Énergie : un Code Pétrolier Régional de la CEDEAO bientôt en vigueur

Le département de l’Energie et des Mines de la Commission de la CEDEAO était, du 14 au 15 décembre 2021, en atelier de validation du rapport de collecte de données et de diagnostic qui doit servir de base à l’élaboration d’un Code Pétrolier Régional de la CEDEAO. C’était à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

(Les Échos du Niger 30 déc)Analyser les informations et données collectées par le Consultant afin de confirmer leur authenticité ; passer en revue l’analyse diagnostique faite des cadres législatifs et réglementaires existants dans le secteur des hydrocarbures mettant en exergue les similitudes et les divergences entre les pays ainsi que les difficultés et problématiques majeures, et enfin, dégager les principales orientations du Code Pétrolier Régional. C’est là, les principaux objectifs au cœur de l’atelier initié par la sous commission Energie et Mines de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le cadre du projet d’élaboration du Code Pétrolier Régional de la CEDEAO. A l’occasion, Sédiko DOUKA, Commissaire à l’Energie et aux Mines, a, au nom du Président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi BROU, expliqué que l’harmonisation de certaines dispositions générales et spécifiques régissant l’ensemble des activités d’exploitation et de valorisation des hydrocarbures dans l’espace CEDEAO permettra de faciliter l’intégration du marché régional des hydrocarbures, d’offrir plus d’opportunités de création de la valeur, d’accroître les investissements dans toute la chaîne de valeur pétrolière, de mieux structurer les projets transfrontaliers et de renforcer la coopération entre les Etats. A l’en croire, il faudra faire en sorte que la gestion des ressources en hydrocarbures soit optimisée pour pouvoir réellement impacter le développement socio-économique des Etats membres de la CEDEAO. C’est pourquoi, les visions de production d’énergie dans la sous-région privilégient le gaz naturel à hauteur de 31% du mix énergétique en raison des atouts disponibles. Représentant le Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie de la République de Côte d’Ivoire, le Directeur du Suivi et de la Régulation des Hydrocarbures de la Côte d’Ivoire, Patrick DANHO, a ajouté quant à lui, qu’un Code Pétrolier régional permettra aux Etats membres d’harmoniser nombre de fondements favorable aux investissements étrangers tout en permettant d’assurer une saine concurrence entre les parties prenantes internes aux Etats, entre Etats membres de la CEDEAO et permettre le développement intégré du secteur pétrolier pour le progrès des Etats. Le représentant du Ministre a formulé le vœu de voir ce code résoudre certaines questions notamment, la transparence, la protection de l’environnement, l’augmentation des recettes de l’Etat, le développement des populations vivant à proximité des champs pétroliers, la création de valeur ajoutée tout au long de la chaîne de valeur, entre autres, sans partie prise. Et les organisateurs semblent avoir perçu plus tôt l’enjeu car, des sessions techniques ont été mise en place pour analyser le rapport de collecte des données et son analyse transversale. Il faut dire que le code qui sera issu de cet atelier devra passer aux instances statutaires de la CEDEAO et être adopté à échéance juin 2022. Il faut signaler la présence à l’atelier, du représentant du Centre africain pour les ressources naturelles de la Banque africaine de développement (BAD), de délégués des ministères en charge du pétrole des pays de la CEDEAO et plusieurs structures spécialisées dans le secteur pétrolier en Afrique de l’Ouest.

La Rédaction

Le Niger premier producteur de haricot(Niébé) dans l’espace Uemoa

Principale culture de rente du Niger avec l’arachide, la production du haricot est en hausse depuis 3 ans, ce qui fait du Niger un des principaux pays producteurs en Afrique.

(Les Échos du Niger 29 déc) Le Niger a produit 2 448 527 tonnes de haricot en 2020 selon la BCEAO, ce qui fait du pays sahélien premier producteur de cette légumineuse dans la zone Uemoa et 2e producteur dans l’espace Cedeao derrière le Nigeria. La production du haricot qui est l’un des produits d’exportation du Niger a connu une hausse constante ces 3 dernières années. De 2,2 millions de t en 2018 elle est passée à 2,3 millions de t en 2019 pour atteindre les 2,4 millions de tonnes en 2020. Cette progression de la production du Haricot est la résultante du renforcement des moyens de production de la culture de cette légumineuse notamment l’augmentation des surfaces de production dans le cadre de l’Initiative 3N de l’ex président Issoufou. Bien que très consommé par les Nigériens (23 kg par habitant), l’écrasante partie de la production du pays (entre 60 et 75 %) est exportée, ce qui a fait du haricot la 1ere culture de rente surclassant l’arachide qui occupait cette position jusqu’en 1980 et dont la production a été de 600 000 t en 2020. Toutefois, les données d’exportation du haricot appariaient faiblement dans les statistiques d’exportations du pays selon une étude du Reca sur l’intégration commerciale au Niger. À noter qu’au Niger, le Niébé est produit dans les régions de Dosso, Maradi, Zinder et Tillabéry.

Youssouf Sériba

Climat et sécurité humaine en Afrique : Un Centre d’Etudes et de Recherche opérationnel au Niger

Le Centre d’Etudes et de Recherche sur le Climat en Afrique et la Sécurité Humaine (CERCASH) a démarré officiellement ses activités hier 27 décembre 2021 à Niamey. C’est à la faveur de la première édition de la Conférence Internationale de Niamey sur le Climat en Afrique et la Sécurité Humaine (CICAS) où, le Vice-recteur de l’Université Abdou Moumouni (UAM), Pr Rabani Adamou a donné le top devant en présence d’environ 150 experts et chercheurs africains.

(Les Échos du Niger 28 déc) Les questions liées au climat et à la sécurité constituent deux préoccupations majeures et des défis auxquels font face nombre d’Etats du monde en l’occurrence en Afrique et surtout dans le Sahel. Ils sont les plus fragiles même si leur responsabilité n’est pas pour autant engagée. Selon Pr Rabani Adamou, Vice-recteur de l’UAM, «quand on prend le mécanisme du réchauffement climatique, on dit qu’il résulte de l’émission de gaz à effet de serre dans notre environnement. Ce gaz provient du mécanisme d’industrialisation et les pays industrialisés ne sont pas en Afrique». Cependant, victime, elle ne peut croiser les bras face au danger car, seules des initiatives concertées peuvent permettre de venir à bout desdits fléaux. Pour se faire, la science entend jouer sa participation en proposant des alternatives plausibles et concluantes. Ainsi, selon Marou Amadou, président du CERCASH et coordonnateur de la CICAS, ce centre servira de laboratoire de réflexions et d’idées pour produire des connaissances et des savoirs sur les deux problématiques majeures qui sont le changement climatique et l’insécurité humaine. En saluant cette initiative du président du CERCASH, ancien ministre de la Justice, elle permettra aux nigériens de réfléchir et de proposer par eux-mêmes des solutions à un fléau pour en faire moins les frais a précisé le Vice-recteur de l’UAM. Les chercheurs via ce centre, apporteront leur pierre à l’édifice pour mieux appréhender les défis sécuritaires et climatiques, beaucoup plus techniques que la politique à la laquelle elles sont en proie selon le Vice-recteur UAM. «Plus question que quelqu’un réfléchisse à notre place, plus question que quelqu’un nous propose ce qui se passe parce que nous connaissons mieux notre milieu et notre environnement que quiconque. Nous avons donc le devoir et l’obligation d’agir maintenant pour que nous puissions prendre nos responsabilités», a déclaré formel, Pr Rabani Adamou. Aussitôt les propositions ont commencé car, dans son plaidoyer, Marou Amadou, a suggéré que l’Afrique de l’Ouest travaille au désensablement du fleuve Niger et à la plantation d’arbres. Pour finir, «les deux thématiques qui composent le CERCASH : le changement climatique et la sécurité humaine avec tout ce que nous connaissons comme la criminalité environnementale et la sécurité humaine déterminent la survie de notre continent. Et au stade où nous sommes c’est seulement la survie de l’Afrique qui compte» a témoigné Pr Denis Gueu, expert ivoirien à ce démarrage.

Oslo C. WANOU

Médias au Niger : Atelier de formation en journalisme d’investigation sur la lutte contre la Corruption

Les professionnels des médias du Niger suivent du 23 au 24 décembre 2021 à la Maison de la Presse, un atelier de formation sur le journalisme d’investigation. Initiative de la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA), la cérémonie d’ouverture a connu la présence du Président de la HALCIA, Maï Moussa Elhadji Basshir et du président du Conseil d’administration de la Maison de la presse, Ibrahim Harouna.

