Accident à l’usine Cominak : les premières pistes de l’enquête

Après le malencontreux accident du samedi 15 janvier survenu à Akokan sur le site de l’usine de Cominak en démantèlement, soldé par un bilan de 2 morts et 2 blessés, une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de l’accident.

(Les Échos du Niger 27 janvier) Selon nos informations, les investigations portent sur plusieurs point parmi lesquels : le site de l’accident, l’avant-projet détaillé (APD) du Réaménagement du site Cominak qui constitue le plan cadre du Rds dans tous ses aspects technique et sociétal; le cahier de charge du démantèlement lot 1 et lot 2 de l’usine attribué au groupement d’entreprises françaises et nigériennes AD/Migas, et le rapport de la Commission Industries Extractives(CIE) de l’Assemblée Nationale qui a effectué une mission sur le site moins de 48 avant l’accident.

Des indices d’amateurisme…?

Le jeudi 13 janvier, la Commission Industries Extractives de l’Assemblée Nationale était sur le l’usine en démantèlement pour une mission de supervision. Au cours cette visite, des faits qui relèvent de l’amateurisme ont été relevés par des expert qui étaient avec la délégation des parlementaires. Selon nos informations, sur le lieu de l’accident des équipes s’attelaient à des travaux de déboulonnement de ferrailles en hauteur et dans le même temps, d’autre s’empressaient de débetonner la partie basse du secteur. Pour les experts, ces 2 travaux ne pouvaient être opérer simultanément. La raison, les travaux de débetonnage provoquent des vibrations qui font secouer la structure qui peut s’effondrer ou précipiter des charges. C’est cette anomalie qui avait été pointé du doigt par un expert lors de la mission de la CIE sur le site. Du reste cet accident constitue une raison suffisante pour le gouvernement de commander une contre-expertise de l’APD de ce Rds qui débute très mal et qui va se dérouler sur 10 ans. Le mardi 18 janvier , une mission dépêchée par les autorités à Arlit était sur le site de l’accident apprend-on. Celle-ci est composée du Conseiller technique de la ministre des Mines, et du Directeur Général de la Société du Patrimoine des Mines Sopamin qui étaient accompagnés par le Directeur Général de la Cominak et le Directeur des Mines du département d’Arlit. Nous y reviendront plus en détail. Youssouf Sériba

Les accouchements prématurés, un phénomène sanitaire préoccupant au CME de Diffa

Selon une étude de l’UNICEF 27 % des bébés naissent en insuffisance pondérale, que ce soit parce qu’ils sont prématurés ou d’autres raisons. À Diffa au niveau du Centre Mère et Enfant on enregistre plusieurs cas. « Par semaine on peut accueillir 8 à 10 nouveaux nés prématurés. De fois ça peut aller jusqu’à 15 ou 16 par semaine », selon Dr Boubacar Ali, médecin généraliste, MSF Diffa ».

(Les Échos du Niger 26 janvier) Selon Dr Amadou Saidou, médecin pédiatre, responsable de la pédiatrie, de la néonatalogie du Centre de Santé Mère et Enfant de Diffa, «en 2020, une étude qui a été réalisée en néonatalogie par le CME, c’est une étude qui est en phase de publication et cette étude a montré que 42 % des enfants que nous recevons au niveau de la néonatologie ont un faible poids de naissance donc un poids inférieur à 2500g, avec un fort taux de mortalité qui tourne autour de 16 à 20 % » nous fait savoir le pédiatre.

Dr Amadou Saidou pédiatre

Selon la même étude, la prématurité est la 2eme cause de mortalité après les asphyxies périnatales. Toujours selon cette étude, 273 nouveaux nés prématurés ont été enregistrés en néonatologie au cours de l’année 2020, des chiffres qui selon les statistiques sont en augmentation avec 71 cas de décès. Le mauvais suivi des mères lors de CPN qui ne se font pas régulièrement, l’insécurité qui a amené beaucoup de Centres de santé à fermer ou à travailler partiellement sont entre autres les raisons de l’ampleur de ce phénomène. «Une femme enceinte dans une situation précaire très difficile… peut conduire la femme à accoucher de façon prématurée », témoignage de Mariama ! Parmi les multiples causes de la prématurité, on peut citer la situation difficile et précaire comme témoigne Mariama déplacée du Nigeria suite à l’insécurité. Apres l’abandon de son mari avec une grossesse et le décès de sa mère, la jeune dame perd son enfant. Mariama raconte

« Je m’appelle Mariama, je suis née à Tomboula, j’ai grandi à Kangarwa. Après je me suis mariée et installée à Metilé. À Metilé j’ai eu 2 enfants à 3ans de mariage, après on s’est réfugié à Malam Fateri. De Malam Fateri on est venu à Bosso. De Bosso on s’est déplacé à kintchandi, de kintchandi à Garin Wanzam » fait savoir la jeune femme. A Garin Wanzam Mariam a accouché d´une fille avant de venir à Malam Fateri. Elle aura une autre fille entre temps ce qui fait d’elle une mère de 4 enfants ! « Après quelques temps nous somme arrivé à Djorikolo où j´ai eu des triplés après plusieurs malaises. Je les avais négligé et je ne me suis pas faite consultée, je ne pensais pas que c’était le moment de l’accouchement comme je n’avais pas atteint les 9 mois. Je ne me suis pas inquiétée. Vers 16 h les maux de ventre persistaient j’ai décidé de me rendre à la maternité en empruntant un tricycle. En cours, j’ai expulsé une fille. Elle était mort-née, celui qui m´accompagnait a donc appelé un véhicule qui nous a conduit au centre de santé-mère- enfant de Diffa. Une fois à la maternité j’ai accouché les deux bébés qui restaient. Quand ils étaient nés, ils étaient tous malades et ont été pris en charge à la néonatalogie, et moi hospitalisée pendant une semaine avant de retourner à la maison. Une femme enceinte dans une situation précaire très difficile en plus avec des enfants à nourrir, avec un niveau de stress élevé cela peut conduire la femme à accoucher de façon prématurée, c´est ce qui m´est arrivée ».

A noter que « Peau à peau » étayé dans une de nos publications précédente(voir lien dessous) est la méthode mise en place par Médecins sans frontières pour prendre en charge les enfants prématurés.

