Niger : braquage à Niamey d’un autocar transportant du cash

Youssouf Sériba

Ce sont environ 600 millions de francs CFA appartenant au célèbre grossiste de l’agroalimentaire Houdou Younoussa qui ont été braqués par un groupe d’individus pour l’heure non identifiés. La scène qui s’est déroulée à quelques encablures d’un commissariat de police a étonné plus d’un.

Niamey, la capitale du Niger a été le théâtre ce lundi matin d’un braquage à main armée perpétrée par des individus non identifiés. La cible de l’attaque, un autocar (voir photo) des Établissements Houdou Younoussa un centre commercial situé dans le premier arrondissement à quelques encablures de l’hôtel de ville de Niamey et à moins de 100 mètres du commissariat de police petit marché. L’information est tombée aux environs de 10 heures alors que l’attaque venait de se terminer et les suspects en fuite avec leur butin, 600 millions de francs CFA selon plusieurs sources. La scène est digne d’un scénario d’Hollywood, les braqueurs selon un témoignage recueilli surplace, étaient à bord d’un véhicule 4×4 de marque Toyota (rave 4) de couleur noir. « La voiture noire avait barré la route du car qui était juste derrière et brusquement, je vois le conducteur du véhicule noir descend de son véhicule et s’est mis à tirer sur le car » témoigne un jeune homme qui a suivi la scène alors qu’il entrait au commissariat petit marché pour retirer un certificat de résidence.

L’autocar immobilisé pneus crevés, les assaillants l’ont dévalisé avant de prendre la fuite. L’on dénombre une victime blessée grièvement selon un autre témoignage. Ce braquage à main armée intervient 48 heures après un autre avorté le samedi 2 octobre dernier intenté contre des Américains qui venaient de faire une opération financière dans une banque de la place. Les victimes de l’agression ont pu réagir promptement en neutralisant un des agresseurs, actuellement dans les mains de la police judiciaire qui a ouvert une enquête. L’attaque de ce lundi, au-delà de son caractère inédit suscite plusieurs interrogations. Elle remet à jour la problématique de la criminalité urbaine à Niamey qui est de plus en plus préoccupante marquée par des vols de motos, des braquages de boutiques et des agences de transferts d’argent.

Bug mondial pour Facebook et plusieurs de ses applications, dont WhatsApp et Instagram

Agence Ecofin

Des millions de personnes ont été privées de la possibilité d’accéder aux applications de Facebook. Son porte-parole assure que tout est mis en œuvre pour résoudre le problème.

Facebook et ses applications, Messenger, WhatsApp et Instagram, font face à un bug mondial depuis environ 15h45 min temps universel, ce lundi 04 octobre 2021. Des millions d’utilisateurs, de Genève à Paris, mais aussi en Afrique se sont trouvés dans l’impossibilité d’accéder à leurs pages. Les différents navigateurs indiquent que le site Facebook est inaccessible. Ironie du sort, c’est sur son compte Twitter, qu’Andy Stone, un porte-parole de Facebook, a tenté de rassurer ses utilisateurs. « Nous sommes conscients que certaines personnes ont des difficultés à accéder à nos applications et produits. Nous nous efforçons de rétablir la situation aussi rapidement que possible et nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément », a-t-il annoncé dans son post. Au-delà d’être des outils de connexion sociale, Facebook et ses applications Messenger, Instagram et WhatsApp, qui regroupent 2,8 milliards d’utilisateurs (2020), sont utilisés pour diverses raisons qui vont des simples relations humaines à des activités de business sur lesquelles comptent de nombreuses personnes, y compris en Afrique. Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation survient. Le 19 mars 2021 dernier, Facebook avait déjà dû s’excuser auprès de ses utilisateurs. La valeur en bourse du groupe de réseaux sociaux était en chute de 5,5 % à 19 heures (temps universel), sans qu’on ne puisse savoir si le bug en est la cause. Facebook est l’une des valeurs les plus fortes des places boursières américaines, avec une valorisation de 961 milliards $, que se partagent quelque 3958 investisseurs institutionnels et individuels.

À la rencontre d’Abdoul Kader Issoufou, l’icône de l’innovation agricole

Par Youssouf Sériba

À travers, sa ferme agricole Agri’Innove Inspire Adoul Kader Issoufou expérimente l’emploi des nouvelles technologies dans la production à petite échelle. Son objectif, moderniser les pratiques dans ce secteur resté tributaire des méthodes ancestrales au Niger.

Ingénieur agronome Abdoul Kader Issoufou s’attèle depuis une dizaine d’années à redorer les pratiques agricoles à petite échelle au Niger afin de rendre l’entrepreneuriat agricole plus attrayant aux jeunes qui n’y voient pas de perspectives dans ce secteur même si ce dernier emploi curieusement 80 % de la population active et représente plus de 40 % du PIB. Âgé de 35 ans, ce passionné d’agriculture, doctorant en Économie agricole à l’Université Abdou Moumouni de Niamey a créé en 2019 Agri’Innove Inspire, une ferme qui fait de la production à petite échelle avec en toile de fond la promotion de pratiques innovantes dans le domaine agricole. « Si le secteur agricole attire peu de jeune au Niger, c’est parce que les pratiques dans ce secteur n’ont pas évolué depuis plus d’un demi-siècle notre agriculture emploi des outils archaïque et traditionnels » explique le jeune entrepreneur.

« Ayant fait ce constat à travers Agri’Innove Inspire, nous voulons changer la donne en intégrant les nouvelles technologies dans tous les pans du secteur à savoir la production animale, végétale, piscicole pour changer le visage de ce secteur afin d’y attirer les jeunes entrepreneurs. Notre recette est assez simple, démonter pour attirer » indique Abdoul Kader.

Une recette qui semble fonctionner, car la petite exploitation située dans le 3e arrondissement de Niamey est devenue un lieu de pèlerinage pour les jeunes étudiants, passionnés d’entreprendre dans le secteur. Agri’Innove fait de la production animale (élevage de volailles, ovins, caprins), de la production maraîchère (tomate, poivron, piment, laitue, etc.), et de l’Arboriculture (Morinaga, papaye, agrume, mangue, etc.). Le jeune entrepreneur ambitionne désormais d’implanter son modèle dans les régions du Niger et de faire de l’incubation.