Bazoum réfute toute soumission à la France« Nous sommes dans une relation normale avec la France » dixit

Dans une interview diffusée le vendredi soir sur télé Sahel, le résident Mohamed Bazoum a tenu à clarifier les relations possibles entre la France et le Niger. Selon le chef de l’Etat, la France est un allié du Niger comme les autres (Allemagne, Etats Unis, Italie, Turquie) et pas plus. Elle n’y a aucun intérêt et le Niger n’a jamais été soumis à la France avec qui il entretient plutôt d’excellente relations diplomatiques.

(Les Échos du Niger 29 Nov) « La France n’a pas des intérêts particuliers au Niger qui serait sa chasse gardée » C’est formel. Face aux nombreuses critiques sur les relations franco-nigériennes, le chef de l’Etat, Mohamed Bazoum a tenu à clarifier ce qui lie les deux Etats, leurs diverses relations et surtout les motivations. En s’appuyant sur plusieurs faits de l’histoire, Mohamed Bazoum a récusé les allégations de soumission du Niger à la France et pire, d’intérêts particuliers de la métropole au Niger. « Je n’éprouve aucun complexe à évoquer mon amitié avec la France. Ceux qui nous critiquent ne savent pas d’où nous venons. Ceux qui nous connaissent et connaissent notre trajectoire savent que nous ne sommes pas susceptible de nous soumettre à qui que ce soit » a déclaré Mohamed Bazoum qui a plongé dans l’histoire pour justifier sa thèse. Il a évoqué l’intervention sélective de la France au Mali où Kidal avait été abandonné, et le Niger était le seul à avoir critiqué cette option peu convaincante. Cela a été également le cas quand en juillet 2011, le président sorti, Muhammdou Issifou, lors d’une discussion à Paris avec le président Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à dire son désaccord pour le danger qu’il faisait courir au Sahel. « Nous avions détecté et souligné les lacunes de l’intervention de la France puis continuer à travailler pour que ça avance. Comment peut-on nous traiter de soumis » s’est offusquer le chef de l’Etat nigérien. Quant à la présence de soldats de pays occidents, notamment allemands et français sur les bases nigérienne, le président a lié ce choix à des raisons diplomatiques de solidarités pour faciliter les interventions e ces pays occidentaux qui interviennent pour le retour de la paix au Mali via la MINUSMA. En effet, le Niger sert de base arrière à ces Etats pour des interventions au Mali a précisé le Mohamed Bazoum. A l’en croire, le choix du Niger est justifié par sa position stratégique par rapport à Gao au Mali, 200 km environ de la capitale, Niamey pour ce qui de l’installation de la base aérienne projetée de la France au Niger qui a pour vocation d’intervenir au Mali dans le cadre de l’opération Barkan qui est une stratégie régionale du G5 Sahel et le Niger s‘est avéré le meilleur endroit à partir duquel la France peut intervenir sur Gao. Et la France n’est pas la seule car, l’Allemagne qui prend elle aussi part à la MINUSMA a demandé à avoir une présence logistique au Niger et l’a obtenue, En ce qui concerne la France, « de tous les pays qui se sont engagés à nos côtés pour la lutte contre le terrorisme, qui la France qui fait plus » a-t-il même témoigné plein de reconnaissance avant d’ajouter: « ça c’est notre devoir de solidarité envers le Mali » a souligné le chef de l’Etat.

Des intérêts français au Niger…

Si pour certains, le Niger est demeuré une chasse gardée de la France en raison de l’uranium, le président Mohamed Bazoum n’est pas de cet avis. C’est pour quoi, il a rappelé à cet effet les relations économiques entre la France et le Niger à ce jour ; lesquelles relations convainquent d’une certaine liberté du Niger à coopérer avec qui il veut tant que cela lui profite. Selon le chef de l’Etat, le Niger ne fournit que 25% de la demande en uranium de la France qui s’approvisionne bon marché au Canda et au Casastan sa plus grande quantité. L’uranium du Niger ne représente donc pas grande chose pour la France a expliqué Mohamed Bazoum, ce qui, selon lui, ne saurait expliquer la soumission du Niger à la France telle que l’insinuent beaucoup. L’autre preuve de l’indépendance totale du Niger vis-à-vis de la France est la diversité de son marché d’armement. « Tout notre armement nous vient de l’Europe de l’Est. Tous nos hélicoptères, nous les achetons en Russie. Nous avons passé un marché d’acquisition de drones relativement nombreux, des avions de guerre, des blindés avec la Turquie. Nos cartouches et nos gaz lacrymogènes nous viennent de la Chine Tout cela parce que c’est moins cher et c’est la loi du marché » a témoigné le président qui a rappelé que la dernière fois que la France a acheté des Blindé à la France, c’était en 2017. Dans son intervention, il a tenu à marteler la liberté dont jouit le Niger dans sa coopération avec la France. L’attachement du Niger à la France est bien justifié car, face aux menaces terroristes, elle est restée un soutien majeur du Sahel.

La Rédaction

11ème Édition De La Semaine Africaine De La Vaccination (SAV) au Niger : focus 25 % des enfants zéro dose et insuffisamment vaccinés dans les 8 régions

La 11ème édition de la Semaine Africaine de la Vaccination (SAV) a été célébrée le 23 novembre 2021 au Niger. Initiative du ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales (MSP/P/AS) et de l’Organisation mondiale de la Santé au Niger, avec le soutien financier de Gavi, l’Alliance du vaccin, cette édition de la SAV au Niger est placée sous le parrainage de la première dame, Hadiza Bazoum. Elle consacre le début d’une campagne de vaccination lancée au centre de santé intégré Koira Kano nord du district sanitaire Niamey 1.

(Les Échos du Niger 26 Nov) « Les vaccins nous rapprochent ». Ainsi s’énonce le thème de la 11è édition de la Semaine africaine de vaccination (SAV) au Niger. A l’occasion, le pays entend atteindre en moyenne, 25 % des 15,095 enfants zéro dose et des 23,783 enfants insuffisamment vaccinés dans les 8 régions. Cette édition qui intervient en plein déploiement du vaccin contre le coronavirus devra permettre de créer de l’engouement pour la vaccination contre la COVID-19 qui démarre le 30 novembre 2021. Selon le gouverneur de la région de Niamey Oudou Ambouka « La SAV vise à accroitre la sensibilisation de nos populations sur l’importance de la vaccination et l’utilisation régulière des services de vaccination par les communautés ainsi que l’amélioration de l’accès des populations à ce service ». Et c’est une réalité l’intérêt de la vaccination pour les populations. C’est en effet ce qu’a détaillé, Mme Louise AUBIN, coordonnatrice du Système des Nations Unies au Niger selon qui, d’important progrès ont été enregistrés avec la vaccination. Pour preuve, la certification de l’éradication de la poliomyélite sauvage dans la Région africaine de l’OMS en 2020, la réduction d’environ 50% de la mortalité infantile sur les trois dernières décennies sont autant de succès à mettre à l’actif des campagnes de vaccinations a-t-elle indiqué. Toutefois, nombre d’enfants échappent encore aux campagnes, ce qui appelle à une forte implication des communautés pour permettre ceux-ci de bénéficier des avantages des différentes campagnes de vaccination selon Louise AUBIN. « Il est nécessaire d’impliquer les communautés afin d’accroître la demande de vaccins, en s’attachant tout particulièrement à atteindre les groupes les plus pauvres et les plus marginalisés utilisant les stratégies les plus appropriées » a-t-elle indiqué. Présent à cette semaine, Dr Illiassou Idi Mainassara, Ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales est revenu sur l’historique de cette semaine dont ont décidé l’OMS et les pays membres par résolution AFR/RC60/14. L’objectif de la SAV est « la promotion de la vaccination tout au long du cycle de la vie de l’enfant afin de le préserver de plusieurs maladies tueuses dénommées maladies évitables par la vaccination ». Malheureusement, le contexte sanitaire a compromet depuis 2019 cette les campagnes de vaccination déjà planifiées dans les Etats africains. C’est ce qui justifie que, 16 millions d’enfants n’aient pu recevoir leur dose de vaccins contre la rougeole depuis janvier 2020 donc également au Niger. Mais désormais, partant de la SAV, les campagnes de vaccination vont pouvoir progressivement reprendre. En dépit de tout, certains font des efforts pour suivre au mieux le calendrier vaccinal. L’OMS par la voie de sa Représentante Résident Anya Blanche a salué la participation des femmes à la célébration de cette semaine. Choisies dans cinq différents districts sanitaires de Niamey, elles étaient cinq femmes à recevoir un prix décerné par l’Organisation Mondiale de la Santé à cet effet. Il faut noter que dans toutes les 8 régions du pays, des activités de vaccination de rattrapage des enfants et des femmes ayant atteint au moins l’âge de fécondité et des séances de sensibilisation à la vaccination ont été faites dans le cadre de la SAV avec une priorité aux régions sanitaires de Tahoua département, Bouza, Malbaza, Birni Konni, Tahoua commune et Abalak qui comptent le plus grand nombre d’enfants zéro doses et insuffisamment vaccinés du pays. Il souligner que célébration de SAV compte au nombre des actions conjointes du plan d’actions entre l’OMS/AFRO et l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD). Ainsi, ce sont les Premières dames des pays membres de l’OMS sont appelées à l’exécuter annuellement dans leurs pays respectifs.

