Inauguration du marché moderne de Tahoua, un joyau architectural de haut standing

Par Youssouf Sériba

Le président de la République Issoufou Mahamadou, a inauguré ce vendredi 19 février 2021, le marché moderne de Tahoua, une infrastructure de grande envergure qui vient ainsi renforcer et redynamiser l’économie de la région. Ce marché moderne qui a ouvert ses portes ce vendredi, a été bâti sur les décombres de l’ex grand marché de Tahoua victime d’un incendie qui a mis à genou des centaines de commerçants il y’a de cela un peu plus d’un an. Des acteurs économiques qui après un(1) an d’incertitudes sont heureux de retrouver leur espace de commerce rénové. D’un cout global de plus de 20 milliards de francs, le désormais marché moderne de Tahoua est composé de 1317 boutiques d’une surface moyenne de 9 m2, un bloc administratif constituée de 12 bureaux en R+1, un hangar central de 2000 m2, trois(3) blocs sanitaire et une mosquée de 190 places.

vue des boutiques marché moderne de Tahoua

Sur le plan assainissement le marché moderne de Tahoua est doté de caniveaux d’une capacité de 2800 ml, un canal fermé de 359 ml, 24584 m2 de pavage, un boulevard facilitant l’entrée et la sortie automobilistes, un parking de stationnement de 224 places. Les travaux de construction de ce marché menés par l’entreprise Sogea-Satom sur 12 mois ont permis de créer plusieurs centaines de d’emplois pour les jeunes de l’Ader.

Maman Waziri © Les Échos du Niger

« Ce majestueux ouvrage permettra non seulement une amélioration significative des recettes fiscales de la région mais contribuera sans conteste à l’embellissement de la ville » a noté dans son discours, le ministre des domaines, de l’urbanisme et du logement, Waziri Maman qui a suivie avec soins l’exécution des travaux de construction du marché. Waziri Maman d’attirer l’attention des commerçants et les autorités responsables du marché pour sa gestion efficace et efficiente, « construire une infrastructure de qualité est une chose, la gérer, l’entretenir et l’exploiter dans des conditions optimales est une autre » a-t-il déclaré. A ce sujet, une rencontre va réunir dans les tout prochains jours les syndicats des commerçants, le ministère du commerce et de la promotion du secteur privé, la chambre de commerce et les différents responsables gérants du marché. Cette réunion va déterminer un modèle de gestion de ce marché moderne conformément aux recommandations du ministre de l’Equipement et de l’Urbanisme. Cette réunion va également se pencher sur l’attribution des boutiques non encore occupés car en effet, une partie du marché est déjà en activité depuis quelques mois.

© Les Échos du Niger

Dans un point de presse animé après l’inauguration suivie de la visite guidée de l’enceinte du marché, le président de la République a indiqué « ce marché est le troisième marché moderne après celui de Maradi et de Zinder construites dans le cadre du programme de renaissance. Cela est un témoin du processus de transformation de notre pays » souligne le chef de l’Etat. Du coté des commerçant et de la population de Tahoua de façon générale, la joie et la satisfaction se lie sur tous les visages et l’accueille réservé au président de la République est digne des grands jours.

Commerçant de Tahoua © Les Échos du Niger

Abdoul Salam Issoufou jeune commerçants nous livre ses impressions « nous sommes très content de la construction de ce complexe qui nous permet aujourd’hui de développer nos activités dans un espaces très confortable avec toutes les commodités. Nous avions eu beaucoup de doute au tout début lorsqu’il nous a été demandé de céder les lieux pour le chantier, nous avions cru que ce projet n’aurai jamais lieu mais nous avions eu tort car en un temps records avons été doté de ce joyau, nous sommes fière du chef de l’Etat, notre seul inquiétude à présent concerne l’attribution juste des boutiques » déclare le vendeur de chaussures femme. Notons que la contribution de ce marché a été financé sur fond propre de l’État. Du reste le volet assainissement et entretien requiert un peu plus de 3 milliards qui sera financé par la Boad et la Badea.

Le président Issoufou inaugure 140 km de route entre Madaoua et Tamaske et lance les travaux de 65 km de bitumage

© Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

Le président de la République Issoufou Mahamadou à procédé ce samedi 20 février à l’inauguration de la route Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské. D’un coût global de 13,05 milliards dont 784 475 000 millions de FCFA pour les prestations de contrôle, les travaux de cette route ont été financés à plus de 92% par la banque ouest-africaine de développement (Boad). Des travaux de construction qui ont été lancés en février 2015 avec une durée de 38 mois et 300 emplois générés. Joignant l’utile à l’agréable, ce projet a intègré également la construction d’un Centre de santé (CSI) de type 2, la plantation de 2000 unités d’arbres d’alignement et 2 postes de péage.