(Les Échos du Niger 23 déc)Permettre aux médias de remplir avec professionnalisme leur mission et ainsi prendre efficacement part à la lutte contre la corruption au Niger, la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA) s’en préoccupe. Elle a initié une formation à leur intention en vue de leur renforcer leurs compétences à aborder les sujets et enquêtes journalistiques sur des faits de corruption. Pendant deux jours ils seront entretenus sur le cadre juridique et institutionnel relatif aux investigations des cas de corruption et d’infractions assimilées ; l’investigation journalistique en matière de lutte contre la corruption puis sur les risques et défis du travail d’investigation journalistique à travers des cas pratiques. Selon Maï Moussa Elhadji Basshir, Président de la HALCIA, « l’objectif visé est de vous outiller pour une meilleure production d’articles de presse qui pourraient servir de base crédible à la HALCIA pour mener des investigations ». A l’en croire, la lutte contre la corruption est un combat permanent qui nécessite la contribution de tous les acteurs. « Parmi ces acteurs, les medias figurent en bonne place » a-t-il précisé avant d’exprimer ses gratitudes aux différentes parties prenantes. Président du Conseil d’administration de la Maison de la presse, « il est important de mettre l’accent sur les fondamentaux du journalisme afin de permettre aux professionnels des médias de relever de manière efficace les défis liés au traitement de l’information, surtout en journalisme d’investigation » a reconnu Ibrahim Harouna qui a témoigné : « une telle formation vient à point nommé pour aider les journalistes à intensifier la veille et les alertes pour dissuader tous ceux qui tentent de compromettre les intérêts de l’Etat ». C’est pourquoi, il a remercié HALCIA pour ses efforts qui participe à un éveil de conscience chez les professionnels des médias à s’intéresser davantage au journalisme d’investigation et par là prendre activement part à la lutte contre la corruption au Niger. Il faut signaler à présence au lancement du représentant du ministre de la communication et des relations avec les Institutions.

Oslo C. WANOU

Réaménagement du site Cominak: qui veut écarter les entreprises locales d’Arlit?

Fermée le 31 mars dernier pour épuisement du minerai et chute des cours du marché de l’uranium, la Compagnie Minière d’Akouta (Cominak) a lancé son projet de Réaménagement du Site (Rds) depuis le mois d’avril dernier. Seulement, Les travaux les plus importants de ce projet évalué à 95 milliards excluent les entreprises locales d’Arlit.

(Les Échos du Niger 20 déc)Un budget de 95 milliards de francs CFA a été arrêté par le conseil d’administration de la Cominak pour ce réaménagement dont certains travaux ont déjà débuté. Réunis dans un consortium dénommé Groupement des Entreprises du Département d’Arlit (Geda), les entreprises locales, au nombre de 150 se disent inquiètes quant à leurs participation à ce réaménagement alors même qu’elles se sont préparé de longue date pour ce projet. La raison de cette inquiétude, les premiers appels d’offres du Rds comportent des critères « anormaux de nature à écarter les entreprises locales » nous fait savoir un membre du consortium. Parmi ces critères, « l’exigence d’une disposition de liquidité ou ligne de crédit de trois cent millions (300 000 000) de francs CFA » peut-on voir dans le cahier de charge des travaux « lot 2 zone industrielle» (démantèlement du bâtiment bureaux production et services techniques) auquel Les Échos du Niger a eu accès. Pour le démantèlement « usine lot 3, génie civil », l’exigence est d’un milliards (1 000 000 000) d FCFA.

Outre ces restrictions d’ordres financières, « les appels d’offres sont transmis au groupement Geda de plus en plus en retards » nous indique un autre membre du consortium. En avril dernier, quelques semaines après la fermeture de la mine « un appel d’offre a été transmis au groupement par le service d’achat de Cominak le 19 avril, figurez-vous pour un délai de clôture de 48 heure c’est à dire le 21 avril » nous confie la même source. « Si vous connaissez ce que demande les dossiers d’appel d’offre des entreprises minières d’un point de vue technique, vous comprendrez qu’il y’a de la mauvaise foi qui ne dis pas son nom » souligne l’entrepreneur sous-traitant. Selon notre source, certains cadres de la Cominak voient d’un mauvais œil la création de ce consortium qui contrarie leur dessein prébendiers dans le cadre de ce Rds. Le 29 avril 2021, dans une lettre adressée à la Direction General de la mine d’Akouta dont nous avons eu copie, le préfet du département d’Arlit Nafana Mayaldou, a fait cas d’une tentative de dislocation du consortium Geda dont l’objectif serait d’exclure les entrepreneurs locaux du processus du Rds. « Il m’a été malheureusement rapporté que plusieurs tentatives de dislocation du groupement Geda ont eu lieu par certains responsables de Cominak », indique la lettre. « Monsieur le Directeur General, dans le souci de préserver la quiétude sociale en ce moment si particulier de la vie de Cominak dans notre département, j’en appel à votre sens de responsabilité pour corriger ces manquements » souligne la première autorité locale du département d’Arlit. Cette dernière conclu « Je vous exhorte à rester dans l’esprit des attentes des autorités nigériennes en générale et départementales en particulier, qui consiste à tout mettre en œuvre pour que le Rds Cominak soit une réussite en impliquant tous les acteurs locaux ». Après ce qui semble être une mise en garde, du préfet d’Arlit c’est au tour d’un député de la circonscription d’Arlit, Bachir Sidi Abdoul Aziz de soulever la question à l’Assemblée Nation le 5 juin dernier en interpellant la ministre des mines Mme Ousseini Hadizatou Yacoubou sur la question. Pour autant, la situation a-t-elle changé sur le terrain? Nous avons posé la question au secrétaire du consortium Geda Omar Djibji Directeur General de la Société de Gestion des Déchets Industriels SOGEDI. Selon lui « à ce jour (7 octobre), parmi les premier contrats qui ont été lancé les entreprises locales ont pu s’octroyer quelques-uns dans le domaine de l’entretien des véhicules, et la mise à disposition des engins. On peut donc estimer qu’il y’a un résultat par rapport à la lutte que nous avons mené » indique l’entrepreneur. Toutefois, ce résultat n’est pas satisfaisant « les entreprises locales doivent participer aux grands travaux du réaménagement en tant que tel c’est à dire la désinstallation de l’usine et le réaménagement du site » pense le patron de SOGEDI.

Du côté de la Direction de la Cominak l’on estime que les entreprises locales n’ont pas les compétences techniques requises pour les grands travaux de réaménagement. « La Cominak est en train d’attribuer les contrats aux entreprises locales par rapport à ce qu’elles peuvent faire mais soyons honnêtes il y’a des travaux pour lesquelles elles n’ont aucune compétence. Je prends un exemple en ce qui concerne la désinstallation de l’usine, pour le traitement du transformateur par exemple, pensez-vous qu’il y’a des entreprises ici à Arlit capable de le faire? Non je vous le dit parce que nous les connaissons toutes » martèle un haut responsable des sociétés minières qui a accepté de témoigner sous anonymat. Du côté de Geda l’on n’est pas de cet avis. «Le groupement Geda avec ses 150 entreprises, regroupe tous les corps de métier et un bureau d’étude permettant de faire les meilleures offres techniques » indique le secrétaire général du groupement. Omar Djibji d’ajouter « faire appel à des entreprises extérieures serait une fuite de capitaux pour le pays dans la mesure où ces entreprises extérieures elles-mêmes une fois surplace ici engageront de la main d’œuvre locale elles n’apporteront pas grand-chose ». Dans ces conditions il est « préférable de confier les travaux aux entreprises locales, à celles-ci de faire venir en ce moment par exemple une entreprise française pour les compétences ou du matériel dont elles ne disposeraient pas » pense le porte-parole du consortium Geda.

Au centre de ce bras de fer, la société civile d’Arlit préoccupée par les conséquences environnementales générées par 47 ans d’exploitation minière à Arlit. Pour Almoustapah Allacen président de l’Ong Aghirin’man oeuvrant dans la protection de l’environnement, « ce projet de Rds risque d’être un fiasco environnemental ». Pour l’ancien cadre de la Société des Mines de l’Aïr (Somaïr) et coordinateur de la société civile d’Arlit, le Rds Cominak intéresse uniquement pour les ressources financières qu’il prévoit. Pour Almoustapha Allacen « que ce soit les entreprises externes ou les entreprises locales ce qui les intéressent, c’est l’argent qu’elles vont gagner et non pas le souci de bien faire » pense le radiologue à la retraite. Du reste, ce projet de réaménagement est perçu pour les autorités locales comme une occasion pour les entreprises d’Arlit d’acquérir des compétences techniques leur permettant de prendre en charge les réaménagements de sites minières à venir à Arlit et même hors du Niger. De façon détaillée le Rds Cominak comprend le réaménagement de la mine souterraine, le traitement des bassins d’exhaures et des eaux usées, le démantèlement des installations de l’usine de traitement et l’enfouissement de plus de 20 millions de tonnes de résidus radioactifs. Amorcé en avril 2021 le réaménagement du site de la Cominak devrait s’achever en décembre 2032 soit 10 ans de travaux.

Youssouf Sériba

Santé : la méthode peau à peau kangourou à Diffa

Médecins sans Frontières est une organisation internationale d’urgence médicale à but non lucratif. Elle fournit une assistance médicale aux personnes touchées par les conflits, les épidémies, les catastrophes ou exclues de l’accès aux soins de santé. Œuvrant dans la neutralité, l’impartialité, MSF revendiquent, au nom de l’éthique médicale universelle et du droit à l’assistance humanitaire, la pleine et entière liberté dans l’exercice de leur mission.

