Les présidents Issoufou et Ouattara dressent le bilan fructueux de la coopération entre le Niger et la Côte d’Ivoire

©com présidence

Par Youssouf Sériba

A quelques jours de la fin de son mandat, le président de la République Issoufou Mahamadou effectue ses tous derniers déplacements à l’extérieur en tant que chef de l’État. Ce mardi il s’est rendu en Côte d’Ivoire pour une visite de travail et d’amitié.
Après un entretien en tête à tête, les deux chefs d’État ont animé un point presse au cour duquel ils ont présenté un bilan assez exhaustif sur la coopération entre le Niger et la Côte d’Ivoire.
Au cours de ce point de presse le président Issoufou a d’abord salué la mémoire du défunt premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko décédé le 10 mars dernier.
Il a ensuite évoqué, au plan sécuritaire le « massacre » de civils survenu à Tillia et à Banibangou dans la zone des 3 frontières. Sur ce plan, Issoufou Mahamadou a salué « le soutien financier de la Côte d’Ivoire surtout pour le financement du contingent tchadien qui a été déployé dans la Zone des Trois Frontières » récemment.
En ce qui concerne l’intégration, « Ce que nous avons fait ensemble a permis de renforcer les progrès au plan de l’intégration aussi bien au niveau régional (UEMOA et CEDEAO) et à l’échelle continentale », a indiqué le président Issoufou.
Le chef d’État n’a pas manqué d’évoquer le dossier de la Zlecaf. A ce sujet il a remercié son homologue Alassane Ouattara pour son soutien qui a permis de faire avancer le dossier.
Prenant la parole à son tour le président Allassane Ouattara a remercié son homologue pour les condoléances en manifestant sa reconnaissance pour le déplacement en Côte d’Ivoire du premier ministre nigérien Brigi Rafini à l’occasion des obsèques de Hamed Bakayoko mais aussi lors des obsèques prédécesseur Amadou Gon Coulibaly.
Le président ivoirien s’est ensuite féliciter de la qualité des relations entre bilatérales entre Niamey et Abidjan. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, « Nous sommes totalement engagés à vos côtés. Nous ferons tout ce qu’il faut, tout ce que nous serons demandés à faire parce que c’est un combat commun. Nos espaces sont les mêmes, nos peuples sont les mêmes. Pour nous, soutenir nos frères du Sahel est quelque chose de tout à fait naturel », a souligné Allassane Ouattara.

Sur les 15000 logements sociaux annoncés par le gouvernement « 4000 sont destinés aux travailleurs touchant autour de 57.000f de salaire » Maman Waziri

Illustration

Par Youssouf Sériba

Le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Maman Waziri s’est exprimé le jeudi 18 mars sur les conditions de distribution et le profil type des bénéficiaires des 15000 parcelles encours viabilisation destinés aux travailleurs. De ces 15000 parcelles « 4000 seront destinés aux travailleurs touchant autour de 57.000f de salaire » a fait Maman Waziri interrogé par le quotidien Le Sahel.
En ce qui concerne le profil des bénéficiaires, « en attentant la détermination des critères plus affinés par le comité créé à cet effet, les éléments suivants pourraient intervenir pour la sélection des bénéficiaires. Il s’agit entre autres, de l’âge, la charge familiale et le revenu du demandeur » a indiqué Maman Waziri. Ces parcelles viabilisés et clôturés seront attribuer « aux demandeurs réellement nécessiteux notamment les demandeurs à faibles revenus et ceux qui sont proches de la retraite » a déclaré le ministre de l’habitat.
A noter que cette distribution de parcelles viabilisées concerne les travailleurs des secteurs public, parapublic et privé et mis en œuvre en concertation avec les centrales syndicales des travailleurs. Cette opération entre dans le cadre du programme présidentiel dans son volet logement sociaux. Ces 15000 parcelles qui varient entre 200 et 300 m2 sont situées à Bangoula dans la commune de Karma.

