DPG: Ouhoumoudou décline dans les détails l’ambition de son gouvernement

Ouhoumoudou Mahamadou ©N2j

Par Youssouf Sériba

Presque un mois après sa nomination au poste de premier ministre, le chef du gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou a procédé à sa déclaration de politique générale (DPG) le mercredi 26 mai devant les députés nationaux. Cette DPG, déclinaison opérationnelle du programme de Renaissance acte 3 est axée sur 7 point majeures à savoir : sécurité et quiétude sociale ; bonne gouvernance et consolidation des Institutions républicaines ; développement du capital humain ; modernisation du monde rural ; développement des infrastructures économiques ; exploitation des potentialités économiques ; solidarité et inclusion socioéconomique des catégories en situation de vulnérabilité. A travers cette DPG, le premier ministre a souligné dans tous les secteurs de la vie socioéconomique et politique la volonté du gouvernement à bâtir sur les acquis des 10 dernières années.

Assemblée nationale

En 1 heure 30 minutes d’horloge, Ouhoumoudou Mahamadou a détaillé la mise en œuvre opérationnelle des projets, initiatives et investissement prévu par le gouvernement pour les 5 prochaine années. En plus de l’éducation, la sécurité, le renforcement et la diversification de l’économie figurent en place prioritaire dans les priorités du gouvernement Ouhoumoudou Mahamadou. L’industrialisation des régions à travers le programme ‘’une région une industrie une région une industrie » sera mis en avant pour créer de la richesse et renforcer le taux de pression fiscale la faisant passer de 14 à 20%. Ces actions précédentes citées devraient concourir à la rationalisation de la dépense publique, faciliter une politique d’endettement prudente indique le document de DPG. Le nouveau gouvernement poursuivra également « le plaidoyer politique en faveur de l’intégration régionale sur le plan monétaire » fait savoir Ouhoumoudou Mahamadou.

Présentation DPG

La jeunesse a été placée au cœur des priorités économique à travers l’annonce de l’inclusion de 500 000 jeunes dans les structures économiques sur les 5 ans à venir. Également au centre des priorités économiques d’Ouhoumoudou l’entrepreneuriat Agricole. « Sur les 5 prochaines années le gouvernement va œuvrer à la transformation du monde rural » indique le premier ministre. Cette modernisation se fera à travers la mise de micro fiance pour les PME dans le domaine agricole entre autres selon le premier ministre. On note aussi d’autres grandes orientation dans cette DPG telles que, la bonne gouvernance administrative, la consolidation des institutions, le renforcement du capital humain, énergie, infrastructure etc. Réagissant à la DPG, Kalla Moutari député de la mouvance présidentielle et ancien de la défense, s’est appesanti sur l’expérience du chef du gouvernement, «Ouhoumoudou a accompagné l’ex président Issoufou Mahamadou pour la mise en œuvre des 10 années de mise en œuvre du programme de Renaissance acte 1 et 2, c’est quelqu’un de très expérimenté » a-t-il déclaré. A noté que les députés de l’opposition, présents à l’hémicycle depuis la matinée de ce mercredi ont quitté la salle peu avant le vote de la DPG, il était 23 heures passés de quelques minutes. Malgré ce boycott la DPG de Ouhoumoudou Mahamadou a été voté à 120 voix pour, 0 contre, 0 abstention.

Covid-19 : le test PCR passe de 30 à 25 000 FCFA

Par Youssouf Sériba

Le gouvernement a revu à la baisse le prix du test PCR pour les voyageurs par voie aérienne, le prix du test est fixé désormais à 25 000 FCFA avec effet immédiat. L’annonce a été faite le jeudi dernier par le ministre de la santé, de la population et des affaires sociales Dr Idi Illiassou Mainassara en conseil des ministres. Ce dernier a également fait cas du prix du test pour les voyageurs via transport terrestre qui est fixé à 5000 FCFA. Cette révision à la baisse tant souhaiter par les voyageurs fait suite à une réunion d’experts de l’UEMOA tenu du 19 au 20 mai dernier. Cette réunion avait pour « objectif est de valider le projet de règlement sur l’harmonisation des tests de la Covid-19 pour les voyageurs par voie terrestre, maritime et aérienne au sein de l’espace UEMOA » indique le ministre de la santé. En plus de la réduction du prix du test de dépistage, le délai de validité dudit test pour les voyageurs par voie aérienne passe de 3 jours à 5 jours. Notons qu’à la date du 23 mai, le Niger a enregistré 192 décès liés au Coronavirus pour un total de 5406 cas déclarés positifs depuis le début de la pandémie.

Le gouvernement envisage de valoriser le secteur agropastoral.