Ismaël Bagoudou

Médias : des réflexions vers un rehaussement du fond d’aide à la presse

Plus d’un mois après la signature historique de la convention collective de la presse une Journée de réflexion a été initiée par le ministère de la Communication le i 14 janvier dernier à la maison de la presse. Placée sous le thème « Journée de réflexion post-signature de la convention collective : Quelles mesures d’accompagnement pour les médias » ? Les échanges au cours de cette journée ont permis d’aboutir à des propositions l’endroit du gouvernement pour accompagner les médias dans la mise en œuvre de la convention collective. Palais elles, le rehaussement du fond d’aide de la presse à un (1) milliards de francs CFA.

(Les Échos du Niger 25 janvier)La révision de la loi 2012-34 du 7juin 2012 pourtant fond d’aide à la presse et le rehaussement dudit fond à hauteur d’un milliard de francs CFA à l’instar d’autres pays de la sous-région qui comptent pourtant moins de médias, l’augmentation de subvention d’équilibre aux médias publique ; la création d’un fond de garantie et de soutien aux médias indépendamment du fond d’aide à la presse ; la vulgarisation du décret nº 2017 -052/PRN/MC du 25 janvier 2017 régissant la publicité par voie de presse ainsi que les textes subséquents notamment la délibération nº 010/CSC du 8 octobre 2018 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement du conseil de publicité la délibération nº 0023/CSC du 21 septembre 2019 définissant les conditions d’accès aux marchés publicitaires par les médias publics privés, associatifs, communautaires, ainsi que par les agences de communication. A l’ouverture de ces sessions de réflexion, le ministre de la Communication chargé des relations avec les Mahamadou Zada est revenu sur la signature de la convention collective « Je sais que le gouvernement était tant attendu précisément sur ce terrain plus d’un mois après la signature de cette convention. En effet de part des échos qui nous parviennent, certains acteurs considèrent que la signature de cette convention était la poudre aux yeux et que les mesures d’accompagnement envisagées étaient tout simplement des serpents de mer » a-t-il indiqué avant de rassurer « en réponse de ces considérations pour le moins pessimistes et spécieuses, je voulais simplement dire que le gouvernement a fait de ces engament à la matière un point d’honneur… » La journée a été marquée par plusieurs communications, notamment celle du représentant du B.I.T- Dakar sur l’importance d’une convention collective sectorielle s’en est suivi le mot de Chaibou Tankari, coordinateur de l’ITN (Intersyndicale des Travailleurs du Niger) qui a invité tous les acteurs a œuvré pour la mise en œuvre de cette convention ensuite de l’intervention des conférenciers notamment le Directeur général du Travail et de la protection sociale sur la convention collective de la presse Nigérienne les enjeux pour les médias. Ismael Salao ancien rapporteur du CSC avait également présenté une communication sur le fond d’aide à la presse comme mesure d’accompagnement et enfin la communication de Nassirou Mallam Issa, Directeur de Cabinet du Président du CSC, il a intervenu sur le décret sur la publicité et les textes subséquents. Avantages pour les médias.

Ismael Bagoudou

Recensement général des entreprises au Niger: les filière de la fabrication et du BTP incitées à se faire enrôler

Dans le cadre du processus de l’organisation du premier Recensement Général des Entreprises au Niger (ReGEN), l’Institut National de la Statistique (INS) en collaboration avec la Banque Mondiale et la Chambre de commerce et d’industrie du Niger (CCIN) était au contact des entrepreneurs des secteurs de fabrication, des Bâtiment et travaux publics (BTP). Cette séance déroulée hier jeudi 20 janvier 2022 en prélude au premier recensement général des entreprises vise à informer davantage des responsables et promoteurs dans différents secteurs, des enjeux et opportunités du ReGEN.

(Les Échos du Niger 24 janvier)Informer et de sensibiliser les entrepreneurs de différents secteurs à s’impliquer nombreux pour le premier recensement général des entreprisses au Niger (ReGEN), c’est l’objectif visé par l’Institut national de statistique en initiant à leur intention, une séance d’échanges et de sensibilisation sur le déroulement de l’opération. Au cours à la séance, Sani Oumarou, Secrétaire Général de l’INS par Intérim a particulièrement insisté sur l’importance de ce recensement pour le Niger et en l’occurrence, les entreprises : « Cette importante opération est une source de données socioéconomiques qui permettra de disposer, de façon exhaustive, de données sur le poids et les caractéristiques des unités économiques, aussi bien modernes qu’informelles, pour ainsi contribuer à mieux comprendre la dynamique de l’économie de notre pays » a-t-il fait savoir. A l’en croire, le ReGEN est un instrument précieux pour l’élaboration des programmes de promotion du secteur productif. Cependant, il ne peut connaître un franc succès sans une réelle implication des concernés et c’est ce qui a motivé cette série de séances. Au fait, « Pour la réussite de cette opération, il a été prévu des rencontres d’information et de sensibilisation des opérateurs économiques dans toutes les régions du Niger. L’enjeu est d’adresser à ces chefs d’entreprises une communication bien adaptée aux différentes branches de l’activité économique au Niger et de lever les différents freins à leur collaboration au ReGen», a souligné le Secrétaire Général par intérim de l’INS. Par ce recensement, l’Ins parviendra à identifier les réels acteurs économiques, partenaires privilégiés au développement et interlocuteurs de l’Etat, qu’ils soient du secteur formel ou informel. Cela permettra d’asseoir les bases d’un dialogue dynamique entre le secteur privé et l’Etat. Le SG intérimaire de l’INS a donc instruit les cibles à renseigner convenablement et dans la vérité les agents recenseurs afin de permettre au Niger de disposer d’indicateurs économiques et d’agrégats macroéconomiques fiables et de qualité. Et c’est à juste titre que la Chambre de Commerce et d’Industrie, regroupement d’entrepreneurs et d’opérateurs économiques est associée à cette campagne de sensibilisation. « Le partenariat qui nous lie avec la CCIN vous concerne. Je voudrais demander aux chefs d’entreprises, quel que soit le secteur d’activité dans lequel ils opèrent, qu’il soit formel ou informel, quelle que soit leur branche d’activité, de se joindre à la CCIN et à l’INS pour la réussite de ce recensement. Je voudrais leur demander de collaborer aux opérations de collecte des données, de répondre, correctement et honnêtement, aux questions qui leur seront posées au cours de cette importante opération qu’est le ReGEN » a déclaré le SG/INS par intérim qui a rassuré les entrepreneurs des mesures prises pour la protection de leurs données à caractère personnel conformément à la loi n° 2004-011 du 30 Mars 2004 modifiée et complétée par la loi n° 2014-66 du 5 Novembre 2014. Cette séance de formation et de sensibilisation qui s’est déroulée toute la journée du jeudi s’est faite en français et en langues nationales pour permettre à tous de saisir la quintessence. La séance se poursuivra également les prochains jours au profit d’autres cibles de promoteurs ou de responsables d’entreprises.

