sans être capable d’empêcher aux armes de crépiter en Ukraine. De manière tacite, des pays, dans le petit cercle fermé de l’ hégémonie occidentale, avaient des droits de vie ou de mort sur d’autres peuples avec même la possibilité de renverser de bombarder des pays, de tuer froidement des chefs d’État qui ne s’alignent pas derrière leur logique ou de renverser des régimes. D’autres puissances refusent carrément la pratique de la démocratie dans ses normes universelles, telle qu’ elle serait acceptée par tous à leurs anciennes colonie. Au mépris du droit international, des pays croupissent en Afrique francophone et ploient sous le poids d’injonctions diverses pour s’ entremêler dans leurs affaires intérieures. Le monde entier observe ces puissances faire malgré le droit à ces peuples de disposer de leur souveraineté pour en jouir comme ils veulent. Les dirigeants africains sont intimidés au motif d’être renversé et humilies s’ils résistent et s’ils refusent de trahir leurs peuples. Leur devoir, c’est de monter la garde sur leurs intérêts et d’y veiller. Les velléités hégémoniques d’ un pays sur un autre n’ont pas commencé par la Russie sur l’ Ukraine. Des pays comme la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan furent attaqués, bombardés et détruits laissant des centaines de milliers de morts et de victimes de guerre comme sombre tableau. Khadafi, Saddam Hussein(paix à leurs âmes) ont tous laissé leurs peaux , assassinés dans cette velléité de dominer l’autre et le contraindre à s’aligner derrière des concepts qui ne les arrangeraient guère. Toutes ces injustices se passent avec la connivence des institutions et organismes internationaux. Les organisations et autres défenseurs des droits de l’ homme observent et ne disent mot comme si ces puissances qui dictent tout sur le monde entier ne sont pas concernés par le respect des droits humains et de la souveraineté des peuples à travers le monde. En Afrique, les anciennes colonies françaises, sans défense vivent cette prétention d’un pays à dominer un autre depuis la nuit des temps pour constituer un frein à leur développement. Leurs richesses narurelles soumises à des accords secrets sont pillées et déportées ailleurs sur le marché international pour être monnaiyees comme l’uranium du Niger. Les vrais propriétaires n’ont droit qu’à des miettes. L’histoire du franc CFA est la plus grande arnaque qui ne serait jamais égalée en ce monde. Ce qui explique la pauvreté, la plus totale et leurs corollaires de maladies les plus banales qui sévissent pour décimer les populations. Cette injustice selble être acceptée par le monde entier qui se tait. LaFrance et ses alliés semblent avoir vu la guerre venir. C’est pourquoi, pour des raisons géostratégiques et sous prétexte d’une prétendue lutte contre le terrorisme, ils ont créé les conditions d’une insécurité au sahel, propulsée de la Libye. Ces derniers ont eu l’idée de déployer leurs forces sur des terrains loin de chez eux en Afriq, où ils peuvent essayer leurs armes et s’ entraîner au mieux. Pour eux, il faut se préparer à des éventuelles surprises qui peuvent venir de partout pour s’imposer et changer l’ ordre mondial actuel où les plus riches doivent continuer à s’ enrichir et les plus pauvres, à s’enfoncer dans la précarité la plus totale.

Ville de Niamey : modernisation des marchés Dolé, Darelsalam, et Harobanda dans le cadre du projet ‘’Nourrir Niamey’’

Améliorer le cadre d’activité des commerçants de la ville de Niamey, redynamiser et renforcer l’économie locale, et mieux organiser les filières à travers la construction d’équipements, tels sont les objectifs visés par le projet ‘’Nourrir Niamey’’, initié par la ville de Niamey avec le concours de l’Agence Française de Développement (AFD).

Le mardi 8 mars, une délégation de l’AFD accompagnée par l’équipe de la ville de Niamey, a effectué un périple dans les différents marchés concernés par le projet. Il s’agit du marché Dolé (nouveau marché Djamadjé), le marché Darelsalam tous deux situés dans le 2e arrondissement et le marché Harobanda situé dans le 5e arrondissement de Niamey. Le député-maire Oumarou Moumouni Dogari président du Conseil de Ville de Niamey, s’est réjouit de la relance du projet après un répit de quelques années à la grande satisfaction de toutes les parties prenantes à savoir l’État, la ville de Niamey et les commerçants qui en sont les premiers bénéficiaires. L’objectif de cette visite de terrain est de constater les évolutions qui ont succédé les premières études effectuées dans le cadre du projet en 2018 par le cabinet d’étude Groupe huit. Cette première étape de l’étude a mis en évidence l’urgence d’une réorganisation des infrastructures marchandes en vue de répondre aux enjeux de sécurité alimentaire dans la ville de Niamey.