A PROPO DE LA S.A.V

Initié en 2010 par les pays membres de l’OMS, la SAV de veut être un moyen pour réduire le nombre de personnes non vaccinées ou insuffisamment vaccinées. Membre actif de l’OMS sur les questions de vaccination, le Niger a donné son accord en 2017, à la Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination (ADI) lors du 28ème sommet de l’Union africaine. Par-là, le pays s’est engagé à fournir à tous les enfants des vaccins qui sauvent leur vie à travers l’accès universel à la vaccination pour à terme, réduire la mortalité infantile. La déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination compile 10 engagements à travers lesquels les États membres dont le Niger se sont engagés à accroître leurs investissements politiques, financiers et techniques en faveur de leurs programmes de vaccination. A titre d’exemple dans la mise en œuvre des engagements 1 et 5 au Niger, on peut citer l’atteinte par près de 80% des districts sanitaires d’une couverture vaccinale d’au moins 80% pour tous les antigènes, la réalisation d’une surveillance de haute qualité pour les maladies cibles évitables par la vaccination (ce qui a permis de détecter les cas de cVDPV2).

Youssouf Sériba

Tahoua, Tilabery, et Dosso « des zones de conflits et menaces terroristes qui peuvent hypothéquer la cohésion sociale » Alkache Alhada

La situation sécuritaire au Niger ne cesse de préoccuper les autorités à divers niveaux du pays. Un forum s’est ténu le mercredi 24 novembre. Il a réuni les Chefs traditionnels, élus et leaders locaux des régions de Tillabéri, Dosso et Tahoua. Ces derniers ont échangé autour du maintien et le renforcement de la cohésion sociale, particulièrement dans ces trois (3) régions du pays. A cette occasion le ministre de l’intérieur, de la décentralisation et affaires coutumières et religieuses Alkache Alhada a lancé un cris d’alarme.

(Les Échos du Niger 26 Nov) Selon le ministre Alkache Alhada les régions de Dosso, Tahoua et Tillabéri préoccupent à plus d’un titre. Elle « ont la particularité d’être des zones de conflits et de menaces terroristes qui peuvent hypothéquer la cohésion sociale dans notre pays ». Dès lors, le renforcement de la cohésion sociale s’avère impératif. C’est pour cela qu’il a tenu à saluer initiative de ce forum qui est selon lui, la preuve que le chef de l’Etat reste préoccupé par l’enjeu s’attèle à jouer la partition. Car, « il vous revient, vous qui êtes investi des pouvoirs de conduire les destinés de ce pays, l’impérieux devoir de veiller à la préservation et la consolidation de ce précieux patrimoine. Et c’est parce que vous avez pleinement conscience de cet impératif que vous avez, il y a de cela quelques jours, lancé l’appel de Banibangou pour que nos concitoyens ne cèdent pas à l’émotion afin de préserver la cohésion sociale » a indiqué Alkache Alhada. Cela témoigne a-t-il poursuivi, de la pleine conscience du chef de l’Etat de la situation et de son esprit de clairvoyance qu’a reconnu et salué également Alkache Alhada, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation au nom des gouverneurs des régions ciblées. « C’est pour cette clairvoyance, Excellence Monsieur le Président de la République, que les Gouverneurs de ces trois régions m’ont chargé de vous dire merci d’avoir convoqué ce forum qui permettra trois jours durant à des hommes et femmes avisés, d’échanger et de rappeler les rôles, missions des responsabilités des principaux acteurs de la cohésion sociale et s’assurer de leur engagement » a précisé le ministre. Pour finir, il a souhaité que ce forum débouche sur des recommandations pertinentes, des orientations nécessaires susceptibles de renforcer la cohésion et de réduire l’insécurité dans ces régions et au Niger.

Youssouf Sériba

Restauration en milieu carcéral au Niger: vers l’adoption de menus standards

Préoccupés par l’alimentation des détenus dans les prisons au Niger, différents acteurs de la chaîne pénitentiaire se sont donné rendez-vous ce mercredi 24 et jeudi 25 novembre 2021 à Niamey pour échanger sur l’amélioration de la qualité de vie au sein des prisons. Ce sera l’occasion pour ces cadres à divers niveaux de revoir le circuit de satisfaction des besoins des détenus. C’est une initiative du Ministère de la Justice à via l’administration pénitentiaire qui a bénéficié du soutien du Comité International de la Croix Rouge (CICR).

(Les Échos du Niger 24 Nov) Le bien être et l’épanouissement de la population en détention préoccupent les autorités nigériennes. Cela nécessite qu’on passe en revue ce qui est faits jusque là et ensuite défini de nouvelles orientations. C’est là entre autre préoccupation au cœur d’un atelier conjoint entre le Comité international de la Croix rouge et l’administration, pénitentiaire. Directeur Général par intérim des services pénitentiaires, Sada Moussa précise: « L’objectif de cet atelier, à savoir : la prise en compte des coûts des mesures dans l’attribution du budget au niveau pénitentiaire, est d’une très grande importance car la défaillance en milieu carcéral est caractérisée par le manque de moyen ». En réalité, cet atelier devra plaider en faveur d’une augmentation des dotations au profit des maisons d’arrêt. ‘’Les travaux de ces deux jours vont nous permettre d’avoir des recommandations fortes pour un accroissement substantiel du budget du ministère de la justice notamment en ce qui concerne le volet alimentation des détenus’’ a poursuivi le Directeur Général par intérim des services pénitentiaires. Cet atelier qui a pris corps dans les régions vise donc à favoriser une cadre de réflexion et l’élaboration de mesures en vue d’améliorer la situation des détenus depuis l’entrée en milieu carcéral jusqu’à leur réinsertion une fois leur peine purgée à travers un meilleur suivi et des programmes de formations diverses. Conseiller Technique en gouvernance administrative, politique et juridique, au cabinet du Premier Ministre, représentant le ministre « le plan qui sera étudié, validé et amélioré au cours de cet atelier va permettre de dégager une feuille de route et des propositions conséquentes qui vont permettre au ministère de la Justice de bien prendre en compte toutes les dispositions pour que les différents milieux carcéraux puissent disposer des moyens nécessaires pour l’amélioration des meilleures conditions de vie des prisonniers» a affirmé Salifou Assane Seyni. Il n’a pas hésité à réitérer la volonté du gouvernement à accompagner le renforcement de dispositions légales existantes au sujet de l’alimentation dans les prisons nigériennes. Partie prenante audit atelier, le comité international de la croix rouge a rassuré de son soutien : « Au Niger, des personnels médicaux, des nutritionnistes et des délégués du CICR continuent à conduire des visites multidisciplinaires dans 9 lieux de détention, afin de suivre les conditions et le traitement des détenus, et fournir d’assistance en santé, nutrition, hygiène et infrastructure » a témoigné Diego Alonso, coordinateur protection du CICR. Avec des activités de renforcement des capacités de l’administration pénitentiaire, le soutien technique et matériel à travers des programmes nutritionnels dans les Maisons d’Arrêt (MA) du Niger, le CICR depuis 2015 se rend utile au ministère de la justice, accompagne l’Etat nigérien et entend maintenir le cap.

L’armée française accusée de complicité dans des frappes aériennes contre des civils en Egypte (Rapport)

La dictature égyptienne bénéficierait de la couverture de la France. C’est du moins la quintessence d’une publication, « Les Mémos de la terreur » divulguée par le site d’investigation Disclose cette semaine. Des révélations qui évoquent comment l’Égypte d’Abdel-Fattah Al-Sissi,depuis cinq années maintenant, détourne des dispositifs antiterroristes procurés par la France pour exterminer des civils soupçonnés de contrebande.

(Les Échos du Niger 23 Nov) La mission de renseignement française « Sirli », mise en place en février 2016 par la France en Egypte dans le cadre de la lutte antiterroriste, a été dévoyée par Abdel-Fattah Al-Sissi et ses hommes. « En principe, la mission (…) consiste à scruter le désert occidental pour y détecter d’éventuelles menaces terroristes venues de Libye », mais les dispositifs antiterrorismes de la France en Egypte se sont révéléun outil d’extermination de la population égyptienne. Meurtres de civils, surveillance de masse, c’est le quotidien de la population égyptienne ; et la France est indexée. Le site d’information n’a pas hésité à accuser la France de complicité sachant qu’elle offre son parapluie à l’Egypte. Cette métropole, renseigne l’enquête de Disclose, fournit des renseignements aux autorités égyptiennes en vue de l’aider à détecter les djihadistes. Malheureusement, cette aide est détournée et utilisée contre des trafiquants à la frontière égypto-libyenne. C’est la conclusion à laquelle a abouti le site d’information et d’investigation Disclose qui a exploité « des centaines de documents secrets issus du plus haut sommet de l’État », pendant plusieurs années de fouilles. Selon Disclose, la mission de renseignement est au service d’informations pour effectuer des frappes aériennes sur des véhicules de contrebandiers présumés. « Les opérations sont conduites avec un avion léger de surveillance et de reconnaissance (ALSR) mis à disposition par bail par la Direction du renseignement militaire (DRM) de l’Etat français », a renseigné Disclose, spécialisé dans les révélations embarrassantes pour les armées françaises. « Théoriquement, les données recueillies devraient faire l’objet de recoupements afin d’évaluer la réalité de la menace et l’identité des suspects. Mais très vite, les membres de l’équipe comprennent que les renseignements fournis aux Egyptiens sont utilisés pour tuer des civils soupçonnés de contrebande.