Préservation de la biodiversité : le gouvernement renforce les capacités d’action des Ugap

Parc national du w

Par Youssouf Sériba

Le gouvernement nigérien a intégré la lutte contre le dérèglement climatique au rang des priorités. Dans ce cadre, plusieurs actions sont menées afin de préserver la biodiversité nomment la protection de la faune et des aires protégées. Selon le lieutenant-colonel Hamissou Halilou Malam Garba directeur adjoint de la faune, de la pèche et des aires protégées faunique, « le gouvernement pour la première fois en 2014 et 2015 a octroyé rien qu’au secteur de la faune et des aires protégées fauniques, des allocations budgétaires respectivement de 200 millions de FCFA et 100 millions CFA en vue de faire face à toutes les pressions ». Cette subvention de l’exécutif a permet le renforcement de capacités des unités de garde des aires protégées (Ugap) dans l’exercice de leurs missions. Ainsi, ces Ugap ont été dotées en moyens matériels roulants (véhicules 4 x 4, Motos Cross, vélos, pirogues et une quantité importante de carburant) ; du matériels informatiques et technique notamment des Gps, des appareils météorologiques portatifs, des appareils photos numériques, des caméras-pièges entre autres. Ce renforcement des capacités opérationnelles a permis aux Ugap d’enregistrer des résultats importants dans la lutte contre le pâturage illégal, la pêche illégale, les feux de brousse sauvage note le lieutenant-colonel Hamissou Halilou Rappelons que le Niger a ratifié plusieurs instruments internationaux de lutte contre la dégradation de la biodiversité dont l’accord de paris.

Après la tuerie à banibangou l’Onu « appelle à mettre fin à ces actes de violence contre les civils »

©web

Par Youssouf Sériba

L’Organisation des Nations-Unies(Onu) a réagit ce jeudi à l’attaque meurtrière perpétrée le lundi 15 mars dernier à Banibangou dans la région de Tillabéry. « Ces attaques récurrentes contre des civils mettent en évidence les préoccupations croissantes en matière de protection des civils dans la région de Tillabéry, située le long de la frontière entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso » indique le communiqué Selon l’Onu, un demi-million de personnes (500 000) ont besoin d’une aide humanitaire à Tillabéry, dont 125 000 personnes déplacées et réfugiés. Il s’agit de la deuxième attaque la plus meurtrière contre des civils dans la région de Tillabéry cette année, après l’attaque du 2 janvier 2021, au cours de laquelle une centaine de civils ont perdu la vie peut-on lire dans le communiqué. Allusion faite ici aux attaques meurtrières des villages de Tchomabangou et Zaroumdareye dans le département de Ouallam ( région de Tillabéry). Rappelons que cette double attaque perpétrée le jour de la proclamation des résultats globaux provisoires du premier tour de l’élection présidentielle, a occasionné la mort d’une centaine de personnes.

Reprise des tueries dans la zone des trois frontières: le Niger pleure ses civils et le Mali voisin plaint ses fama

©web

Les tueries de civils et forces armées reprennent de plus belle dans la zone des 3 frontières nouvel épicentre l’insécurité au Sahel. Le G5 et la France disent se réjouir de la réduction des capacités de nuisances des des groupes armés non étatiques (Gane). Ces derniers refont surface, au moment 1200 soldats tchadiens sont en deoloyement dans la zone des trois frontières.

A Danari village situé dans la localité de Banibangou (région de Tillabery) 7 personnes sont exécutés le 09 mars . Ont étaient sous le choc de ce drame, lorsque le lundi 15 mars 30 ressortissants Darey-dey, de retour du marché hebdomadaire de Banibangou ont été attaqué et brûlées vifs à bord de deux véhicules 4×4 brûlés. Comme si cela ne suffisait pas, le même jour du lundi 15 mars, les Gane, aux guidons de leurs motos interceptèrent un autre véhicule 4×4 à bord duquel se trouvaient des passagers, ressortissants de Darey-darey également en provenance du marché de Banibangou. Ils trièrent 28 d’entre eux qu’ils ont exécutés sur des considérations ethniques, selon une source locale jointe au téléphone par Les Échos du Niger, confirmait dans sa narration des faits. Après ces massacres de paisibles citoyens, sur leur chemin de retour, les assaillants mirent fin à feu les greniers sur leurs chemins.

