Épizootie de grippe aviaire à Niamey, désarroi chez les volallers

Par un arrêté pris le mercredi 9 février dernier, le gouverneur de la région de Niamey annonçait une batterie de mesures restrictives du commerce et de l’approvisionnement de volailles à travers la ville de Niamey et ses environs dans un raillons de 10 km.

L’arrêté pris afin de freiner une épizootie de grippe aviaire hautement pathogène (H5N) provoque mécontentement et détresse auprès des vendeurs de volailles à Niamey particulièrement les grossistes et les fermiers. Ces derniers subissent de plein fouet les dommages et les conséquences de l’arrête sans préavis ni mesures d’accompagnement du gouverneur de Niamey. Au quartier Yantala dans le 1er arrondissement, en face du cimetière musulman, où se trouve l’un des principaux points de vente de volailles et produits dérivés, c’est une ambiance de sinistre qui règne. Des poulaillers déserts, bordés de tables recouvertes de crasse sanguinolentes et quelques poubelles remplies de plumes des volailles qui n’ont pas survécu à l’arrêté du gouverneur de Niamey car sacrifiés et bradés peu après la publication dudit arrêté. Sur place, nous avons retrouvé Adamou Attah le patron des lieux assis sur un banc entouré d’une dizaine de jeunes au visage empreint de détresse. L’arrêté du gouverneur, ou du moins la grippe aviaire déclaré à Niamey provoque chômage et pertes économiques colossales.

« J’emploie plus de 30 jeunes ici, qui dépendent exclusivement de la vente du poulet et des produits dérivés ainsi que les services y affairant. Depuis le jeudi nous sommes dans le desaroi sans revenu ni assistance » fait savoir Adamou. « Nous étions paniqué lorsque nous avions appris que les autorités ont interdit le business du poulet et il fallait que nous nous débarrassons de notre marchandise de peur qu’elle soit saisie et détruites » nous explique le volailler. Ne fallait-il pas sensibiliser ces acteurs importants de la distribution de volailles et produits dérivés avant de prendre une telle décision? Du moins c’est ce que pense beaucoup le volailler que nous avons interrogé. Ce dernier écoule plus 100 poulet par jour entre vente en gros et en détaille mais voit son business s’arrêter sans aucun soutien de la part des autorités. Toutefois, « nous gardons espoir, et nous sommes en train d’envisager d’autre possibilité pour nous procurer de volailles et repeupler nos poulaillers puisque nous ne pouvons pas rester comme ça oisifs » indique Adamou. Du reste malgré, la déclaration de la présence de la grippe aviaire à Niamey, la demande de poulet n’a pas baissé chez les consommateurs, « les clients viennent toujours mais nous le poulet n’est pas très disponible à cause du faible ravitaillement depuis une semaine » nous apprend Boubé Hamani, vendeur de volailles au quartier recasement. Vendu entre 2000 et 2500 francs, le prix unitaire du poulet local est passé plus 3000 FCFA à Niamey depuis lors. Jusqu’au samedi 12 février, les foyers connus de l’épizootie sont : les fermes AviNiger et Belle vue et 2 autres fermes familiales. Ces 4 foyers totalisent 44 022 volailles infectés, détruites par la suite conformément au protocole édicté par les Direction des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture. Contactés par l’Enquêteur, les responsables d’AviNiger ferme la plus touchée, n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet.

Youssouf Sériba

Bavure à Maradi? 7 enfants tués dans une frappe de l’armée nigériane sur le sol nigérien