©Com présidence de la république

Faisant d’une pierre deux coups, juste après l’inauguration de cette route Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské, le président de la République a procédé au lancement des travaux d’aménagement et de bitumage des tronçons Tamaské-Tahoua et Tamaské-Mararaba. D’une longueur totale de 65 km, ces travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant de 23,6 milliards de FCFA. Prenant la parole à la cérémonie, le ministre de l’équipement par intérim Ahmet Jidoud souligne, « la réalisation de ces deux projets (Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské, et Tamaské-Tahoua et Tamaské-Mararaba) s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de désenclavement interne du Programme de Renaissance, et témoigne de l’intérêt que le Président Issoufou Mahamadou porte à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Cette route Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské va apporter un soulagement aux populations notamment les marechers qui ont des difficultés d’écoulement de leur produit du fait du manque d’infrastructures de qualité. Ce problème à présent résolu » a souligné pour sa part Bachir Abba Nakora directeur régional des routes, « les populations doivent préserver cette route des actes de vandalisme afin que qu’elle leur serve le plus longtemps possible » a-t-il indiqué.

Marecher de Tamaské ©Les Échos du Niger

Ibrahim Abouba, un marecher venu assisté à la cérémonie d’inauguration évoque lui aussi l’importance de cette route « je pratique le maréchage depuis plus vingt (20) ans. Avant la construction de cette route nous avions beaucoup de mal à accéder aux débouchés commerciaux. Par exemple l’oignon que nous produisons, le sac de 100 kg se vent à 60.000f dans les marchés de Madaoua, ici nous le bradons à 25.000f parce-que le coût de transport pour se rendre à Madaoua était trop élevé à cause de l’État de la route. Aujourd’hui nous acheminons nos produits nous même à Tsernaoua et Madaoua et nous réalisons des bons chiffres d’affaires » conclue le marécher. On comprends ainsi l’accueil exceptionnel que les populations de Tamaské ont réservé au président de la République à cette cérémonie d’inauguration. Rappelons que depuis une semaine le président Issoufou Mahamadou qui passera le témoin le 2 avril prochain, multiplie inaugurations et lancement d’infrastructures à travers le pays. Après lancement des travaux de la route Tanout-Tiguidit à Zinder le 17 février, le chef de l’État à procédé à l’inauguration du 3e pont de Niamey baptisé pont Seyni Kountché. Le lendemain, il s’est rendu à Tahoua où il a procédé à l’inauguration du marché moderne de Tahoua avant de se rendre le 20 février à Tamaské pour l’inauguration de la route Madaoua-Bouza-Keita-Tamaské et le lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Tamaské-Tahoua et Tamaské-Mararaba.

21 février : un scrutin apaisé et 7 agents électoraux morts dans une exploitation

Le scrutin présidentiel 2e s’est déroulé ce dimanche 21 février sur l’ensemble du territoire national. L’écrasante majorité des 26 000 bureaux de vote répartis dans les 8 régions du Niger ont ouvert leur porte à 8 heures selon les différents mission d’observation du Niger. L’enjeu est de taille. Il s’agit d’assurer la première transition démocratique du pays. En effet, le Président de la république, son excellence Issoufou Mahamadou a décidé de ne pas se présenter au terme de ses deux mandats. Ce dernier après avoir accompli son devoir civique dans le bureau de vote numéro 001 a manifesté sa satisfaction.