Opérant au Centre de Santé de la Mère et de l’Enfant régional de Diffa (CSME), l´organisation a mis en place des dispositifs pour prendre en charge les enfants prématurés à travers la méthode de peau à peau ou soins Kangourou ainsi que leurs mères. « La prématurité constitue une cause majeure de mortalité dans notre unité de néonatalogie. Par semaine on peut accueillir 8 à 10 nouveaux nés prématurés. De fois ça peut aller jusqu’à 15 ou 16 par semaine. La méthode innovante qu’on utilise pour améliorer la qualité de soin ici est la méthode des soins maternels kangourous. Cette méthode consiste à mettre le nouveau-né sur le thorax de sa mère torse nu via un sac. Elle vise à garder donc la température de l’enfant pour qu’il ne soit pas en hypothermie, pour que l’enfant ne soit pas aussi en hypoglycémie. L’objectif étant de faciliter une bonne affectivité entre la mère et le nouveau-né et aussi qu’il ait un gain de poids. Il faut dire que cette méthode est facile, applicable », a indiqué Dr Boubacar Ali, médecin généraliste, MSF de Diffa. « Nous enregistrons beaucoup de cas de prématurés, donc l’année passée il y a une étude qui a été réalisée en néonatalogie par le centre de santé de la mère et de l’enfant, c’est une étude qui est en phase de publication et elle a montré que 42 % des enfants que nous recevons au niveau de la néonatologie ont un faible poids de naissance donc un poids inférieur à 2500g, avec un fort taux de mortalité qui tourne autour de 16 à 20 %. Selon cette étude la prématurité c’est la 2eme cause de mortalité après les asphyxies périnatales. En tout cas selon des études c’est surtout le mauvais suivi des mères lors de CPN qui ne se font pas régulièrement du fait de l’insécurité qui a amené beaucoup de Centres de santé à fermer ou à travailler partiellement au cours de la journée, donc les femmes n’ont pas toujours accès au centre de santé donc vraiment il n’y a pas un bon suivi de femmes au cours de la grossesse », a martelé Dr Amadou Saidou, Médecin pédiatre, responsable de la pédiatrie, de la néonatalogie du centre de santé mère et de l’enfant de Diffa tout en ajoutant, « Par rapport à notre partenaire qui est MSF je pense qu’il y a un système qui a été mis en œuvre pour faire une clinique mobile va qui au fond de Diffa pour pouvoir prendre en charge ces femmes-là qui sont enceintes et qui n’ont pas accès à un centre de santé…

La contribution de MSF, c’est une contribution importante, car la plupart des mamans que nous recevons, sont des mamans qui proviennent d’un milieu pauvre donc MSF nous appuis en médicament parce qu’en plus de la méthode kangourou il y a des médicaments que ces enfants doivent recevoir au cours de leur séjour à l’hôpital. Il y a également les sacs qu’on utilise pour attacher les enfants, c’est MSF qui les amène au niveau du centre de santé de la mère et de l’enfant et aussi il y a un appui en personnel, la plupart des agents sont de MSF, donc la contribution de MSF dans la prise en charge de ces nouveaux nés prématurés est capitale ». Plusieurs femmes ont bénéficié de cette méthode au (CSME), c´est le cas de Nana Moustapha qui explique comment elle a été prise en charge par l´équipe de MSF : « J’ai 30 ans, je suis née à Diffa. Je suis venue au centre, j’ai accouché le jeudi. Mon bébé était trop petit, J’ai ressenti de la peur en le voyant. La petite ne pleurait pas et ne tétait pas. On nous a transféré au niveau de la pédiatrie. Ils se sont occupés d’elle, après des soins intensifs, ils nous ont amené dans cette chambre de soins maternels kangourous pour nous commencer la méthode peau à peau kangourou. On nous fait la méthode kangourou matin, pendant 30 à 4h de temps, et nous reprenons le même exercice le soir. J´ai pas encore fini d’apprendre la méthode et puis ma fille est toute petite et j´ai peur de la blesser en essayant à la maison sans les infirmiers pour me guider ». Dans ces multiples actions MSF fournit une assistance médicale et humanitaire urgente aux réfugiés, déplacés internes, retournés et familles d’accueil dans la région de Diffa, une zone ou règne des conflits entre les forces de défenses et de sécurité et les groupes armés non gouvernementales depuis 2015. Les équipes MSF soutiennent dans ce contexte très complexe, le Centre de Santé de la Mère Enfant régional de Diffa (CSME), l’Hôpital de District de Nguigmi (HDN) et quatre Centres de Santé Intégrés (CSI) dans la région (kintchandi, Garim wanzam, Toumour et bilabrim). L’organisation offre des soins gratuits aux les enfants de 0-à 15 ans, des femmes enceintes, fait la prise en charge des urgences obstétricales, des victimes de violences sexuelles ; MSF fait également la consultation santé mentale, la référence des patients grave pour une prise en charge, déploie des cliniques mobiles et implémente des activités communautaires dans les zones rurales très éloignées, difficiles d´accès afin d´assister des habitants vivant dans des conditions précaires à cause des violences.

Ismael Bagoudou

63e anniversaire de la République du Niger: les grandes articulations du message du Chef de l’Etat, Mohamed Bazoum

Le 17 décembre 2021, veille de la fête de la république, la 63 è édition qu’accueille la région de Diffa, Diffa N’glaa, le chef de l’Etat, président de la république du Niger, Mohamed Bazoum s’est adressé au peuple du Niger. Un message qui s’est articulé autour de six (06) principaux axes. Nous revenons ici sur les grandes lignes de cette allocution du Chef de l’Etat.

(Les Échos du Niger 18 déc)Sécurité et lutte contre le terrorisme, agriculture et lutte contre la faim, l’éducation nationale, lutte contre la fraude et la corruption, retour progressive des déplacés de Diffa puis la vaccination contre la pandémie du coronavirus tels étaient les sujets abordés par le Président de la République dans son message à la nation, qui fête la 63è anniversaire de la république.

Parlant de la festivité en cours, « C’est un moment de communion et de solidarité que nous célébrons cette année à Diffa autour des valeurs qui fondent notre histoire commune et notre volonté de bâtir une nation prospère de travail et de fraternité » a précisé le chef de l’Etat qui a félicité les populations du Manga pour leur mobilisation dans la réussite de cette édition de la fête de la République. Point par point, le président a abordé ensuite les préoccupations de la préoccupées menacée depuis 2015 par une forte insécurité liée à la montée en puissance du terrorisme au Sahel et précisément au Niger entourée uniquement de pays sont pénétrés à répétition des actes terroristes à savoir, le Burkina-Faso, la Lybie, le Mali, le Nigeria, et le Tchad.

Insécurité et lutte contre le terrorisme, l’éternel défi…

Depuis les premières menaces en 2015, certaines localités du Niger sont demeurées nids d’ insécurité grandissante. Ceci, en dépit des nombreuses mobilisations de l’armée avec l’appui de divers partenaires étrangers et pays voisin pour combattre ce fléau que partagent en commun les pays du Sahel. Ainsi, « cette année encore, la grande préoccupation pour notre pays reste malheureusement l’insécurité comme cela est le cas depuis 2015 » a expliqué le Chef de l’Etat Mohamed Bazoum insatisfait. Car, « Malgré nos efforts réels et l’amélioration sensible des performances de nos forces de défense et de sécurité, les agressions criminelles et terroristes contre les paisibles populations vivant le long des frontières de certains de nos voisins persistent » a-t-il souligné.

Cette situation d’insécurité croit-il savoir, se manifeste à travers des agressions et « les assassinats à plus ou moins grande échelle, la soumission des populations au paiement de tribut, le vol de bétail, les enlèvements pour des rançons, les mises à feu des greniers et des écoles, les feux de brousse délibérés, etc ». Un climat délétère face auquel la population garde cependant le moral et ne baisse aucunement les bras. Selon le président de la République, elles font preuve de dignité et de résilience, ne cédant ni au ressentiment ni au découragement confiant de la présence de l’Etat à leur côté « à travers un effort sincère de déploiement des forces de défense et de sécurité ». D’ailleurs, le président a reconnu et salué le sens de patriotisme desdites forces qui, dit-il « mobilisées et projetées sur des théâtres dangereux s’acquittent de leur devoir avec professionnalisme et dignité ». Aussi a-t-il rendu un hommage mérité à ceux qui ont été jusqu’au sacrifice suprême dans cette défense de la patrie. En annonçant une évolution satisfaisante de la situation, il dit garder l’espoir de meilleur lendemain. « La situation globale connaît une évolution positive. Elle s’améliorera davantage lorsque nous serons en possession de tous les équipements militaires dont nous avons passé les commandes » selon le Chef de l’Etat. Il est revenu sur l’épisode du 27 novembre 2021 Téra a été assorti de la tragique disparition de trois compatriotes. En déplorant le dysfonctionnement ayant été à la base de cette tragédie, il a annoncé des enquêtes en cours pour mettre au clair la situation et surtout, parvenir à « identifier ceux qui ont organisé cette manifestation illégale et qui portent la responsabilité morale de la mort de ces jeunes». L’Etat français en fera de même afin que des sanctions suivent également. Convaincu de a grandeur du défi sécuritaire dans le Sahel, le président Bazoum a rappelé le nécessité d’une formation conséquente et adaptée des forces de défense, ce à quoi à s’attèle l’Etat qui a sollicité le service d’Etat ami pour le renforcement continue de capacité de l’armée et le succès des diverses opérations. Les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, et l’Italie ont été les vrais alliés salués par Mohamed Bazoum. L’Algérie n’a pas été du reste pour son « soutien constant et multiforme » au Niger dans son combat contre le terrorisme. In fine, le chef de l’Etat a exhorté ses compatriotes à regarder dans la même direction et surtout lutter contre conflits intercommunautaires pour sauvegarder la cohésion nationale, gage de paix durable et de développement pour tous. A Diffa, ce pari est en train d’être relevé avec succès. C’est ce qui permet de venir célébrer en toute quiétude cette fête de la république. Cela témoigne de ce que la tension qui y est née depuis sept années s’apaise progressivement. En témoigne le retour d’un grand nombre de déplacés, telle que promis par le président Bazoum à son investiture. A ce jour, plus du tiers de la population est ramené à Diffa a confié le chef de l’Etat. Jadis contrarié par des facteurs sécuritaires et économiques, le gouvernement affronte au mieux ces défis et l’opération sera bientôt conduite à son terme a promis Mohamed Bazoum qui a exhorté les partenaires à continuer par œuvrer aux côtés de l’Etat afin de mettre en œuvre toutes les mesures de relèvement que nous avons prévues. Optimiste, « la région de Diffa sera une région économiquement attractive et connaîtra les prochaines années une croissance remarquable » a confié le chef de l’Etat. Quant aux réfugiés nigérians de l’Etat de Borno, ils ne tarderont pas eux aussi à goûter à ce bonheur a rassuré le chef de l’Etat.