©Afp

33 soldats maliens tués le 15 mars dans la zone des trois frontières…

Le lundi 15 mars 2021, le Niger n’a pas le seul à essayer la barbarie des Gane . Au Mali sur l’axe Lelehoye – Tessit dans le cercle d’Assongo(région de Gao), un violent accrochage a opposé les forces armées maliennes (FAMA) et des terroristes qui ont pris en embuscade, un convoi des fama. Cette attaque a occasionné la mort de 33 vaillants soldats maliens, on dénombre 14 blessés. Du côté des terroristes, 20 ont été neutralisés. Suite à cette attaque tout comme le Niger, le gouvernement malien a décrété, un deuil national de 3 jours en hommage aux militaires tombés en défendant leur pays.

De l’absurdité de ces incursions qui sèment la mort…

Ce qu’il faut déplorer pour le cas du Niger, c’est que des terroristes parcourent toute une distance en provenance de leurs bases maliennes pour trier des parmi des civils des personnes à abattre sur des bases ethniques. Les responsables politiques au Niger doivent se réveiller pour que cette question sécuritaire devenue endémique ne balance pour servir des causes communautaires. Aussi, toute la lumière doit être faite pour éclairer la lanterne de l’opinion sur cet acte lâche et barbare afin de comprendre les motivations qui ont conduit à des assassinats sur des considérations ethniques, des agissements purement contraires aux vraies réalités du Niger profond. Le Niger et le Mali deux pays sous le gourou des Gane et pourtant ces deux présentent des différences conjoncturelles dans la prégnance de l’insécurité que subissent les deux pays sans compter le Burkina Faso qui où l’on peut relevé un répit dans les attaques terroristes qui ont depuis lors muté en conflits intercommunautaires.

Les différences conjoncturelles entre les portions maliennes et nigériennes de la région des trois frontières…

Au Mali, les terroristes partagent le même territoire avec les groupes armés non étatiques (Gane) ce qui permet à ces groupes d’intenter des embuscades aux fama et au contingents de la Munisma. Au Niger, le gouvernement a toujours mis en avant l’argument lequel il n’existe aucun groupe armé de quelques nature que ce soit sur le territoire. Les groupes terroristes qui attaques les citoyens nigériens sur le sol nigérien, traversent la frontière malienne pour s’en prendre aux paisibles citoyens dans la région de Tillabéry. Pour peu que nos vaillantes forces de défense et de sécurité soient appuyées de point de vue renseignements, ces forces du mal auront très peu de chance à traverser à motos des terrains vague, frapper et retourner paisiblement dans leurs bases maliennes. En fait au Niger, la situation seraient maîtrisable si les services de renseignements multiplient les efforts dans ces zones. En effet, il n’y a pas que les coups d’État sur lesquels il faut se concentrer. Il faut aussi lorgner sur ces zones pour avoir la maîtrise du terrain au profit de la lutte contre le terrorisme.

Ouallam|femmes déplacées de Tchomabangou ©Les Échos du Niger

Les populations civiles doivent être mises à contributions pour faciliter les choses. Cependant, il faut bien que les sources civiles soient très bien protégées des représailles qui empêchent très souvent les civils de collaborer. Et si toute fois, l’État trouve qu’il ne peut rien faire pour protéger, les populations civiles de cette contrée proche du Mali, que le politique permette aux villageois de se constituer en milices armées comme ce fut le cas à Tassara ou dans la région de Diffa afin de se protéger et protéger leurs bétails.

La cour des comptes renforce ses liens avec les medias

© cour des comptes

Par Youssouf Sériba

Début ce mercredi 17 mars d’un atelier de partage entre la cour des comptes et les acteurs medias. Organisé avec l’appui de l’Ong Sahel Human Voice in Gouvernance Activity( Shiga), cet atelier vise essentiellement à mieux éclairer les représentants de la presse, sur les missions et les activités et objectifs de la cour des comptes. Procédant à l’ouverture de l’atelier, le président de la cour des comptes, Narey Oumarou a rappelé le rôle peu connu de la cour des comptes dans le microcosme des institutions constitutionnelles de l’État. « La Cour des Comptes mène des activités de contrôle de la gestion des comptes de l’État, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics, des autorités administratives indépendantes ayant bénéficié de l’appui financier de l’État » a-t-il souligné. De ce fait, un travail de communication est indispensable pour améliorer la connaissance et la compréhension par le grand public des rôles et responsabilités de la Cour des comptes en tant qu’institution indépendante de contrôle des finances publiques d’où la nécessité de renforcer les liens avec les journalistes indique Narey Oumarou. Notons que la cour est composé d’un président en la personne de Narey Oumarou, d’un vice-président, de présidents de chambre, de conseillers, de Vérificateurs, d’un parquet général composé d’un procureur général, d’un premier avocat général et des avocats généraux, d’un secrétaire général, d’un greffe composé d’un greffier en chef et des greffiers. Elle établit chaque année un rapport général public sur les différents contrôles qu’elle a opéré.