« Je suis fier d’être le premier président démocratiquement élu de notre histoire à pouvoir passer le relais à un autre président démocratiquement élu, c’est un événement majeur dans la vie politique de notre pays », a -t-il affirmé à cet effet. Que ce soit à Dosso (sud-est), à Diffa (est) ou encore à Bilma (extrême nord-est), ils étaient nombreux à se rendre dans les bureaux de vote très tôt pour choisir le prochain président de la République. Toutefois, à Niamey, la mobilisation était relativement faible à la mi-journée. Le scrutin se déroule sous la supervision de 7000 observateurs aussi bien nationaux qu’internationaux. Rappelons que depuis le début du mois de décembre 2020, les électeurs nigériens sont appelés aux urnes. Dans un premier temps pour choisir leurs élus locaux le 13 décembre puis dans le cadre du premier tour des élections présidentielles le 27 décembre. Le 2e tour de ce scrutin qui se déroule ce 21 février permettra de départager, Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir et l’ancien président de la République Mahamane Ousmane. Même si en général le vote s’est déroulé dans la sérénité toutefois, 7 agents de la CENI ont trouvé la mort dans la commune de Waraou située dans le département de Gothèye(région de Tillabery) situé dans la région de Tillabery. Le véhicule transportant ces 7 agents électoraux de la Ceni a explosé sur une mine, faisant par la même occasion 3 blessés graves. Très présent dans cette région, les Forces de défense et de sécurité se sont immédiatement transportées sur les lieux du drame. Dans le même registre, on apprend que la journée a été émaillée de violences à plusieurs endroits de la région. Ainsi à Bankilaré, deux bureaux de vote ont été saccagés par des individus armés venus à motos. Comme butin, ils ont emporté un véhicule 4×4 appartenant au parti au pouvoir et kidnappé le chauffeur. À Banibangou, ce sont des heurts qui ont été signalés entre militants de partis politiques rivaux. Cette situation a conduit plusieurs bureaux de vote se trouvant dans la zone à décider de la suspension des opérations de vote. Située dans la zone dite des trois frontières, la région de Tillabery est confrontée depuis de nombreuses années aux attaques terroristes du groupe État islamique.

Lancement des travaux de réhabilitation de la route Tanout-Tiguidit pour 93,6 Milliards Fcfa

© Com présidence de la République

Par Youssouf Sériba

Le président de la République Issoufou Mahamadou a procédé le mercredi 17 février aux travaux de réhabilitation de la route Tanout(Région de Zinder)-Tiguidit( Agadez). D’un montant de 93, 6 milliards financé par la banque mondiale, les travaux de réhabilitation de cette importante infrastructure routière de 226 km, permettra d’améliorer la connectivité et la sécurité routière la région de Zinder et celle d’Agadez. En plus de faciliter l’accès aux services sociaux de base dans la région (centre de santé, école, marché communautaire), « l’avènement de ce projet contribuera sans nul doute à améliorer la compétitivité et le développement de nos entreprises locales à travers la réduction des coûts de facteurs notamment le transport » a indiqué le ministre de l’Equipement par intérim Ahmat Jidoud. De son côté le gouverneur de la région de Zinder Moussa Issa a rappelé « la route Tanout-Tiguidt est un maillon important de la route transsaharienne Alger- Lagos sur environ 4800 Km et facilitera la circulation des personnes et des biens sur cet axe qui, de par les statistiques engendre plus de 3 milliards de chiffres d’affaire journaliers ». cette cérémonie de lancement de travaux a été marquée par la présence des députés nationaux, des présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement, ceux du corps diplomatique et des représentants des organisations internationales et les chefs coutumier et religieux. Notons que le président de la République après ce lancement des travaux de la route Tanout -Tiguidit, et l’inauguration ce matin du 3e pont de Niamey sera à Tahoua Ce 19 février pour l’inauguration du marché moderne de Tahoua.

Lettre d’interpellation aux candidats à la présidence de la République du Niger, pour qu’ils s’engagent publiquement à intégrer dans leurs programmes électoraux les questions liées à l’accès aux informations et aux services de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) de qualité pour tous les jeunes, adolescentes et adolescents.