Oslo C. WANOU

Cominak :2 morts et 3 blessés, un réaménagement de plus en plus inquiétant

Fermé depuis le 31 mars 2021, le site de la Compagnie Minière d’Akouta (Cominak) est entré en travaux de réaménagement le mois d’avril dernier. Ce Rds qui fait l’objet de critiques et réserves émises de part et d’autres pour non-respect des pratiques standards en vigueur au plan international a occasionné un accident le samedi 15 janvier. Un drame qui a causé 2 morts et pas moins de 3 blessés.

(Les Échos du Niger 17 janvier)L’accident est survenu durant les travaux de démantèlement lot 1 de l’usine en cours depuis quelques semaines à Akokan. Le bilan fait état de deux (2) morts (Salim Moctar Gado métallurgiste responsable de la société Migas qui participe aux travaux de démantèlement et Antonio Simao un ingénieur expatrié), et trois (3) blessés.
Contacté par nos soins pour apprendre davantage sur les circonstances de l’accident, le Directeur départemental des Mines d’Arlit n’a pas souhaité s’exprimer sur le champ. Une sortie officielle de la Direction de la Cominak et du ministère des Mines est attendue dans les prochains jours afin de faire le point sur ce qui semble être un accident de travail.
Pour Ali Idrissa coordinateur du Rotab, « cette situation nécessite une enquête afin d’éviter de telle catastrophe à l’avenir ».
A titre de rappel, en octobre 2019 dans le sillage de l’annonce de la fermeture de la Mine par son conseil d’administration, une analyse comparative du Rds Cominak et le guide de réaménagement de l’International Council on Minings and Metals (ICMM) qui réunit les meilleures pratiques en matière de réarmement a révélé des écarts considérables entre l’avant-projet Rds de Cominak et ce qui est considéré comme la norme mondiale en matière de réaménagement.
Les insuffisances relevées à l’issue de cette étude ont-elles été prises en compte? Difficile de le dire…
Une mission parlementaire pointe du doigt des aspects techniques sur le site moins de 48 heures avant l’accident…

Usine Cominak en démentelement, lieu de l’accident


Le jeudi 13 janvier, alors que les travaux de démantèlement lot 1 de l’usine sont à un stade avancé, une mission parlementaire était à Akokan pour constater les conditions dans lesquelles se déroule cette étape du Rds. Elle était composée de 4 députés que sont : les honorables Magagi Garba, Ahmed Gogi, Hassan Alit Abdoura et Sidi Mohamed Abdoul Aziz.
Lors de cette visite, une configuration technique constatée sur le site avait attiré l’attention d’un acteur de la société civil ancien cadre des mines d’Arlit qui accompagnait la délégation. Les députés se sont aussitôt saisi de la question et avaient formulé des recommandations apprend-on. Ces recommandations n’ont-elles pas été prises en considération? Seule une enquête permettra de faire la lumière sur la question.
A noter qu’une enveloppe de 95 milliards FCFA est sonsacrée à ce Rds de la Cominak. De façon détaillée, il prévoit « éliminer les risques d’accidents physiques, liés aux installations, aux galeries, aux carrières, aux bassins, rendre le site conforme à la réglementation sur la radioprotection et éliminer les risques liés aux produits et résidus chimiques, minimiser l’empreinte de la pollution et faire en sorte que le site et les déchets ne soient pas une source de pollution future », indique Orano dans son bulletin d’information. Autant dire que c’est mal parti.
Youssouf Sériba

Niger : le secteur pétrolier a généré plus de 818 milliards FCFA entre 2011 et 2020

Le pétrole fait partie depuis 2012 des produits d’exportation du Niger avec une place de plus en plus importante dans l’économie grâce à la découverte d’un nouveau gisement en novembre 2018 à Kafra près de la frontière Algérienne dans le Nord du pays. La production se situe actuellement à 20 000 barils/jour auxquels s’ajouterons 90 000 barils supplémentaires à partir de cette année 2022 selon les prévisions. Des chiffres dévoilés par la Direction des hydrocarbures en fin d’année 2020 permettent d’apprécier l’apport de cette ressource minière dans l’économie du pays.

(Les Échos du Niger 14 janvier)De 2012 à 2020 le Niger a produit 54 524 000 t de pétrole selon les chiffres donnés par l’Uemoa dans son rapport annuel sur les productions minières dans l’espace. Cette production a permis de drainer 818 milliards de francs CFA dans les caisses de l’État sur la même période selon la Direction des hydrocarbures du ministère du pétrole Nigérien. Ce montant exclu des revenus et investissements connexes à l’exploitation : il s’agit de recettes de 318 milliards FCFA au titre de l’aval pétrolier; 187,509 milliards FCFA de tax oil ; 117 milliards FCFA d’investissements en RSE; 23,039 milliards FCFA de bonus de signature; et 42,2 milliards FCFA de profits oil indique la même source. Le secteur pétrolier représente ainsi à la date de novembre 2020, 4% du PIB du Niger, 16 % des exportations, 19 % des recettes fiscales et 5 % des emplois salariés selon le Directeur des hydrocarbures Boubé Hamani. Des grands investissements en cours dans le secteur et l’exploitation du bloc de Kafra devront permettre de porter la part du secteur dans l’économie à 24 % du PIB, 45 % des recettes fiscales, 68 % des exportations et 8 à 12 % des emplois salariés formels au cours de cette année 2022 apprend-on. Baisse de la production en 2020… La production pétrolière du Niger en 2020 est estimée à 6 279 000 t selon l’Uemoa, soit une baisse d’environ 1,7% par rapport à 2019 où elle était de 6 607 000 t. Cette légère baisse est la résultante de la crise sanitaire qui a affecté le fonctionnement des industries notamment pétrolière à travers le monde. Le pays a malgré la crise assuré un rendement annuel au-dessus de la production moyenne qui est de 6 058 000 t. Selon la Société de raffinage de Zinder (Soraz) en charge du traitement de l’or noir nigérien, ce résultat a été produit grâce à un plan de résilience mis en place par la direction dès le début de la première vague de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. Notons que le Niger est 2e pays producteur de pétrole dans l’espace Uemoa après la Cote d’Ivoire.