Le gouvernement adopte un projet de décret pour renforcer les tribunaux en ressources humaines compétentes

illustration

Par Youssouf Sériba

Le vendredi 12 mars le gouvernement a adopté le projet de décret portant modalité d’application de l’article 5 de la loi 2020-031 du 22 juillet 2020 modifiant et complétant la loi 2018-037 du 1er juin 2018, fixant l’organisation et la compétence des juridictions en République du Niger. L’article5 (nouveau) de cette loi stipule «Les Cours, les Tribunaux de grande instance, le tribunal de commerce, le pôle spécialisé en matière économique et financière et le pôle judicaire en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée statuent en la forme collégiale. Des assesseurs avec voix délibérative complètent le tribunal du travail. En matière coutumière, des assesseurs avec voix consultative complètent la Cour de Cassation, le tribunal de grande instance, le tribunal d’arrondissement communal, le tribunal communal et le tribunal du foncier rural » Le projet de décret adopté par le gouvernement, détermine les conditions de désignation des assesseurs, les règles qui leur sont applicables dans l’exercice de leur fonction, ainsi que le montant des indemnités de vacation qui leur sont allouées.

Les Forces Armées Nigériennes (Fan) s’illustrent dans la lutte contre l’État Islamique au Grand Sahara

© com ambassade de France

Youssouf Sériba

Des éléments des Forces Armées Nigériennes (Fan) ont été décoré le vendredi 12 mars dernier par le commandant de de la force Barkane, le général Marc Conruyt. Cette distinction honorifique faite à ces éléments des Fan, est la résultante de leur bravoure et l’efficacité dont ils ont fait montre face à l’adversaire, au cour de l’opération Bourasque dans la zone des trois frontières entre septembre et novembre 2020. Prenant la parole au cour de cette cérémonie qui s’est tenue sur le tarmac de la base aérienne 101 de l’armée de l’air, le général Marc Conruyt, commandant de la force Barkane a salué la contribution décisive des Fan sur le terrain. « Soldats nigériens, votre connaissance du terrain et de l’ennemi, votre rusticité et votre résilience, votre sens de la tactique en milieu sahélien ont permis de conduire avec succès de nombreuses missions de combat au Niger comme au Mali et de porter des coups sévères à l’Etat Islamique » a-t-il souligné. Cette attitude du ‘’bon soldat dont » les éléments de l’armée nigérienne ont fait preuve, a suscité l’admiration de leurs compères des autres pays ayant prit part à l’opération. « Bravant la peur et la fatigue, vous avez harcelé sans relâche les groupes armés terroristes de Banibangou à Fana, d’Ekrafane à Tandakemi, jusqu’à Tamalat. Vous avez fait honneur à vos armées et à votre pays, et votre comportement au feu a fait l’admiration de vos frères d’armes français » indique le général Marc Conruyt. Notons que cette opération Bourasque a considérablement réduit les capacités de nuisance de l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). 1300 soldats nigériens ont pris part à l’opération aux côtés de 1600 soldats français et 300 soldats maliens.

Le directeur général de la cominak réaffirme la fermeture de mine le 31 mars prochain