Sécurité alimentaire et lutte contre la faim… Dans son message, le président Bazoun est égrainé un chapelet d’actions concocté par le gouvernement pour lutter contre la faim et la malnutrition en raison des difficultés qui ont entaché la saison agricole. Il s’agit d’achat de stocks alimentaires pour la distribution gratuite, la vente à prix modéré, l’appui aux cantines scolaires, appui au secteur agricole pour la réalisation et la réhabilitation de petits périmètres irrigués avec usage d’intrants agricoles en quantité et en qualité, appui au secteur pastoral par la mise en place à temps des aliments pour bétail, appui au secteur de l’hydraulique par la réalisation de points d’eau pertinents, appui au secteur de l’environnement pour le traitement des terres dégradées, la lutte contre les plantes envahissantes et l’empoissonnement des mares et enfin, l’appui au secteur de la santé pour lutter efficacement contre la malnutrition. Avec une pluviométrie déficitaire avec 2,5 millions de personnes victimes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle sévère, une couverture fourragère déficitaire à plus de 50%, le gouvernement n’a pas tardé à prendre ses responsabilités. Un plan d’urgence intermédiaire a été initié et couvre la période allant de novembre 2021 à mars 2022. C’est en effet, 160 milliards de francs qu’a injecté le gouvernement en prélude à l’élaboration du plan national de soutien qu’a promis le chef de l’Etat, sera effectif incessamment. Dans ce cadre, le gouvernement prévoit des « achats et stocks alimentaires pour la distribution gratuite, la vente à prix modéré, l’appui aux cantines scolaires, appui au secteur agricole pour la réalisation et la réhabilitation de petits périmètres irrigués avec usage d’intrants agricoles en quantité et en qualité, appui au secteur pastoral par la mise en place à temps des aliments pour bétail, appui au secteur de l’hydraulique par la réalisation de points d’eau pertinents, appui au secteur de l’environnement pour le traitement des terres dégradées, la lutte contre les plantes envahissantes et l’empoissonnement des mares et enfin, l’appui au secteur de la santé pour lutter efficacement contre la malnutrition ».

En s’appuyant sur son fort potentiel en ressource hydraulique, « 50 milliards de m3 d’eau avec des capacités de recharge de 2 milliards de m3 par an » notamment dans la région des Dallols, le Niger envisage la mise en valeur de 2 millions d’hectares supplémentaires pour l’irrigation. Le Niger entend tirer le maximum de profit pour assurer son autonomie alimentaire. A propos, « Mon ambition est de profiter de ce potentiel pour accélérer le processus de transformation structurelle de notre agriculture afin qu’elle assure notre sécurité alimentaire et contribue à la création d’emplois pour les jeunes et la génération de revenus pour les populations ainsi que des devises pour l’Etat » a expliqué Mohamed Bazoum. Déjà, un programme des pôles agro-industriels intégrés verra le jour à travers la création d’un parc agro-industriel dans chaque région pour la transformation et la commercialisation des produits issus des chaînes de valeurs retenues.

Une éducation de qualité le Grand chantier de Bazoum…

Campus universitaire de Niamey

Au niveau supérieur, un recrutement de recrutement en cours devrait permettre l’intégration de 175 nouveaux enseignants chercheurs. « J’ai ordonné le recrutement de tous les enseignants chercheurs et enseignants technologues dont ont besoin nos universités ». Face au défi du développement la professionnalisation de la formation n’a pas échappé au Chef de l’Etat. « Notre démarche consiste à rationnaliser notre action en mettant l’accent sur la qualité du corps des formateurs, l’acquisition d’équipements conséquents et la disponibilité de la matière d’œuvre » a-t-il fait savoir. Pour assurer l’équité dans la formation dans la droite ligne de la notion du genre, des internats sont annoncés au profit des jeunes filles. Le Niger nourrit de grande ambition dans ce sens et entend associer en mars prochain, une table ronde des bailleurs de fonds sur l’éducation de la jeune fille. Ce sera, a confié le chef de l’Etat, « l’occasion de mobiliser des fonds importants pour la mise en œuvre de notre ambitieux programme en la matière ».

Carte blanche à la Halcia pour réprimer les fraude et corruptions partout où c’est nécessaire…

Selon le président Mohamed Bazoum, la fraude, la corruption et surtout l’impunité sont les ennemies du développement. C’est ce qui a justifié dès les premières de son institut, son engagement à les combattre. Cela passe par la nécessité de trouver des hommes de qualité pour animer les institutions investies de cette mission. Un défi que le président s’est « flatté » d’avoir relevé. « J’ai nommé à la tête de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) un magistrat reconnu pour son intégrité et je lui ai donné carte blanche pour mener son action partout où cela est nécessaire ». Cela permet de conduire avec professionnalisme et sérénité les missions assigné à l’organe et déjà, des résultats et autres pistes importante permettront de recouvrir les prochains jours, des sommes importantes indûment perçues par des agents de l’Etat sans aucune base légale ou en violation de la loi. Déjà, « la collaboration de la Halcia avec les services des impôts, des douanes et du trésor a permis le recouvrement d’une somme de plus de 11 milliards de francs au titre du rétablissement des irrégularités pour l’année 2021 » a rapporté le chef de l’Etat. En vue de garantir une chance égale à tous les fils et fils du Niger, le président a instruit que la Halcia soit partie prenante à tous les examens et concours, pour veiller à la transparence et à la qualité et traquer toute fraude. Pour l’optimisation des recettes publiques et une meilleure mobilisation, le ministre des finances a été également instruit à l’effet de rationnaliser la délivrance des exonérations, « grande porte de la saignée des deniers publics ». En clair, le président a redit son engagement à combattre tout vice qui irait contre l’intérêt public. Ce qu’il importe de combattre également selon le président de la république est la pandémie qui fait ravage, le coronavirus. Dans son adresse, il a appelé la population à aller se faire vacciner contre la COVID-19. En indiquant que la maladie dangereuse peut être facilement combattue, il a indiqué le vaccin est la seule solution, ce qui ne manque pas pour l’heure au Niger.

La Rédaction

Diffa, un soleil levant au rayonnage d’espoir

Éditorial par Abdou Ouabi Lamine Hassane.

« L’espoir à les yeux brillants » dit un vieux adage qui résume en ce mois d’hiver tous ce qu’il y’a de plus visible dans la capitale du manga qui brille et scintille grâce aux énormes investissements dont elle a bénéficié à hauteur de plus de 60 milliard de franc CFA dans le cadre de la fête tournante du 18 décembre, la fête de la République. Quelques années en arrière, beaucoup croyaient Diffa incapable d’accueillir la célébration de cette fête nationale qui ravive le sentiment Républicain dans les cœurs des filles et les fils du Niger. Les hésitations occasionnées par le calendrier électoral qu’à connu notre pays en décembre 2020 et les chantiers encore inachevés avaient poussé le gouvernement de l’époque à reporter à 2021 Diffa N’glaa prévu se tenir le 18 décembre 2020.
Frappée par le terrorisme depuis plus de 6 ans la région de Diffa a vue son économie tomber dans le coma du fait d’un quotidien miné par des incessantes attaques territoires ayant occasionné des centaines de morts depuis le début de la crise.
C’est dans ce contexte sécuritaire pénible pour les braves populations de Diffa que les nouvelles autorités issues des élections générales de 2020-2021 ont placé la lutte contre le terrorisme au centre de leurs priorités. Elle se sontaussitôt mises à pied d’œuvre pour le retour de la sérénité dans cette région située à quelques 1300 kilomètres de Niamey dans le sud-est du pays.
Mohamed Bazoum dans les toutes premières semaines de sa prise de pouvoir a déployé sa stratégie qui a consisté à pacifier les villages sous emprise des incursions da factions de Boko Haram. C’est ainsi qu’un programme de rapatriement des populations déplacées a été initié par le chef de l’État et conduit depuis le 20 juin par le gouverneur de la région de Diffa Issa Lemine.
Ce programme qui a permis le rapatriement de 130.000 déplacées ayant fui depuis 2015 les attaques terroristes est la résultante d’un retour de la quiétude rendus possible grâce à un retournement de la situation sur les différents front dans cette partie du pays en faveur des Forces de défense et de sécurité galvanisés par le nouvel homme fort du pays.
Pour ainsi dire, cette fête du 18 décembre 2021, au-delà de la célébration de la République marque pour la capitale du Manga un tournant qu’est la naissance d’une nouvelle ère d’espoir après des années passées à compter des morts et des blessés dans climat de restriction des libertés induites par l’état d’urgence en vigueur dans la région depuis février 2015.
Diffa renoue progressivement avec la bonne ambiance. Les populations reprennent confiance en elles même et aux gouvernements, l’économie locale soutenue par la production du poivron, la pêche et l’élevage retrouve des couleurs, les enfants reprennent le chemin de l’école, en un mot, Diffa retrouve la sérénité, et embrasse l’espoir.
Une des preuves de ce retour progressif de la paix et la sérénité, c’est aussi l’atterrissage ce dimanche 12 décembre aux environs de 12 heures du vol commercial de la compagnie Niger Airlines, le premier depuis 7 ans que celle-ci avait arrêté de desservir la région de Diffa à cause de l’insécurité. Incontestablement, Diffa du soleil levant ouvre les yeux sur un nouveau jour brillant d’espoir.