Jades ll Ssraj

En concourant à l’élection présidentielle, vous manifestez votre désir de servir vos concitoyens et concitoyennes. A l’heure où certains et certaines sont tenté.e.s par la résignation, cette volonté d’œuvrer pour le bien commun est une bonne nouvelle. C’est avec un immense honneur que nous, jeunes et adolescent.e.s, membres de douze (12) organisations, réseaux, associations et mouvements de jeunesse issus de la société civile du Niger, présent.e.s sur toute l’étendue du territoire, sommes réuni.e.s pour vous adresser cette lettre ouverte. Porter à votre connaissance la situation difficile que vivent les adolescent.e.s et les jeunes quant à leurs Droits et Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) ici au Niger et obtenir de votre part un engagement à nous accompagner pour changer la situation, est pour nous un acte citoyen fort. En tant que candidats à la présidence de la République du Niger, vous avez un rôle particulier à jouer pour la santé des adolescent.e.s et des jeunes, qui sont le futur de la nation. Nous, jeunes leaders, nous connaissons le terrain et les jeunes nigériens et nigériennes. Les statistiques nationales et nos nombreuses activités à travers le pays avec nos pairs, nous permettent d’affirmer que l’accès à des informations et à des services de qualité et adaptés en matière de Droits et Santé Sexuelle et Reproductive des adolescent.e.s et des jeunes (DSSRAJ) est à ce jour préoccupant. Au Niger, les jeunes de 10-24 ans représentent 32% (1) de la population totale et les moins de 15 ans représentent 50% (1) de la population totale. Cependant, bien que nous soyons le tiers des nigériens et nigériennes, nous manquons de connaissances et les services de l’État ne répondent pas à nos besoins. En effet, les études montrent par exemple, que seulement 14,1% (1) des femmes de 15 à 24 ans et 25,4% (1) des hommes de 15 à 24 ans ont un niveau de connaissances approfondi de la transmission du VIH/SIDA. Elles montrent aussi qu’uniquement 19,6% (2) des femmes de 15 à 49 ans situent la période de fécondité́ au milieu du cycle entre deux périodes de règles. Pourtant, avoir des informations justes et adaptées sur les IST, VIH-Sida et les moyens de s’en prévenir ainsi que comprendre et connaître son corps, est primordial pour faire des choix éclairés pour sa santé et la construction de la vie. Les indicateurs montrent également que les adolescentes et les jeunes femmes en union ont un besoin en planification familiale non satisfait (3) (13,1 % (2) pour les 15-19 ans et 18,4 % (2) pour les 20-24 ans) et que peu de femmes ont reçu les informations utiles qui permettent l’utilisation dans les meilleures conditions des méthodes de planification familiale … Les raisons à cela sont nombreuses : tabous autour de la sexualité, pesanteurs socioculturelles et religieuses importantes, zones rurales peu et mal informées sur les DSSRAJ, manque de connaissances et/ou de moyens pour accéder aux services de santé, manque d’espaces de paroles sûrs, méconnaissance des lois et décrets qui doivent les protéger … Des avancées ont été faites ces dernières années en faveur de la SSR des jeunes, des adolescent.e.s ainsi que pour les droits des femmes et des filles par les autorités et les acteur.rice.s travaillant sur les DSSRAJ au Niger (la loi SR de 2006 et son décret d’application 408 de 2019, la loi SAJ(4), l’élaboration d’un plan d’action opérationnel budgétisé pour la Planification Familiale (PF) pour les années 2019-2020 avec une implication effective du réseau des jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour la SR/PF, l’engagement d’affecter 15% du budget du PANB pour les activités ciblant les jeunes, les adolescentes et les adolescents(5)…). Mais aujourd’hui il reste encore beaucoup à faire et nous avons besoin de vous. Contribuer à ce que nous ayons accès à des informations fiables sur les DSSRAJ et sensibiliser les populations est crucial pour que nous puissions faire des choix éclairés pour notre santé et notre avenir.

Discours du président de la Halcia à la cérémonie de mise en place de l’observatoire de L’Election présidentielle 2e tour du 21 Février.

©Halcia

– Mesdames et Messieurs les Commissaires de la HALCIA ;

– Monsieur le Président de Transparency International Niger ;

– Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de la société civile ;

– Mesdames et Messieurs les représentants des médias ;

– Mesdames et Messieurs, les représentants des organisations féminines et de jeunesse ;

– Mesdames et Messieurs,

Votre présence parmi nous ce matin témoigne de l’intérêt tout particulier que vos structures accordent aux questions touchant à la lutte contre la corruption en général et à la crédibilisation du processus électoral en cours dans notre pays, en particulier.

Je voudrais donc vous exprimer toute notre reconnaissance pour avoir accepté de constituer avec nous, un observatoire pour l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021. Comme vous le savez, la bonne tenue des élections est une condition indispensable à la stabilité des institutions et à la paix sociale. C’est pourquoi la HALCIA conformément à ses missions de prévention a décidé de mettre en place en relation avec vos structures cet outil de veille et de surveillance des élections.

Je voudrais en particulier vous engager à agir sur le terrain avec impartialité, objectivité et responsabilité afin de relever les dysfonctionnements et autres pratiques corruptives de nature à entacher la crédibilité des votes.

Mesdames et Messieurs, Pour assurer une meilleure surveillance des élections, la HALCIA a élaboré un guide pratique de l’observation des élections en s’inspirant du code électoral nigérien et des bonnes pratiques communément admises en matière d’observation des élections.