Youssouf Sériba

Lutte contre le trafic de stupéfiants au Niger: 93,643 milliards CFA de drogue saisis entre 2015 et le 3 janvier 2022 selon le gouvernement

L’Exécutif nigérien à travers son porte-parole Abdoul Kadri Tidjani se défend de protéger des narcotrafiquants. Après la saisie record le 2 janvier dernier de 200 kg de cocaïne transportés par le maire de Fachi (localité située à 1 600 km de Niamey dans le Nord-Est) à bord de son véhicule administratif, le gouvernement a présenté le jeudi 10 janvier, les résultats auxquels est parvenu l’Office Central pour Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (Ocrtis) depuis sa mise en place en 2015.

(Les Échos du Niger 13 janvier) De 2015 à la date du 03 janvier 2022, 32 tonnes 336,538 kilogrammes d’herbe de cannabis ; 21 tonnes, 466,986 kilogrammes de résignes de cannabis, 16 millions 212035 milles comprimés de diazépam, 50 millions 972 milles 631 comprimés de Tramadole, 228 kilogrammes 185 grammes de cocaïnes, 121038 comprimés d’amphétamine, 08,98 kilogrammes de méthamphétamine, 2,211 kilogrammes de crack, 1353 comprimés d’éphédrines et 481,75 grammes d’héroïne ; le tout d’une valeur marchande évaluée à 93 milliards 643 millions 473 mille 997 FCFA ont été arraisonnés. Tel est le résultat de 6 années de travail abattu par l’Ocrtis selon le porte-parole du gouvernement dans son point de presse en présence du ministre de l’intérieur Hamadou Adamou Souley, du Directeur Général de la police Boubacar Souley et des responsable de l’Ocrtis Considéré comme une zone de transit le trafic de drogue en direction du Maghreb et de l’Europe, le Niger est le théâtre de saisie de drogue en tous genre particulièrement la cocaïne et le cannabis. Face à la recrudescence du phénomène et le profil des personnes souvent impliquées, une partie de l’opinion accuse le gouvernement de protéger des narcotrafiquants, des allégations sans fondement selon le porte-parole de l’Exécutif au vu des résultats enregistrés par l’Ocrtis. Sur la période indiquée, 34 dossiers de trafics de drogue ont été introduit devant les tribunaux dont 10 déjà jugés et les personnes impliquées croupissent en prison alors que les 24 autres dossiers sont en cours d’instruction apprend-on. Selon les statistiques données par Abdoul Kadri Tidjani, la jeunesse est plus active dans ce trafic avec une très grande majorité d’hommes. Les dossiers instruits et en instances donnent « 15709 hommes interpelés et 337 femmes sont impliquées dans ce trafic dont 75% dans la tranche d’âge compris entre 18 et 39ans » indique-t-on. « Nous allons poursuivre les efforts que notre territoire ne soit pas une zone de transit pour qui que ce soit, pour que le Niger soit un pays où la drogue ne passera pas » a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Youssouf Sériba

La dépravation des mœurs au centre du Conseil Islamique National de l’Association du Club des Jeunes Musulmans du Niger (ACJMN)

Par Ismaël Bagoudou

Le Conseil Islamique National de l’Association du Club des Jeunes Musulmans du Niger a prit fin le 1er janvier 2022 à la Fenifoot sous le parrainage de Cheikh Choaibou Mamane Arzika, président du RAIDA. Placé sous le thème : « La dépravation des mœurs, quelle responsabilité de la communauté ?» le Conseil s’est tenue en présence de plusieurs invités venus de divers horizons.

(Les Échos du Niger 11 janvier) Une lecture du Saint Coran avait marqué le début de la cérémonie. Après le mot de bienvenue du président de la coordination Régionale de Niamey M. Abdallah Moussa, président du Comité d’Organisation s’en est suivi le discours de M. Adamou Guiwa président du Bureau National de la coordination de l’Organisation de la Jeunesse Musulmans de l’Afrique de l’Ouest (OJEMAO) regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Benin, la guinée, la Cote d’Ivoire le Togo et le Sénégal « J’aimerais à cette occasion véritablement encourager l’ACJMN pour les efforts qu’elle fournit dans le cadre de ces activités et surtout dans le cadre du respect du calendrier d’organisation de ces instances. Parce que l’organisation des instances statutaires dans le temps est une preuve de la vitalité d’une organisation » a-t-il indiqué, tout en rappelant l’importance de l’union et la cohésion avec toutes les structures pour relever le défi.

Pour Nouhou Saley Président du Bureau Exécutif National de l’Association du Club des Jeunes Musulmans du Niger (ACJMN), « ce conseil est une instance de l’ACJMN consacré par l’article 15 de son statut… Nous nous retrouvons entre responsable des différents démembrements de la structure pour évaluer nous activité orientée et réorienter notre potentiel, tout cela pour contribuer à la bonne marche au développement et à la victoire de notre pays sur tous les défis qui sont les siens. C’est 2 jours de travaux seront Insha Allah un siècle d’impact dans notre pays ». « C’est dire qu’il faut appliquer sur l’ensemble du territoire tous les musulmans dans les actions de la paix et de la quiétude, la cohésion et la justice sociale. Intéressez-vous aux partenariats et à l’employabilité des jeunes dans tous les secteurs. En tant que musulman croyant vous devriez être les formateurs, les acteurs et les hommes de terrain sur le grand et vaste sentier du travail de l’Islam dont la recommandation du bien et l’interdiction du blâmable. Les épreuves et les tentations sont grandes, les adultes, les jeunes et les enfants sont devenus vulnérables, la perversion risque de gagner malheureusement le terrain à travers la dépravation des mœurs et certains prêchés que nous pouvons éviter avec l’aide et la protection du tout miséricordieux » un appel fait à l’endroit des participants et la jeunesse nigérienne par Dr Al-Hamet Maï Ousmane Vice- président du Rassemblement des Associations Islamique pour le Développement et l’Appel (RAIDA) qui est un regroupement de huit Associations Islamique en vue de la promotion des valeurs Islamique et du développement du Niger. Soulignons que c’est le Maire de la commune Niamey 1, Hamidou Abdou qui a procédé au lancement des activités tout en rappelant les efforts considérables du gouvernement dans la protection des jeunes.