Une dérive dont ils vont alerter leur hiérarchie à intervalles réguliers », a explicité le média en ligne, qui rapporte une série de bavures. Ainsi, « les forces françaises auraient été impliquées dans au moins 19 bombardements contre des civils, entre 2016 et 2018 », rapporte Disclose qui a accédé à une documentation. Une véritable dérive sur laquelle la DRM et l’armée française ont finit par avoir elles-mêmes des inquiétudes. Selon Disclose, Dans une note transmise à la présidence française le 23 novembre 2017, « par manque de moyens de surveillance, l’identification des pick-up ne peut être effectuée sans autre élément d’appréciation que le survol initial dont ils ont fait l’objet. Aussi, l’identification de certains véhicules et les frappes d’interdiction qui en découlent pourraient être soumises à caution »,a pu lire le média. Ce qui a fait réagir Florence Parly, ministre française des Armées, le dimanche 21 novembre 2021. Plus tôt, précisément, le22 janvier 2019, une correspondance adressée à la ministre des Armées, Florence Parly, avant une visite officielle en Egypte avec le président français Emmanuel Macron, a signalé «des cas avérés de destruction d’objectifs détectés par l’aéronef » français.

En clair, dans ladite correspondance, des doutes ont été portés sur l’outil de ciblage mis à disposition par la France.« Il est important de rappeler au partenaire que l’ALSR n’est pas un outil de ciblage ». Pourtant, aucun accord ne sera signé ni la mission remise en cause, assure Disclose, qui affirme que « l’armée française est toujours déployée dans le désert égyptien ». Au-delà de simples soupçons, des faits plausibles renforcent le rôle combien rusé joué par le France en Egypte. A preuve, l’Egypte ferait partie des destinataires d’équipements militaires français. Les épisodes de la vente de chasseurs Rafale, d’une frégate, de quatre corvettes et de deux porte-hélicoptères Mistral intervenu entre 2014 et 2016 sous le règne présidentiel d’Abdel Fattah al-Sissi restent évocateurs. Cela témoigne du complot ourdi contre le peuple égyptien avec la complicité de la France qui, en dépit des carnages cautionnés par Abdel Fattah al-Sissi dans un contexte de violation flagrant et sans vergogne des droits éléments de l’homme, ne s’est empêchée de lui attribuer la grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, ce qui a d’ailleurs suscité l’indignation de plusieurs ONG et organismes qui font dans la défense des droits humains.

La Rédaction

Niger : les pertes économiques des accidents de la route atteint les 2% du PIB (237 milliards FCFA)

La dixième édition de la Journée Africaine de la Sécurité Routière a été célébrée le dimanche 21 Novembre 2021. Le Niger n’est pas resté en marge de cette commémoration. Ministre des transports, Oumarou Malam Alma s’est adressé officiellement aux Nigériens. Il a dressé le tableau sombre des accidents de la route qui font perdre annuellement 237 milliards de FCFA au pays, soit l’équivalent de 2% du PIB.

(Les Échos du Niger 23 Nov) «La vitesse excessive: cause principale des accidents de la route au Niger», c’est autour de ce thème que le Niger a célébré la dixième édition de la Journée africaine de la sécurité routière. Le taux des dégâts et perte en vies humaines du fait des accidents de la route tutoient l’alarmant et c’est ce qu’a déploré Oumarou Malam Alma, ministre des Transports du Niger qui a appelé les usagers de la route à davantage de prudence et à une allure modérée afin de réduire les pertes en vies humaines. Au chapitre des dégâts économiques, le bilan s’avère tout autant inquiétant. Dans son adresse à la nation, « la perte économique liée à ces accidents pour notre pays est estimée à 237 milliards de FCFA par an, soit l’équivalent de 2% du PIB » a renseigné le ministre des transports, qui a cité la CEDEAO. Il s’est attardé sur le bilan aussi bien matériel qu’humain desdits accidents. Ainsi, «En 2020, notre pays a enregistré 7.248 accidents corporels, 1.405 morts, 3.625 blessés graves et 7.558 blessés légers. A cela, il faut ajouter des personnes handicapées à vie et des dégâts matériels considérables», a-t-il poursuivi. Un bilan qui marque une dégradation de la situation comparativement à 2019 avec une hausse de 10% des cas d’accident pour 66% de morts. Ces accidents, selon le ministre, sont la conséquence de mauvais comportements humains dans la circulation routière. Dans le monde, un rapport de l’OMS consulté par le ministre fait état d’un bilan également alarmant quant aux dégâts liés aux accidents. « Les accidents de la route ont fait en 2020, environ 1.350.000 tués, 50.000.000 blessés et une perte économique estimée à 518 milliards $ US, équivalent à 291.116 milliards de FCFA » a rapporté l’Organisation mondiale de la santé. Un cas de décès est enregistré toutes les 24 secondes sur les routes dans le monde et l’Afrique reste la plus grande victime avec en moyenne 26,6 décès pour 100.000 habitants. Il y a donc urgence à agir selon le ministre qui réfute toute fatalité.

©Les Échos du Niger

En effet, «On peut réduire leur fréquence et leur gravité. Les institutions internationales, régionales et sous régionales s’organisent et développent des stratégies pour apporter des réponses appropriées à cette menace planétaire», a-t-il soutenu en rappelant les nombreuses initiatives telles que la décennie 2011-2020 déclarée «Décennie Mondiale de la Sécurité Routière» par les Nations et reconduite en 2020-2030 et la Charte Africaine sur la Sécurité Routière adoptée en 2016 par l’Union africaine. Il en est de même dans la sous-région et au plan national où le Niger s’évertue à limiter les dégâts liés aux accidents de la route : « La Commission de la CEDEAO s’est engagée pour l’élaboration d’une politique et d’une charte communautaires de la sécurité routière dont le processus est dans sa phase finale. Et l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a, elle, élaboré un programme communautaire de sécurité routière avec plusieurs directives dont celle instituant un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière en 2009. Au Niger, le cadre institutionnel et règlementaire a été rénové par la réactualisation du code de la route et la création de l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER) en 2014» a confié le ministre des transports, Oumarou Malam Alma. Lors de cette célébration, le ministre a tenu à présenter les félicitations et encouragements du gouvernement à la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale, aux Sapeurs-Pompiers, aux agents de la santé et du SAMU pour tout le travail qu’ils abattent jours et nuits, à travers leurs démembrements dans toutes les régions, pour la sécurité des personnes et des biens sur les routes nigériennes. Instituée par l’Union Africaine le 29 janvier 2012, la journée africaine de la sécurité routière est célébrée le 3ème dimanche du mois de novembre de chaque année.

Entretien Avec M. Mahaman Sani ABDOULAYE, Directeur Général De La Compagnie Minière D’Akouta (COMINAK) Sur L’avancement Des Travaux De Réaménagement Du Site : “Une Gouvernance Multipartite Robuste Et Inclusive Mise En Place Entre La Société, Les Représentants De L’Etat Et De La Société Civile Pour Garantir Le Bon Déroulement Du Projet”

Mahaman Sani Abdoulaye Directeur Général de la Cominak

La COMINAK a fermé la mine souterraine d’Akouta le 31 mars dernier et a entamé le démantèlement de ses installations, Monsieur le Directeur Général, 8 mois après cette fermeture, où en êtes-vous ?

Qu’est ce qui a été fait ? Conformément à la décision du Conseil d’Administration de COMINAK du mercredi 23 octobre 2019 d’arrêt des activités d’exploitation pour le 31 mars 2021, la mine souterraine a été arrêtée après le tir abattage intervenu, le jeudi 25 mars 2021 et l’usine, le 20 avril avec l’enfûtage du lot 21-019. Dès lors COMINAK a entamé la phase projet de réaménagement de son site et ce conformément au document de référence que constitue l’Avant-Projet Détaillé (communément appellé APD) du Réaménagement du Site (RdS). Rappelons-le, l’objectif poursuivi est de restituer en fin de travaux un site sûr, sain, non polluant, dans le respect des normes nationales et des recommandations internationales, soutenir ses salariés et les sous-traitants dans le plan de reconversion et agir pour une transition sociétale pérenne, durable et utile pour les populations. Ces travaux sont prévus durer 10 à 12 ans soit entre 120 et 150 mois calendaires et comprennent le réaménagement de la mine (les travaux miniers souterrains, les trous d’aération et la descenderie), le démantèlement de toutes les installations industrielles de surface dont l’Usine et ses annexes, la protection radiologique de la verse à résidus ainsi que son reprofilage afin de garantir sa stabilité sur le long terme et le réaménagement des différents bassins de production.