Les équipes de l’AFD et de la AC2 au marché Darelsalam

A terme, ce projet permettra « d’améliorer significativement les conditions de l’activité marchande en y apportant du confort et de la valeur » selon le porte-parole du Groupe huit qui a par la même occasion annoncé des projets d’accompagnement des filières agricoles qui permettra d’accroitre l’impact du projet Nourrir Niamey. Surplace les différents responsables des arrondissements communaux n’ont pas caché leur satisfaction quant à la mise en œuvre du projet. « Ce projet est un grand motif de satisfaction pour nous en ce sens qu’il constitue, un appui considérable dans le cadre du réaménagement de la ville de Niamey » a fait savoir Mahamadou Moutari Harouna maire du 5e arrondissement de Niamey qui a appelé à la mobilisation de tous pour la mise en œuvre du projet dans son arrondissement communal.

Des commerçants rassurés et accueillent favorablement l’initiative…

Les commerçants des 3 marchés bénéficiaires du projet accueillent favorablement celui-ci. C’est ce qui ressort de cette tournée des autorités municipales et le partenaire AFD ainsi que le bureau d’étude Groupe huit. Les délégués des différents marchés et les syndicats de commerçants se sont mobilisés lors du passage de la délégation au niveau des 3 marchés ce mardi. « Nous étions inquiets lorsque cette visite nous a été annoncée hier (lundi) par nos délégués, mais à présent cette inquiétude n’a pas plus sa raison d’être nous avons été éclairé par rapport au travail qui sera fait pour notre épanouissement ici » nous a confié Samaila Idrissa vendeur de produits maraîchers au marché de Darelsalam. À noter que ce projet concerne également la capitale économique Maradi où la délégation de l’AFD et Groupe huit se rendra dès ce mercredi 9 mars afin de poursuivre les études de terrain en prélude à la mise en œuvre du projet.

Youssouf Sériba, Ici Niamey

Hommage à Gremah Boukar: Un magnat des médias s’en est allé !

Par Abdoulaye ISSAKA

A l’ouverture de l’espace démocratique au Niger , dans les années 90, ils étaient très peu nombreux , les journalistes professionnels qui s’inscrivaient dans la logique du processus d’indépendance des médias et de la liberté de presse. On peu même sans exagérer , les compter au bout des doigts de la main . Tandis que , Grhemah Boukar était de ses confrères nigériens , qui ont compris leur époque . Il était au rendez-vous de la marche vers le changement. Il a largement contribué au rayonnement de la liberté d’expression . En véritable levier de la société civile, il s’inscrira dans la mise en place des structures de la société civile. Il a brigué, à plusieurs reprises les postes de responsabilités à travers les organisations socioprofessionnelles des médias. Véritable défenseur et adepte du débat contradictoire , il a ardemment participé à l’enracinement de la démocratie chez lui, au Niger. Il a essuyé plusieurs brimades , séquestration et arrestation de la part des régimes d’exception . Il a été plusieurs fois arrêté et molesté notamment au temps du FRDD. Au cours de cette période « de chape de plomb », il a été un journaliste intrépide et engagé. En bon chef d’entreprise ,il s’est investi à son tour, à l’ouverture des ondes radiophoniques. Anfani fût l’une des toutes premières radio privée du Niger derrière R&M. Ils brisèrent avec d’autres promoteurs, le rideaux de fer qui protège la voix unique que symbolisait, la voix du Sahel ,la voix du maître ,la voix du régime . Les ondes connurent une libéralisation sans précédent qui ont concouru à faire courber l’échine au régime d’exception . Ainsi ,Gremah arrachera de lui-même, des fréquences pour l’implantation un peu partout, sur le territoire national des radios privées , indépendantes : Diffa ,B’konni ,Maradi ,Zinder ainsi que dans la capitale, Niamey . Toutes ces radios appartenant à Gremah se distinguent par leur contenu . Gremah s’inscrivit dans la quête de l’information .Elles affichaient un contenu éditorial neutre qui privilégie l’information . Ce qui fait de son groupe une véritable référence en matière de médias . En très bon manageur le PDG tissera sa toile lentement et sûrement , au fil des années . Il fera grandir son groupe avec l’avènement de la télévision Anfani .