Des recommandations pour contrer la dépravation des mœurs…

Au sortir des assises du conseil Islamique National de l’ACJMN des recommandations ont été formulées. Les participant saluent et encouragent les autorités pour la promptitude avec laquelle elles ont pris à bras le corps le problème de la dégradation des mœurs en responsabilisent les Ministres en charge de l’Intérieur et de la promotion de la femme et de l’enfant pour un règlement définitif de ce problème. Le conseil recommande au gouvernement d’introduire l’enseignement de la morale et de l’éducation civiques dans les écoles ; concevoir de véritables politiques sociales ou actions d’envergure en concertation avec les associations Islamiques dans le but ultime d’une recherche de solutions durables aux vices moraux qui gangrènent la société ; demander au Conseil Supérieur de la Communication , la régulation effective des médias sur les questions de mœurs ; instruire les médias à mettre en place des comités d’éthiques en leur sein ; recadrer les activités des centres des jeunes pour les transformer en véritable bibliothèques pour la lecture , l’informatique, les travaux manuels … Identifier, fermer les maisons de passe accueillant les jeunes pervertis et sanctionner vigoureusement les responsables ; Séparer les filles et les garçons au moment de l’EPS ; revoir certains chapitres du programme des matières d’économie familiale, de science de la vie et de la terre et de la géographie stimulant la sexualité précoce chez les enfants ; assainir les alentours et les cours des écoles en procédant à des rafles ciblées ; interdire la vente de la bière et autres boissons dans les boutiques, les alimentations générales et sur les territoires ; recadrer les actions de certaines ONGs et Associations en matière de la Santé sexuelle et reproductive en interdisant les démonstrations des rapports sexuels avec les supports traditionnels : préservatifs, organes génitaux en bois…Interdire l’accès des jeunes non mariés et adolescents aux préservatifs ; punir sévèrement la vente des produits ou pratiques d’avortements ; réviser et appliquer rigoureusement le règlement intérieur des écoles ; interdire l’importation et la vente de la chicha sur l’ensemble du territoire national et punir sévèrement les contrevenants ; réhabilité la commission de lutte contre la dépravation des mœurs ; mettre en place le mécanisme de dénonciation des violences sans complaisance.

Le conseil recommande aux parlementaires : d’interpeller régulièrement l’exécutif sur ses engagement dans le cadre de la protection de la santé morale de la population et des jeunes en particuliers ; d’initier des propositions de lois en vue d’une meilleure protection de nos jeunes face à la délinquance. Recommande aux parents de donner le bon exemple aux enfants et assumer pleinement leur responsabilité ; améliorer leur présence effective à la maison pour assurer un suivi de proximité aux enfants ; gérer au mieux les conflits familiaux dans le respect des valeurs islamiques ; pour prévenir leurs conséquences fâcheuses sur la vie des enfants. A l’endroit des Associations Islamiques de : intensifier les sermons et prêches sur l’éducation des enfants, la responsabilité parentale, les dangers des stupéfiants, la prostitution, l’imitation aveugle, la mixité et l’oisiveté , mutualiser leurs efforts avec ceux du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la dégradation des mœurs ; assurer une formation minimum aux futurs mariés sur leurs responsabilités conjugales pour lutter contre la prolifération des divorces ; Initier et mettre en œuvre des actions en faveur de couches vulnérables, orphelines et veuves notamment pour les mettre à l’abri de la dépravation des mœurs ; élaborer un plan de riposte contre la dépravation des mœurs dans chaque région et en assurer la mise en œuvre et le suivi. À l’endroit des enseignants de : Prêcher par l’exemple et transmettre les valeurs de probité et de rectitude morale aux élèves ; aborder l’enseignement d’éducation physique et sportive et des chapitres sur la santé de la reproduction avec leur conscience et conviction religieuses. À l’endroit de la coordination nationale de : œuvrer étroitement avec les autres structures islamiques dans le cadre des actions concourant à la lutte contre la dégradation des mœurs au Niger ; mettre en place de véritables centres d’écoute et d’orientation des jeunes pour contribuer à récupérer les jeunes tombés dans ta délinquance juvénile ; engager la commission scolaires et cadets pour concevoir et mettre en place des programmes adaptés d’enseignement, de sensibilisation, de conscientisation et de responsabilisation des jeunes.

Faux, le vaccin du Covid-19 ne provoque pas l’infertilité chez la femme

La découverte des premiers vaccins contre la pandémie de COVID 19 a suscité des rumeurs qui ont provoqué la panique dans le monde et au Niger en particulier. L’une de ces rumeurs est que les vaccins administrés provoquent l’infertilité chez la femme. Vu l’intérêt et la sensibilité de la question, Les Échos du Niger (www.lesechosduniger) a enquêté sur cette fausse information en temps de COVID 19 et a trouvé que cette allégation est fausse.

(Les Échos du Niger 11 janvier)Les rumeurs alléguant des causes d’infertilité des vaccins covid-19 sont nées à partir de quelques réserves émises par certains membres de la communauté scientifique après l’annonce de la découverte des premiers vaccins efficaces contre le virus. Selon l’immunologue Argentine Roxana Bruno, « certains vaccins anti-covid utilisant la protéine spike (S ou ‘’Spike’’) du virus SRAS-CoV-2 comme antigène pour activer la réponse immunitaire peuvent provoquer l’infertilité » a-t-elle déclaré en février 2021. Selon elle, « les vaccins ARN de Moderna, Pfizer/BioNtech et CureVac, ont le potentiel pour interférer avec l’ADN humain par le mécanisme de silençage génique médié par l’ARN interférant ».

La scientifique explique : « le gène de la syncytine pourrait être réduit au silence en utilisant des inhibiteurs oligonucléotides antisens. Lorsque la quantité de protéine syncytine diminue, des défauts placentaires graves, une mauvaise différenciation des trophoblastes humains et un dysfonctionnement vasculaire placentaire se produisent, entraînant la fin de la gestation». Dans un article publié par l’Agence France Presse plusieurs experts ont battu en brèche cette assertion. Dans leur contre-expertise ces derniers ont clairement indiqué que l’alerte de l’immunologue n’est qu’une simple supposition. Il s’agit d’une théorie que rien ne vient étayer à ce jour souligne l’article de l’AFP dont le lien est : https://factuel.afp.com/un-vaccin-contre-le-covid-19-rend-il-les-femmes-steriles-non-repondent-des-experts. Pour davantage d’éclaircissements sur ce sujet qui a fait paniqué plus d’un au Niger nous avons tendu notre micro aux chercheurs nigériens. Selon le professeur Mounkeila Bouchi, pharmacien-biologiste « à l’heure actuelle, aucune donnée probante ne laisse penser que les vaccins contre la covid-19 ont un effet néfaste sur la fertilité féminine ». Les anticorps issus de la vaccination contre la covid-19 ne posent aucun problème à l’appareil reproducteur aussi bien féminin que masculin a-t-il indiqué.