Par Rahinatou Kimba

A l’occasion de la présentation de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), le mercredi 26 mai 2021, le premier ministre Ouhoumoudou a mis un accent particulier sur la modernisation du secteur agropastoral. Selon le premier ministre « la chaine de production, de conservation, de transformation, de commercialisation et la mobilisation du financement » ferons l’objet d’une redynamisation en vue de renforcer l’attractivité du secteur agricole a-t-il declaré. Aussi, le gouvernement mettra à la disposition des paysans des intrants de qualité et de matériels adaptés, il s’assurera de la réalisation et la réhabilitation des aménagements hydro-agricoles et périmètres irrigués. Le chef du gouvernement a également annoncé « l’adoption d’une politique foncière appropriée pour renforcer la sécurisation foncière ; et la réhabilitation des terres dégradées pour accroitre la disponibilité des terres exploitables ». En ce qui concerne les productions animales, le gouvernement envisage de mettre en place des plateformes intégrées de services (maisons du paysan) à l’échelle nationale afin de rendre accessibles les intrants et équipements agricoles, les aliments bétail, le conseil agricole et l’encadrement de proximité aux producteurs et une meilleure utilisation des informations climatiques pour la production.

Ouhoumoudou Mahamadou ©N2j

Enfin sur le plan commercial et financier, le gouvernement envisage d’exploiter l’avantage concurrentiel des produits présentant une forte valeur marchande en accélérant leur certification et leur labélisation, ainsi que la réorganisation de la chaine de financement à travers des microfinances impliquant la population active, en particulier les jeunes et faire du monde rural un levier de création d’emplois. Rappelons que le secteur agropastoral qui occupe 80% de la population active et représente environ 49% du PIB nigérien.

Possible fermeture de la 1ere année de droit de l’UAM à la prochaine rentrée

campus UAM

Par Youssouf Sériba

Dans la perspectivee de la normalisation de l’année académique dans les Universités publiques du Niger (UPN), il est envisagé la fermeture de la 1ere année de droit de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey. « Si la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques ne peut pas absorber les flux, nous allons prendre la décision pour demander le transfert d’un certain nombre d’entre eux à l’université de Tahoua selon ses capacités. Il faut au besoin fermer la première année de droit pour la rentrée prochaine, on va le faire » a déclaré le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation PhD Mamoudou Djibo dans un entretien accordé au quotidien d’État Le Sahel le vendredi dernier. Depuis quelques décennies, l’université publique de Niamey est confronté a un problème de capacité d’accueil provoqué par une forte orientation des étudiants dans les filières sociales(droit, sociologie, lettre). Des filière qui pourtant n’offre plus d’emploi que le ministre de l’enseignement supérieur qualifie de « filières inutiles ». Cette situation est à l’origine du chevauchement des années académique dans les UPN « en 1ère année de droit, nous avons 3 promotions juxtaposées des promotions de 1000, de 1200 ou 800 étudiants » indique PhD Mamoudou Djibo qui a par ailleurs annoncer sa ferme volonté de promouvoir les « filières porteuses d’emplois qui peuvent répondre au besoin réel de l’économie nationale »

L’UASTM lance un département Entreprenariat Agricole et Alimentaire

© Uastm

Par Youssouf Sériba

L’Université Africaine des Sciences Sociales Techniques et Médicales (UASTM), a lancé ce samedi 22 mai l’ouverture d’un département Entreprenariat agricole et alimentaire. Comme une profession de foie, l’UASTM a lancé les activités de ce nouveau département par un déjeuner débat autour du thème « Innovation dans l’agro entrepreneuriat ». Cet échange, qui a réuni le gratin des jeunes entrepreneurs qui font de l’agrobusiness a eu comme facilitateur Jean François Grongnet agronome à l’agro Campus de Rennes en France et AbdoulKader Issoufou, agronome responsable des licences en agronomie à l’UASTM. Il ressort de ces échanges que la formation et le difficile accès au financement notamment bancaire freinent la transformation et l’exportation des produits en souffrance au Niger. Les institutions et les banques qui financent le secteur posent des conditions inaccessibles aux jeunes entrepreneurs, d’après Zeinabou Hamani, chargée de promotion de l’entreprenariat agricole à Agriprofocus.

Zeinabou Hamani

« Quand un jeune entrepreneur se présente auprès d’une banque, la première des choses qu’on lui demande, c’est une garantie (terre). On sait que les jeunes ne sont pas détenteurs de terres au Niger », déplore-t-elle. Cette anomalie devrait être corrigée, selon elle, pour booster la transformation et l’exportation qui ont un impact direct sur le PIB. Outre le problème d’accès au financement, les jeunes entrepreneurs manquent de formation qualifiée, relève-t-on. L’ouverture de la filière « Entrepreneuriat agricole et alimentaire » vient pallier ce déficit. De fait, elle vise à « former des jeunes qui puissent réfléchir et travailler de manière intellectuelle dans la transformation, la production et la commercialisation des produits locaux » souligne Boris Segbenou, fondateur de l’UASTM. En dépit de ces difficultés, certains jeunes entrepreneurs font preuve de persévérance et réussissent, comme Boureima Maïmouna.