Programme de renforcement du journalisme d’investigation au Sahel: une 3è Table ronde des acteurs prône une synergie d’actions médias-société civile pour la bonne gouvernance

La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) et l’ONG International Media Support (IMS) ont organisé hier jeudi 16 janvier 2021 à Niamey, la 3è Table ronde avec les acteurs de la société civile et les représentants de l’Etat. C’est dans le cadre du programme « renforcer le journalisme d’investigation au Sahel 4è phase », en présence du Secrétaire général du ministère de la communication représentant du ministre, des représentants de l’IMS et de la CENOZO, des professionnels des médias et acteurs de la société civile.

(Les Échos du Niger 17 déc)Promouvoir le journalisme d’investigation, à travers la formation, le soutien éditorial, l’édition légale et la publication d’enquêtes de qualité pour le bonheur des auditeurs et lecteurs. C’est l’objectif visé par le programme « renforcer le journalisme d’investigation au Sahel » qui est à sa 4è phase. C’était l’occasion pour les journalistes, les acteurs de la société civile, l’Etat et les partenaires de faire le point sur les acquis et les difficultés rencontrées durant le déroulement de ce programme au Burkina-Faso, Mali et Niger. Représentant l’IMS à cette table ronde, Djibril Saidou est revenu sur son objectif à savoir : « permettre aux journalistes d’échanger directement avec les acteurs de la société civile et les décideurs publics sur l’impact du journalisme d’investigation sur la bonne gouvernance, la culture de la redevabilité et la lutte contre l’impunité au Sahel ». Dans la pratique, le programme a priorisé trois (3) principales pistes que sont le renforcement de capacités des radios et clubs d’écoute de la zone Liptako-Gourma, la professionnalisation des journalistes et le journalisme d’enquête au Sahel puis la création d’un réseau sous-régional avec les professionnels des médias et les organisations régionales et internationales travaillant avec les médias et le développement au Sahel.

Quatre ans après, le programme a permis d’aboutir à des résultats probants et irréversibles. En effet, « Durant 04 années d’exécution, la Cellule aura formé près de 230 journalistes issus des 03 pays, et elle a soutenu le développement ainsi que la diffusion d’environ 80 enquêtes journalistiques, tout en facilitant la participation de journalistes du Sahel à de grands rendez-vous de partages et d’apprentissage au niveau africain et mondial » a déclaré le représentant de l’IMS. Selon, lui, cette table ronde entend faciliter un rapprochement des acteurs des médias et de la société pour des actions concertées susceptibles de faciliter le succès de leur engagement respectifs au service de la bonne gouvernance. « L’une des ambitions de cet exercice est, mettre en route un cadre de concertations entre journalistes d’investigation de l’Afrique de l’Ouest, société civile ouest-africaine et internationale et organisations d’appui aux médias et à la bonne gouvernance à travers la Conférence ouest-africaine du journalisme d’investigation » a-t-il précisé. Ainsi, durant les assises, les journalistes ont dressé une liste d’obstacles essuyés durant les travaux de terrain notamment les difficultés d’accès à l’information. Ensemble avec les acteurs de la société civile et les représentants de l’Etat, ils ont exploré les possibilités de collaborations pour des conditions de travail plus aisées. Ceci permettra en retour d’impacter le quotidien des populations à travers des plaidoiries pour une bonne justice, la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance et les services sociaux. A en croire Isabelle Otchoumaré, chargée de programme de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) ; « La collaboration entre journalistes et experts issus de la société civile est une nécessité. Et la CENOZO ambitionne être véritablement le relais entre ces deux mondes à travers un mécanisme qui va favoriser la participation des journalistes aux grandes rencontres ouest-africaines et internationales d’experts sur des questions d’intérêt, comme la lutte contre la corruption, la lutte contre le crime organisé, le terrorisme, les droits humains et les crimes environnementaux ». Elle a reconnu et salué les retombées du programme, « une communauté de journalistes d’investigation, bien formés et produisant régulièrement des investigations, est née dans cette partie de l’Afrique » a-t-elle témoigné.

Un résultat qui n’aurait été possible sans les mesures d’accompagnement du gouvernement qui y a contribué à travers des conditions favorables à l’expression de la liberté de presse surtout. A titre illustratif, Abdoulaye Coulibaly, secrétaire général du ministère de la communication représentant le ministre a cité la déclaration de la table de la montagne, la dépénalisation des délits par voie de presse, la loi sur l’accès aux sources d’informations et autres. Selon lui, l’Etat s’investit à sa manière à encourager l’investigation journalistique. Dans ce sens, il entend maintenir le cap, et c’est là l’assurance du représentant du ministre à l’assistance qui a souhaité que cette table ronde accouche de recommandations nécessaires au plein épanouissement des journalistes notamment dans la conduite des sujets d’investigation, gage de productions de qualité au service de la conscience collective, gage de bonne gouvernance et d’un développement de qualité pour tous.

La Rédaction

Renovation de la Maternité Issaka Gazobi, le Pr Madi poursuit les plaidoyers

Le Directeur Général de la Maternité Issaka Gazobi (MIG), Professeur Madi Nayama a transmis au Réseau des Femmes Parlementaires du Niger, le document des plans de rénovation de ladite maternité. C’était le mercredi 15 décembre 2021 en présence de la 2ème Vice-présidente de l’Assemblée nationale et présidente du réseau, Hadiza Seyni Zarmakoye, de la Secrétaire générale du réseau et des membres.

(Les Échos du Niger 17 déc)Exigüité des salles de prestation, insuffisance de places et d’espace pour accueillir les patientes, vétusté de certaines installations. La Maternité Issaka Gazobi (MIG), cet espace témoin des premiers balbutiements de plusieurs vies laisse transparaître des signes de sénilité. Face à la situation, la rénovation des installations d’impose. Informées à la faveur d’une visite des locaux, le Réseau des Femmes Parlementaires du Niger a décidé d’accompagner la maternité dans ce sens. A cet effet, le plan de rénovation souhaité par les responsables de la maternité vient d’être transmis au réseau. Un honneur pour la maternité et ses responsables qui ont ténu à saluer cette générosité du réseau des femmes parlementaire. Ainsi, « nous étions fiers de l’engagement pris par les femmes parlementaires pour soutenir notre établissement. Nous avons établi différents plans de rénovation avec un cabinet d’architecte. Je suis convaincu que le projet va réussir avec l’engagement ferme des femmes parlementaires», a déclaré Pr Madi Nayama. A l’occasion, il est revenu sur les missions de la maternité et surtout les difficultés quotidiennes qu’elle rencontre. Mais tel un bon samaritain, le réseau des femmes parlementaire est là. A l’occasion, «nous allons aller vers les partenaires pour plaider à ce que la Maternité soit rénovée en attendant sa délocalisation plus tard», a fait savoir Mariama Adamou secrétaire générale du réseau qui a rassuré de leur engagement à accompagner les efforts de l’Etat et à en réduisant la peine des femmes, usagers et agents de la maternité. Et à la présente du réseau, Hadiza Seyni Zarmakoye de promettre: «Nous irons vers les partenaires en trouver des fonds conséquents pour que ce projet soit parachevé». Selon elle, c’est une fierté de s’engager dans cet acte de dignité féminine.

Oslo C. WANOU

Niger : Un gala de la république pour sympathiser et renforcer la paix et de la cohésion

En prélude au Gala de la république, le comité d’organisation et les gloires du football international présentes à Niamey ont donné une conférence de presse le mercredi 15 décembre 2021 à l’Hôtel Bravia. Occasion pour eux de revenir sur les tenants, aboutissants et les grandes manifestations de ce gala qui est à sa genèse.