7 enfants tués dans une frappe de l’armée nigériane sur le sol nigérien
Sept(7) enfants ont trouvé la mort et 5 autres blessés dans le village de Nachadé au cours d’une frappe aérienne de l’armée nigériane qui visait les bandes armées sur la frontière du Nigeria, a annoncé le dimanche 20 février le gouverneur de la région de Maradi Chaibou Aboubacar à l’Agence France Presse (AFP).
Les faits se sont déroulés le vendredi 18 février alors que la Nigerian Air Force (NAF) menait une attaque contre les bandits armés qui sévissent dans la bande sud de la maradi. Selon Chaibou Aboubacar, le drame est survenu par accident, « Il y a eu une erreur des frappes nigérianes qui se sont abattues juste à la frontière et qui on fait des victimes sur notre territoire dans le village de Nachadé » a-t-il déclaré.
Erreur ou y’a-t-il bavure? Les bavures de la NAF sont monnaie courante dans cette bande frontalière. En janvier 2017, 70 civils ont été massacré dans un camp de déplacés à Raan un village situé dans le Nord-Est du pays.
En avril dernier 2021, ce sont des soldats de l’armée nigériane qui ont été victime d’un bombardement de la Naf qui les aurait confondus à des terroristes, une enquête a été alors ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de l’affaire qui avait suscité un émoi sur les réseaux sociaux.
Pour le cas de ces 12 enfants et leurs parents inconsolables, point d’enquête annoncée pour l’heure encore moins de justice, le gouverneur Chaibou Aboubacar a acté la thèse de « l’erreur de frappe »

Youssouf Sériba

Un nouvel ambassadeur de la Cédéao au Mali après l’expulsion de son prédécesseur

Màrio Gomez Fernandez est le nouveau représentant de la Communauté économique ouest africaine (Cedeao) au Mali. Le diplomate cap-verdien a été reçu cette semaine par Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne à Bamako pour une « prise de contact ». Le représentant spécial « a exprimé sa détermination personnelle et réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre son soutien au Mali et son accompagnement pour une sortie de crise par le dialogue », indique un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères. « Abdoulaye Diop a souhaité la bienvenue au nouveau représentant résident de la Cedeao au Mali.

source: FA

Niger : présentation du rapport d’enquête de l’OIM sur l’impact de la Covid-19 sur la gestion des frontières au Sahel

L’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) a procédé ce mardi 15 février à la présentation des conclusions d’une enquête sur l’impact de la Covid-19 sur la gestion des frontières au Sahel. Cette étude qui a concerné six (6) pays à savoir le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, et le Tchad s’inscrit dans le cadre du projet d’appui de l’OIM à la gestion des frontières dans le sahel en contexte de la pandémie de covid-19.

(Les Echos du Niger, 15 fév) C’est l’hôtel Bravia de Niamey qui a servi de cadre à la présentation du rapport de l’enquête à travers un atelier qui a réunis des responsables de l’OIM, de la Direction de la Sureté du Territoire (DST), en présence du Représentant Résident de la Coopération Japonaise (JICA) Eihiko Obata, et du Représentant de l’OIM Peter Kioy. L’atelier s’est déroulé sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique de la Population et des Affaires Sociales Sabo Hassan Adamou. L’étude dont les conclusions seront partager et discutées au cours de cet atelier a pour objectif de mieux comprendre comment la pandémie de la covid-19 a impacté la gestion et la sécurité des frontières dans la région du sahel? a indiqué Peter Kioy. Selon le représentant de l’OIM, « pendant plusieurs mois, le consultant en charge de l’enquête au Niger M. Nourou Aya et son équipe d’enquêteurs ont eu l’opportunité de s’entretenir avec les acteurs en charge de la gestion des frontières au niveau régional, national et local pour mieux comprendre les impacts de la covid-19 sur la gestion quotidienne des frontières du pays » a-t-il indiqué.

Procédant à l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire Générale du Ministère de la Santé Publique de la Population et des Affaires Sociales a rappelé qu’ « avec l’avènement de la covid-19, les mouvements transfrontaliers aériens et terrestres ont connu d’énorme perturbation. Plutard, tandis que les frontières aériennes rouvraient, celles terrestres étaient restées fermées jusqu’en aout 2021 » a indiqué Sabo Hassan Adamou selon qui cet état de fait se justifie par l’insuffisance de matérielles nécessaires à la prévention des infections aux points d’entrée officielles. De son coté, Eihiko Obata a profité de cette occasion pour rappeler le contexte de ce projet d’étude. Ainsi apprend-on, c’est à l’occasion de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD) 7 que le gouvernement japonais a annoncé l’initiative Nouvelle Approche pour la Paix et la Stabilité en Afrique qui se matérialise par le soutien au développement des ressources humaines et le renforcement des institutions dans la région du sahel.