Cité Cominak

Aujourd’hui, nous sommes à un peu moins de huit (8) mois calendaires après l’arrêt de la mine souterraine. Au 4 mai déjà, toutes les installations des travaux miniers souterrains ont été mises en sécurité, toutes les capacités ont été vidangées de leurs huiles ou hydrocarbures et ces huiles ou hydrocarbures ont été récupérés et remontés en surface, tous les transformateurs électriques employés au fond sont remontés en surface au jour, les trois quarts des engins miniers (41) ont été remontés au jour, les quelques engins restés au fond (23 machines vétustes et qui ne peuvent pas être décontaminées) ont été vidangés et leurs batteries récupérées et remontées au jour. Actuellement et depuis 6 mois nous travaillons pour boucher les deux accès à la mine que sont les deux descenderies, des galeries de 1 300 mètres inclinées avec une pente de 20%. C’est un travail complexe qui nécessite beaucoup de technicité et d’expertise, dans un espace de travail réduit et inhabituel. Nous espérons finaliser ce travail d’ici les trois prochains mois soit en février 2022. Une partie des bâtiments industriels est d’ores et déjà réaménagée. L’Usine quant à elle est prête pour son démantèlement qui démarrera d’ici la fin de ce mois de novembre. Elle a été vidangée entièrement, nettoyée et mise en sécurité.

Est-ce que les travaux de réaménagement du site se font dans les normes notamment le respect de l’environnement ?

Sur l’aspect environnemental, les équipes travaillent depuis près de 5 ans sur le plan d’actions techniques de réaménagement en vue d’assurer la remise en état sûre et saine de la mine, conformément à la réglementation nigérienne et aux standards internationaux. Pour la surveillance environnementale nous disposons aujourd’hui d’une douzaine de stations de surveillance atmosphérique et d’un réseau de près de 150 puits et piézomètres de surveillance hydrogéologique tout autour du site. La surveillance environnementale sera poursuivie à la fin des travaux de réaménagement pendant une période d’au moins 5 ans renouvelable à l’issue de laquelle un bilan de ces résultats sera effectué et une décision prise par l’administration. Je rapelle au passage que Cominak est certifiée ISO 14001, et cela depuis 2002, ce qui est un gage de la qualité de notre approche en termes d’organisation et de respect de l’environnement.

Est-ce que les mesures d’accompagnement des travailleurs promises à la fermeture du site sont respectées? Pouvez-vous nous faire le point ?

L’effectif de COMINAK à la fermeture était de 614 agents statutaires et environs 800 sous-traitants. COMINAK a mis en place pour ses salariés dans le cadre du plan social, outre le dispositif conventionnel, légal et réglementaire, des mesures complémentaires d’assurance santé, de formation et de reclassement interne et externe. Le dispositif de reclassement est opérationnel depuis novembre 2020 à travers une cellule de reclassement. Ce dispositif a déjà permis quelques 50 mobilités internes au sein du groupe Orano (au Niger mais également à l’étranger) ainsi que des reclassements auprès de sociétés présentes au Niger à la recherche de profils expérimentés et formés : comme les secteurs du BTP ou du pétrole. Au cours des vingt dernières années, COMINAK a consacré près de 3,6 milliards de CFCFA à la formation. Les salariés de COMINAK ont de multiples compétences dans les domaines du bâtiment et des travaux publics, de l’électricité, de la mécanique, ou encore de la maintenance industrielle ; compétences qui ont été développées tout au long de leurs carrières chez COMINAK grâce notamment au programme ambitieux de formation et de mentorat. Ces compétences sont un levier clé pour un reclassement réussi de nos salariés. Par ailleurs, depuis juin 2020, COMINAK a mis en place des actions de formation spécifiques en soutien au reclassement au profit de ses salariés comme des sous-traitants : informatique, conduite engins et permis de conduire B, C, D et E. Concernant les sous-traitants, COMINAK a apporté une contribution de fin de chantier aux salariés de la sous-traitance. Le montant de cette contribution (plus de 323 millions F CFA) est à hauteur des droits légaux de licenciement dus par leurs employeurs. Cette contribution de fin de chantier est exclusivement réservée aux employés des entreprises en contrat effectif avec COMINAK et présents au sein de leurs effectifs, en CDI au 31 décembre 2020. COMINAK a lancé en décembre 2020 un programme de soutien à l’entreprenariat ouvert à ses salariés mais également à ses sous-traitants ainsi qu’aux habitants des départements d’Arlit et Iférouane. 20 % des dossiers des projets d’entreprenariat retenus dans le cadre du programme (56 dossiers retenus) ont été soumis par les sous-traitants de la COMINAK.

Qu’est-ce que COMINAK a entrepris localement au niveau sociétal pour atténuer l’impact de la fermeture ?

COMINAK avait, pour ses besoins, construit un hôpital qu’elle a fait fonctionner depuis 1978. Ce besoin va disparaître, COMINAK a donc proposé à l’Etat de lui céder cet hôpital à titre grâcieux. Cette cession de l’hôpital au Ministère de la Santé Publique est en cours et prendra plusieurs années. COMINAK, toujours pour ses besoins, a construit une cité complète avec ses infrastructures, pour que tous ses employés puissent y être logés. Comme pour l’hôpital, ce besoin va disparaître, il a été proposé de transférer à titre gracieux cette cité à l’Etat. Pour ce faire, COMINAK prendra en charge : le remplacement du réseau VRD existant à la demande des autorités communales, la construction de fosses septiques pour un montant de près de 400 millions F CFA. Ce marché est entièrement dédié aux entreprises locales ; le réseau électrique est cédé à la NIGELEC ; la cession à la SEEN du réseau d’eau potable ; la démolition des logements vétustes présentant un danger. Dans le cadre du fonctionnement normal, la plupart des anciens contrats locaux ont été soit reconduits tels quels, soit révisés. Ces contrats concernent exclusivement des entreprises locales (gardiennage, entretien véhicules, entretien pistes, laverie, pompiers, nettoyage, etc.) et représenteront près de 2 milliards F CFA en 2022.

A fin octobre, plus de 340 sous-traitants sont encore employés par COMINAK. Dans le cadre du projet entreprenariat nous serons bientôt en phase de mise en œuvre des 56 projets retenus, la cession de puits aux maraîchers d’Akokan est en cours. Dans le cadre de l’appui à l’éducation à travers le programme de bourses d’études, les cinq (5) lauréats 2021 viennent d’effectuer leur rentrée scolaire et académique. A cette date, sur les sept (7) nouveaux contrats signés et spécifiquement liés aux travaux RdS et représentant près de sept (7) milliards de FCFA, six (6) concernent directement des entreprises nigériennes. Nous nous sommes fortement engagés pour atteindre un taux de main d’œuvre locale de 90% en heures travaillées. Dans le cadre du volet sociétal du RdS, un budget de 4 milliards F CFA est prévu pour l’aide à la reconversion économique dont principalement l’industrie maraîchère. La société civile d’Arlit estime que certains points relatifs au réaménagement du site ne respectent pas les engagements pris par la compagnie lors de sa fermeture.

Quelles réponses apportez-vous à cette société civile ?

Sur Arlit les organisations de la société civile sont centrées autour de deux groupements : la Coordination de la Société Civile d’Arlit (CSC) et SYNERGIE. Je rappelle que la CSC est membre du Comité Local de Suivi Technique du RdS. Dans une déclaration rendue publique le 23 octobre, la coordination de la société civile d’Arlit a interpellé la Ministre des Mines, COMINAK et Orano. Parmi les sujets abordés et concernant directement COMINAK, il y’en a deux sur lesquels je souhaite apporter ici l’éclairage suivant : le financement du projet et la verse à résidus. S’agissant du financement, le budget RdS annoncé lors de l’APD qui est de l’ordre 95 milliards de F CFA est une estimation du coût à terminaison du projet sur toute sa durée de vie près de 20 ans. Les travaux seront financés en partie par un fonds constitué du stock d’uranium que COMINAK a constitué à cette fin il y a plusieurs années (entre 15 et 17 milliards F CFA à terme), le reste sera financé par les actionnaires. L’actionnaire historique OURD, qui s’est retiré de l’actionnariat début 2021, a versé sa contribution de (19, 8 milliards) lors de la cession de ses actions à Orano. Chacun des trois actionnaires actuels s’engage à assumer sa responsabilité au titre du passif de COMINAK comme suit : ENUSA (10%), SOPAMIN (31%) et Orano Mining (59%).

Argents Cominak en travaux

S’agissant de la verse à résidus, celle-ci fait partie des principaux sujets auxquels le projet RdS porte une attention particulière. Le stockage des résidus miniers et des déchets de démantèlement en stockage en surface est une pratique classique dans l’industrie minière Les objectifs des travaux de réaménagement sont de garantir la sécurité de la verse par son reprofilage et une protection radiologique sur le long terme par une couverture multicouches constituées de matériaux localement présents afin d’éviter la multiplication des sites de stockage des déchets. Les produits de démantèlement de l’usine seront également stockés avec des résidus sur une aire dédiée. Les travaux de test de l’efficacité de la couverture ont été menés depuis plusieurs années et ont démontré que la radioactivité dans les environs de la verse ne dépasse pas la limite règlementaire pour les populations, i.e. 1 mSv par an en dose ajoutée par rapport à l’exposition naturelle – limite règlementée par d’Etat du Niger et identique dans les juridictions les plus strictes à travers le Monde, en incluant la France ou le Canada par exemple. Les choix techniques ont été validées par les autorités nigériennes compétentes qui ont suivi les travaux des essais. La mise en œuvre des travaux de réaménagement de la verse s’échelonnera de 2023 à 2027. Nous nous préparons actuellement à réaliser une quatrième planche d’essai pour simuler les travaux de reprofilage et de recouvrement en conditions réelles afin de les optimiser.