(Les Échos du Niger 16 déc)Dîner de Gala offert par la Première dame du Niger, un match de Gala qui opposera des anciens internationaux du football mondial à une sélection nationale d’anciens internationaux du Niger et des personnalités du monde politique et économique puis un concert de l’artiste nigérian Davido avec la présence de certaines voies de la musique nigérienne. Le gala de la république se précise au Niger et les organisateurs mettent les bouchées doubles pour une organisation réussie. Initiative du Président de la République Mohamed Bazoum, ce gala dédié au renforcement de la paix et de la cohésion sociale au Niger à l’occasion du 63ème anniversaire de la Fête de la République entend « permettre à la jeunesse nigérienne d’entrer d’abord en contact direct avec leurs idoles, des gens que nous entendions depuis notre jeunesse et aussi de pouvoir lier peut-être des relations qui peuvent amener à des relations économiques et fraternelles entre les Africains que nous sommes » a précisé Daouda Djibo Takoubakoye, Directeur de Cabinet Adjoint du Président de la République et Président du Comité d’organisation. Défenseures incontestées de la patrie, les Forces de défense et de sécurité (FDS) reçoivent également un honneur dû à leur rang à cette festivité. Ainsi, les retombées issues des trois évènements majeurs prévus dans le cadre du gala iront à la prise en charge des familles des FDS, sentinelles de la paix et la sécurité au Niger selon les instructions du président Mohamed Bazoum. A cet effet, le chef de l’Etat lui même s’implique personnellement pour le succès de l’évènement. «Le Président de la République a pris en charge l’entrée de tout le monde au SGSK, parce qu’il a acheté tous les billets pour offrir gratuitement l’entrée à la population et cet argent aussi sera versé à travers des mécanismes bien connus aux familles de nos FDS » a confié le Président du Comité d’organisation Daouda Djibo Takoubakoye à cette conférence de presse. Présents à la conférence, d’anciens footballeurs internationaux ont salué cette initiative du président de la république à qui ils ont dit toute leur admiration. Anthony Baffoe, footballeur international a salué cette initiative du chef de l’Etat avant de témoigner leur solidarité au peuple nigérien de l’honneur que leur fait le président en les associant à un si grand évènement. La séance s’est achevée par une séance de questions réponses qui ont permis à l’assistance de mieux cerner les contours de ce gala.

Oslo C WANOU

Suspension de la gratuité des accouchements assistés : Ce qu’il faut savoir

Par note N°006277/MSP/P/SG/DEP, en date du 14 décembre 2021, le Ministère de la santé publique, de la population et des affaires sociales a annoncé la suspension de la gratuité des accouchements assistés. Une annonce qui suscite déjà polémique et inquiétude. Mais qu’en est-il concrètement ?

(Les Échos du Niger 15 déc)La Gratuité de la césarienne et des consultations prénatales reste de mise partout au Niger. En effet, la polémique autour de la note N°006277/MSP/P/SG/DEP émanant du secrétariat général du Ministère de la santé publique, de la population et des affaires sociales n’est pas fondée. La gratuité des accouchements par césarienne et les consultations prénatales recentrées (CPNR) demeure conformément à l’arrêté N°079MSP/MFE portant gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Joint au téléphone par Les Échos du Niger, le service de communication du ministère a expliqué que la note de suspension engage l’accouchement assisté.
En effet, il s’agit d’un Projet d’appui à la population et à la santé (PAPS) financé par la Banque mondiale pour faciliter l’accès aux services de santé aux femmes enceintes avec des bons d’accouchement dans les régions d’Agadez, Diffa, Dosso, Maradi , Niamey, Tohoua et Zinder. Dans le cadre de ce projet, la Banque mondiale a pris à charge, de financer jusqu’au 31 décembre 2021, les premières dépenses liées à l’accouchement dans les régions suscitées et qui sont évaluées à 6500 FCFA. Durant cette suspension, le bailleur entend passer en revue le programme et faire le bilan de la phase expérimentale du projet qui vient à terme. C’est dire qu’au lendemain du 31 décembre, les accouchements ne seront plus gratuits dans ces régions bénéficiaires. Toutefois, la gratuité des consultations prénatales et la césarienne décrétées depuis plus d’une dizaine d’année par le gouvernement du Niger est maintenue et se poursuit dans toutes les formations sanitaires publiques.

Bref aperçu du PAPS…

Le Projet d’appui à la population et à la santé (PAPS) vise à accroître l’utilisation des services de santé reproductive et de nutrition certaines pays africain. Financé par la Banque mondiale, le projet intervient également au Niger notamment dans les régions d’Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua et Zinder. Il est mis en œuvre à travers des interventions à haut impact qui augmentent l’offre et la qualité des services de SRN en particulier dans les communautés éloignées et mal desservies; et les activités de CCSC et d’autonomisation des femmes et des filles afin de surmonter les contraintes relatives à la demande. Le projet proposé supporte les interventions portant sur l’offre visant à améliorer la disponibilité des soins pour les femmes et les enfants de moins de 5 ans. Il sera complété par des approches portant sur la demande en vue d’augmenter l’utilisation des services. Les principaux bénéficiaires sont les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et allaitantes, les adolescentes et les enfants de moins de cinq dans les régions ciblées. Il est prévu pour durer six (6) ans.

La Rédaction

La Banque Mondiale alloue 145 milliards FCFA en don et prêt budgétaire au Niger

Il s’est déroulé le lundi 13 décembre 2021 au Niger, entre le ministère du plan et la Banque Mondiale, une signature d’accord de financement en don budgétaire en don et en prêt pour un montant 145 milliards de FCFA pour le renforcement de la gouvernance économique et du capital humain. C’etait en présence du ministre du Plan, Dr Rabiou Abdou, du ministre des finances Ahmat Jidoud et de la représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger, Joëlle Dehasse.

(Les Échos du Niger 15 déc)250 millions de dollars, soit (environ 145 milliards de FCFA) dont un don budgétaire de 125 millions de dollars, soit environ 72,5 milliards de FCFA et un prêt budgétaire de 125 millions de dollars, l’équivalent de 72,5 milliards de FCFA. C’est l’accompagnement de la Banque mondiale au profit du renforcement de la gouvernance économique et du développement du capital humain au Niger. Le programme élaboré dans le cadre de cet appui budgétaire prend en compte deux priorités que sont, le renforcement de la gouvernance économique, le soutien au capital humain et la réduction des inégalités sexuels a explicité Dr Rabiou Abdou, ministre du Plan. L’Etat entend minimiser les risques budgétaires et améliorer la gestion des entreprises publiques notamment, l’efficience et l’équité des investissements publics, étendre la couverture de l’assainissement et protéger la qualité de l’eau, améliorer le recrutement, mettre à disposition du système éducatif un personnel qualifié et apte; mettre un point d’honneur sur la formation professionnelle et enfin la santé de la reproduction. Cet accord d’appui budgétaire permettra de renforcer la capacité de financement du Gouvernement pour relever ces défis qui favoriseront une croissance économique forte, inclusive durable et respectueuse de l’environnement selon le ministre du plan qui a salué la volonté politique agissante qui sert de terreau à tout cela selon le ministre qui a rassuré que dans le cadre du nouveau PDES 2022-2026, en gestation, les acquis seront capitalisés et les efforts poursuivis. Représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger, Joëlle Dehasse est revenue sur l’opportunité de cette signature d’accord de financement. Le programme de politique de développement, qui motive cet accord de financement vise à renforcer la gouvernance dans les secteurs économiques clés pour le développement durable a-t-elle confié. Entre autres objectifs, elle a cité le renforcement de la capacité de contrôle et la transparence la gestion opérationnelle et financière des entreprises publiques et des investissements publics. A cela s’ajoutent le développement et le renforcement du capital humain dans le but de réduire les inégalités sociaux, ce qui renforcera les actions en cours dans l’éducation et saluées par la représentante résidente de la Banque Mondiale. Au fait, «Les réformes approuvées par le gouvernement comprennent l’établissement de normes et de critères pour le déploiement, l’affectation et le transfert des enseignants, la définition de règles pour la collecte et l’utilisation des ressources financières nécessaires à la relance du secteur de l’enseignement technique et professionnel» croit savoir Joëlle Dehasse. Elle réitéré l’entière disponibilité de la Banque mondiale à œuvrer au côté du Niger à l’atteinte des objectifs de développement, gage de prospérité partagée et d’un épanouissement total des populations.

Youssouf Sériba

Situation sécuritaire aux frontières nigéro-nigérianesLe président Bazoum conduit une réunion sur les opérations conjointes à mener

Hier lundi 13 décembre 2021 s’est tenue à la présidence de la république, sous la houlette du chef de l’Etat Mohamed Bazoum, une réunion sur la situation sécuritaire au niveau de la frontière entre l’État De Zamfara au Nigéria et la région De Maradi au Niger.