© Maurice Ascani

Par Youssouf Sériba

Le directeur général de la compagnie minière d’Akouta (cominak) Moussa Souley a animé un point de presse ce jeudi 11 mars à Niamey. Cette sortie médiatique vise à réaffirmer la décision prise par conseil d’administration de la mine en octobre 2019, celle de la fermeture de la mine d’Akouta le 31 mars prochain. Le directeur général a rappelé les raisons de cette fermeture liée à l’épuisement de la mine, « l’épuisement de nos gisements dévient tous les jours une réalité de plus en plus palpable » a-t-il indiqué. En ce qui concerne le projet de fermeture Moussa Souley s’est voulu rassurant « notre vision c’est mener à bien notre projet de fermeture et de réaménagement conformément à la réglementation nationale et au recommandations internationales » insiste le patron de la mine d’Akouta. En termes clairs, ce projet de fermeture inclu la remise du sol à l’état initial avec la fermeture de trous de surface d’environ 250m, le démontage des installations d’usine et des ateliers de support, ainsi que le boisement de la surface d’exploitation. Ce projet inclue également un plan social qui prévoit des primes de départ de 20 à 50 millions de francs CFA à 600 salariés titulaires de la cominak. Cette fermeture est suivie de très près par la société civile locale qui à travers des déclarations ont demandé à la cominak le respect scrupuleux de ses engagements. De leur côté, les agents sous-traitants de la mine ont entamé en début du mois de février des mouvements de grève. Ces ouvriers au nombre de 800 exigent de la cominak leur inclusion dans le plan social de fermeture, sans quoi cette fermeture serait pour eux, « un drame social ». Selon nos sources, le dernier tir d’abattage de la mine aura lieu ce 25 mars, 43 ans après le premier abatage en avril 1978 soit 43 extraction minière.

La Coalition CAP20-21, ACC, FRC appelle à une marche pacifique

© Com mpn

Par Ismael Bagoudou

La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés étaient de nouveau face à la presse ce jeudi 11 mars pour une déclaration au siège Mpn Kiishin Kassa. Dans ce point de presse l’opposition politique réunie dans cette coalition annonce « une grande marche pacifique et démocratique le samedi 20 mars pour protester contre la répression, le déni de droit et exiger le respect des résultats sortis des urnes. À cet effet une lettre d’information a été envoyée aux autorités ». La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés ont affirmé leur soutien à la position de Mahamane Ousmane candidat au second tour de l’élection présidentielle qui se dit vainqueur de l’élection présidentielle 2e tour avec 50, 30% des voix. « En se mettant résolument du côté du peuple nigérien qui, témoin des graves manquements visant à lui confisquer son suffrage a spontanément et massivement protesté et rejeté des résultats d’une élection manifestement manipulée. La Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés réaffirment solennellement leur engagement et leur détermination à ne pas accepter nième holdup électoral », peut-on lire dans la déclaration lu par Ibrahim Yacouba président du Mpn kiichin kassa. Aussi, la Coalition CAP20-21, ACC, FRC et Alliés déplorent et dénoncent la promptitude avec laquelle certains pays et partenaires ont cru devoir se prononcer en faveur du candidat du pouvoir sur la base des résultats globaux provisoires. La coalition a par ailleurs exigé la libération de l’Autorité Morale du Moden-FA/Lumana Africa, Hama Amadou, le Général Moumouni Boureima, Abdou Maman Lokoko, Seydou Tahirou Mayaki, Tar Choukou et les centaines de personnes arrêtées lors des manifestations à l’annonce des résultats globaux par la CENI. Notons la libération ce matin de Bakari Saidou, ancien député du Moden Fa Lumana détenu à la prison de kolo depuis mai 2016. Dans cette libération on peut y voir une volonté de décrispation de la part du régime.

Environ 2 milliards recouvrés par la Halcia à l’issue d’un contrôle des régies financières

© Les Échos du Niger

Par Ismael Bagoudou

Le président de la Haute Autorité de Lutte contre la corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) Gousmane Abdourahamane a aminé un point de presse ce mercredi 10 mars. Cette sortie médiatique est relative aux résultats obtenus dans le cadre des opérations de mobilisation des recettes internes de l’État et les perspectives. Le contrôle a été opéré au niveau des recettes fiscales, les recettes non fiscales et les recettes douanières. C’est ainsi pour les exercices budgétaires 2019 et 2020 « au niveau de certaines recettes contrôlées des manquements ont été constatés dans la gestion des valeurs de caisse et de la perception des droits d’enregistrement. En matière d’enregistrement des marchés publics, les dispositions législatives et règlementaires ne sont pas toujours respectées surtout au niveau de la perception des droits, des pénalités et du respect de la compétence territoriale » a fait savoir le président de la Halcia.