Pr Mounkaila Bouchi, pharmacien biologiste

Le but de la vaccination étant de susciter une réaction immunitaire vis-à-vis pathogène d’intérêt, le pharmacien-biologiste nous fait distinguer les 2 types d’immunité après vaccination. Il s’agit de « l’immunité médiée par les anticorps spécifiques qui se chargent de neutraliser le virus avant qu’il n’infecte les cellules et l’immunité médiée par les cellules immunitaires cytotoxiques ». La vaccination contre la covid-19 à travers les différents vaccins permet d’obtenir les 2 types d’immunités dans l’organisme apprend-on, ce qui est très bénéfique. De son côté le Dr Marou Soumana Boubacar, médecin biologiste et enseignant chercheur à l’Université Abdou Moumouni de Niamey nous édifie sur le processus de conception des vaccins. « La mise au point d’un vaccin passe par un processus très rigoureux marqué par des essais sur des animaux afin de tester l’efficacité du produit et écarter tout risque de nocivité sur la santé humaine à tous les niveaux » indique le chercheur qui souligne que les vaccins covid-19, ne dérogent pas à ce processus bien au contraire ils sont beaucoup scrutés. Si les vaccins covid-19 n’ont aucun effet néfaste sur la fertilité de la femme ni chez l’homme, une femme enceinte peut-elle se faire vacciner durant sa grossesse? Affirmatif répond le professeur Agrégé Moukeila Bouchi, « on peut bien se vacciner pendant la grossesse, c’est bénéfique et conseiller » indique-t-il Une femme enceinte qui se vaccine évite non seulement de contracter une forme grave de la covid-19 mais aussi d’accoucher prématurément apprend-on. « Pendant la grossesse, le système immunitaire de la femme enceinte est légèrement perturbé ou affaiblie d’où l’importance de se faire vacciner pour un déroulement normal de la grossesse » fait savoir le pharmacien-biologiste. Ce dernier n’a pas manqué de rassuré qu’à ce jour, les études n’ont pas prouvé des effets néfastes de la vaccination contre la covid-19 sur le déroulement de la grossesse. Toutefois, « certaines femmes ont signalé des menstruations irrégulières ou manquantes, des saignements plus ou moins abondants que d’habitudes et d’autres changements menstruels après avoir reçu les vaccins, covid-19 » nous informe Pr. Bouchi. Le stress de la vaccination pourrait entrainer ce genre d’évènement conclue le spécialiste. A notons qu’au Niger Trois (3) types de vaccin sont actuellement disponibles dans les formations sanitaires et les sites de vaccination. Il s’agit des vaccins Sinopharm et Astrazeneca qui s’administrent en deux doses et Johnson and Johnson qui s’administre en une seule dose. La couverture vaccinale reste très faible, malgré la disponibilité des doses elle était de 4% au mois de septembre. Le Gouvernement qui envisage de vacciner 10% de la population d’ici la fin du mois de décembre avait lancé le 13 décembre dernier une campagne de vaccination de masse, la 4e du genre depuis le début de la vaccination le 29 mars dernier. En ce qui concerne le nombre de cas de covid-19 enregistrés au Niger, selon le ministère de la santé, de la population et des affaires sociales, il est à la date du 3 janvier 2022 de 7 508 cas positifs sur 204 737 personnes testées dont 6 958 sont guéris. La maladie a causé 277 décès depuis le début de crise .

Youssouf Sériba

L’opposition politique et les OSC dénoncent des dysfonctionnements sur la gouvernance, la situation socio-économique et sécuritaire au Niger

L’opposition politique Nigériennes et les organisations de la société civile ont rendu chacune une déclaration le samedi 08 janvier 2022. Ils ont mis à l’index sur une série de dysfonctionnement et des problèmes de gouvernance notamment la situation politique, socio-économique et sécuritaire depuis une dizaine d’année maintenant.

La coalition CAP2021/ACC/FRC et alliés et la société civile nigérienne lors d’une déclaration faite le samedi 08 janvier, ont déploré la dégradation avancée de la situation politique, socio-économique et surtout sécuritaire au Niger. Elles ont chacune accusé l’Etat qui semble dresser le lit à ces situations peu favorables au développement et à l’unité nationale. Persistance des atteintes aux libertés publiques, politiques et de l’insécurité armée, des attaques répétées assorties de destructions massives de biens, perturbations des activités ; des difficultés majeures pour satisfaire les cinq besoins fondamentaux, corruption et crimes divers avec une justice impuissante … C’est en partie, le tableau peint par les organisations de la société civile et un regroupement de partis politique de l’opposition nigérienne. Ils ont accusé le gouvernement de ne pas jouer convenablement son rôle et d’éroder considérablement la cohésion sociale. Dans les régions de Tillabery, Tahoua, Maradi et Diffa, la situation est plus alarmante et a préoccupé particulièrement les organisations de la société civile. Après avoir témoigné leur solidarité aux victimes des exactions, les organisations de la société civile ont Interpellé le pouvoir public nigérien quant à l’obligation qui lui incombe de prendre toutes les dispositions idoines afin, d’une part d’assurer la sécurité et la protection des populations civiles contre les exactions des groupes armés, et d’autre part de dégager des moyens conséquents pour apporter assistance aux personnes confrontées à l’insécurité alimentaire. Elles ont insisté sur le respect des droits humains et les principes qui encadrent lesdits droits. En rappelant le dossier de détournement de dernier public au Ministère de la défense dans laquelle elles ont fustigé la renonciation par l’État du Niger à sa constitution en partie civile. En effet, elles ont dit toute leur détermination à ne ménager aucun effort pour obtenir la traduction devant la justice de toutes les personnes impliquées dans ce dossier de malversations et détournements des fonds publics alloués au secteur de la défense et de la sécurité ; deux secteur qui se trouvent très éprouvés depuis quelques années. En ce qui concerne la promotion de la paix, la société civile nigérienne a invité les pouvoirs publics et tous les acteurs sociaux et politiques à créer les conditions non seulement d’une concertation nationale inclusive autour des questions de paix et de sécurité dans l’espace sahélien, mais aussi d’une sortie de la crise en cours par la voie du dialogue. Ainsi, elles ont lancé un appel pour une plus grande mobilisation à l’occasion 23 Janvier 2022 sur toute l’étendue du territoire national, à travers des initiatives locales diverses allant des manifestations pacifiques de rue, à des conférences publiques, et des journées de réflexion sur des thématiques relatives à la situation socioéconomique, sécuritaire et politique au Niger. Pour ce qui est de la crise alimentaire, ils ont pu établir le lien avec la contre-performance notée dans le secteur agricole et ont invité à procéder à un inventaire pour une meilleure riposte. « Il n’est que temps de procéder à une évaluation exhaustive et véridique de la situation agricole, pastorale et hydraulique afin que non seulement des conditions réelles de soutien puissent être apportées aux populations concernées mais également de créer les conditions d’une sécurisation de ces zones » croient-il savoir.