Youssouf Sériba

Gouvernance publique: les partis de la MRN saluent les choix de développement et renouvelle sa confiance au régime en place

Dans une déclaration publique le dimanche 13 février 2022 au siège PNDS-Tarayya, les partis politiques membres de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN) ont martelé leur adhésion aux idéaux du gouvernement en place, salué les différents choix de développement et réaffirmé leur soutien. C’est dans le cadre du premier anniversaire de l’exercice du premier mandat issu d’élections libres, transparentes et crédibles consacrant la première alternance politique historique du Niger.

(Les Échos du Niger, 15 fév)Bon fonctionnement des institutions de la République, gage de sérénité, promotion du dialogue social avec les différentes couches et sensibilités, la lutte contre le terrorisme et le renforcement de la sécurité, la professionnalisation de l’enseignement et la promotion sciences et techniques avec le recrutement de plusieurs centaines d’enseignants, la lutte contre l’insécurité alimentaire, la redynamisation de la diplomatie, le renforcement des libertés publiques et de la démocratie… Ce sont là quelques points saillants évoqués par les partis membres de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN) pour saluer la gestion du gouvernement sous la houlette du Premier ministre SE. Ouhoumoudou Mahamadou chef du gouvernement et du chef de l’Etat, le président Mohamed Bazoum. Dans la déclaration lue Alkassoum Salé, les partis membres de la MRN ont congratulé le chef de l’Etat du fonctionnement sans anicroches des institutions de la République, ce qui témoigne de la vitalité du processus démocratique en cours. Homme du peuple, il travaille à l’unité les différentes sensibilités que rien ne doit opposer si ce n’est l’intérêt général et suprême du peuple du Niger. En témoigne la politique d’ouverture et de dialogue avec toutes les couches sociales. Le Niger en a bien besoin en raison de la crise sécuritaire qu’ils traversent, et c’est pour quoi, les partis du MRN ont exprimé leurs gratitudes au chef de l’Etat pour les tournées d’échanges avec différentes organisations socioprofessionnelles des régions de Maradi, Tillabéri, Tahoua et Diffa. Conscient que l’éducation reste la base de tout développement durable, ils sont reconnu les efforts du gouvernement dans le domaine de l’éducation en l’occurrence, le recrutement de 171 enseignants chercheurs et technologues, 344 scientifiques, 2150 enseignants contractuels pour l’éducation nationale, 167 pour le sous-secteur professionnel et technique en plus de la régularisation de la pension de 6000 autres exerçant en qualité enseignants contractuels.

Sécurité, démocratie et libertés publiques, le gouvernement ne démord pas….

Sur le plan de la sécurité, la lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national reste un défi important pour le gouvernement. Dans le secteur, le cap est maintenu et le veille constamment aux grains. Le gouvernement met à contribution les relations diplomatiques pour venir à bout du phénomène. Aussi, les forces de défense et de sécurité reçoivent le soutien nécessaire pour combattre efficacement le fléau. Toute chose qui porte du fruit car, «Conséquemment, les résultats sont aujourd’hui visibles et probants à travers la neutralisation de beaucoup d’éléments terroristes au cours des campagnes victorieuses dans les régions de Tillabéri (Banibangou, Ouro Guéladjo, Tamou, Inatès, Gorouol, Abala, Sanam, Diagourou) ; Diffa (Chétimari Wangou, zones des rives de la Komadougou et du Lac Tchad) ; Maradi (la zone de Madarounfa) ; Tahoua (Tillia, Tebaram, Takanamat) etc»,ont témoigné les partis du MRN dans leur déclaration. Sachant qu’il n’y na de réelle épanouissement pour un peuple affamé, ils ont salué les actions du gouvernement quant à la sécurité alimentaire et ont souhaité un suivi efficient afin que les actions profitent réellement aux cible. Face à la cherté ambiante de la vie, ils ont exhorté le gouvernement a également prendre ses responsabilité en appuyant les populations. La vitalité de la démocratie a été également reconnue par les conférenciers qui ont encouragé le gouvernement à œuvrer davantage à l’encrage de la pratique et surtout des libertés publiques, un pilier essentiel de ce choix politique. Ils ont exhorté les populations à jouer elles aussi leur partition dans ce sens en limitant voir en rayant définitivement les propos et actes belliqueux qui tendent à compromettre le vivre ensemble. Au plan sous régional, les partis membres du MRN ont déploré le retour des putschs et exhorté les Etats qui s’y illustrent et les organisations sous régionale à œuvrer au retour diligent de l’ordre constitutionnel. A ce chapitre, les derniers soupçons qui mettent à l’index Niger dans les médias sociaux ne leur ont pas échappé. Ils ont donc invité le peuple du Niger et l’armée à ne pas céder aux rumeurs et surtout à faire preuve de vigilance afin que le Niger continue encore longtemps à prouver la grandeur de sa démocratie.