Au cours de cette même session ce guide fera l’objet d’échanges afin que chaque observateur saisisse la mesure de ses missions et responsabilités. Je vous demande par conséquent de participer activement aux échanges et de poser éventuellement toutes les questions utiles à la bonne exécution du travail sur le terrain.

L’observatoire que j’ai l’honneur d’installer solennellement ce matin couvre les huit (8) régions de notre pays à travers seize (16) localités. C’est le lieu ici de remercier très sincèrement les responsables de la CENI pour la diligence employée dans la délivrance des accréditations à nos observateurs.

Je ne doute pas que cette même dynamique sera observée avec les représentants de la CENI sur le terrain, afin qu’ensemble, nous contribuons à l’atteinte de notre objectif commun c’est-à-dire des élections libres, transparentes, apaisées et exemptes de pratiques corruptives. Mesdames et Messieurs, Au cours de cette session vous aurez également à échanger sur les enjeux liés à la corruption en période électorale sous la forme d’éléments de sensibilisation destinés aux membres des commissions électorales et des bureaux de vote afin de placer chacun devant sa responsabilité d’acteur central dans le bon déroulement des élections. Mesdames et Messieurs, En choisissant vos structures pour être membres de notre observatoire, la HALCIA sait qu’e

lle peut compter sur les valeurs d’intégrité que vous portez. Par conséquent, je reste convaincu que les missions à vous confiées seront conduites avec abnégation et professionnalisme. Sur ce, je déclare mis en place, l’observatoire de la HALCIA pour l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021. Je vous remercie de votre aimable attention.

Entretien entre le Chef de l’État et le président de la Commission de l’Uemoa plusieurs questions abordées

Présidence de la République

Par Youssouf Sériba

De passage à Niamey, le président de la commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-africaine (Uemoa), le nigérien Abdallah Boureima a rencontré le président de la République Issoufou Mahamadou le vendredi 12 février. L’état de l’union, et le processus électoral au Niger sont entre autres sujets abordés par les deux hommes. L’institution sous régionale confrontée à de crises sécuritaire, sanitaire et économique se bat pour résister et traverser ces crises souligne le président de la commission de l’Uemoa. « la commission de l’UEMOA, avec les gouvernements, et les partenaires techniques et financiers s’attèlent à apporter des solutions à court et moyen termes afin d’atténuer les conséquences dommageables de cette triple crise notamment au niveau social » a indiqué Abdallah Boureima à la presse à sa sortie d’audience. S’agissant du processus électoral, «J’ai saisi l’opportunité pour féliciter le Président de la République SEM Issoufou Mahamadou pour la qualité de l’organisation du processus électoral en cours au Niger depuis le mois de décembre et qui sera clos le 21 février 2021» a fait savoir le président de l’Uemoa. Pour rappel l’ancien ministre nigérien de l’économie et des finances Abdallah Boureima a été élu à la tête de l’Uemoa en avril 2017 après une rude bataille diplomatique entre le Niger et le Sénégal.

Aménagement routier : bientôt la fin du calvaire dans les évacuations sanitaires vers l’hôpital de référence

vue hôpital de référence n2j

Par Ismaël Bagoudou

L’annonce a été faite lors du conseil des ministres du vendredi 12 février 2021 de l’attribution d’un marché public pour les travaux d’aménagement et bitumage de la voie d’accès à l’hôpital Général de référence de Niamey y compris le drainage des eaux au ravin de koiratégui. C’est un marché d’un montant de trois milliards cinquante-quatre millions quatre cent trente-huit mille trois cent quatre-vingt seize (3 054 438 396) francs CFA, pour un délai moyen d’exécution de six (06) mois. Pour rappel, l’hôpital Général de référence de Niamey a été inauguré officiellement le mardi 2 août 2016 par Le Président de République du Niger Issoufou Mahamadou. Construit à hauteur de 44 milliards grâce à la coopération chinoise, cet hôpital qui a pour vocation d’être un centre hospitalier de référence aux formations sanitaires, délivre des soins et services principalement tertiaires aux malades internes et externes. Mais il se trouve que la principale voie d’accès latéritique de cet hôpital cause un véritable problème pour les usagers notamment en ce qui concerne les évacuations sanitaire, surtout en période pluvieuse. Ces travaux une fois réalisée seraient un soulagement pour les usagers.