Qui contrôle le réaménagement du site afin d’être certain que les travaux se font dans les règles ?

Une gouvernance multipartite robuste et inclusive a été mise en place entre la société, les représentants de l’état et de la société civile pour garantir le bon déroulement du projet. Le Comité d’Orientation est une instance gouvernementale de haut niveau mise en place pour accompagner le projet de Réaménagement du Site de COMINAK. Dans le cadre de son travail, le Comité d’Orientation anime des ateliers où sont conviées diverses parties prenantes. Un appel à la tierce expertise indépendante est fait régulèrent afin de conforter des décisions prises par des différentes instances dans le domaine technique, social et sociétal. À la demande des actionnaires de COMINAK, un expert indépendant a réalisé un audit de l’APD avant sa finalisation. Les différentes instances de l’État du Niger, notamment les services techniques des Ministères ainsi que les différents Comités mis en place par l’État dans le cadre de ce Projet RDS jouent un rôle de validation et d’alerte sur les écarts éventuels à la règlementation en même temps qu’elles enrichissent les hypothèses retenues. Au niveau local, le Comité local de Suivi, présidé par le Préfet d’Arlit (président) et par le Maire d’Arlit (vice-président), est composé des représentants des différents ministères, mais aussi de la société civile (Synergie et Coordination de la Société Civile), chefs traditionnels, associations. Il se réunit à minima une fois par mois avec des sous-comités : technique, social, sociétal. En interne, le Directeur Général supervise l’ensemble des activités de la COMINAK aussi bien celles du Projet de réaménagement que celles des autres directions en appui au Projet. Il est responsable de la Compagnie devant son Conseil d’Administration et devant l’Administration du Niger. L’équipe en charge du projet réaménagement est composée du personnel du site ayant une formation technique ainsi que des experts en réaménagement et en gestion de projet du groupe Orano. Pour confirmer le respect des normes internationales de l’ICMM (International Council on Minings and Metals), une analyse des écarts entre le guide de réaménagement de l’ICMM réunissant les meilleures pratiques du secteur et le projet de réaménagement de COMINAK a été menée en octobre 2019. Cette analyse a permis de définir des axes d’améliorations dans la mise en œuvre et le suivi du projet de réaménagement.

Quelles sont les prochaines étapes du réaménagement et quelle est la part réservée aux entreprises locales?

Je le disais au début de cette interview, le programme des travaux RdS est étalé sur douze ans hors période surveillance environnementale qui elle sera de cinq à dix ans. Sur le reste de 2021 et l’année 2022 les travaux concerneront essentiellement les travaux miniers souterrains, le bouchage des gros trous (cheminées d’aération), l’usine et la verse (planche d’essai). S’agissant des travaux miniers souterrains, nous nous organisons pour finaliser dans les prochains trois mois les travaux de bouchage des deux descenderies. Les travaux de démolition de l’Usine démarreront d’ici la fin de ce mois de novembre. Ces travaux sont regroupés en deux lots (lots 1 & 2 Usine) et seront menés chacun par un groupement d’entreprises nigérienne et française. Une centaine de personnes seront mobilisées pour ces deux lots dont majoritairement du personnel nigérien. Seul une demi-douzaine de personnel expatrié sera mobilisée pour la conduite des engins de démolition. Juste après la démolition de l’usine d’ici les six prochains mois, nous entamerons la démolition des massifs en génie civil et autres bâtiments industriels (lot 3 Usine) qui est aussi un lot significatif en termes de volume de travaux. Ce lot n’est pas encore attribué. Vers la mi-2022, juste à la fin des travaux lots 1 & 2 Usine et au démarrage du lot 3 Usine, nous entamerons le reprofilage de la verse à résidus ainsi que son recouvrement. Ce lot verse reste le plus important en volume de travaux et budget. Il s’agira de reprofiler une surface 120 hectares et de la recouvrir avec des matériaux.

Propos recueillis par Seini Seydou Zakaria(onep)

Règlement des factures d’électricité: Al-Izza Transfert d’argent, nouveau partenaire de la NIGELEC

Les abonnés de la NIGELEC peuvent désormais payer leurs factures d’électricité dans les agences Al-Izza transfert d’argent. C’est le fruit d’un partenariat signé le jeudi 18 novembre 2021 entre le réseau de transfert d’argent et la Société Nigérienne d’Energie Electrique (NIGELEC).

(Les Échos du Niger 22 Nov)Payer sa consommation électrique dans les agences Al-Izza Transfert d’Argent est désormais possible au Niger. Voilà qui vient réduire davantage les longues files d’attente aux différents guichets de la société d’électricité. Il s’agit là d’une première phase du partenariat, qui prend en compte le service de paiement des factures pour les compteurs post payés classiques. C’est du moins ce qu’a affirmé le Directeur général de la Nigérienne de l’Electricité Nigelec, Halid Alhassane, qui a annoncé une seconde phase les prochains jours quant l’achat de crédits pour la recharge des compteurs à prépaiement. C’est une résolution qui profite aux abonnés de la société d’électricité et leur évite les longues files d’attente au niveau des différents guichets de paiement en vue de payer leur consommation électrique. Ce nouveau partenaire vient donc renforcer le dispositif existant et simplifie la vie aux abonnés de la société qui s’accroissent considérablement ces dernières années avec une forte affluence et davantage de pression sur les agents de caisse. Ce nouveau pas témoigne également de la volonté de la société d’Etat se mettre progressivement au pas de des nouvelles technologies au grand bonheur de ses nombreux abonnés. « Avec ce nouveau partenaire, Al Izza met à la disposition de la clientèle NIGELE, plus de 500 agences réparties sur l’étendue du territoire national, pour le règlement de leurs factures », a expliqué Halid Alhassane qui a rassuré : « Ces solutions adaptées sont rapides, efficaces et fiables ». En réitérant tout son engagement à accompagner la NIGELEC, « Al Izza Transfert d’Argent International demeure une référence nationale et internationale dans le domaine financier et la mise en place de service de proximité » a indiqué de son côté Moussa Waziri, Directeur général de Al Izza transfert d’argent . La Société Nigérienne d’Electricité ne cesse donc d’innover et de proposer des solutions concrètes pour soulager les populations en l’occurrence les abonnés et leur offrir une meilleure satisfaction dans un contexte de développement accru de la technologie. Et c’est la raison d’être de ce partenariat selon le Directeur général de Al Izza transfert d’argent : « C’est le fondement de notre action et de notre partenariat avec la société nigérienne d’électricité». C’est désormais possibles donc les paiements des factures de consommation électrique au Niger et très prochainement, recharger son compteur prépayé via l’application mobile Al Izza Money et AL Izza Cash sera également effective. Cela traduit une amélioration continue ses offres de la NIGELEC à ses abonnés partout sur le territoire national.

O.C WANOU

Déficit alimentaire au Niger : le gouvernement annonce un programme de culture intriguée sur 16000 ha au profit de 4 millions de nigériens

Invité à répondre à l’interpellation du parlement suite à la campagne agricole déficitaire au Niger, Dr Alambédji Abba Issa, ministre de l’Agriculture, a dévoilé au public, une série de programmes qu’entend mettre en place le gouvernement pour remédier à la situation. C’était à l’occasion de la séance plénière du samedi 20 novembre 2021 dédiée au contrôle de l’action gouvernementale, sous la présidence du 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Kalla Ankouraou en présence du ministre de la Communication, chargé des relations avec les Institutions, M. Mahamadou Zada.

(Les Échos du Niger)En réponse à la campagne agricole déficitaire, le gouvernement nigérien a pris ses responsabilités indique le ministre de l’agriculture. Face aux représentants du peuple, Dr Alambédji Abba Issa a rendu public la solution envisagée par le gouvernement qui a déjà conçu et mis en place plusieurs programmes à la suite de missions commanditées par le gouvernement « qui a vu très tôt déjà venir cette situation » selon le ministre. Ainsi, pour faire face ou pallier le déficit, un programme de culture irrigué sera mis en œuvre pour seize mille hectares (16.000) de petits périmètres. Il est attendu de cette solution, la production de 750.000 tonnes équivalent céréaliers. La mise ne œuvre dudit programme a détaillé le ministre, nécessitera 11.000 tonnes de semences améliorées, 795.000 tonnes d’engrais, 72.000 litres de pesticides, le tout pour un investissement de 50 milliards FCFA. Selon le ministre de l’agriculture, «Ce programme a été soumis au gouvernement qui a décidé de formuler un programme intérimaire d’urgence au lieu du programme de soutien. Dans le cadre du programme d’urgence, le volet culture irriguée a été doté d’un montant de onze milliards. Le programme se déroule entre novembre et mars». Un nombre important d’exploitants est visé, soit 680 ménages exploitants pour un total de 4.760.000 personnes. Par ailleurs, le parlement a interpelé à la même session le ministre de jeunesse et des Sports, Sékou Doro Adamou au sujet du renouvellement des membres du Conseil National de la Jeunesse du Niger (CNJN) en dépassement de mandat depuis bientôt trois ans mais toujours en poste.