Boureima Maïmouna, une success story

Géographe de formation, Boureima Maïmouna fait partie de la toute première cohorte de l’incubateur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Fondatrice de la ferme pastorale Hazagou, cette jeune dame a su exceller dans l’élevage de vaches et la production laitière. En 10 ans de parcours, elle a réussi à s’imposer sur le marché sous-régional, en exportant plus de 2000 têtes de vaches laitières vers le Burkina Faso, le Sénégal, la Cote d’Ivoire et le Mali, témoigne la jeune entrepreneure. Pourtant, elle n’a pas connu de débuts aisés.

Maïmouna Boureïma

Comme tout jeune, elle aussi buté sur le problème de financement, « Etant jeune, limitée par les contraintes de garanties, j’ai pris mon mal en patience en intégrant le service civique. Avec un salaire de 50 000 fcfa, j’ai fait une tontine pour constituer un fonds. J’ai alors lancé Hazagou avec 9 moutons et un petit enclos », confie Maïmouna Boureima, interrogée par Niameyetles2jours.

Les députés sensibilisés à l’égalité du genre dans le processus de planification et de budgétisation

Assemblée nationale

Par Rahinatou Kimba (stagiaire)

Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE) a initié, le jeudi 20 Mai 2021, une journée parlementaire sur la planification et la budgétisation sensible au genre. Présidé par la 2ème vice-présidente de l’Assemblée Nationale, Hadiza Seyni, cette journée vise à inciter les députés nationaux à intégrer les besoins spécifiques des femmes dans le processus de planification du budgétisation national. « Le processus de planification et de budgétisation national doit prendre en compte les droits fondamentaux de tous les citoyens nigériens, en particulier ceux des groupes vulnérables » a indiqué Hadizatou Seyni au cours de cette journée de sensibilisation. C’est la raison pour laquelle la vigilance des députés doit être particulièrement portée sur les besoins spécifiques et différentiés des femmes souligne la 2e vice-présidente de l’Assemblée Nationale. Le représentant de la cheffe de la délégation de l’Union Européenne au Niger, Gwilym Jones a quant à lui rappeler au cours de cette rencontre que: « L’égalité entre les femmes et les hommes est une nécessité pour relever les défis socio-économiques actuels du Niger afin de garantir la justice sociale et une paix durable car: la prospérité d’une nation repose sur tout son peuple, les femmes et les hommes » a-t-il souligné. Notons que cette rencontre a débouché sur la création d’un réseau de femmes parlementaires qui veillera au respect et la prise en compte des besoins particuliers des femmes dans l’élaboration des lois.

Le gouvernement veut investir dans l’éducation pour rendre la croissance profitable

Hassoumi Massaoudou

Par Youssouf Sériba

Au Luxembourg pour la signature du Programme Indicatif de Coopération PIC 4 aux côtés du président de la République, le ministre des affaires étrangères Hassoumi Massaoudou a rappelé devant la presse luxembourgeoise et nigérienne les priorités du gouvernement. Parmi ces priorités, l’éducation figure au premier plan. Selon l’ancien ministre des Finances, « le Niger a connu ces 5 dernières années, une croissance économique moyenne de 6 % ». Un taux de croissance économique est absorbé « par un taux de croissance démographique de 4 % » fait savoir Hassoumi Massaoudou. « Nous ne pouvons pas profiter de la croissance que nous faisons si nous ne faisons pas en sorte que ce taux de croissance démographique baisse de manière significative » poursuit le ministre des affaires étrangères.Pour régler cette question de manière démocratique, le gouvernement a inscrit l’éducation au cœur de son action indique Hassoumi Massaoudou. Un accent particulier sera mis sur l’éducation de la jeune fille pour atteindre cet objectif, apprend-on, conformément au programme présidentiel de Renaissance acte 3.Ainsi, les autorités luxembourgeoises ont décidé de rehausser l’enveloppe du PIC4 qui est de 145 millions d’euros environ 95,25 milliards de FCFA contre 74,8 milliards de FCFA pour le PIC3. Outre la scolarisation de la jeune fille, cette augmentation vise des objectifs plus spécifiques comme l’augmentation d’une offre qualitative de formation professionnelle, l’amélioration du taux d’accès à l’eau potable et à un assainissement de qualité ou le développement agricole durable