Trouble à l’ordre public : le procureur Sayabou brandi le code pénal(art.102, 171)

web

Par Youssouf Sériba

Dans un communiqué publié ce lundi 15 octobre, le procureur de la République Maman Sayabou Issa dit suivre avec attention la campagne électorale du 2e tour. Le procureur de la République près du Tribunal Grande instance « rappelle une fois de plus aux acteurs politiques, à la société civile, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens que l’article 102 du code pénal puni d’une peine d’emprisonnement d’un (1) à cinq ans (5) ainsi que interdiction de séjour tout acte de discrimination raciale ou ethnique de même que toute propagande nationaliste, toute manifestation contraire à la liberté de conscience et à la liberté de culte susceptible de dresser les uns contre les autres » peut-on lire dans le communiqué. Dans la même lancée, Maman Sayabou met en garde contre l’article 171 du même code qui puni d’une peine d’un(1) à six(6) mois d’emprisonnement avec une amande de 50.000f à 500.000f ou l’une des deux peines « quiconque aura publiquement, par des paroles ou écrits, chercher à jeter le discrédit sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ». Ce communiqué du parquet, même s’il n’a pas été du goût de nombre de citoyens pourrait tempérer les ardeurs des trouble-fêtes. Après la menace que le débat autour de la nationalité du candidat du Pnds Mohamed Bazoum a fait pesé sur l’ordre public et la sérénité de la campagne le pays demeure sous la menace d’un processus électoral à l’épilogue incertaine. La campagne du 2e tour sensé être un Grand Débat entre deux hommes et leurs projets de société, se mue en un clash etno-régionaliste sur fond de menaces, diffamations de part et d’autres et fake news. Ce communiqué du parquet, serait de bonne fois, servira de garde-fou pour l’ordre public et la stabilité. L’un dans l’autre le procureur annonce que tous les propos incriminés sont répertoriés et les auteurs identifiés et répondrons de leurs actes si ces propos sont suivis d’effet.

Relogement des sinistrés : 1754 parcelles en cours de viabilisation pour accueillir les ménages.

Rive droite août 2020

Par Youssouf Sériba

Les sinistrés des inondations de la saison pluvieuse 2020 quitterons les camps de logements provisoires. Selon Boubacar Soumana responsable en charge du relogement des sinistrés, 1754 parcelles de 250 m2 chacune déjà aménagées seront bientôt disponibles pour accueillir les ménages sinistrés de Harobanda. Ces parcelles en cours de viabilisation seront attribués aux ménages sinistrés préalablement recensés par le comité de relogement rassure le colonel Boubacar Soumana. Depuis les inondations de juillet et août 2020 ce sont plus de 900 ménages des quartiers, Lamordé, kirkissoye et Saga sont déplacés des terrains inondés, près de 7000 personnes selon les statistiques de la mairie de la commune 5. Logées provisoirement sur deux sites (Gamou,Hypodrome) ces personnes reçoivent des vivres, et du soins de la part des autorités municipales. Cependant les conditions de vie sont pénibles sur ces sites indique le délégué porte parole des ménages sinistrés Adamou Sibiri Namata, les responsables de ménages attendent toujours de savoir la date du relogement a-t-il indiqué. Pour rappel, le bilan officiel des inondations donné par le gouvernement en septembre 2020 fait état de « 329 958 personnes sinistrées, soit 38 099 ménages. Il y a eu 51 décès par effondrements des maisons, 14 décès par noyade et 90 blessés » selon Lawan Magagi le ministre nigérien de l’Action humanitaire et de la gestion des catastrophes.

Élection pacifique : le médiateur lance une campagne de sensibilisation

©web

Par Youssouf Sériba

La région de Zinder a servi de cadre le lundi 8 février ,au lancement d’une campagne nationale de sensibilisation pour des élections pacifiques et apaisées initiée par le médiateur de la République Me Ali Sirfi. Organisée avec le soutien de PNUD et World Vision Niger, cette campagne vise a prévenir les malentendus, et faire l’encadrement préventif des élections du 21 février. « Les citoyens que nous sommes doivent prendre en considération le Niger, en regardant son passé, son actualité, ses intérêts, son avenir, mais surtout son devenir immédiat. Il ne s’agit donc pas de considérer les positionnements des partis politiques ou celui des hommes politiques pour déterminer sa contribution pour le Niger. Il s’agit tout simplement de se comporter de manière citoyenne, en consentant tous les sacrifices moraux intellectuels, religieux permettant de préserver le Niger de tout trouble, de tout désordre qui peut provoquer le retard de notre développement, ou le recul de notre démocratie » a expliqué le médiateur de la République lors du lancement de la campagne. Créé par la loi 2011-18 du 8 août 2011, le Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante chargée de la Médiation institutionnelle. Il ne reçoit d’instruction d’aucune autorité. A la tête de cette institution depuis juillet 2016 l’avocat de formation, Ali Sirfi Maiga a multiplié les actions et les initiatives en vue de la stabilité des institutions et la protection des droits humains.