Détérioration des acquis démocratiques et de la vie politique…

Les partis politiques dans le cadre de l’animation de la vie politique ont porté de sévères critiques sur la vie politique au Niger ces onze dernières années. Ils ont dénoncé une compromission du vivre ensemble et surtout, un holdup électoral lors des échéances de février 2021. « Onze années caractérisées par un recul marqué dans les domaines clés de la sécurité, de la fracture sociale, du respect des principes et règles de bonne gouvernance, d’Etat de droit, d’équité, de justice et des libertés individuelles et collectives. S’y ajoute la honteuse et triste usurpation des résultats de toutes les élections qu’ils ont organisées et particulièrement de l’élection présidentielle de février 2021 dont les conséquences continuent d’entretenir et d’amplifier une crise politique postélectorale sans précèdent dans notre pays » ont-ils diagnostiqué avant de souligner: « Les nigériens demeurent plus que jamais divisés. L’injustice, l’iniquité et l’acharnement politique sont le lot quotidien pour les militants de l’Opposition et les acteurs de la société civile ». Ils ont déploré le non-respect de la séparation des pouvoir avec l’immiscions fréquente du pouvoir politique dans le judicaire et de nombreux citoyens notamment des personnalités politique et de la société civile « indument gardés en prison ». Cela a favorisé tout de même l’impunité et encense la corruption. Le cas le plus connu est celui de détournement de plusieurs milliards de FCFA au ministère de la défense avec des rebondissements à noyer la rocambolesque. A propos, « après un premier constat de 76 milliards de l’Inspection des armées ramené à 48 milliards par les services du cabinet du Président de la République, puis 12 milliards par l’Agence judiciaire de l’Etat et finalement blanchis par le gouvernement à travers son désistement en tant que partie civile, via l’AJE » a rapporté l’opposition politique. Et pourtant, des citoyens cités dans des affaires sont poursuivis tous les jours sans qu’on ait parvenu encore la moindre preuve contre eux. Le gouvernement se trouve donc plus préoccupé par des règlements de compte laissant carrément les populations en proie au terrorisme et à l’insécurité. C’est pourquoi, les partis d’opposition ont rejeté l’ordonnance du Doyen des juges d’instruction qui tend à soustraire les barons du régime dans la scandaleuse et criminelle affaire de détournements des fonds destinés à l’équipement des Forces de Défense et de Sécurité. Cette situation sécuritaire n’arrange non plus la souveraineté de l’Etat et du pays selon l’opposition qui a dénoncé : « aujourd’hui, c’est l’existence même de l’Etat qui est dangereusement menacée par : L’installation désordonnée de forces armées étrangères sur notre sol en violation flagrante des dispositions de la loi fondamentale, faisant du Niger un véritable protectorat ». En plus de cela, l’opposition a souligné « des accointances suspectées, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, entre les barons du régime et les trafiquants de drogues qui sont en train de transformer le Niger en un narco-Etat ». Face à ces fléaux, les forces politiques de l’opposition ont préconisé le renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale. « C’est l’occasion pour nous de rappeler de nouveau qu’aucune Nation au monde n’a vaincu l’insécurité sans créer les conditions d’unité et de cohésion fortes en son sein » ont déclaré les partis d’opposition. Quant aux agissements qu’ils jugent suicidaires à la démocratie, ils ont appelé à une résistance citoyenne. Pour sa part, la Coalition CAP2021, ACC, FRC et Alliés s’est engagée à demeurer dans l’action en vue de restaurer le respect de la souveraineté nationale ; la préservation et la protection de l’intégrité territoriale ; la défense de la démocratie, des valeurs et principes de la République, de l’Etat de droit et des droits humains ; le respect des règles et principes de bonne gouvernance; le respect des libertés individuelles et collectives; l’accès équitable pour tous les citoyens aux biens et services publics; une justice accessible et équitable pour tous ; la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, la préservation et le renforcement de l’unité et la solidarité nationale, le renforcement de l’unité africaine et de l’émancipation du continent et le respect des vrais résultats sortis des urnes sur desquels, la CEDEAO déjà saisie, se prononcera le 1 février 2022. En ce qui concerne la sécurité alimentaire, « Il n’est que temps de procéder à une évaluation exhaustive et véridique de la situation agricole, pastorale et hydraulique afin que non seulement des conditions réelles de soutien puissent être apportées aux populations concernées mais également de créer les conditions d’une sécurisation de ces zones » a exhorté l’opposition politique. Elle a également fustigé la volonté du pouvoir à systématiquement empêcher tout meeting et manifestation pacifique, la séquestration des détenus politiques et a exigé la remise en liberté sans condition de tous les détenus politiques et d’opinion. L’assassinat des trois jeunes de Tera n’est pas du reste et ils ont appelé le gouvernement à faire toute la lumière en ce qui concerne cette affaire. Enfin, ils ont souhaité voir une mobilisation générale du peuple qui doit réclamer ses droits en faisant aboutir dans l’unité le combat engagé. Il faut signaler que Notre Cause Commune (NCC) ; ANCDDH ; TOURNONS LA PAGE NIGER (TLP) ; Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB –NIGER) ; Agir pour être ; Alternative Espaces Citoyens (AEC); Réseau Nigérien Anti-corruption (RENAC); Alliance Pour la Paix et la Sécurité (APAISE/NIGER) ; Mouvement des Jeunes Républicains (MJR) ; Comité de Réflexion et d’Orientation Indépendant pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (CROISADE) ; Mouvement Nigérien pour la promotion des peuples et de la démocratie (MNPD) sont les acteurs de la société civile qui ont pris le lead de cette défense du peuple.

La Redaction

Santé/ Le CHR Dosso, des prouesses dans la gestion de la Covid-19

Ce n’est certainement pas encore l’heure du bilan pour la covid-19. Mais une chose est sûre, parvenir à redonner vie et espoir aux patients atteints de ce mal à hécatombe, jusqu’à totale guérison n’est pas gagné d’avance pour un centre hospitalier régional au vu de leur moyens en matériels et personnel. Avec une centaine de cas gérés avec succès, sans aucune infestions d’agent et zéro décès, le centre fait preuve ainsi de sa capacité à affronter les crises grâce au management de son directeur, Docteur Hachirou Oumarou.