O.C WANOU

Développement du réseau routier au Niger :35,8 milliards pour construire et réhabiliter 718 km de voie

© les Échos du Niger

La séance ordinaire des membres du gouvernement tenue le jeudi 18 novembre 2021 a validé une communication en cinq points sur la réalisation ou la réhabilitation du réseau routier national dans diverses régions du Niger. Au total 718 kilomètres de route sont pris en compte et attribués à différents maîtres d’ouvrages pour un financement de 35 milliards 821 millions deux cent trente-cinq mille 33 FCFA.

(Les Échos du Niger 20 Nov)« La route du développement passe par le développement de la route ». Le gouvernement nigérien l’a compris et en donne la preuve. Le réseau routier national prendra un bain de jouvence par endroit et s’enrichira de nouvelles infrastructures modernes les prochains mois. Pour un montant toute taxes comprise de plus de 35 milliards, le réseau routier national sur 718 km sera construit ou réhabilité par endroit. C’est une décision du conseil des ministres qui a dressé dans une communication, une liste de cinq lots détaillés dont les marchés ont été totalement attribués à ce jour. La série de cinq communications présentée par le ministère des équipements annonce en premier, la réalisation des travaux de construction et de réhabilitation de 236 km de routes rurales dans la région de Tahoua. Le premier lot desdits travaux qui s’étend sur 111 km, est répartie comme suit : 22,061 km allant de PK29 (Goumbi-Gangona) Dangada-Amadou Koussori, 15,426 km de Dangona –Djinginis, 08,996 km de Dafawa-Tissana, 13, 112 km entre Dan daji-Tissana-Dan Gada-Gawa Goulbi ; 27,912 Km entre Tama-Hilinjirgui puis 23,493 km sur Malawa-Dafawa-Kouara Lama-Kiabi.
Pour l’exécution de ce lot, un marché d’une valeur de huit milliards cinq cent quatre-vingt-quinze millions neuf cent quatre-vingt-dix mille deux cent cinquante-deux (8 595 990 252) francs CFA a été passé. Adjudicataire, l’Entreprise EGBTP est désignée maître d’ouvrage et devra livrer le chantier au bout des quatorze (14) mois qui suivent. L’entreprise DKO a enlevé de son côté le lot 2 de l’offre et devra à ce titre, réaliser une série de chantiers. Il s’agit notamment des axes Kawara-Laba Loubé long de 60 km, Garadoumé-Tsambo, 15 km ; Malawa-Kouara Bado, 20 km puis Dangona-Gougouhema qui s’étend sur 30 km. Au total, 125 kilomètres de routes qui lui sont confiés en plus de quelques km de routes rurales dans la région de Tahoua pour un budget de onze milliards neuf cent onze millions dix-sept mille six cent quinze (11 911 017 615) francs CFA. Dans un délai de seize mois, DKO doit pour sa part s’acquitter de cette mission. Un autre lot de 86 km sur les tronçons Mehanna-Foneko (60 km) ; Mehana-Ciram Koira Béra-Nanaré-Bolssou-Marizé Béra (26 km) a été également attribué et c’est l’entreprise SOBATHY (Niger) qui s’en occupera pour un délai contractuel de douze (12) mois. Pour se faire, le marché conclut entre l’Etat et l’entreprise est de Six milliards six cent vingt-trois millions cent trente un mille quatre-vingt-dix-huit (6 623 131 098) francs CFA.

Une quatrième communication a porté sur la réalisation des travaux de construction et de réhabilitation de 198 km de routes rurales dans la région de Tillabéri : lot 2 : 47 km, sur le tronçon Ciram-Gangani-Loudji-Amara-Zaney-Tara-Korogoussou-PK45 RN5 y compris la bretelle de Mamsse. D’une valeur financière de quatre milliards neuf cent soixante-deux millions cent vingt-quatre mille cinq cent quatre-vingt-quatorze (4 962 124 594) francs CFA, ce marché a été confié au Groupement d’entreprises SNLM/TP (Niger)-Champion, attributaire pour un délai d’exécution de dix (10) mois. Enfin, avec un budget de trois milliards sept cent vingt-huit millions neuf cent quatre-vingt-neuf mille quatre cent soixante-quatorze (3 728 989 474) francs CFA, le Groupement d’entreprises Morey-E.GLEYMINE (Niger), au bout de dix (10) mois, devra livrer pour usage aux Nigériens via l’Etat, la construction et la réhabilitation de 198 km de routes rurales dans la région de Tillabéri : lot 3 : 65 km, sur le tronçon Bonkoukou-Kourfey. C’est dire que les au bout des 16 prochains mois, le réseau national connaîtrait un important développement pour la fluidité du trafic. L’impact sera le développement et la facilité de la vie pour les populations.
Oslo C. WANOU

Niger: un recensement général des entreprises annoncé

Abdou Rabiou ministre du plan

A l’occasion de la célébration ce jeudi 18 novembre 2021, de la 31ème édition de la Journée Africaine de la Statistique (JAS), Abdou Rabiou, ministre du plan a annoncé une série de recensements. Entre autres, le recensement général des entreprises dont le dénombrement général est prévu en février 2022. Une grande première au Niger.

(Les Échos du Niger 19 Nov) « Moderniser les systèmes statistiques nationaux pour soutenir le développement socioculturel en Afrique », c’est autour de ce thème que s’est déroulé ce jeudi la 31ème édition de la Journée africaine de la statistique. Un thème évocateur à plusieurs égards qui appelle à une actualisation des données statistique, une mise à jour des fichiers existant et la reconstitution là où il n’y en a pas. C’est à ce dernier titre que le Niger projette plusieurs recensements ou mise à jour de fichiers. La nouveauté s’avère le recensement général des entreprises, une première dans l’histoire du pays. Selon le ministre du plan, Abdou Rabiou, les pays qui affiche un progrès intéressant et améliorent au mieux les conditions de vie de leur population, s’appuient sur des statistiques fiables et régulièrement actualisées. Le Niger n’entend plus faire exception cependant. En saisissant l’occasion on cette célébration qui vise à sensibiliser le public sur l’utilité des statistiques à tous les niveaux de la vie socio-économique le ministre du plan a évoqué la volonté du gouvernement d’avoir un répertoire complet de toutes les entreprises sur le territoire national. La 31ème édition de la journée africaine de la statistique laissera une empreinte indélébile dans notre pays, a poursuivi le ministre qui a évoqué la réalisation ou le projet d’organisation d’importantes opérations de collecte de données par l’INS et les autres structures du système statistique national. En plus donc de l’enquête nationale sur la fécondité et la mortalité des enfants 2021, dont les résultats préliminaires ont été publiés en octobre 2021 ; l’organisation du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGP/H) 2022, dont le dénombrement général est prévu en décembre 2022, l’organisation de l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages 2021/2022, de deux (2) enquêtes téléphoniques longitudinales à haute fréquence sur l’impact de la COVID-19 sur les ménages et les entreprises au Niger, le gouvernement prévoit l’organisation du premier recensement général des entreprises dont le dénombrement général est prévu en février 2022. En voyant dans les statistiques du moins, les bonnes statistiques, le capacité à disposer d’une base de données dans un secteur, un outil de prise, de bonne gouvernance et de planification probante et un meilleur suivi des programme de développement, le ministre a exhorté les responsables politiques, administratifs, parapubliques et coutumiers à jouer le rôle qui est le leur en appuyant les différentes structures statistiques du pays à réussir leur mission dans l’intérêt du développement du Niger.

Oslo C. WANOU

Sécurité publique au Niger: le plan d’actions 2021-2025 de la Commission de Défense et de la Sécurité du parlement présenté aux PTF

O.C WANOU

La Commission de Défense et de la Sécurité (CDS) de l’Assemblée Nationale a présenté hier lundi 15 Novembre 2021 à Niamey, son plan actions 2021-2025 aux partenaires techniques et financiers (PTF). C’était sous la houlette du président de la CDS, Mounkaila Issa.

(Les Échos du Niger 16 Nov) Permettre aux bailleurs, partenaires techniques et financiers (PTF) d’avoir une vue globale de l’action de la CDS durant la législature 2021-2025. C’est à cette tâche qu’a sacrifié le parlement nigérien en allant leur présenter hier lundi, le plan d’actions de la Commission de Défense et de la Sécurité(CDS). C’est d’ailleurs la principale préoccupation au cœur de la session parlementaire selon le président de la Commission Défense et Sécurité, Mounkaila Issa qui a déclaré : « la présentation du plan d’action de notre commission aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils prennent connaissance de nos priorités d’action ». Cette présentation croit-il en effet savoir, leur permettrait, de les inscrire dans leur agenda pour d’éventuels soutiens avant sa mise en œuvre. L’élaboration dudit document, (Plan d’action de la CDS, pour la durée notre législature (2021-2025) « a suivi une procédure particulière allant de l’auto-évaluation des capacités des députés, aux échanges et discussions sur les priorités individuelles et collectives des députés avant de ne retenir que neuf (9) sur les trente-neuf (39) préalablement identifiées » a tenu également préciser le patron de la CDS. Une démarche murie qui a permis aux élus du peuple de mieux comprendre le contenu notamment, les actions et priorités avant d’en faire leur feuille de route pour le quinquennat que durera leur mandat à l’hémicycle et au service des Nigériens. Dans son allocution à cette session, Mounkaila Issa a dit sa starification et témoigné ses reconnaissances au Centre de Genève pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF), partenaire privilégié de la Commission Défense de l’Assemblée nationale pour son appui sans cesse renouvelé depuis l’installation du nouveau parlement. Il n’a pas oublié le corps diplomatique accrédité au Niger, en l’occurrence l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne, le Royaume du Danemark qui ont accompagnent Invité à prendre la parole, Louis Pasteur Musongera, coordinateur Bureau DCAF Niger, a saisi l’occasion pour rappeler le travail qu’abat le DCAF aux côtés du parlement. Ainsi, « le DCAF met en œuvre depuis 2014 un programme de renforcement de la gouvernance du secteur de la sécurité au Niger.