Le pouvoir judiciaire monopolisé par les hommes

Me Zada l Gogé Maimouna Gazibo

Par Youssouf Sériba

Les hautes fonctions judiciaires au Niger sont quasi-exclusivement occupées par les hommes, s’est plaint ce samedi, Gogé Maimouna Gazibo, coordinatrice de l’Ong chronique Juridique, à l’occasion d’un atelier de réflexion sur la problématique de l’insuffisance des femmes magistrates dans les hautes fonctions judiciaires au Niger. Cet atelier était organisé avec le soutien de la mission EUCAP Sahel sous le parrainage du ministère de la justice. « Sur 10 tribunaux de grandes instances, c’est 10 hommes à la tête, 10 présidents (hommes) et 10 procureurs généraux (hommes) ; sur les 3 cours d’appel que compte le Niger, c’est 3 présidents (hommes) et 3 procureurs généraux (hommes) », constate la gardienne des droits humains au Niger. Pour corriger cette entorse à la loi sur le quota dans le domaine judiciaire, Chronique juridique dit avoir initié des actions visant à encourager les jeunes filles à embrasser la carrière judiciaire. Dans cette optique, une cohorte de 60 jeunes filles parmi les meilleures étudiantes en droit a été formée. Ces étudiantes feront l’objet d’un suivi dans le cadre de leur formation et bénéficieront d’un « coaching pour les examens d’entrée au barreau et à la magistrature », annonce la magistrate Gogé Maimouna Gazibo.

Nouhou Daouda Nafissatou

Daouda Nouhou Nafissatou étudiante en 3e année droit public fait partie de la cohorte des 60 étudiantes sélectionnéese, elle ambitionne d’entrer au barreau. Tout comme ses autres camarades de la cohorte, Nafissatou a assisté à la réflexion sur la thématique et durant ces 2 jours , elle dit avoir beaucoup appris. « Aux côtés de ces femmes juristes formidables j’ai appris qu’on pouvait être magistrate, avocate, huissier, Notaire et être une bonne mère et une femme épanoui dans son foyer » indique la jeune juriste. Notons que le Niger compte 456 magistrats en fonction dont seulement 44 femmes.

Le commerce des TICs représente 35% des exportations de services du Niger.

©Web

Par Youssouf Sériba

L’économie numérique représente 35 % des exportations de services du Niger. C’est ce qui ressort des conclusions d’une enquête réalisée par l’International Trade Center (ITC), une agence conjointe de l’ONU et de l’OMC.

Le rapport d’enquête relève globalement une dynamique portée par les jeunes créateurs et innovateurs qui tentent d’« implémenter une véritable économie autour des TICs au Niger ».

Toutefois, cet allant est freiné par des obstacles. Entre autres obstacles, « les procédures associées aux demandes d’exportation de services de TICs ; les frais d’adhésion à l’association du Bureau Nigérien du Droit d’Auteur (BNDA) jugés trop élevés ; les difficultés d’accès aux différents marchés régionaux ».

Pour Maman Bachir Abdoul Nasser, lauréat 2019 du Concours National annuel des TICs, ‘’E-Takara’’ interrogé par Niamey et les deux jours, le secteur souffre d’une insuffisance de cadre légal.

Maman Bachir Abdoul Nasser dit Goulam

L’État encourage l’émulation des jeunes dans le secteur des TICs en mettant la charrue avant les bœufs, s’alarme le jeune innovateur.

« Il faut régler en amont la question de la réglementation et de l’installation des infrastructures », indique-t-il. En ce qui concerne le commerce en ligne plus particulièrement, «il n’existe pas de réglementation nationale spécifique ni de régime fiscal adapté », nous fait savoir Maman Bachir dit Goulam.

En dehors du cadre juridique « il faudra régler la question des infrastructures. Il s’agit entre autres de l’amélioration de l’ancrage d’Internet dans le pays, l’adressage des ménages pour la livraison des articles », conseille le jeune créateur par ailleurs cité par l’étude d’ITC.

L’ITC a aussi relevé dans son enquête, une faible représentation des femmes dans cette éclosion du business des TICs au Niger. «98 % des start-up émergeantes dans le domaine sont détenues par des hommes » révèle l’enquête.

Haouaoua Enikoye

Cette situation n’est pas propre au Niger, nous fait savoir Haoua Enikoye. Âgée de 28 ans, cette jeune codeuse est diplômée de « Codeloccol », un centre qui a ouvert ses portes en 2019 et qui forme les jeunes filles au codage et au développement web.

La faible représentation des femmes dans le numérique « est dû à un manque de confiance en soi de la part des jeunes filles elles-mêmes et l’insuffisance de modèles qui inspirent », indique la jeune codeuse.

À noter que le vendredi dernier, le président de la République Bazoum Mohamed a initié une réunion de haut niveau sur les télécommunications. Cette rencontre, qui vise à redynamiser le secteur des télécommunications au Niger, s’est aussi penchée sur l’économie numérique.