Un magnat de la Presse s’en est allé Repose en paix , cher aîné, Gremah Boukar !

Abdoulaye ISSAKA, Journaliste.

Comprendre les VBG au Niger: Entretien avec Mme Salé AMADOU HAOUA experte en genre et formatrice en VBG

Viol, agression sexuelle, agression physique, mariage forcé/mariage d’enfants, déni de ressources, d’opportunités ou de services, violence en tout genre, si les VGB sont récurentes au Niger les victimes ont de plus en plus le courage de dénoncer leur boureau. Selon le rapport mensuel du UNHCR sur les incidents de VBG au Niger, au mois de septembre 2019 par exemple ce sont 48 incidents qui ont été enregistrés dont 29 à Diffa une région en proie au terrorisme. Récurrence des VBG au Niger entretien avec Salé Amadou Haoua experte sur la question.

Mme Salé AMADOU HAOUA, ce jeudi 3 mars, vous êtes en atelier, pouvez-vous nous parler un peu de l’objet de cet atelier organisé par le MPF/PE ?

Séance de formation sur les vbg au MPF/PE ©Jpplus

C’est un atelier de 80 heures dont 40 heures en présentiel et 40 heures en ligne. C’est une formation des formateurs sur les VBG, c’est-à-dire Violences Basées sur le Genre. Nous sommes train de renforcer les capacités des femmes qui ont déjà de connaissances en VBG afin qu’elles deviennent des experts sur ce phénomène et renforcer ainsi les moyens de son éradication dans notre pays.

Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ce que c’est que les Violences Basé sur le Genre ?

Les violences basées sur le genre communément appelées VBG sont des violences exercées sur une personne que ce soit un homme, un garçon, une femme ou une fille à cause de son sexe tout simplement parce qu’elle est femme. Est-ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui, ce phénomène est récurent au Niger ? Pour répondre à votre question, je voudrais énumérer quelques formes de violences basées sur le genre. Il y a les violences psychologiques ou morales, les violences économiques, les violences sexuelles, les violences verbales, les violences émotionnelles… Donc comprenez qu’elles sont vraiment très récurrentes ici au Niger. Les services en charges de recueillir les plaintes des victimes tels que le ministère en charge de la protection de la femme, le commissariat pour femme humiliante qu’on retrouve dans les commissariats centraux et les ONG comme FEVVF (Femmes et Enfant Victimes de Violence Familiales) qui reçoivent des cas qu’ils traitent.

© Jpplus

Au cours de l’atelier, certains participants issus de ces organisations nous ont relaté les cas qu’ils ont reçus ainsi que les témoignages de victimes. Le ministère a déjà mis en place des centres holistiques de prise en charge dans les cinq régions de Niamey et les autres régions aussi sont en cours. Ceci pour vous dire que ce fléau social est vraiment récurrent dans notre pays.

Souvent, les victimes de VBG ont du mal à dénoncer. Pourquoi ? Et quel message avez-vous à lancer à ces femmes, ces jeunes filles qui malheureusement subissent ses violences, mais qui n’arrivent pas s’exprimer ?

J’aimerais d’abord souligner que les hommes aussi sont violentés comme les femmes. Mais les femmes et les filles subissent le plus les VBG. Il y a une proportion très élevée au niveau des femmes et des filles. Il y a une proportion très élevée au niveau des femmes et des filles. Ce sont les hommes qui ne dénoncent pas. La majorité des femmes, elles dénoncent. Mais je vous notifie qu’en ce qui concerne la dénonciation, les femmes sont plus enclin que les hommes qui ne dénoncent pas du tout.

Avez-vous un message particulier à lancer à l’endroit de la population de Niamey et du Niger en général ?