Ce programme concerne d’une part les forces de défense et de sécurité, en ce qui est du renforcement des capacités de contrôle interne, et d’autre part les institutions de contrôle démocratique du secteur sécuritaire dont la Commission de Défense et sécurité de l’Assemblée nationale » a-t-il souligné avant de préciser : « la présente séance résulte donc de l’atelier du mois d’octobre et l’objectif de présenter ce plan d’action aux partenaires techniques et financiers œuvrant dans le domaine de la défense et de la sécurité est que vous puissiez avoir une vue globale de l’action de la CDS durant la législature 2021-2025 » . Toute chose qui concorde avec la vision du gouvernement et chef, le président Mohamed Bazoum pour ce qui est de la bonne gouvernance en général et spécifiquement en ce qui concerne la sécurité au Niger. Dès lors, « L’objectif ultime de cette mission du DCAF est de « permettre aux différents acteurs intervenant dans ce domaine de jouer pleinement leur rôle » a achevé le coordonnateur Bureau Niger. Cette rencontre devra permettre également de faire un point et de progresser dans les appuis apporté par les PTF et le coordonnateur a nourrit le vœu qu’elle favorise une meilleure connaissance des enjeux pour faire efficacement face aux défis et enjeux liés à l’amélioration de la gestion de la sécurité au Niger.

Diffa : Plus de 200km de bande pare feu à Chétimari pour renforcer la résilience de 2755 ménages

©Anp

Oslo C. WANOU

(Les Échos du Niger 16 Nov) Pour renforcer la résilience face aux effets du changement climatique dans la région de Diffa, l’’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) entend mettre en place environ 200 km de bandes par feu. Le lancement officiel de l’initiative a eu lieu le samedi 13 novembre 2021 dans la commune de Chétimari (SAYAM) par Aboubé Warzahan Adamou, préfet du département de Diffa en présence du Maire de la commune, du premier vice-président du conseil régional, du responsable de l’environnement et de la lutte contre la désertification et de celui de l’élevage.

Transformer le statut de près de 2755 ménages, soit près de 20.000 personnes dans la commune de Chétimari, en renforçant leur résilience face aux multiples chocs auxquels est en proie la région de Diffa. C’est l’objectif de la mise en place d’environs 200 km de bandes par feu initié par le FAO pour accroître la résilience des populations de la région de Diffa face au changement climatique. Ce sera à travers une série d’activité entrant dans le cadre du projet « Améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et la résilience des communautés de Diffa touchées par les chocs naturels, le changement climatique et le conflit du bassin du lac Tchad ». Selon le préfet du département de Diffa qui a procédé en personne au lancement desdites activités, « le projet en s’attaquant aux problèmes de la sécurité alimentaire, au problème de la dégradation de l’environnement, touche les leviers fondamentaux de la constitution de la résilience communautaire, gage d’un développement harmonieux de la nation toute entière». Si en dépit de la pluviométrie critique en hiver 2021, on a pu noter un développement du tapis herbacé en quantité dans la zone nord de la commune de Chétimari, pourvoir le protéger contre les feux de brousse s’avère nécessaire. A cet effet, « ce fourrage important doit être protégé, surtout en cette période où de nombreux foyers de feu de brousse ont été déclarés dans bon nombre des communes de notre région, avec plusieurs milliers d’hectares de biomasse brulée » a souhaité le préfet de Diffa. C’est dire que les feux de brousses demeurent une menace à craindre. C’est ce que confirme d’ailleurs Dr.Alio Djibril Hamza, chef sous bureau FAO de Diffa: «les feux de brousse constituent un risque permanent pour les maigres ressources fourragères produites chaque année à l’issue des campagnes agropastorales». Cela décime la verdure et occasionne des difficultés de pâturage. Et c’est ce qui a motivé cette action du FAO pour limiter les dégâts selon Dr. Alio Djibril qui a justifié : « Pour faire face à ce risque permanent, et protéger le pâturage et l’environnement, la FAO en partenariat avec l’ONG Karkara envisage de réaliser 200 kilomètres de bande pare feu dans la commune de Chétimari» a. Une réaction salutaire appréciée à sa juste valeur par les autorités à divers niveaux de la région. Dans leur prise de parole, elles ont tenu à dire leur reconnaissance à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’ONG Karkara et le bailleur de fonds, la République d’Irlande, pour leur soutien continu à la région de Diffa. En joignant une démarche pédagogique à l’initiative pour un réel changement de comportement, les responsables régionaux ont à l’occasion, sensibilisé les populations sur les méfaits des feux de brousse.

Niger : le gouvernement outillé afin de conscientiser la population sur la protection des données à caractère personnel

O.C WANOU

A la faveur d’un séminaire gouvernemental qui s’est tenu le samedi 13 novembre 2021 à la salle des banquets sous la présidence du Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, les membres du gouvernement nigérien ont été entretenus sur les enjeux de la protection des données à caractère personnel. C’est à travers des présentations d’experts en la matière.

(Les Échos du Niger 15 Nov) Les technologies de l’information et de la communication connaissent des avancés notables et cela appelle à une responsabilité accrue des citoyens. Pouvoir protéger ses données à caractère personnel s’avère du coup un défi important. Le gouvernement nigérien en est conscient et prend à cet effet toute les dispositions pour mieux outiller ses membres à mieux gérer et surtout protéger leurs données à caractère personnel. C’est à travers une série de communications conduites par des responsables et experts de la Haute Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel (Hapdcp) sur les tenants et aboutissants de la protection des données à caractère personnel, les textes en vigueur et les conventions internationales et auxquelles l’Etat du Niger est partie prenante. Dans son allocution d’ouverture du séminaire gouvernemental, « l’évolution croissante des technologies de l’information et de la communication induit de nouvelles pratiques et mœurs, ce qui appelle à une nouvelle gouvernance administrative afin de mieux réglementer ces outils de communications » a précisé Ouhoumoudou Mahamadou, premier ministre du Niger, chef du gouvernement. Pour cause, « elle a aussi, malheureusement, occasionné l’usage abusif et incontrôlé des données à caractère personnel qui sont traitées au travail, dans les rapports avec les pouvoirs publics, dans le secteur de la téléphonie, des banques, de la santé, lors d’achat de biens ou de services, lors des voyages ou des recherches sur Internet» a déploré le chef du gouvernement qui a pointé du doigt un usage inconscient au grand dam des enjeux liés à la protection des données à caractère personnel et dans un environnement d’ignorance total par les populations des droits ou mécanismes de protection prévus par la législation en cas de violation.

Pour pallier la situation, il y a lieu d’accroître la communication afin que les populations prennent davantage conscience et surtout, parviennent à se convaincre de la nécessité de la protection des données à caractère personnel et ses enjeux. « Protéger les données à caractère personnel c’est protéger les citoyens contre des abus divers, c’est protéger leurs droits et leur dignité» a affirmé Ouhoumoudou Mahamadou. Vice-président de la Haute autorité de protection des données à caractère personnel, Boubé Ibrahim est revenu lui, sur l’importance de la protection des données à caractère personnel. Ainsi, elle « vise à endiguer les excès, à prévenir les abus, à sensibiliser, à assurer un juste équilibre des intérêts et à concilier le rôle de plus en plus important pris par les technologies de l’information dans la société avec la préservation d’une sphère privée essentielle à la dignité humaine» a-t-il fait savoir. La protection des données à caractère personnel revêt une importance capitale notamment en Afrique où, plusieurs actions et dispositifs sont pris à travers les listes d’Etat civil ou des listes électorales. Au terme des présentations d’experts, une phase de questions réponses a permis aux membres du gouvernement de satisfaire leurs diverses curiosités sur le sujet et pour d’autres, de faire des apports ou encore de partager leurs diverses expériences sur la préoccupation. Au terme des échanges, certains ont aussitôt martelé leur volonté de prendre de nouvelles dispositions afin de protéger au mieux, leurs données sur internet et les divers canaux numériques. En raison de l’importance du sujet, ils ont souhaité les échanges soient réitérés au profit de divers autres cibles en l’occurrence, aux directeurs à divers niveaux de l’administration.