©Les Échos du Niger

« En ce qui concerne les droits éludés, les montants mis en évidence s’élèvent à 517 228 280 FCFA sur lesquels un recouvrement de 31 315 212 FCFA a été opéré », selon Gousmane Abdourahamane au cours du point de presse tout en notifiant que la poursuite des investigations. En ce qui concerne les recettes non fiscales de la période 2018-2020 sur la première phase de l’opération réalisée « plusieurs structures restent redevables sur plusieurs années des montants importants au titre des redevances diverses, des recettes ont été perçues mais reversées au trésor, certains droits prévus par les textes en vigueur n’ont pas été perçues, des opportunités de perception des droits existent mais non exploitées » averti le président de la Halcia. sur ce point, le montant recouvré s’élève à 1 988 256 398 FCFA. Gousmane Abdourahamane a réitéré l’ engagement à poursuivre les actions tendant à renforcer les capacités des services de recouvrement à mobiliser de façon optimale les ressources financières.

“je suis vainqueur au 2nd tour de l’élection présidentielle avec 50.30%”

© Échos du Niger

Par Ismael Bagoudou

Dans un point de presse aminé ce lundi 8 mars 2021 à Niamey, Mahamane Ousmane, candidat au second tour à l’élection présidentielle a déclaré qu’il est « sans aucun doute » le gagnant de l’élection présidentielle second tour. Le candidat du Rdr est revenu sur le déroulement du scrutin, « des fraudes, du vol, des bourrages d’ urnes » ont été observés preuves à l’appui à fait savoir Mahamane Ousmane. « J’ai soumis des recours, j’ai fourni des éléments suffisants, objectifs, documentés, il y a des éléments factuels qu’on a eu à fournir et quand j’ai déclaré les 50.30%, je ne les ai pas inventé. Je vais vous le dire sans violer évidement le secret de l’instruction que la cour doit faire pour instruire le dossier qui lui sont soumis, sur la base de ce dont je dispose, c’est ne sera pas 50.30% que j’aurai, mais c’est beaucoup plus », martel le candidat de l’opposition Mahamane Ousmane. L’ancien président de la République a fustigé les messages de félicitation de certains pays adressés à Bazoum Mohamed, selon lui, les auteurs de ces messages doivent se garder de prendre position. Mahamane Ousmane d’ajouter « Les actes d’iniquité d’injustice sont les causes de frustration et de la frustration nait la révolte, et de la révolte nait les débordements, les troubles, l’insécurité et de l’insécurité nait l’instabilité ». Enfin Mahamane Ousmane a demandé la libération de tous les détenus arrêtés et incarcérés dans les prisons lors des récentes manifestations suite à la proclamation des résultats globaux provisoires par la commission électorale indépendante CENI.

Le président Issoufou grand invité du forum virtuel du secteur privé africain

© Com présidence

Par Youssouf Sériba

La chambre panafricaine de commerce et d’industrie en collaboration avec la commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) tient depuis ce lundi un forum virtuel du secteur privé du continent. Placé sous le thème « réparer les erreurs de la pratique des affaires en Afrique » ce forum réuni environ 200 investisseurs africains. Durant les 5 jours que dureront ce conclave virtuel les acteurs du secteur privé africain vont échanger sur différents sujets en lien avec le commerce intra-africain. C’est ainsi que le président de la République Issoufou Mahamadou a été invité à ce forum en sa qualité de champion du libre échange continental mais aussi de champion de l’industrialisation de l’Afrique. N’ayant pas pu prendre part de lui-même à ce forum virtuel, c’est son directeur de cabinet Foumakoye Gado qui a livré le discours du chef de l’État. Dans ce discours le président Issoufou est revenue sur l’impact qu’aura la zone de libre-échange continental Zlecaf sur les échanges commerciaux en Afrique. « Le commerce intra-africain, revigoré par la suppression progressive des droits de douane permettra alors aux entreprises et au secteur privé africains de négocier plus facilement sur le continent, de répondre aux demandes du marché africain en pleine croissance et de profiter des divers avantages qu’il pourrait offrir. D’ailleurs, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) confirme que la ZLECAf pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3 % en éliminant les droits de douane à l’importation, et même le doubler si les obstacles non tarifaires sont également réduits » a souligné le président Issoufou dans son discours. Pour rappel, la ZLECaf couvrira un marché de 1,2 milliards de personnes représentant un produit intérieur brut de 2 500 milliards. Elle permettra à l’Afrique d’être à l’horizon 2050 la plus grande zone de libre-échange du monde avec un marché de 2,5 milliards de personnes, soit 26% de la population mondiale.