Transport : Lancement de la construction du chemin de fer Nigeria-Niger par le président Buhari

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Par Youssouf Sériba

Le président de la République fédérale du Nigéria, Mahamadou Buhari a procédé ce mardi 9 février au lancement officiel des travaux de construction du chemin de fer reliant Kano (Nigéria)-Maradi (Niger), en traversant les villes nigérianes de Dutse, Katsina et Jibia. Le premier ministre nigérien Brigi Rafini a assisté par visioconférence à la cérémonie de lancement des travaux avec à ses côtés le ministre des transports Sadou Seydou et le gouverneur de la région de Maradi Zakari Oumarou. Le chef du gouvernement a d’ailleurs saisie l’occasion « pour féliciter et rendre un grand hommage au Président Mahamadou Buhari, qui a bien voulu aujourd’hui concrétiser cet vieux projet. C’est un projet structurant et intégrateur qui va permettre à nos deux pays et même au-delà, d’intensifier et de renforcer leurs relations, aussi bien au plan économique que social» souligne le premier ministre.
Le ministre des transports du Niger Sadou Saley a rappelé que ce projet est le fruit de la volonté et de la mobilisation des deux chefs d’État Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger et de celui de la République Fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari.

Présidentielle 2e tour : réunion d’information d’échange entre la Ceni, les médias et les acteurs de la société civile

© Les Échos du Niger

Par Youssouf Sériba

La Commission Électorale Nationale et Indépendant (Ceni) a rencontré ce mercredi 10 février, les responsables de médias et les acteurs de la société civile. La réunion qui s’est tenue au Palais des congrès de Niamey, vise à partager avec les participants le bilan fait par la Ceni sur l’organisation et du déroulement des élections locales, législatives et présidentielles 2e tour et recueillir des recommandations pour le scrutin du 21 février. Dans sa communication le président de la Ceni Me Issaka Sounna est revenu sur les défis importants relevés par son institution depuis le démarrage du processus. Il s’agit entre autres de l’organisation des audiences foraines qui ont permis l’établissement de plus de 2 millions de pièces d’état civile aux citoyens ; l’établissement d’un fichier électoral biométrique fiable en 8 mois ; l’acheminement du matériel électorale sur l’ensemble du territoire dans un contexte sécuritaire et sanitaire difficiles. Par ailleurs, le président de la Ceni s’est réjoui de la bonne tenue des différents scrutins avant de relevé les manquements et insuffisances constatés tout au long du processus. Au nombre de ces insuffisances Me Issaka Sounna a fait cas des difficultés liées à la qualité du réseau internet qui a perturbé la remontée des données, résultats et autres informations à travers le pays ; la forte proportion de bulletin blanc et nul durant les opérations de votes etc. Après cette communication du président de la Ceni, s’en est suivie un riche débat sur les différents question qu’il a abordé particulièrement les points d’insuffisance. Les participants ont eu à faire des propositions dans le sens d’améliorer l’organisation du second tour. Pour l’acteur de la société civile Nouhou Arzika président du Mpcr, la Ceni doit « prendre toutes les dispositions afin de réduire le nombre trop élevé de de bulletin blanc et nul ». Autres choses décriées par le président du Mpcr, c’est la situation quasi-suspecte de plusieurs bureaux de vote où il y’a eu 100% de votants. Le président de la Ceni dit avoir pris bonne note de toutes ces recommandations afin de mieux organiser le 2e tour de l’élection qui se tiendra le 21 février 2021.

Commémoration du 9 février 1990:l’Université BOUBACAR BÂ de Tillaberi (UENUTI) rend hommage aux Martyrs de l’Usn