Mon message aux populations du Niger à l’approche de la journée de 8 mars, Journée internationale de la femme, je voudrais vraiment que toutes les femmes sortent massivement pour fêter le 08 mars qui revêt une très grande importance. Parce que généralement, nous avons constaté que les femmes se mobilisent moins le 8 mars contrairement au 13 mai qui est la Journée Nationale de la Femme. Donc j’invite nos sœurs à sortir massivement pour fêter le 8 mars qui est la Journée internationale de la femme.

Entretien réalisé par Youssouf SERIBA et Ibrahim Chekaraou ZEINABOU

Transcription Oslo Chester WANOU

La BAD et l’Unesco veulent former au digital, un million de jeunes africains non scolarisés d’ici 2030.

Dans une note datant du mois de juillet 2015 sur la scolarisation des jeunes en Afrique subsaharienne, la Banque mondiale indiquait « environ 89 millions de jeunes âgés de 12 à 24 ans sont hors du système scolaire en Afrique subsaharienne », avant d’alerter « dans les 10 prochaines années 40 autres millions auront probablement quitté l’école pour se confronter à un avenir incertain ».

(Les Échos du Niger 02 mars) La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation (Unesco) veulent former d’ici 2030, un (1) million de jeunes et d’adultes non scolarisés évoluant dans le secteur informel à acquérir des compétences digitales pour une meilleure insertion professionnelle. Le programme intitulé Initiative Panafricaine pour la Transformation Digitale de l’EFTP (Enseignement et Formation Technique et Professionnelle) vise à assurer l’insertion professionnelle des jeunes non scolarisés en adaptant l’EFTP au marché de l’emploi. L’initiative est mise en œuvre à travers 4 volets à savoir un programme de formation panafricain ; la mise en place d’un réseau national de transformation digitale de l’EFTP dans les pays africains ; institution d’une journée des TIC et du digital dans l’EFTP dans les pays africains ; et la mise en place d’un centre d’excellence régional dans chaque communauté économique et régionale. À terme, l’initiative devrait toucher au moins 27 pays africains dont chacun bénéficiera d’un programme de soutien à l’introduction ou le renforcement des TIC et du digital dans l’EFTP afin de promouvoir « une Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable » indique-ton.

Youssouf Sériba

3 pays africains dans le top 5 des pays d’origine des étudiants étrangers en France (rapport)

La France est la première destination de la mobilité étudiante en provenance des pays de l’Afrique. C’est ce qui ressort du dernier rapport de Campus France sur les chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde. 6e pays d’accueil de la mobilité étudiante dans le monde, l’hexagone compte sur son sol, 370 052 étudiants étrangers en 2020 dont 23 % sont africains.

(Les Échos du Niger 01 mars)Le Maroc, l’Algérie et le Sénégal font partie du top 5 des pays dont les étudiants choisissent les universités françaises comme destination dans le cadre de la mobilité étudiante. En 2020, ces 3 pays totalisent respectivement 43 464, 29 527, et 13 663 étudiants dans les universités françaises, selon le ministère français de l’enseignement supérieur de la recherche et l’innovation. Après la France, les États-Unis constituent le 2e pays d’accueil des étudiants internationaux subsahariens suivi de l’Afrique du Sud 3e pays d’accueil note le rapport de Campus France qui souligne que les écoles de commerce sont de plus en plus plébiscitées par ces étudiants étrangers. Avec 1 étudiant en mobilité sur 10, l’Afrique a un taux de mobilité au-dessus de la moyenne mondiale, une situation qui s’expliquerait par une inadéquation des cursus des universités africaines avec les besoins des étudiants issus de cette mobilité estime Julien de Normandie, ministre français de l’Agriculture qui s’est exprimé sur la question. C’était au cours de la rencontre pluridisciplinaire sur la Science en Afrique tenue à Montpellier en prélude au dernier sommet Afrique France. Cette mobilité de plus en plus croissante constitue une charge importante pour les États d’Afrique subsaharienne analyse de son côté Moussa Diaby Directeur de l’Institut Polytechnique Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire présent à la rencontre pluridisciplinaire sur la Science en Afrique. Selon lui les étudiants ivoiriens boursiers de l’État en France sont au nombre de 550 pour un budget de 4,8 milliards a-t-il fait remarqué.

Youssouf Sériba