Le Premier Ministre Birgi Rafini lance les travaux du Barrage hydroagricole Kaoura-Foga

©Ministère de l’agriculture

Par Ismael Bagoudou

Le Premier Ministre Birgi Rafini a procédé ce lundi 8 mars au lancement des travaux du barrage hydroagricole Kaoura-Foga à Badaguichiri et Allakaye dans les départements d’Illela et Bouza région de Tahoua. D’un coût global estimé à 5 000 000 000 de FCFA cet ouvrage est le financé par le gouvernement avec l’appui de la République fédérale d’Allemagne. « Il y a des décennies que les populations attentent cet ouvrage. Le président de la République, vous savez qu’il tient énormément à la réalisation des objectifs liés à la sécurité alimentaire … et là c’est une des applications de l’initiative 3N », a indiqué le Premier Ministre Birgi Rafini lors de la cérémonie de lancement. Une fois la mise en œuvre de ce projet va résoudre le problème de mobilisation de l’eau, favoriser l’agriculture avec la mise en valeur de 400 ha de terre, l’élevage, ainsi qu’à la restauration de l’environnement avec 2 000 000 m3 de retenue d’eau souligne le ministre de l’agriculture et l’élevage Issouf Barkaï. Notons que la cérémonie à vu la présence de la Chargée d’Affaires de l’Ambassade d’Allemagne au Niger, Mme Christine Plastrotmann qui a félicité le gouvernement nigérien pour « les multiples actions en faveur de la sécurité alimentaire » au profit des populations.

50 nouveaux magistrats intègrent le corps de la magistrature

M.sada

Par Youssouf Sériba

« Impartialité », c’est le nom de la deuxième promotion d’auditeurs de justice de l’Ecole de Formation Judiciaire du Niger(Efjn). Les 50 auditeurs de justice que compose cette promotion ont reçu ce jeudi 4 mars leurs parchemins après deux(2) années de formation à l’Efjn. Déroulée sous présidence du garde des Sceaux Marou Amadou, cette cérémonie de remise de diplôme a vu la présence des représentants d’institutions judiciaires, et des partenaires de l’Efjn dont l’Union européenne et l’ambassade de France. Cette cohorte de 50 jeunes magistrats permettra d’améliorer conséquemment l’offre et la qualité de service à souligné le garde des Sceaux dans son allocution au cours de la cérémonie. Marou Amadou d’ajouter « l’État se fera le devoir de poursuivre ses efforts de formation et de mise du cadre de travail à travers l’opérationnalisation progressive des juridictions créées afin d’assurer à moyen terme un maillage total du territoire ». Le ministre de la justice n’a pas manqué d’appeler aux nouveaux magistrats à « ne céder à aucune influence, ne pas se mette en situation de conflit d’intérêt, tenir la balance de la justice entre les parties et départager uniquement en référence au droit » afin d’honorer le sens et la porté du qualificatif nominateur de leur promotion. A titre de rappel le Niger compte en 2019, 400 magistrats reparti dans les différentes juridictions à travers le pays.

Le prix Mo Ibrahim pour le leadership africain attribué au président Issoufou Mahamadou

com présidence

Par Youssouf Sériba

Après trois années sans lauréat, le prix Mo Ibrahim pour le leadership et l’excellence en Afrique est décerné au chef d’État nigérien Issoufou Mahamadou. Le président de la République du Niger devient ainsi le 7e chef d’État africain a être honoré de cette prestigieuse distinction, après Joaquim Chissano du Mozambique et Nelson Mandela de l’Afrique du Sud en 2007,Festus Mogae du Botswana en 2008, Pedro Pires du Cap Vert en 2011,Hifikipunye Pohamba de la Namibie en 2014, et Ellen Johnson Sirleaf du Liberia en 2017.Le prix Mo Ibrahim décerné au président Issoufou Reconnaît et célèbre les chefs d’État africains qui, dans des circonstances difficiles, ont développé leur pays et renforcé la démocratie et les droits de l’homme pour le bien commun de leur peuple, ouvrant la voie à une prospérité durable et équitable. Par ailleurs, ce prix met en évidence des modèles exceptionnels pour le continent veille à ce que le continent africain continue de bénéficier de l’expérience et de la sagesse de dirigeants exceptionnels une fois qu’ils ont quitté leurs fonctions nationales, en leur permettant de continuer à occuper d’autres fonctions publiques sur le continent.