C’était en présence d’une délégation de l’État de Zamfara-Nigeria conduite par son gouverneur, Bello Mohammed Maradun Matawalle et les responsables des forces de défense et de sécurité du Niger; le ministre de la Défense Nationale, Alkassoum Indatou, et son homologue de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hamadou Adamou Souley que s’est déroulée la séance. Au menu, la situation sécuritaire qui prévaut actuellement et depuis peu à la frontière de l’État de Zamfara et du Niger, région de Maradi. Gouverneur de l’Etat de Zamfara, Bello Mohammed Maradun Matawalle a expliqué que les discussions ont prioritairement porté sur les actions et opérations conjointes à mener pour lutter efficacement contre l’insécurité et surtout garantir la paix dans la zone frontalière des deux pays. Dans son intervention, l’homme a tenu à saluer l’implication péronnelle et le dévouement du président nigérien, Mohamed Bazoum vivifier la collaboration et la coopération entre les autorités et forces de défense et de sécurité nigériennes et leurs pairs nigérians. Toute chose qui leur remonte constamment le moral dans la lutte au quotidien contre l’insécurité dans cette zone frontalière de l’État de Zamfara et la région de Maradi. Le gouverneur de Zamfara a donc salué le professionnalisme dont font preuve les armées des deux Etats sous l’impulsion de leur président respectif, en unissant leur force pour barrer la route à l’expansion du grand banditisme et du terrorisme au niveau de la frontière de l’État de Zamfara et la région de Maradi. Pour sa part, le président Mohamed Bazoum a redit son soutien aux troupes et son engagement à les accompagner dans les actions quotidienne pour repousser le grand banditisme et lutter efficacement contre le terrorisme et autres formes d’extrémisme.

Oslo C. WANOU

Le Relèvement de l’âge à la retraite, et la mise en œuvre de la facture certifiée en débat à l’occasion de la 2ème session ordinaire de l’an 2021 du Conseil National du Travail

Conseil National du Travail au Niger a tenu le vendredi 10 décembre 2021, dans la salle des banquets, sa deuxième session ordinaire de l’année. Elle a réuni les ministres en charge des secteurs concernés, des responsables syndicaux de travailleurs et des représentants des organisations professionnelles des employeurs en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou, président de séance.

(Les Échos du Niger 14 déc)Relèvement de l’âge de départ à la retraite, situation des associations des assesseurs travailleurs et employeurs auprès des tribunaux du travail, le rôle des multinationales au Niger et la problématique de la mise en œuvre de la facture certifiée. Telles sont les grandes préoccupations sur lesquelles s’est penchée vendredi dernier, la deuxième session ordinaire du Conseil National du Travail après examen et adoption du compte rendu de la précédente réunion et le suivi des recommandations. Pour le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, les préoccupations au cœur de cette session sont d’un grand intérêt. En abordant le relèvement de l’âge de départ à la retraite, «nous devons nous en saisir, pour étudier rigoureusement sa pertinence», a-t-il déclaré en invitant les participants à l’aborder avec tout le sérieux et l’intérêt possible. Mais en attendant, l’autre réforme que peinent encore à digérer les uns et les autres est celle de la facture certifiée. A ce sujet, « toute nouvelle réforme, dans un système, entraine généralement des questionnements qui sont par ailleurs légitimes, au regard des nouveautés qu’elle apporte » croit savoir le ministre qui a y a lié la polémique autour de la facture certifiée. Nonobstant, «Il faut que les opérateurs économiques s’approprient cette réforme. Elle est leur réforme, elle n’est pas faite contre eux. Elle est faite pour permettre à l’Etat de recouvrer ce qui lui est dû», a instruit Ouhoumoudou Mahamadou qui a rappelé les nombreuses clarifications, sensibilisation et sorties du ministre de l’économie et des finances quant à la pertinence de la réforme. Son collègue a été donc, on ne peut plus clair. Il en est de même des critères que les multinationales doivent respecter dans les pays où elles exercent, un sujet qui préoccupe tant le Conseil National du Travail mais, que la déclaration des principes tripartites sur les entreprises multinationales de la politique sociale adoptée en 2006, par le Bureau international du travail (BIT) a déjà résolu selon le ministre. Entre autres critères, le premier ministre a mis en exergue, le respect des lois et règlement du pays d’accueil en matière d’emploi avant de citer en détail, le salaire, les conditions du travail, le dialogue social et la négociation collective. Dès lors, «Le rôle du Conseil en cette matière est de porter un regard critique sur les activités de ces multinationales, afin de s’assurer du respect de leurs obligations, conformément à la déclaration des principes tripartites» a-t-il rappelé. Pour sa part, le gouvernement continuera à jouer sa partition a rassuré Ouhoumoudou Mahamadou qui a conclu : « Nous allons poursuivre le dialogue social, avec tous les partenaires sociaux, sur différentes questions d’intérêt général. Un dialogue que nous voulons permanent, direct, franc et sincère», a réitéré le Premier ministre.

Oslo C. WANOU

Niger : 42 % de ceux qui ont un téléphone « n’ont pas accès à Internet. » (Rapport)

Le numérique prend de plus en plus de place dans l’économie des pays africains. Plusieurs études menées sur le continent dans le secteur du numérique concluent que ce dernier constitue un train plein pour le continent noir lui permettant de rattraper son retard sur le plan économique et technologique. Une étude d’Afrobarometre s’est penché sur le sujet au Niger.

(Les Échos du Niger 10 déc) Qui dit numérique dit smartphone, dit connexion internet. Au Niger, 42 % des personnes qui ont un téléphone portable n’ont pas accès à Internet. C’est ce qui ressort d’une enquête d’Afrobarometre qui porte sur l’accès à Internet entre autres. De fonçon détaillée, ce chiffre est de « 38 % en zone urbaine et 43 % en zone rurale pour 53 % d’hommes et 31 % de femmes » selon le rapport de l’enquête parcouru par Niamey et les 2 jours. Par contre, toujours selon l’enquête, 20 % des personnes qui ont un téléphone au Niger ont accès à Internet, 45 % en zone urbaine et 15 % en zone rurale pour un taux global de 27 % d’hommes et 13 % de femmes qui disposent d’internet mobile. S’agissant de l’utilisation de la connexion internet mobile au quotidien, seulement 9 % des personnes ayant participé à l’étude indique utiliser internet tous les jours dont 26 % en zone urbaine et 5 % en zone rurale parmi lesquels 13 % d’hommes et 4 % de femmes. Cette enquête a été conduite par le Laboratoire d’Étude et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et de Développement Local (Lasdel) pour le compte d’Afrobarometre. Elle a porté sur un échantillon « représentatif aléatoire, et stratifié de 1 200 adultes nigériens être le 29 octobre et 13 novembre 2020 ».

Youssouf Sériba

Journée internationale de lutte contre la corruption : Le Gouvernement appelle à l’engagement de tous contre le fléau

A l’instar des autres Etats du monde, le Niger a célébré ce jeudi 09 décembre 2021 à Niamey, la Journée internationale de lutte contre la corruption. Occasion pour le gouvernement représenté par le premier ministre, Ouhoumoudou Mahamadou venu procéder au lancement des manifestations officielles, de rappeler aux citoyens, leur rôle dans cette lutte. C’était en présence du président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), Maï Moussa Basshir et de plusieurs autres officiels et curieux.

(Les Échos du Niger 9 déc) La corruption est l’un des fléaux qui freinent le développement des Etats dans le monde et particulièrement en Afrique. A l’occasion de la journée du 09 décembre dédiée à la lutte contre ce vice, les Etats réitèrent leur engagement à lutter contre le fléau et revisitent tout de même les divers mécanismes internes. Pour cette édition, c’est bien la population qui est au cœur de la célébration. «Votre droit, votre rôle, dîtes non à la corruption », c’est bien le thème qui en appelle à une prise de conscience des populations. En rappelant qu’il n’y a donc pas développement économique et social sans une lutte efficace contre la corruption et les infractions assimilées, « le thème de cette journée nous engage à agir individuellement et collectivement contre les pratiques corruptives », a fait savoir le président de la HALCIA, Maï Moussa Basshir, avant d’exprimer que : « lutter contre la corruption apparaît comme une nécessité impérieuse parce qu’il s’agit d’assurer le développement, la paix et la sécurité de notre communauté ». A l’en croire, « la lutte contre la corruption est une mission permanente qui requiert engagement et détermination ». Pour le Premier ministre, chef du gouvernement, Ouhoumoudou mahamadou, la corruption « sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale ».

Le chef du gouvernement Ouhoumoudou Mahamadou

C’est pourquoi, trouve-t-il, cette journée « est d’une importance capitale parce qu’il met l’accent sur le rôle des principales parties prenantes et des individus dans la prévention et la lutte contre la corruption. Selon lui, ce thème appelle à la fois à l’action individuelle et collective contre ce phénomène. Il appelle à un engagement citoyen et à une responsabilité plus accrue. Pour le premier ministre, l’engagement personnel de chaque citoyen et une prise de conscience individuelle sont utiles pour venir à bout de ce fléau. « Chacun à son niveau peut apporter une contribution car la conjugaison des efforts en cette matière est d’une nécessité absolue. Il suffit, en effet, à chacun de refuser d’être corrompu ou d’être corrupteur pour réaliser des avancées significatives dans ce domaine. C’est un devoir pour chaque citoyen de s’engager pour l’avènement d’une société débarrassée de corruption », a-t-il affirmé. Il faut souligner qu’à l’occasion, le premier ministre est revenu sur les dispositifs internes pour lutter contre le fléau, nommément, la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption qui a été adoptée pour servir de fil conducteur à la HALCIA et à tous les acteurs concernés dans la mise en œuvre lisible des interventions de lutte contre la corruption qui sera réactualisée et vulgarisée les prochains jours. Il a rassuré pour finir de l’engagement du gouvernement aux côtés de l’HALCIA pour en découdre avec le fléau.