Niger : le gouvernement déclare la campagne agricole déficitaire à plus de 50% et annonce un plan d’urgence

Salifou ABDOUL AZIZ

L’inégale répartition des pluies dans le temps et dans l’espace, les arrêts précoces des pluviométries, auxquels s’ajoutent, les attaques des ennemis des cultures par endroit, les feux de brousse, l’insécurité dans certaines zones, et les inondations dans d’autres, telles sont les causes du déficit de la campagne agricole 2021 situé à « plus de 50 % dans la plupart des régions du pays » selon des informations rapportées par l’ANP. Le chef de l’Executif Ouhoumoudou Mahamadou a rencontré le jeudi 11 novembre les chefs de missions d’evaluation de la campagne agro-sylvo-pastorale et hydraulique de l’année 2021. Ces derniers avaient fait au premier ministre le point de leurs missions. Celui-ci a annoncé un plan d’urgence pour le mois de novembre et décembre auquel va succéder un plan global qui interviendra en janvier prochain afin de combler le déficit et écarter les risques de famine.

Depuis quelques années les campagnes agricoles au Niger se sont soldés en déficit céréalière du fait de raison conjoncturelles notamment l’insuffisance des pluies mais aussi la croissance démographique galopante dans le pays.

Le président Bazoum poursuit son agenda à Paris avec la participation à plusieurs activités ce 12 novembre

O.C WANOU

A Paris où il séjourne depuis le 09 novembre 2021, le chef de l’Etat Nigérien, Mohamed Bazoum poursuit son agenda avec la participation à plusieurs activités ce vendredi 12 novembre 2021. Il s’agit entre autres de la participation à l’ouverture de la 41ème Session de la Conférence générale de l’UNESCO et aux manifestations du 75ème anniversaire de l’UNESCO après un tête à tête ce vendredi avec le président Macron et ses pairs du Sahel et une Conférence Internationale sur la Lybie en fin d’après midi.

Entretien avec Charles Michel, Président du Conseil Européen ; participation à la Réunion sur la Sécurité au Sahel aux champs Elysées puis à la Conférence de Paris sur la Libye. C’est une journée particulièrement chargée qu’ont passée le chef de l’Etat Nigérien et ses pairs du Sahel qui réfléchissent avec le président français, Emmanuel Macron à trouver des issues favorables aux problèmes qui menacent le bien-être et le développement dans le Sahel. Prenant part aux travaux, le président Mohamed et ses homologues du Burkina Roch Marc Christian Kabore, et Mahamat Idriss Début Itno du Tchad, en tête à tête avec le président Emmanuel Macron à l’Elysée. Dans la même journée de ce vendredi 12 novembre, le président nigérien a pris part à l’ouverture de la 41ème Session de la Conférence générale de l’UNESCO, ainsi qu’aux cérémonies célébrant le 75ème anniversaire de l’UNESCO.

Le numéro nigérien à par ailleurs activement pris part à une Conférence Internationale pour la Libye qui a réuni une vingtaine de chefs d’État et des représentants d’organisations internationales. Il a été question en effet pour les présidents des différents Etats d’apporter leur soutien de concert avec la France à la poursuite de la transition politique engagée et ensuite à travailler au respect à la tenue d’élections à bonne date dans ce pays. L’Etat libyen même en est conscient et y travaille. Par les décisions concertées qui seront prises à cette conférence, les Etats frères du Sahel à savoir, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso entendent apporter leur soutien à la Lybie qui en a appelé à un retrait des forces étrangères. C’est également le point de vue du président Français Emmanuel Macron qui a appelé à l’adoption de méthodes de multilatéralisme efficace. Ainsi « il nous faut maintenant adopter ces méthodes du multilatéralisme efficace pour relancer un agenda du contrôle des armements, de coopération entre les grandes puissances, et de lutte contre la désorganisation du monde, car sinon, les grands conflits qui aujourd’hui se préparent et les tensions qui menacent chaque jour d’escalade, viendront retarder ces agendas essentiels », a affirmé le président français.

Le Premier ministre annonce le prolongement du contrat de la SEEN au Niger dans 6 mois

©Veolia

Salifou ABDOUL AZIZ

(Les Échos du Niger 12 Nov) Le premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou a annoncé le prolongement du contrat de distribution d’eau potable de la SEEN ( Société d’Exploitation des Eaux du Niger) détenue par le groupe français Veolia. C’était le mercredi 10 novembre au cours d’une rencontre entre le chef de l’Exécutif et Philippe Bourdeaux, Directeur Afrique et Moyen-Orient de Veolia. La rencontre qui s’est déroulée en présence du Ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement Adamou Mahaman, a permis à ces personnalités de s’entretenir sur le secteur de l’hydraulique au Niger, de faire une analyse rétrospective de la collaboration au cours des deux dernières décennies entre la SEEN et le Niger et entrevoir des perspectives afin d’aboutir à un meilleur résultat dans le prochain contrat conclu dans les 6 prochains mois apprend-on.

Le Premier Ministre a donné cette marge de six mois à Veolia et à la SEEN pour prolonger le contrat de façon à définir de nouvelles modalités d’organisation du secteur de l’eau pour assurer sa pérennité et concrétiser les engagements des autorités nigériennes en matière d’accès à l’eau potable notamment en milieu rurale où le taux d’accès à l’eau potable est inférieur à 50% (accès basique 47%). Cette décision fait écho à l’engagement du président de la République chef de l’Etat Mohamed Bazoum en faveur d’un meilleur accès à l’eau. Cet engagement a été décliné dans la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement, qui consiste à garantir l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et d’assainissement à tous les nigériens conformément aux Objectifs de Développement Durable notamment l’OOD n°6 d’ici 2030.

Médias au Niger: des journalistes formés en technique de cadrage, montage vidéo et rédaction web à Dosso

O.C WANOU

Réunis en atelier à Dosso le jeudi 11 novembre 2021, des journalistes ont été formés en technique de cadrage, montage vidéo sur smartphone et rédaction web. C’est une initiative de la Maison de la Presse.

(Les Échos du Niger 12 Nov) Technique de cadrage, montage vidéo et rédaction web. C’est les notions essentielles au cœur de la formation dont ont bénéficié des professionnels nigérians des medias à Dosso. Durant les deux jours que dureront l’atelier, les discussions seront axées sur quatre modules que sont : le montage vidéo sur smartphone, le montage d’affiche publicitaire sur smartphone et sur ordinateur, les réseaux sociaux et la rédaction web. En procédant à l’ouverture de l’atelier, M. Ibrahim Harouna, président de la Maison de la Presse, faîtière des organisations socioprofessionnelles des médias au Niger, est revenu sur les raisons dudit atelier. Selon lui, cette formation qui compte au titre du projet « Liberté Presse » vise à renforcer les capacités des medias et de ceux qui les animent au Niger. L’initiative n’est cependant pas à ses débuts car, elle fait suite à l’atelier sur le cadrage et le montage au profit des Opérateurs de prise de vue (OPV) qui s’est précédemment déroulée.

Cette formation devra permettre également de mettre les professionnels au pas des enjeux et défis du numérique car, « nous organisons la même formation au profit des journalistes en prenant en compte le développement des nouvelles technologies de l’information et la communication et l’utilisation des smartphones » a poursuivi M. Ibrahim Harouna. Pour de bonne production et dans un monde contrôlé par les smarpthones, la vidéo est devenue un support important et indispensable de l’information, de la communication et de la publicité. « La multiplicité de ce mode de diffusion (web, écran vidéo, tablettes, mobile) favorise la production et la diffusion de vidéos qu’il devient indispensable de maîtriser », croit savoirle président de la Maison de la Presse nigérienne. C’est pourquoi, à la faveur de cet atelier de formation, les différentes étapes de la production audiovisuelle; la prise de vue et le montage vidéo professionnel en l’occurrence seront étudiés en détail avec les journalistes participants. D’autres formations suivront et la plus proche prévue à Maradi portera sur le fact-checking.

Prolifération des stations d’essence à Niamey :Le Ministre du pétrole aux aguets

Salifou Abdoul Aziz

(Les Échos du Niger 11 nov)L’Exécutif nigérien veux mettre fin à la prolifération des stations-service et dépôts de colis a Niamey. « l’instruction de tout dossier de demande d’ouverture et d’exploitation de dépôt d’hydrocarbures sur les terrains se trouvant dans la communauté urbaine de Niamey est suspendue » a déclaré ce mercredi 10 novembre le Ministre du pétrole de l’énergie et des renouvelables Sani Issoufou Mahamadou sur son compte Facebook. D’autre part, « afin de rationaliser le réseau de distribution de gaz, l’ouverture de tout nouveau centre emplisseur est également suspendue jusqu’à nouvel ordre, et ce, sur toute l’étendue du territoire national » apprend-on. La densité des stations-service à Niamey depuis quelques années suscite des réactions de la part des populations qui y voient des risques sécuritaires énormes du fait du non respect des dispositions réglementaires prévues en la matière.

De 2011 à 2019 le nombre de stations-services et dépôts de colis est passé de 295 à 722 soit 144,75% de taux d’accroissement, selon les chiffres du ministère du pétrole. Du reste, cette décision visiblement bien accueilli serait selon certains, un premier pas vers une éventuelle réduction du prix des l’hydrocarbure réclamé depuis 2011 avec l’opérationnalisation de la raffinerie de zinder.