(Les Échos du Niger 10 janvier)100% succès dans le traitement des patients atteints de la pandémie du coronavirus. Pour un Centre hospitalier régional, confronté à une insuffisance d’agent qualifié, auquel on substitue des volontaires encore sous-traités, c’est sans doute une prouesse. Cela est le fruit du management de son premier responsable, le Docteur Hachirou Oumarou, ce disciple d’Hippocrate qui tient les rênes du CHR en qualité de Directeur. D’une tempérance légendaire et d’un savoir-faire hors pair, l’humanisme du médecin lui a permis de cordonner à merveille ses équipes qui n’ont point eu le moral dérouté devant la fâcheuse.

CHR de Dosso

Très actif avec l’implication du ministère de la santé publique, l’équipe du CHR Dosso a mis en place les moyens de riposte nécessaires, grâce à l’appui de partenaires et bonnes volontés qui ont spontanément appuyé le centre qui est parvenu à gérer avec sérénité cette pandémie devant laquelle même les centres hospitaliers de référence ont parfois du mal. Plus de 100 cas ont été traités jusqu’à guérison avec zéro décès au compteur. Derrière ce travail de coordination à saluer, le Docteur Hachirou Oumarou. Plus qu’un simple médecin, c’est bien un manager opérationnel qui a su faire face à la crise à une période charnière de celle-ci de mars à juin 2020 durant la première vague. Selon le praticien de la santé, il a fallu positiver la crise. Et c’est dans ce cadre qu’ils ont sollicité l’aide de partenaire via le ministère de tutelle et certains n’ont pas tardé à répondre favorablement.

Une saine gestion de la riposte dès les premières heures de la crise…

En amont du succès connu dans la gestion de la pandémie du coronavirus au CHR Dosso, des mesures hardies de prévention et de riposte. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on et à propos, le CHR Dosso a pris les mesures idoines avec l’Etat l’accompagnement et l’implication du gouvernement via le ministère de la santé publique et de la population. Ceci, grâce au leadership avéré du Directeur général du CHR-Dosso sous la houlette du ministre de la santé publique. Ainsi, le centre a reçu dans le cadre de la riposte, l’appui de plusieurs organismes notamment, le Fonds des Nations unies pour l’enfance(Unicef) et Enabel. En effet, sachant que le lavage des mains est devenu l’un des réflexes les plus courants contre la pandémie, et que le centre avait des difficultés d’approvisionnement en eau, l’urgence entre autres, était de le doter d’eau potable, ce qui permettrait de résoudre en partie le problème d’hygiène. Un défi que l’Unicef à spontanément appuyé le CHR-Dosso à relever.

Oumarou Hachirou Directeur CHR Dosso

Selon le directeur général du CHR-Dosso, Docteur Hachirou Oumarou, le Centre a obtenu de cette organisation onusienne, un château d’eau, un forage, deux blocs de latrines en plus de la réhabilitation de deux autres déjà disponibles au niveau du centre. Enabel, une autre structure belge a apporté le nécessaire en assistance sanitaire pour faciliter le suivi et la prise en charge des malades. Ainsi, ce partenaire a mis à la disposition du CHR Dosso, un groupe électrogène de 350 KVA, une machine de production d’oxygène, six respirateurs, un circuit d’oxygène qui permet au centre de ne plus avoir à trainer des bouteilles, 12 millions de flacons de gel hydro alcoolique de un litre. En plus de ces kits indispensables à la riposte, Enabel a promis une ambulance médicalisée au CHR-Dosso. Selon le directeur du centre, ces appuis constituent des actes forts qui ont renforcé la confiance des agents de santé et qui leur ont permis de s’engager sans réserve, ce qui a conduit au résultat que tous admirent. « C’est extrêmement important, le forage, les latrines, les respirateurs, une machine à produire de l’oxygène, c’était très utile » a témoigné le directeur du CHR-Dosso, docteur Hachirou Oumarou. Il n’a pas manqué de saluer l’appui de l’Etat qui fait également beaucoup pour le secteur notamment, le CHR-Dosso.

Le management comme moyen de lutte contre les rackets…

A son poste, Docteur Hachirou Oumarou fait preuve de grande sagesse et de réel humanisme. Alors que les pratiques inciviques et infâmes de rançonnement sont développées par des agents bénévoles souvent sous-traités (rémunérés à, entre 10.000 et 15.000 FCFA le mois), le directeur du CHR-Dosso est parvenu à instaurer une certaine conscience professionnelle et un volontarisme qui permet aux agents de vivre dignement grâce une gratification des plus consistantes selon les gades des différents bénévoles du centre. En bon responsable, il ne manque de se rendre utile à cette catégorie à laquelle il remonte constamment le moral, gage de meilleures prestations aux patients qui fréquente le CHR-Dosso.

Le Directeur du CHR Dosso, dans une grande humilité, se fait l’ami des malades, ce qui lui permet à facilement affronter leur douleur et de vite se rétablir. C’est tout à l’honneur du CHR-Dosso de plus en plus honoré. Des agents rencontrés ont témoigné qu’ils s’en sortent à merveille grâce à l’accompagnement de l’Etat. Maïmouna Yaya, agent de santé en service au CHR-Dosso explique : « On n’a pas de problème majeur, l’Etat règle même quand c’est tard, a témoigné la matrone qui se dévoue au suivi des enfants de 00 à 05 ans aux côtés de leurs mères. Le CHR rendre un important service aux patients et demeure dans l’estime de l’Etat central. A preuve, il a abrité en octobre 2021, à l’occasion de la journée mondiale des personnes âgées, il abrité une campagne de chirurgie de la cataracte au profit des personnes âgées. Des milliers de personnes ont été visées par cette campagne au cours de laquelle, au moins 2.500 à 3.000 personnes âgées ont été consultées et environ 500 ciblées par une intervention chirurgicale. C’est même une tradition dans la région qui, depuis près d’une dizaine d’année, bénéficie annuellement des campagnes de chirurgie de cataracte. C’est donc plusieurs missions de chirurgies de cataracte qui ont déjà été faite dans la région et sous la houlette du docteur Hachirou Oumarou, cette initiative sociale doit se poursuivre pour le bonheur de cette tranche sociale.

Youssouf Sériba