Élu à la tête du Niger en en 2011 après une vingtaine d’années passés à l’opposition, Issoufou Mahamadou a été reconduit à la magistrature suprême au terme de son premier mandat avec plus de 92% des suffrages. Durant les dix (10) années passées à tête du Niger Issoufou Mahamadou s’est particulièrement illustré dans le renforcement et la consolidation des institutions du pays qui est en passe de connaître sa première alternance pacifique. Au niveau africain le chef d’État nigérien a marqué son leadership a travers une contribution remarquable à l’intégration du continent, et la lutte contre le terrorisme. Il a conduit le dossier de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continental (Zlecaf) le plus vaste projet économique du continent avec les félicitations de ses pairs du continent. L’attribution de ce prix qui au-delà de la personne de Issoufou Mahamadou honore le Niger, intervient dans un contexte particulier, marqué par des tentions post- électorales. Des troubles ont éclaté dans le pays suite à la proclamation des résultats globaux provisoires de l’élection présidentielle 2e tour tenu le 21 février dernier. Ces résultats donnent Mohamed Bazoum dauphin du président Issoufou vainqueur avec 55, 75% des voix face au candidat de l’opposition Mahamane Ousmane qui conteste les résultats.

Une nouvelle fondation pour la protection de l’environnement au Niger

Illustration

Par Youssouf Sériba

«Sheikh Bin Nasser Bin Hamed Althani», c’est le nom de la nouvelle fondation qui œuvre pour la protection et la sauvegarde de l’environnement au Niger. La fondation a ouvert ses portes ce vendredi 5 mars au cours d’une cérémonie en présence des autorités. Selon le président de la fondation Mohamed AL Kadi « L’objectif principal de la fondation Sheik Faisal Bin Hamed Althani est la préservation de l’environnement particulièrement la faune. Nous nous investirons également à soutenir les populations défavorisées par un appui durable dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité alimentaire dans nos zones d’intervention » a-t-il souligné. Joignant l’acte parole juste après l’inauguration de ses locaux, la fondation, a procédé à un don de quatre (4) ambulances au profit du ministère de la santé pour appuyer les efforts de l’État pour une meilleure santé des populations. Le ministre de la santé Ahmed Boto a au nom du gouvernement remercié la fondation Sheikh Bin Nasser Bin Hamed Althani pour ce don qui « contribuera sans nul doute à l’amélioration de la santé des populations ». Ahmed Boto a d’ores et déjà annoncé que les 4 ambulances seront toutes affectées aux centres de santé en zones rurales où le besoin en ambulance est plus pressent.

L’opposition politique exige la libération de Hama Amadou

© Échos du Niger

Par Ismael Bagoudou

Dans une déclaration rendue publique dans l’après-midi du mardi 09 mars 2021, la coordination régionale de la CAP 20/21, ACC, FRC et Alliés de Niamey ont dénoncé l’arrestation de certains leader de l’opposition suite aux manifestations violentes qui ont éclaté après proclamations des résultats globaux de l’élection présidentielle 2nd tour. « Cette fois-ci encore, comme à chaque fois qu’ils sont acculés à raison par le peuple souverain, la victime expiatoire, le souffre- douleur, celui dont les droits en tant que citoyen Nigérien d’origine au cours de la décennie de ce régime calamiteux ont été systématiquement bafoués, se retrouve otage de cette vague préméditée de représailles politiques. SEM Hama Amadou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, après avoir prouvé à la face du monde le caractère mensonger des propos développés sournoisement par le Ministre de l’Intérieur sur les médias, fut déporté à la prison civile de Filingué. Monsieur ALKACHE ALHADA tranche ainsi cette grave question en lieu et place de la justice violant allégrement la loi fondamentale qui consacre clairement la séparation des pouvoirs » peut-on lire dans la déclaration de l’opposition. « plus de 300 jeunes violentés et arrêtés, loin des regards du monde, car toute connexion internet fut interrompue » rapporte la coordination régionale de la CAP 20/21, ACC, FRC et Alliés de Niamey qui défonce des « atteintes graves à la démocratie et aux droits humains », et appelle à une mobilisation sans précèdent pour instaurer un cadre démocratique au Niger.