Oslo C. WANOU

Lancement des activités de l’antenne régionale du Cipmen à Dosso

Après Tillabery, Zinder Agadez, Tahoua, c’est au tour de la région de Dosso de bénéficier d’une antenne régionale du Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises (Cipmen). Le booter de l’émulation entrepreneuriale continue ainsi de dynamiser le potentiel de la jeunesse nigérienne en matière de création de start-ups viables.

(Les Échos du Niger 06 fév) Le lancement des activités de cette antenne régionale s’est tenu ce samedi 05 février 2022 sous la présidence du préfet du département de Dosso et devant un parterre de jeunes entrepreneurs, diplômés, et étudiants aspirant à l’entrepreneuriat. Après avoir souhaité la chaleureuse bienvenue aux hôtes ayant pris part à ce lancement, le préfet du département de Dosso n’a pas caché sa satisfaction de voir son entité administrative bénéficier de cet instrument stratégique à la croissance économique au grand profit de la jeunesse de Dosso. « L’installation de ce bureau régional est une occasion pour la jeunesse de Dosso d’exprimer son talent en matière d’innovation et de créativité entrepreneuriale » a-t-il indiqué.

A Dosso, le Cipmen entend accompagner les entreprises ouvrant dans le domaine de la transformation agricole, les technologies web et l’e-commerce a laissé entendre de son côté le Secrétaire Général du Cipmen. L’éclosion des start-ups dans divers domaines garce aux efforts du Cipmen ainsi que les programmes développement informatiques et la couverture numérique du pays menés par l’État à travers l’Agence Nationale pour la Société d’Information (Ansi) constitue un véritable catalyseur pour l’économie du Niger notamment avec la mise en œuvre de la zone de la Zone de Libre Échange Continental (Zlacf) selon la représentante du Ministère de l’Industrie et de l’Entrepreneuriat des Jeunes. La jeunesse de la cité des Koy par la voix de l’ambassadeur des jeunes entrepreneurs de la région n’a pas manqué de saluer l’installation du Cipmen à Dosso. Toute chose qui va apporter sans nul doute une grande avancée pour le développement économique et sociale ainsi que la création d’un environnement favorable à l’écosystème entrepreneuriale » a-t-il souligné avant d’exhorter les jeunes de Dosso à saisir cette opportunité qui lui est offerte pour s’exprimer sur le terrain entrepreneuriale. A noter qu’aussitôt installée l’antenne régional Cipmen de Dosso a initié dans l’après-midi du Samedi une formation sur le thème « Osez entreprendre ».

Youssouf Sériba

COMMUNIQUE DE PRESSE DGI

Le Directeur Général des Impôts (DGI) a l’honneur d’informer les entreprises personnes physiques et morales soumises au régime normal d’imposition (NIF/R) que conformément aux dispositions de l’Arrêté N°00466/MF/DGI du 12 octobre 2021 portant institution du visa des états financiers et définissant les modalités de sa délivrance, elles ont l’obligation de faire viser leurs états financiers de l’exercice 2021 par un professionnel inscrit au tableau de l’Ordre National des Experts Comptables Agrégés du Niger avant leur dépôt à la DGI. Le Directeur Général des Impôts rappelle aux contribuables relevant de ce régime que seuls les états financiers comportant le visa prévu par l’Arrêté N°00466/MF/DGI du 12 octobre seront acceptés par ses services. La date limite des dépôts des états financiers de l’exercice 2021 est le 30 avril 2022.

Le Directeur Général des Impôts remercie par avance les contribuables pour leur civisme.