La Rédaction

Défense : Les USA offrent un 2ème avion militaire « Hercule » C-130 aux FAN

L’Etat nigérien a reçu hier 7 décembre 2021 des Etats Unis d’Amérique, un second avion militaire ‘‘Hercule’’ C-130 au profit des Forces Armées Nigériennes. C’était en présence de plusieurs hauts gradés de l’armée, du ministre de la Défense nationale, Alkassoum Indatou, de la Chargée d’Affaires par intérim de l’Ambassade des USA au Niger, Susan N’Garnim et du Commandant des Forces Aériennes Américaines en Europe-Forces Aériennes en Afrique (USAFE-AFAFRICA), le Général de Division James Kreiesel.

(Les Échos du Niger 8 déc) L’armée de l’air compte désormais dans sa logistique, un second aéronef ‘‘Hercule’’ C-130. C’est le fruit de la coopération nigéro-américaine après un premier ramené en janvier 2021 au terme de long moment de maintenance. Selon Alkassoum Indatou, ministre de la défense Nationale, «cet appui aux FAN est aussi l’expression de l’engagement de l’Etat du Niger à équiper nos Armées de matériels les plus performants, avec le soutien des USA». Et les USA ne se sont pas contentés de mettre juste l’aéronef à disposition du Niger mais ont également assuré la formation des militaires nigériens en vue de leur permettre de mener à bien leur mission. Ainsi, « nos équipes ont été formées jusqu’au plus haut niveau de qualification. Des infrastructures sont en phase de construction, notamment un entrepôt moderne de stockage de pièces détachées et la rénovation du hangar avion» a précisé le ministre. Selon lui, le C130 ‘‘Hercule’’ est adaptable et peut être reconfiguré pour diverses cargaisons : les véhicules et le personnel, les plateformes de parachutages et les équipements sur palettes. A son tour, «Nous sommes fiers d’être aux côtés de nos partenaires nigériens, au moment où nous célébrons le renforcement de notre force de coalition. Le Niger a construit un cadre de défense engagé à amplifier la sécurité et la stabilité régionales dans tout le Sahel» a déclaré le Général de Division James Kreiesel, Commandant des Forces Aériennes Américaines en Europe-Forces Aériennes en Afrique (USAFE-AFAFRICA).

L’Etat américains a accompagné le Niger à dynamiser son programme C-130 a-t-il fait savoir avant d’ajouter : «L’unité de formation formelle C-130 de la base aérienne de Little Rock a fourni un programme international de formation des pilotes, qui a diplômé la première femme pilote nigérienne et a formé d’autres pilotes dans le cadre dudit programme», a-t-il rappelé. En plus, « 17 millions de dollars sous forme de soutien ont été fournis par les États-Unis pour la construction d’infrastructures (hangar C-130 à la Base Aérienne 201 d’Agadez; construction d’un entrepôt de pièces détachées à la Base Aérienne 101 et la rénovation du hangar ; la formation de 16 pilotes nigériens, 19 mécaniciens, 6 chefs d’équipage, 5 arrimeurs et le mécanicien de bord)» selon James Kreiesel. Ce geste des USA intervient au moment opportun en raison de la situation conflictuelle au Sahel face à laquelle le Niger déploie également son armée qui a cependant besoin d’équipement de pointe et de grande qualité pour relever efficacement les défis sécuritaires. C’est d’ailleurs le témoignage du ministre de la défense nationale qui a déclaré : «Alors que le Niger s’efforce d’apporter la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, je suis convaincu que les Forces Armées Nigériennes, avec ce 2ème C130 qui renforce maintenant la flotte aérienne, continueront de s’imposer comme un modèle à la fois pour l’efficacité opérationnelle sur le champ de bataille, et pour le professionnalisme avec lequel nos aviateurs affichent dans et hors de l’uniforme. Ces deux facteurs sont également importants pour vaincre les menaces auxquelles le Niger est confronté aujourd’hui». Pour finir, le ministre a réitéré les gratitudes du gouvernement aux partenaires américains et a émis le vœu de « voir cette coopération se poursuivre et s’intensifier, non seulement dans les projets actuellement en cours avec l’Armée de l’Air, mais surtout qu’elle s’élargisse à de nouveaux horizons». Long de 29,7 mètres et d’une envergure de 40 mètres, le C-130 peut contenir 100 personnes et 16 tonnes de charge supplémentaire.

Oslo C. WANOU

Développement urbain: le projet d’aménagement des berges du fleuve Niger se précise

Une délégation de la société Al Buhaira Invest de Tunisie était en visite sur les Berges du fleuve Niger à Niamey ce lundi 06 décembre 2021. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de ce site voulu par les nouvelles autorités de la ville.

En prélude aux études d’opportunités liées à l’aménagement et au développement urbain aux fins d’un projet similaire à celui du Lac nord de Tunis sur les berges du fleuve Niger, une délégation de la société Al Buhaira Invest composée d’un bureau d’études spécialisé avec à sa tête une délégation de la société Al Buhaira Invest composée d’un bureau d’études spécialisé de Tunisie conduite par le Vice-président du Conseil de Ville de Niamey était sur quatre sites de la berge du fleuve Niger. «Je suis venu avec une délégation composée d’un bureau d’étude spécialisé tunisien afin de faire une étude sur les potentialités pour développer une nouvelle ville, la ‘’New Niamey’’», a précisé Habiboulaye Gado Zanga Vice-président du Conseil de Ville de Niamey qui a remercié le gouvernement du Niger et l’équipe technique. A l’occasion, des contrats de modernisation de ce site en vue du développement de la ville de Niamey ont été conclus. «Pendant leur séjour, nous avons signé un protocole pour contribuer au développement de la Ville de Niamey à l’image de la réussite du projet Lac nord de Tunis qui a été expérimenté et développé à Tunisie», a confié Mohamed Rida Trabelsi, directeur général de la Société Al Buhaira Invest. Cette visite intervient après celle de la délégation de la Ville de Niamey conduite par son président, Oumarou Dogari Moumouni en Tunisie. A l’en croire «Le partenariat entre la Ville de Niamey et la ville de Tunis à travers la société Albuhaira Invest va apporter aux Nigériens un transfert d’expertise et de savoir-faire, de l’expérience en matière d’aménagement et de développement urbains». Déjà, des études de potentialités sont annoncées sur les quatre sites visités afin de redonner un nouvel attrait à la ville capital ; Niamey.

Oslo C. WANOU

9 Milliards de FCFA de la Chine aux projets structurants au Niger

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Hassoumi Massoudou et l’ambassadeur de Chine au Niger, Jiang Feng ont procédé le vendredi 3 décembre 2021 à la signature d’un accord de coopération économique et technique entre le Niger et la Chine. Cet accord qui porte sur un montant de neuf milliards quatre-vingt-deux millions (9.082.000.000) F CFA constitue un appui financier de la Chine aux projets structurants en cours au Niger.

(Les Échos du Niger 6 déc)Encore du soutien pour l’ambitieux programme de développement du président Mohamed Bazoum. Cette fois-ci, c’est la Chine qui a mis la main à la poche. Au fait, c’est neuf milliards quatre-vingt-deux millions (9.082.000.000) F CFA que vient de décrocher le Niger, ceci, au lendemain de la huitième conférence ministériel du FOCAC qui s’est tenue à Dakar. Selon le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, Hassoumi Massoudou, «Ce don vient opportunément renforcer les efforts du gouvernement du Niger dans la mise en œuvre du programme du Président de la République du Niger». Cet accord croit savoir le ministre d’Etat, est la preuve de l’engagement des de l’Etat chinois et de ses décideurs, qui entendent faire de la coopération sino-africaine une coopération fructueuse, dynamique et profitables aux peuples africains. Aussi, l’aboutissement de cet accord est la preuve du dynamisme des relations entre la Chine et le Niger et de la totale adhésion de l’empire au milieu au programme de gouvernance du président Mohamed Bazoum. Cet appui a précisé le ministre d’Etat, allonge la liste de nombreuses actions de la Chines au profit du Niger et de tout son peuple. Ambassadeur de Chine au Niger, Jiang Feng a notifié a rappelé que cet accord a été signé est au lendemain de la huitième conférence ministériel du FOCAC tenue à Dakar au Sénégal. A l’occasion, la Chine et l’Afrique ont élaboré un plan d’actions pour le prochain triennat. A ce Forum, neuf programmes de coopération ont été évoqués et concernent plusieurs domaines tels que la santé, le développement vert, la lutte contre la pauvreté, l’agriculture, le commerce, l’investissement, l’échange culturel et humain, le renforcement des capacités, la paix et la sécurité puis la révolution numérique. Pour Jiang Feng, cette huitième édition de la FOCAC est non seulement la preuve de la volonté, de la détermination et de l’aspiration de la Chine et de l’Afrique pour une coopération plus profonde et plus élargie mais aussi et surtout, de qualité. C’est ce qui justifie les liens forts d’amitié entre les deux Etats, portés par un même intérêt, le développement du Niger et de toute l‘Afrique. Après l’échanges des parafes matérialisant l’accord, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération a donné au diplomate, l’assurance que le gouvernement du Niger s’emploiera à veiller au grain en vue d’une utilisation judicieuse des ressources mises à disposition et particulièrement les projets pris en compte dans le présent accord de partenariat, gage d’épanouissement de tous les nigériens.

Oslo.C.Wanou