Tillabery © Les Échos du Niger

Par Ismael Bagoudou

Le mardi dernier, à l’instar des scolaires du Niger, les étudiants de l’université Boubacar BA de Tillaberi ont commémoré le 31eme anniversaire des événements tragiques du 9 février 1990. Les étudiants ont marché de l’université jusqu’au Gouvernorat de la Tillaberi scandant les classiques slogans hostiles réclamant justice pour Ainsi rendre hommage à Alio Nahantchi, Issaka Kayné et Abdou Mamane Saguirou tombés sous les balles des forces de l’ordre lors de la marche historique du 9 février 1990 à Niamey. « Nous exigeons justice à nos 3 camarades froidement assassinés et vous rappelez par la même occasion l’amélioration de nos conditions de vies et d’études afin d’être les élites du demain » a martelé Issaka Dan Barto Laminou Secrétaire General de l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Tillaberi (UENUTI) dans un discours prononcé au gouvernorat de Tillaberi, avant de transmettre au gouverneur de la région les doléances des étudiants de la région. Le SG de l’UENUTI d’ajouter « Nous tenons le ferme engagement de défendre vos intérêts matériels et moraux dans le respect de règles et des principes au sein de notre cadre organisationnel jusqu’à la dernière goûte de notre sang » !

gouvernorat de Tillabery © les Échos Du Niger

Pour sa part le gouverneur de région de Tillabery a déclaré « Nous sommes ici devant le gouvernorat pour nous associer à votre douleur, et vous témoignez notre compassion, témoigner également la compassion des autorités du 7eme gouvernement, des autorités régionales, des populations de la région de Tillaberi suite aux évènements tragiques du 9 février 1990…Chers étudiants étudiantes, vous êtes l’avenir de ce pays… Nous sommes de tout cœur avec vous. C’est pourquoi je tiens à vous dire que la région de Tillabéry a plusieurs défis à relever. Il y a le défi sécuritaire, le défi sanitaire et nous avons devant nous les élections présidentielles. En ce qui concerne vos doléances, elles seront transmises à qui de droit » a fait savoir le gouverneur de la région de Tillabery Katiella Ibrahim Tidjani . Notons que cette 31eme anniversaire a vu la mobilisation des cadres de l’Union des Scolaires Nigériens USN, le SG de la section lycée et collège de Tillaberi et du SG de la section professionnelle de Tillaberi. Pour rappel, l’Université de Tillaberi a été créée par la loi Nº 2014-14 du 19 aout 2014 à la suite de l’approbation par l’Assemblée Nationale et portant le nom du Professeur Boubacar BÂ décédé le 19 avril 2013, à Paris à l’âge de 79 ans. Premier Africain à entrer à l’École Normale Supérieure (ENS) en France, il fut un agrégé en mathématique.

L’ONG AED mobilise la diaspora en faveur des enfant victimes des attaques terroristes de Ouallam

remise de don 7/02/2021

Par Youssouf Sériba

Suite aux attaques terroristes perpétrées à Tchombangou et Zaroumdareye(Ouallam) le 2 janvier dernier, l’Ong, Agir pour les Enfants en difficulté (AED) a lancé une campagne de collecte de fonds aux profits des enfants déplacés des 2 localités victimes de ces attaques qui ont occasionné une centaine de morts. C’est ainsi que les ressortissants du Niger en Caroline du Nord (États-Unis) ont répondu favorablement à l’appel de AED à travers la collecte d’une somme de 1 230 000fcfa pour soutenir ses enfants déplacés en difficulté qui se trouvent actuellement à Mangaizé. La sommes a été remise le dimanche 7 février par des représentants des généreux donateurs. Le président de l’Ong Soumana Garba Modi dit Oky a au non des enfants orphelins de Tchombangou et Zaroumdareye et au non de AED, remercié les nigériens vivant en Caroline du Nord pour ce geste qui apporter un changement dans la vie de ces enfants a-t-il indiqué. Pour sa par le porte parole des donateurs Malick Beidari a exprimé la solidarité des concitoyens vivant en Caroline du Nord « nous sommes de cœurs avec ses enfants en situation de vulnérabilité pour lesquels nous avons bien voulu cotiser cette modique somme de 2 260 dollars (environ1 230 000fcfa) pour leur apporter un soutien » a-t-il souligné. Les enfants déplacés de Tchombangou et Zaroumdareye sont au nombre de 1020 parmi lesquels 92 orphelins dont 42 filles selon l’ONG. Crée en septembre 2019 et implantée dans toute les 8 régions du pays avec plusieurs bureaux départementaux, l’Ong Agir pour les enfants en difficulté (AED) multiplie les actions au profit des enfants vulnérables. Elle organise régulièrement des dons de vivres de vêtements dans les orphelinats à travers le pays. Notons qu’à l’issue de la cérémonie de réception de la collecte des nigériens vivant en Caroline du Nord, le président de AED Soumana Garba a lancé un appel à la diaspora pour venir en aide au enfants déplacés de Tchombangou et Zaroumdareye afin de leur donner le sourire.